Mélenchon et les médias : toujours n’importe quoi
Le leader de La France insoumise a organisé une conférence de presse en triant les invités. Une nouvelle sortie de route qui confond critique des médias et clivage entre les méchants et les gentils (avec LFI, selon LFI).
Dans le tumulte des derniers jours, La France insoumise a choisi l’épreuve de force avec les médias. Lors d’une conférence de presse ce mardi, Jean-Luc Mélenchon a assumé de trier les journalistes conviés, n’invitant que des « nouveaux médias » sélectionnés, à l’exclusion des rédactions « traditionnelles » – « le parti médiatique et ses marionnettes ». Devant cet aréopage choisi, il a lancé : « Je n’ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi ». Manière de renverser l’accusation – mais aussi d’entériner une pratique plus vraiment inédite et toujours problématique : filtrer l’accès à la parole politique en fonction du média, c’est-à-dire en fonction du degré de critique jugé acceptable.
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Au même moment, dans une séquence où elle surjoue la colère, Sophia Chikirou qualifie certains journalistes de « nazis aux petits pieds ». Expression d’une violence inouïe que le goût de la polémique n’excuse pas. On peut contester un traitement médiatique, dénoncer des angles biaisés, pointer des conflits d’intérêts mais assimiler des journalistes à des nazis, c’est autre chose. Ce genre de « point Godwin » abîme durement le débat démocratique.
Depuis plusieurs années, dans de nombreux médias, LFI fait l’objet d’un dénigrement agressif. Le mouvement y est régulièrement présenté comme outrancier, dangereux, incompétent ou carrément factieux. Il est devenu le punching-ball d’une partie du commentaire politique – parfois prompte à s’engouffrer dans des brèches ouvertes par des pôles médiatiques situés à l’extrême droite, notamment dans l’orbite de la sphère Bolloré. Pas toujours : même contestable, la critique peut être étayée, argumentée et fondée. La liberté d’enquêter, y compris sur LFI, n’est pas négociable.
L’accumulation de séquences à charge nourrit le sentiment d’une hostilité systémique à l’égard des insoumis. Mais est-ce ainsi que doit réagir une force politique qui aspire à gouverner ? En démocratie, la presse – même imparfaite et toujours critiquable – est une institution indispensable au débat public. Oui, la presse en France « a mauvaise presse » auprès d’une majorité de la population. Oui, une défiance largement partagée envers les médias existe. Cette défiance est parallèle et équivalente à celle qui touche les acteurs politiques eux-mêmes. Mais on ne peut vouloir capitaliser sur cette défiance. Opposer le peuple lucide à une presse corrompue par le poids de l’argent, c’est jouer avec le feu démocratique.
Opposer le peuple lucide à une presse corrompue par le poids de l’argent, c’est jouer avec le feu démocratique. Choisir ses interlocuteurs voire ses contradicteurs alimentent substantiellement les accusations en faiblesse démocratique du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
L’ambiguïté insoumise mène à l’impasse. Dans un moment où leur place dans le débat public est contestée par de nombreux acteurs institutionnels, médiatiques et politiques, attaquer frontalement l’un des piliers de ce débat est contre-productif. Choisir ses interlocuteurs voire ses contradicteurs alimentent substantiellement les accusations en faiblesse démocratique du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Les « nouveaux médias » – actifs dans l’espace des réseaux sociaux et souvent unipersonnels – apportent diversité des formats, renouvellement des récits, accès direct à des publics parfois délaissés. Ces acteurs – influenceurs comme ils se nomment eux-mêmes – sont rarement des journalistes, quand bien même ils participent au débat public et à l’écosystème informationnel contemporain. Ils ne sauraient se substituer aux rédactions structurées, où coexistent hiérarchisation de l’information et capacité d’enquête au long cours. Les grands titres, de la presse privée au service public, demeurent des lieux de confrontation d’idées, de production d’enquêtes et de reportages indispensables à la vitalité démocratique. Et ils ne sont pas un bloc homogène.
