RECUL DU JOUR
Peine de mort : les États-Unis ont frôlé le summum de l'ignominie
L'exécution est en soi une barbarie ; la rendre publique abîme tout un peuple. Nidal Hasan sera bien exécuté mais pas en direct à la télévision. Voilà le niveau de d'inhumanité qu'il ne faut pas dépasser pour ne pas choquer l'Amérique. Ce terroriste islamiste a commis une tuerie dans une base militaire en 2009, tuant 13 personnes et faisant des dizaines de blessés. Il a été condamné à mort en 2013. Il sera exécuté le 3 décembre prochain par peloton militaire. Initialement, l'idée de diffuser cette mise à mort vient du secrétaire à la défense, Pete Hegseth. Cela a choqué une majorité d’Américains, jusqu’au Pentagone, qui craint d’en faire un martyr, et même le vice-président J. D. Vance s'est montré dubitatif. Ce 15 octobre, Donald Trump y a donc renoncé, non sans regretter de ne pouvoir montrer au monde « comment les États-Unis traitent les terroristes et la racaille ». En 2025, selon les chiffres les plus récents d'Amnesty, 17 pays pratiquent encore la peine de mort. Les États-Unis sont le cinquième pays le plus meurtrier en la matière.