Primaire : une autre gauche est possible ?
Deux jours après l’annonce de Jean-Luc Mélenchon, la gauche unitaire veut relancer sa primaire. Elle tient meeting ce soir à la Bellevilloise.
Ce mardi 5 mai à la Bellevilloise, la gauche célèbre les 90 ans du Front populaire. Avec un aréopage réuni pour l’occasion, de Clémentine Autain à Marine Tondelier, de François Ruffin à Olivier Faure, en passant par Lucie Castets et Benjamin Lucas. Tous se veulent les héritiers d’une gauche capable de dépasser ses divisions pour s’opposer au fascisme et gouverner. Et ils ont un plan pour la présidentielle 2027 : une primaire en octobre.
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Pourtant, à ce stade, la primaire a peu de chances d’aboutir. Non pas parce qu’elle serait inutile – what else ? – mais parce que le Parti socialiste reste profondément divisé sur le sujet, malgré le soutien affiché de son premier secrétaire. Une vieille maladie de la gauche française : savoir ce qu’il faudrait faire mais ne pas parvenir à le faire ensemble. La primaire n’est pas une lubie d’appareil. Elle est devenue une nécessité politique.
D’un côté, Jean-Luc Mélenchon est, depuis dimanche, officiellement candidat. Les insoumis pensent sincèrement incarner seuls la gauche de rupture, seuls capables de transformer en profondeur le pays pour aller vers un avenir meilleur. D’ailleurs, ils rappelleront que c’est écrit noir sur blanc dans leur programme L’Avenir en commun. Ils avancent avec cohérence.
D’un autre côté, toujours à gauche, il existe d’autres projets, d’autres stratégies et d’autres ambitions. Certains ne se reconnaissent pas dans la quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et quoi qu’en disent les insoumis, cela ne veut pas dire qu’ils auraient renoncé à l’ambition de changer la vie. Ils ont d’autres priorités à faire valoir, d’autres idées sur la méthode. Eux aussi ont droit au combat politique. Mieux : ils le prendront.
Sur qui se fera ce « vote utile » à gauche ? Si la droite est la mieux placée pour battre le RN, alors une partie des Français et des Françaises, y compris de gauche, voteront pour elle…
La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une offre politique multiple. La question est de savoir si cette multiplicité sera organisée ou subie. C’est le paradoxe à résoudre et la primaire se veut un chemin pour ce faire. Parce que la gauche est à la fois multiple et traversée par une aspiration unitaire, la primaire s’impose comme l’outil capable de tenir ensemble ces deux réalités. Elle permettrait une clarification. Vous en connaissez d’autres ? Elle permet la confrontation, elle oblige à des choix. Et elle permet de s’unir sans avoir à renoncer par avance à convaincre. Advienne que pourra.
L’histoire récente devrait nous servir de leçon. En 2017 comme en 2022, une large part de l’électorat de gauche a fini par se rassembler, dans l’isoloir, derrière le candidat jugé le mieux placé pour accéder au second tour : Jean-Luc Mélenchon. Non pas par adhésion totale, mais par nécessité stratégique. Rien n’indique que 2027 échappera à cette logique. La nécessité impérieuse d’avoir un candidat progressiste face aux idées dégueulasses du RN l’imposera.
Mais sur qui se fera ce « vote utile » à gauche ? Ce sera le fruit d’une capacité à apparaître comme celui ou celle qui peut battre l’extrême droite au second tour. Et alors, l’identité politique et le projet porté ne seront pas des détails. Imaginons même que si la droite est la mieux placée pour battre le RN, alors une partie des Français et des Françaises, y compris de gauche, voteront pour elle… avec des conséquences importantes pour les années à venir.
On écoutera ce soir, à la Bellevilloise, Lucie, Clémentine, François, Benjamin, Marine et Olivier porter les arguments qui donneront la chance à la gauche d’être au rendez-vous dans ce fracas du monde politique.