Dans son programme de 2022, Jean-Luc Mélenchon plaidait pour mettre fin à la concentration des médias et pour l’instauration d’un contrôle citoyen. Son ton est tout autre concernant les créateurs de contenu, comme en témoigne la « brochure collective » des insoumis mise en ligne il y a deux semaines : « Le surgissement des ‘chaînes’ YouTube, TikTok et autres fonctionnent comme un écho de la naissance de la presse d’opinion dans le processus de 1789. Camille Desmoulins, Jean-Paul Marat et le Père Duchesne ont leurs héritiers : femmes et hommes blogueurs, influenceurs, streameurs et autres. » Facebook, Google et X comme outils pré-révolutionnaires ? Mouais…
Instrumentaliser la défiance à l’égard des journalistes ou contourner les médiations critiques, c’est affaiblir un principe dont la gauche a historiquement été l’une des premières défenseuses. Une démocratie privée d’une presse libre, critique et pluraliste n’est plus une démocratie exigeante – elle devient un simple régime d’adhésion.
Bonjour,
Cette façon d’agir à Melenchon pose question.
La vraie, la seule : que ferait Melenchon s’il était au pouvoir ?
Son rapport à la démocratie ?
Son rapport avec celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ?
Demandez à tous les ex insoumis qui ont été exclus ou ont préféré foutre le camp.
Il adopte véritablement les mêmes méthodes que…Staline.
Mais les strotskistes ont toujours fait de même. Melenchon est bien un ancien strotskistes ?
Un peu d’uchronie : si l’Histoire avait fait gagner Strotski au lieu de Staline au sommet du pouvoir soviétique dans les années 30 ? L’histoire de la répression en URSS eut-elle été changée ?
Donc, j’ai une question en terme de conclusion : qui souhaite voter Melenchon aux présidentielles au risque de le voir gagner ?
En tout cas, pas moi.
« Il adopte véritablement les mêmes méthodes que…Staline ».
Quand on fait des phrases dans ce genre, il paraît difficile de faire des appels à la nuance ou à la raison sans être complètement ridicule.
Ben moi… j’voterai Smélenchon 😅
Mais qu’est-ce que c’est que cet article ? Et vous vous scandalisez du fait que Mélanchon ait envie d’une qualité d’échange ?!
Mélanchon se fait tirer à vue à chacun de ses passages dans les médias « classiques », il est caricaturé, bombardé de questions idiotes qui ont pour seule vocation de faire le Buzz et auxquelles ont ne le laisse d’ailleurs même pas répondre …. Alors -cette fois il a choisi de faire autrement, une conférence de presse d’un style différent, and so what ?
Le panel des invités était varié.
Eh oui cher Monsieur arrivent aujourd’hui de nouveaux médias qui nous proposent des analyses approfondies, des questions percutantes, des débats contradictoires et un vrai travail de fond autrement plus nourrissant qu’un article revanchard dont le seul propos de critiquer la forme non convenue d’une conférence de presse dont vous zappez magistralement le contenu pourtant de qualité.
Les « vrais » journalistes crient au scandale ? Alors qu’ils fassent mieux leur travail.
Prétendre avec aigreur que Mélanchon chercherait à contourner des média « critiques » et soutiendrait une démocratie privée d’une presse libre et pluraliste est ridicule pour ne pas dire grotesque.
En revanche cela renvoie effectivement à la qualité déplorable de certains médias, de certains journalistes dits « professionnels » et à la nécessité d’oser joyeusement de nouveaux chemins.
La réponse de Manuel Bompard à Pablo Pillaud-Vivien et aux chiens de garde :
https://x.com/mbompard/status/2026568751995359470?s=20
C’est une seconde nature, insulter les gens ?
