🔴 STRATÉGIE DU JOUR
La division des partis aux municipales relancent l'hypothèse d'un "troisième tour"
Les municipales ne se jouent pas seulement en deux tours, au moins à Paris, Lyon et Marseille depuis une loi votée en août dernier. Dans ces trois villes, la liste arrivée en tête au second tour bénéficie d’une prime de 25% des sièges (contre 50% pour les communes de plus de 1000 habitants). Le reste des sièges est réparti à la proportionnelle. Ce mécanisme est conçu pour dégager une majorité, même relative. Seulement, au vu des configurations très fragmentées, cette prime pourrait ne pas suffire à clarifier totalement le rapport de forces. Prenons l’exemple d’une liste en tête au deuxième tour avec 33% des voix : elle aurait 25% des sièges + 33% des 75% de sièges restants soit un total de 49,75% des sièges… en dessous de la majorité absolue. D’où l’hypothèse d’un "troisième tour" : non pas un nouveau vote populaire, mais l’élection du maire par le conseil municipal fraîchement élu, où les équilibres internes et d’éventuelles recompositions peuvent peser.