Ils iront…. tous les six, et même s’il n’en reste qu’un (je ne compte pas Roussel qui comme d’hab’ joue contre son camp), alors au premier tour, les quelques milliers de voix qui manqueront pour passer le deuxième à Mélenchon (qui sera dans les 3 premiers en espérant qu’il sera plutôt second) alors ces quelques milliers de voix feront une présidentielle entre la peste et le choléra…philippe et bardella (ou lepen on ne sait pas encore) !!!
L’égo prendra le dessus, leurs « arguments » contre Mélenchon ne tiennent pas du tout la route, LFI est le seul à proposer un vrai programme de rupture, il suffit de lire…..les autres, c’est du vent, plus celui à venir qui sera identique…
Et le totalitarisme mis en place par macron sera verrouillé en attendant la guerre à venir (je suis pessimiste ? mais qui ne l’est pas ?)
Le financement de la vie politique tel qu’il existe actuellement (cf. « le prix de la démocratie »de Julia Cagé) fait que les partis se multiplient pour tenter chacun de le capter : ce faisant, ces partis dispersent toujours plus les citoyens dépités et fabriquent démobilisation militante, abstention et division : ils font ainsi le lit du pire.
Le mode de scrutin à deux tours permet de gagner, mais seulement en cas d’union dés le premier tour comme l’ont montré la Nupes et du NFP.
Pour être lisible, le FP2027 dev[r]ait construire avant l’été un programme commun clair, détaillé et chiffré, préalable à la primaire. Il doit en outre contenir l’engagement pour tous les futurs candidats à se retirer derrière le gagnant de la primaire (au jugement majoritaire?).
Tant que les partis de la gauche écologiste resteront dans cette compétition dispersive, délétère et contraire à ses propres valeurs de solidarité, de coopération et de considération de l’autre et du Vivant, la droite restera au pouvoir ou le donnera à l’extrême droite.
Ces évidences devraient pousser les leaders à monter d’un cran dans la compréhension partagée de la situation. Ils doivent sortir avec intelligence de ce dilemme du prisonnier :
coopérez ou disparaissez..
Bonjour Carlos !!! Bon il faut se reveiller; Si la Gauche ne passe pas le second tour, ce ne sera pas la faute du PS, PCF, Ecologistes, etc, etc …
Et avec toutes les casseroles que se promene LFI sur tout les sujets, bien peu de chance qu’elle arrive troisieme.
Quand a la primaire, elle ne sert plus à rien. Le vainqueur des primaires de Gauche devra affronter l’extreme Droite, la droite, et LFI.
Comme Benoit Hamon et son revenu Universel. C’est voué à l’échec.
Aprés il peut y avoir des miracles comme au municpales à Paris, ou la gauche à réussi à garder la Mairie, contre La droite,allié avec l’extreme droite et LFI contre la Gauche, Tous alliés contre le PS.
Pour Pablo:
« Sur qui se fera ce « vote utile » à gauche ? Si la droite est la mieux placée pour battre le RN, alors une partie des Français et des Françaises, y compris de gauche, voteront pour elle… » OUI effectivement, quand on est de Gauche on vote contre le Faschisme et l’extreme droite, mais etes vous sur que les electeur LFI, conditionés et formatés comme des Temoins de Melenchon, iront voter à droite ou pour le PS au second tour contre le RN ? Moi j’ai de serieux doutes …
Votre procès d’intention est dégueulasse. LFI a toujours pris ses responsabilités face aux menaces de l’extrême droite. Par contre, c’est du côté du parti prétendument socialiste qu’on entend des « tout sauf LFI ».
Tout à fait d’accord. Merci.
Une union pour faire perdre la gauche en préservant ses postes et ses places, nous sommes d’accord.
Sans aucun intérêt.
Feuilletez le Figaro, zappez les chaines en continu (toutes de droites dont France Info) …et vous verrez qui est le chouchou sinon Mélenchon et la FI ….