Tout à fait en accord avec FunnyFriday et je suis très surpris moi aussi qu’un média comme Regards, qui fait partie pour moi de la catégorie des « médias alternatifs » auxquels s’adresse Mélenchon dans sa conférence de presse sur « invitation », critique aussi vivement cette initiative. C’est être complétement aveugle au traitement agressif que subit depuis des mois et des années la France Insoumise de la part des médias « professionnels ». Tous ceux qui ont suivi cette conférence ont pu apprécier la qualité des propos qui ont pu être échangés dans un climat apaisé, au-delà des polémiques stériles auxquelles nous sommes hélas habitués. La levée de bouclier qu’a suscité cette conférence de presse dans le monde des journalistes montre que Mélenchon a touché un point sensible. Je ne sais pas comment interpréter cette position de Regards qui devrait avoir une réflexion sur la façon dont aujourd’hui l’information est traitée et de la place qu’il souhaite occuper dans la sphère médiatique.
Vous êtes surpris par la position de Regards ? Pas moi. Regards a pris parti pour ceux qui ont quitté LFI (qui ont été purgés, disent-ils) pour soi-disant, des questions de fonctionnement démocratique. Les mêmes (Corbière, Garrido) qui ont toujours dit amen à tout ce que disait le chef et qui n’ont jamais levé le petit doigt quand d’autres étaient écartés. Il ne sont pas crédibles. Ils n’ont pas été purgés, mais simplement non investis à une élection pour une bonne raison : leur rapprochement avec le millionnaire Legrain, qui prétend construire une gauche respectable, en supprimant tout ce qui fait l’intérêt de LFI, à savoir sa radicalité :
https://www.lexpress.fr/politique/olivier-legrain-le-millionnaire-dans-lombre-de-francois-ruffin-et-de-la-gauche-I3XIQFIVMZGFHIFEEEZOMWTXOY/
Bravo ! Et il n’en demeure pas moins vrai que l’on pourrait penser que les consœurs et confrères en journalisme ont toujours eu tendance à se serrer les coudes.
Corpo, corpo…
Il y a un tas (pas trop tout de même) de chaine Youtube que j’aime parce qu’elles nous donnent vraiment un point de vue différent des main stream.
Il est vrai qu’il est parfois difficile d’entendre les « infos »
Mais on ne découvre pas la guerre médiatique : la tempête Epstine / Epstein est souhaitée et provoquée par Mélenchon. Si ça ne marche pas du premier coup à Montpellier, on en remet une couche à Lyon. Puis pour bien profiter de l’effet : à nouveau à Perpignan.
Je suis bien content d’être dans un pays où on s’indigne encore des « blagues » antisémites !
J’espère que malgré Mélenchon, ce sera encore le cas dans l’avenir
Sur les médias « alternatifs » : plusieurs problèmes :
– si certain font un effort de pédagogie et d’explication remarquable, ce n’est pas le cas de tous. La tendance à servir la soupe n’est pas exempte. Le statut « amateur » n’excuse pas tout.
– Dans la grande sphère des médias alternatifs, les influenceurs sont aussi souvent des influencés, rémunérés pour occuper un créneau. Le mode de rétribution YouTube favorise clairement les Putaclick : valoriser tout d’un bloc les « Médias alternatifs » est dangereux. Compter sur eux pour maintenir une presse démocratique me parait extrêmement dangereux. Le camp d’en face est bien mieux et bien plus armé que nos petits chevaux légers.
– La démarche de Mélenchon est un copier / coller de la méthode Trump. Sauf que Mélenchon n’a pas les copains qui détiennent Fox News … et bientôt CNN. Ni les moyens de tordre le bras à tous les médias qui le contestent.
– Mélenchon met dans le même sac tous les journalistes (y compris Mediapart, quand il a vraiment perdu la boule) du moment qu’ils ne sont pas d’accord avec lui: des vendus, des fascistes. Il y a des journalistes qui essaient de faire leur travail. Quand ils entendent Mélenchon, ils doivent se trouver bien seuls, entre leurs patrons milliardaires et a haine que Mélenchon fait porter sur eux, en bloc et sans distinction. C’est tout de même curieux que dans un mouvement où on dit vouloir faire « avec les gens », on a abandonné toute idée de parler avec les journalistes professionnels, laisser ceux qui résistent aux pressions sans soutien etc…
– Ce qui m’afflige le plus, c’est le soutien dont bénéficie Mélenchon parmi des gens qui se disent « radicaux » ou « révolutionnaires ». Comme si l »outrance, l’absence de moralité était un gage de pureté révolutionnaire.
– Entendre les gens rire et applaudir à la « blague » sur ma prononciation de Glusksman à Perpignan a de quoi faire pleurer : que devient notre peuple de gauche ( de gauche) à suivre ce Pepe Grillot
Perso, moi je trouve très bien que LFI fasse aussi de la place aux « nouveaux médias ».
Les autres partis pourraient en faire autant. ça nous changerai de l’entre-soi petit bourgeois parisien 😉
Jean Luc Mélenchon, Santerre et son entourage n’ont jamais oublié leur passage dans la mouvance trotskyste de l’OCI. Après ses 22% acquis à l’élection présidentielle de 2022, la ligne politique de JLM et des Insoumis pour changer de gouvernement aurait dû être celle du renforcement et de l’élargissement de la base électorale. Il n’en a rien été, hélas. JLM s’est de plus en plus isolé, avec un sursaut au moment de la création du Nouveau Front Populaire qui était une bonne voie pour rassembler. Les Insoumis se sont enfoncés dans une impasse radicale : celle qui consiste à penser qu’ils sont les seuls à avoir raison sur tout, à imposer une vision unique du changement politique,…C’est un positionnement typiquement trotskyste qui, historiquement, n’a jamais abouti nulle part ! La France Insoumise, mouvement gazeux, sans structure de fonctionnement, sans délibération démocratique, sans congrès est condamné à disparaître dans sa forme actuelle. Quel gâchis !
Le « c’est trotskyste » Lucien me paraît surtout une belle étiquette qui évacue le problème… Lorsque je regarde le paysage médiatique, j’y vois surtout une machine : une orga très bien huilée, des incitations à tenir la ligne, et surtout un écosystème médiatique concentré… avec une « société du spectacle » qui transforme tout en séquences de clash. Là, on est dans du matériel, pas dans du catéchisme.
Et c’est pour ça que le papier de Regards me gêne : il moralise (“critique oui / disqualification non”) comme si c’était une affaire de ton. Non : c’est une affaire d’infrastructure. Propriété des médias, service public obsédé par la « crédibilité » via la neutralité (quitte à étriller tout ce qui s’assimile à la gauche de gauche), plateformes, formats buzz. Tant qu’on parle pas de ça, on est hors sujet…
Alors sans aucun doute, oui, filtrer ses contradicteurs peut tourner à l’entre-soi… mais c’est l’inverse qui, au delà d’exister aussi, est particulièrement prégnant aujourd’hui!!! La contradiction version plateau, c’est souvent du théâtre…
Ce que vous dites est faux.
Après ses 22%, Mélenchon aurait pu effectivement « s’isoler », mais il ne l’a pas fait.
Il a au contraire tendu la main à un PS moribond pour créer le NFP.
NFP que le PS a abandonné immédiatement après avoir été élu.
Ne reecrivez pas l’histoire.
Moi (qui ne suit pas du tout un spécialiste), j’ai vécu les choses très différemment. ( je précise que j’ai voté LFI depuis sa création)
Ce n’est pas LFI / Mélechon qui a créé le NFP après la présidentielle
Je me souviens entendre Ruffin lancer l’idée d’un Front populaire dès l’annonce de la dissolution de l’Assemblé nationale par Macron après les européennes. Un grand appel d’air après les résultats des européennes.
De nombreuses voix à gauche ont vite embrayé : un appel de 300 (?) intellectuels, des syndicats pour soutenir le rassemblement de toutes les gauches.
Et c’est ensuite ( assez vite) que les partis signent un accord électoral ttrès favorable à LFI. LFI a, et de loin, le plus grand nombre de circonscription. Le PS est faible et on lui tord le bras.