Franchement ce dont a le plus peur la droite et les ultra libéraux c’est d’une gauche de gouvernement (celle de 36 , celle qui a participé au Conseil National de la Résistance, celle qui a permis des avancées en 81, celle des 35 h, de la CMU , du restau U à 1 euro…….)
Alors une gauche de rassemblement (hors l’aventure solitaire choisie par Mélenchon par un narcissisme à la Macron,) doit être invisibilisée ….et l’instrumentalisation d’un tango entre RN et LFI est privilégiée par tous les médias des milliardaires ……
Oui la stratégie d’un mouvement gazeux est prisée pour ses excès et son refus de rassemblement à gauche …..par toutes les droites dont la LFI se rapproche de plus en plus en termes de valeurs (je n’y reviens pas)
De Mélenchon à Hollande , les deux désormais boulet de la gauche, on tente tout pour créer les conditions d’une impossible convergence au premier comme au second tour ….pour qui ! pourquoi !
Votre titre est rigolo. « Une autre gauche est possible ». Vous voulez dire une autre gauche que la gauche de gauche ? Vous n’avez pas encore compris qu’on sort d’en prendre de la « gauche » prête à tous les accommodements. Qu’est-ce que vous attendez encore du parti dit socialiste ? Celui qui a engendré Macron et son monde, qui a vu Hollande dans l’incapacité de se représenter tellement il était discrédité, qui est incapable de faire le bilan du quinquennat Hollande, marqué par la déchéance de la nationalité et les lois El Khomri. Votre ancien directeur, qui fut un collaborateur d’El Khomri, a tiré les leçons. Pas vous.
La démarche de cette primaire est incompréhensible.
Si l’on veut l’union a gauche , il faut d’abord se réunir autour d’un projet commun , ensuite on choisit la ou le meilleur pour le porter.
ce n’est pas du tout le cas : chaque candidate , chaque candidat vont bricoler leur propre projet et tout faire pour se singulariser .
On a le droit au pire d’entendre pour une primaire à gauche , F Ruffin se déclarer hostile à l’immigration de travail , clairement contredit par C Autain..
Quelqu’un a parlé de course de petits chevaux , et le PS qui a prolongé la durée de vie du gouvernement Lecornu en sera t-il ? le PS centriste ou de gauche ?
les partisans de cette primaire sont remontés contre JLM et LFI pour sa candidature, mais cette primaire soutenue par Faure a exclu LFI de la gauche et a renié le projet du NFP .
Dans ces conditions , cela donne une union étriquée et assumée.
Il est parfaitement sain et absolument nécessaire que co-existent plusieurs manières d’aborder ce qu’est la gauche, plusieurs approches, plusieurs inflexions et même plusieurs programmes. Le temps venu ces différents « courants » si l’on peut dire, se rapprochent, voient leurs convergences, leurs différences et une fois le bilan fait, s’accordent sur une ligne commune et donc une candidature commune pour la présidentielle, avec contrat de gouvernement à la clé.
Ça c’est le monde idéal.
Maintenant la réalité est toute autre. Le PS n’a pas de programme, ou ce qui va lui tenir lieu servira de « boite à outil » (expression et concept qui date de Hollande-candidat 2012, avec l’usage que l’on sait qu’il a fait de la boite en question) au gagnant ou à la gagnante de la désignation interne. Autrement dit double incertitude suivant que l’on parle par exemple de Jerome Guedje ou de Boris Valaut et des jeux d’alliance qui auront été nécessaires pour décrocher la désignation.
EELV est dans une situation encore plus chaotique que le PS avec les militants et les cadres divisés entre ceux et celles qui penchent pour une alliance PS ou LFI, mais non seulement, avance en plus à un an de l’échéance sans aucun élément programmatique allant au delà de l’incantation. C’est compliqué de faire une synthèse avec du vide.
Le PCF, quelle tristesse de le voir rabaissé là où il en est avec un Roussel qui vend péniblement sa capacité de nuisance sur les plateaux, lorsque il n’y fait pas des blagues salaces.