Le NFP répond à la volonté de la gauche de se rassembler contre le RN : c’est un succès : un rassemblement anti fasciste, même si on ne l’appelait pas comme ça. (une bonne leçon sur la façon dont on fait barrage au RN : pas avec des tirades grandiloquentes émaillés de provocations débiles)
Après, je ne suis pas capable de faire la liste de toutes les occasions que Mélenchon a saisi pour enterrer le NFP ( et donc renforcer au sein du PS ceux qui y était opposés). j’ai le souvenir d’un mauvais signal tous les deux jours. En tout cas, il est clair que le NFP ne cadrait pas avec les idées de Mélenchon pour la présidentielle (je suppose qu’à l’époque, il y croit encore). Je me souviens d’un décalage considérable entre l’espoir des gens de gauche et les prises de bec des dirigeants des partis, LFI en tête.
Jusque les blagues antisémites de Mélenchon ( non ce n’est pas une cabale des médias : elles m’ont hérissé en direct) qui ont eu pour résultat
– de permettre ce qu’on avait évité depuis des décennies : l’assimilation dans l’opinion de la lutte pour les Palestiniens avec de l’antisémitisme ( c’est à ce titre que j’en ai définitivement fini avec Mélenchon)
– de fracturer gravement la gauche
Les grandes tirades sur l’antifascisme n’y changent rien : Mélenchon a fracturer le camp anti RN
On verra si la stratégie est la bonne.
Mais s’attaquer en permanence à un mouvement gazeux (très péjotatif) sans structure ni délibération est un mensonge,au mieux une désinformation:
Tous les ans,une assemblée représentative de délégués départementaux est tirée au sort et remonte au niveau national les critiques..oui..et propositions du « terrain »
Un texte d’orientation stratégique ,préalablement soumis et discuté dans les groupes d’action est voté individuellement ou pas..par chaque insoumis.
Laissez tomber les critiques inutiles
1) C’était une conférence de presse pour les médias numériques. Si cela avait été une conférence pour la presse étrangère c’est la presse étrangère qui aurait été invitée.
2) Sophia Chikirou n’a fait que reprendre l’expression de Simone Veil à propos de J.M Le Pen qui venait de prendre la parole avant elle à l’assemblée. Sophia Chikirou s’adressait aux journalistes de Frontières et consorts. Elle a tout simplement appelé un chat un chat.
Attention Regards vous êtes sur une mauvaise pente.
On peut comprendre que Pablo Pillaud-Vivien, qui avait son rond de serviette à BFM, une chaîne qui confondait les interviews des Insoumis à des interrogatoires de police, cherche à donner des gages à de futurs employeurs. Je vous conseille le visionnage d’un film qui a 15 ans et qui est plus que jamais d’actualité. On peut le voir gratuitement ici :
https://video.antopie.org/w/m5UevGfQ5Wb8eYeMg7GMNj
Je pense que Regards a 100 fois raison !!
La preuve est l’extraordinaire réussite de l’Aprés et de Clémentine Autain, de Ruffin et de Roussel !!!
Bon je vous quitte, LFI fait salles pleines à tous ses meeting, ça fait du taf….
Et de l’argent …
Il est indéniable que François Ruffin (notre futur Président), lui, sait rendre les médias meilleurs, il n’y a qu’à voir le don de lui-même qu’il fait au journal Marianne en posant en une du dernier numéro de cet hebdomadaire inspirant.
Vous avez raison, Jeanne. J’aimerais bien savoir ce que pense Regards de cette photo ridicule et du fait que Ruffin pose en présidentiable et s’épanche dans un canard qui est devenu l’équivalent de Valeurs actuelles/
https://www.marianne.net/politique/gauche/entretien-exclusif-avec-francois-ruffin-vous-croyez-que-je-suis-un-mec-normal
François Ruffin dans le journal d’Extrême-droite » Marianne » , c’est un peu comme Marlène Chiappa dans Paris-Match…L’effet « drapeau » et le ridicule consommé en plus …
Pauvre François, Pauvre Misère …
La Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon face aux nouveaux médias est passionnante. On la trouve ici : youtube.com/watch?v=oWFfe5iI2kA. Avec les médias mainstream, ça n’aurait été que le discours habituel du mainstream. Aucun intérêt : le mainstream en est rempli, pour ceux que ça intéresse. Là, autre chose. Et c’est intéressant. Il n’y a que les libéraux-fascistes pour penser que la porte leur est ouverte tout le temps. Et bien non. On veut bien discuter entre nous, de temps en temps. C’est banal. L’argument avancé est majeur : il faut interdire et détruire les monopoles médiatiques. Tu es riche et propriétaire de plein de médias. Tu ne seras plus propriétaire que d’un seul média. C’est liberticide ? C’est communiste ? C’est le principe même du libéralisme américain. Tu es perdu mon pauvre Pablo. Se battre contre les monopoles médiatiques c’est le B-A-BA de la presse de gauche. Si tu ne comprends pas ça, tu es perdu.