Au delà des appareils, Cinquième oblige (au fait on n’entend pas beaucoup de velléités de changement d’institution ailleurs qu’à lfi), se pose le problème du candidat ou candidate. On ne va pas lister tout le trombinoscope par politesse, mais qui a une épaisseur, au sens physique du terme comparable à celle de JLM? La Présidentielle est un concours d’attributs virils, pour user d’une litote (ce qui n’exclue absolument pas les femmes, la chose désignant un état d’esprit), un combat de MMA. Et on peut panneauter sur tout le monde, dans le casting de gauche, il n’y a qu’une star. La Cinquième nous oblige à tenir compte des capacités sportives du candidat. Il faut la tête et les jambes et également être bon en débat et à la télé. Cherchez, il n’y a personne d’autre. Si nous voulons ne plus avoir à nous empailler sur ce genre de chose qui ne devraient même pas exister dans une démocratie saine, et nous concentrer sur les projets, il faut changer de constitution, ce qui ramène à LFI.
B Hamon nous a montré qu’un bon programme ne suffisait pas pour l’emporter, surtout lorsqu’on est « soutenu » par un panier de crabe, panier de crabe inchangé depuis, si ce n’est le retour de Hollande en son sein.
Enfin, une présidentielle, c’est une guerre de mouvement où les militant.es formé.es, éduqué.es forment la troupe qui va au contact des électeurs et électrices pour les convaincre.
Qui peut prétendre disposer des mêmes forces que LFI en l’espèce? Alors bien évidemment, en cas d’union ces forces seraient au service de la candidature commune, c’est la raison pour laquelle ce n’est que le troisième point.
Nous serions à deux ans de l’échéance, le chantier de l’union pourrait être lancé. Mais d’une part il faudrait pour ce faire au préalable que le PS donne des gages de fidélité (ce qui signifie que la ligne Hollande ne doit pas être aux commandes ou occupée à saboter l’union) et que les différentes forces en présences soient claires dans leurs propositions concrètes (il faut donc en avoir). Mais nous n’avons que quelques mois.
En un an, il n’y a plus le temps du programme commun (si tant est que la chose soit possible), il n’y a plus le temps pour le populariser et le défendre, il n’ y a plus de temps pour que ce programme soit identifié par une personne peu connue à cette heure.
Si EELV avait consacré son temps à construire une alternative crédible plutôt qu’au bétonnage de l’appareil pour consolider la position de M Tondelier, il serait possible de construire quelque chose.
Si le PCF virait manu militari F Roussel pour le remplacer par quelqu’un comme Ian Brossat, il serait alors possible d’avoir des divergences intelligentes au lieu de subir la grossièreté basse du front du communiste préféré du Figaro.
Enfin, si le PS avait fait son travail d’opposition, nous n’en serions pas là puisque des législatives aurait rebattue les cartes en même temps qu’elles auraient permis à chaque parti de jouer sa partition et de laisser le peuple trancher entre toutes.
Cela aurait été les seules primaires possibles autant que souhaitables.
Eh oh Pablo, présenter la primaire comme un grand moment démocratique populaire, c’est quand même un peu fort de café, parce que les travaux sur le sujet disent plutôt l’inverse.
Rémi Lefebvre parle d’un « tamis social très déformant » : en 2011, la primaire de gauche mobilise surtout des urbains politisés des classes moyennes supérieures, pas les milieux populaires. Audemard et Gouard montrent aussi une désaffection des milieux populaires et des plus jeunes. Bref, c’est bien pratique de convoquer le peuple quand il déserte précisément les urnes où l’on prétend le faire parler.
Donc oui, la primaire « clarifie »… surtout qui, dans la gauche déjà socialement disponible, diplômée, politisée et compatible avec les codes médiatico-institutionnels, aura le droit d’habiller la modération en stratégie gagnante!!! Tu parles d’une clarification!!!
Et c’est bien là le problème : ce mécanisme ne sélectionne pas forcément le programme le plus ambitieux en matière de conquêtes sociales. Il favorise souvent celui ou celle qui paraît le plus « présidentiable », le plus rassurant, le plus capable de ne pas effrayer les plateaux télé, les éditorialistes, les notables locaux et les électeurs qui veulent d’abord « battre la droite » avant même de savoir ce qu’on fera du pouvoir.
Lefebvre rappelle d’ailleurs qu’en 2011, le vote Hollande s’est largement construit autour de l’idée qu’il était le mieux placé pour battre Sarkozy. Donc on transforme un débat de fond (rupture sociale, services publics, redistribution, souveraineté populaire) en concours de compatibilité électorale élargie. Magnifique opération : on entre avec le Front populaire, on ressort avec un casting de DRH.
Alors oui, « une autre gauche est possible »… mais autant éviter de commencer par choisir un outil qui reproduit les filtres sociaux de la politique institutionnelle et qui risque surtout de tamponner démocratiquement le candidat le moins dangereux pour l’ordre établi.
C’est peut-être une stratégie, mais franchement Pablo, on peut difficilement appeler ça une dynamique populaire.
Vivement la rupture.
Un autre gauche qui, si la droite est la mieux placée pour battre le RN, votera pour la droite… comme une partie des française et des français.
Merci de nous rappeler nos quarante dernières années, qui ont débuté par le programme commun pour se terminer par la désolation du quinquenat Hollande, puis cet accord entre le PS d’ Olivier Faure, et la droite de Macron à Bayrou, par cette pitoyable opération du saint esprit d’un autre siècle, ce conclave de la trahison menée par la complice de toujours, la CFDT, stoppant nette la demande de millions de français d’abroger la loi sur les retraites Medef/Macron.
De cette autre gauche qui nous a trompé pendant presque quatre décennies, nous ne voulons plus.
Comme nous ne voulons plus servir de machine à battre l’extrème droite, et laisser le néolibéralisme détruire des années de luttes pour le progrès social.
Jean Luc Mélenchon ne plait pas à tout le monde, et alors, pensez vous vraiment que François Mitterrand était adoré de nos compatriotes, lui et son passé plus que douteux ? En 1988 Mitterrand à été réélu avec un autre électorat que celui de 1981, pas pour son bilan, pour faire échec à la droite, tout simplement, qui ne voulait que le pouvoir, ce qu’elle a démontré après.
Cette autre gauche nous n’en voulons plus, elle n’est plus crédible, un rassemblement de petits bourgeois sans autres intérêts..que les leurs. Le PS a voté les budgets d’Emmanuel Macron, il n’est plus dans l’opposition, si nos ex alliés n’ont pas compris le sens des élections municipales de ce mois de mars, et bien, il faut qu’ils changent de métier.
La gauche radicale, qui propose moins de chômage, moins de salariés pauvres, plus de service publics, une plus juste redistribution des richesses créées, des loyers moins exorbitants, un coût de l’énergie moins élevé, le respect de nos droits de citoyens, et de salariés… cette gauche là, c’est la vraie gauche…de gauche !
Notre bourgeoisie l’a bien compris, et sa grande peur est, que nous l’ayons, nous aussi, bien compris.
2017 et 2022 n’ont rien à voir avec 2027…. Depuis 2017, Mélenchon était jusqu’ici jugé comme clivant, comme plusieurs autres personnalités politiques, mais dans les mêmes proportions. Juste après 2022, en même temps que le RN a commencé à s’envoler (merci Macron !), il est juste devenu la personnalité la plus détestée, et de loin. Et un peu à raison avec ses choix communautaires et sa conception très verticale de la « démocratie ». Pour quelqu’un qui prétend incarné la 6ème République…
Depuis 2022, le nombre d’adhérents à LFI a cessé de croître et a même chuté. Les Universités d’Été se sont réduites comme peau de chagrin et les groupes d’actions ont disparu par dizaines.. En même temps que cette diminution, LFI s’est concentrée sur un noyau dur mais de plus en plus petit. Au point de créer l’exploit de permettre au PS de ressusciter ! Sans ça, pas de retour de Cazeneuve, Hollande, Valls…
2027 pour la gauche, ce sera l’union ou la défaite. Plutôt que s’arc-bouter jusqu’au bout pour des questions de remboursement de campagne, chacun devra se désister pour le mieux placé en mars-avril. Au final, il y aura un front républicain au second tour contre le RN. La seule personne qui peut permettre à la droite nationale d’accéder à l’Élysée est.. Mélenchon. L’expression qui a longtemps utilisé se retourne contre lui : même une chaise serait élu contre lui.
Le programme commun existe, c’est celui du NFP, issu lui-même de l’Avenir en commun, réalisée avant 2022 à l’époque où LFI a su faire renaître la gauche, bref avant que Mélenchon ne devienne un boulet pour son propre camp.
Détester par qui ? Aux personnes à qui je pose la question de savoir ce qu’il aurait dit, ou aurait fait, de contraire à l’idéal de gauche, qu’il a ressuscitée avec ses camarades de LFI, qui mériteraient cette condamnation majoritaire, aucun argument, aucun commencement de preuve. Faudrait il en déduire, qu’en fait, le seul reprocher qui serait fait à Jean Luc Mélenchon ce serait d’avoir redonné un peu d’espoir à l’électorat de gauche, qui est toujours vivant comme l’on prouvé les élections législatives de 2024, et même au delà, qu’une autre alternative est possible, un autre système économique réalisable, 300 économistes de tous bords l’ayant publiquement reconnu.
Nous avons élu un Président maffieux, un autre sans consistance, et le dernier nous a été imposé par nos oligarchies aux moyens de leurs médias, vingt années de perdues pour la grande majorité de nos compatriotes.
Un Président de la France, et des français, comme ailleurs, pour faire renaitre l’intérêt général, abandonné par les larbins du néolibéralisme, sans lendemain qui chantent, mais avec la promesse que ce qui pourra être fait sera fait..dans un premier temps.
Elle est là la dangerosité du candidat de la gauche de gauche, Jean Luc Mélenchon.
Ce sera à nous de décider, en toutes responsabilités, comme ils disent !
Qui a saboté le NFP et soutenu le gouvernement Lecornu ?
Tous le savent, mais rien n’y fait ! Aucun candidat , je dis bien aucun candidat ne peut gagner seul ! Ni à droite, ni au centre, ni à gauche. Aucun candidat n’ est en capacité de réunir plus de 50% des voix. Autrement dit, c’est celle ou celui qui saura rassembler les électeurs bien plus largement que son propre électorat qui sortira vainqueur. Il faut donc se préparer à l’union, sinon c’ est le pire adversaire qui gagne. Nous ne voulons ni d’une France raciste et conservatrice, ni d’une France ultra libèrale , si la gauche n’est pas en mesure de se rassembler totalement, alors elle laissera la victoire a l.‘extrême droite ou à l’extrême centre. Qu’on se le dise !
Ce seront les électrices et les électeurs qui décideront. Le suffrage universel n’appartient pas aux partis.
Un premier constat. Dès sa candidature, voici JLM attaqué à la fois par les Socialistes et leurs satellites, sur la légitimité de sa candidature, et sur son programme par les médias patronaux.
Sérieusement? le PS qui n’a pas censuré lecornu, Ruffin qui s’est affiché avec la photo de Bayrou, qui défend les casseurs contre un écologiste harcelé, Tondelier qui a tenté de saborder les alliances avec LFI aux municipales, qui s’est affiché auprès de l’extrême-orientale droite dans un raout catho?
Et cela ratifie les raisons de la candidature de JLM, son incontournabilité à gauche. Déjà sous le feu de tout ce qui est à sa droite.