Bon bein ça continue le basching interne de la gauche, super constructif. Bravo Pablo. Bon courage avec le RN. Bises du Gers.
Alors que les verts, le ps, renaissance, le fn, les communistes, horizon,lr et le président de la république sont tellement démocrates. Et d’ailleurs on est dans une drôlement chouette démocratie ! Je me sens tellement heureux d’exercer tout ce pouvoir ! Et oui, Mélenchon est le seul vrai problème avec sa clique. Tous les autres sont parfaits ! Vivement qu’ils l’assassinent pour un complet bonheur ! Vive le fascisme qui nous fait aller si bien ! Et nous rends tellement ere : E.R.E.
Ps : quand on écrit Strotsky au lieu de Trotsky on est définitivement disqualifié pour faire croire qu’on y connait quoi ce soit à l’ex urss. Donc on lit des livres et on ferme sa bouche. La preuve Staline n’a pas pris le pouvoir dans les années trentes.
Bref, tout le monde raconte n’importe quoi, a commencé par cet article tristement consensuel pour regard. Le fascisme c’est idiocratie a balles réelles tout compte fait.
Franchement Pablo, vous allez un peu vite!
Vous expliquez que contourner la presse installée mettrait en danger le pluralisme. Oui, oui… d’accord… Mais vous partez du principe que ce pluralisme est déjà garanti par défaut, notamment par des titres comme Regards. C’est précisément ça qui est contesté.
Quand JLM invite Mediapart, Blast, Le Média ou Reporterre, il s’adresse à des rédactions, avec des enquêtes, des angles, parfois des désaccords publics avec lui! On peut critiquer le choix, mais pas faire comme si c’était une chambre d’écho sans contradiction.
Au fond, votre thèse est simple : la contradiction légitime passe par le centre.
La leur est tout aussi simple : le centre n’est plus neutre, il est structuré par des rapports de force économiques et éditoriaux.
Vous parlez d’atteinte démocratique. Eux parlent de recomposition du champ médiatique.
Le vrai débat est là. Pas dans la posture.
https://www.youtube.com/post/Ugkx8ZMDCKGY9Zt5JbjL4mKYdbjuGFuZEBdC
Cracher sur la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, ça fait vendre du papier.
Merci de respecter la liberté d’expression et de ne pas mettre 1 semaine pour publier mon avis.
Entièrement d’accord avec FunnyFriday. Il me semble pour le moins déplacé qu’une revue comme la vôtre en arrive à tenir le même discours que la presse bourgeoise. La LFI subit depuis des mois un tir nourri de la part de tout ce que l’éditocratie compte de chiens de garde au service du pouvoir. Des accusations délirantes d’antisémitisme au classement « extrême gauche » et autres procès de potentiel terrorisme à l’endroit de nos institutions, la coupe est pleine de la mauvaise foi et de l’indigence intellectuelle devenues l’ordinaire de notre post-vérité globale.
Vous tombez dans le panneau aussi, c’est navrant. Plutôt que de souligner — d’autres ne le font-ils pas déjà largement ?! — une certaine rugosité du discours de Mélenchon, attardez-vous plutôt sur les turpitudes sociales, économiques et ontologiques que notre peuple subit sans pause depuis le macronisme jupitérien, quand bien même celui-là en rabat-il depuis quelque temps faute d’avoir amélioré quoi que ce soit de nos existences ordinaires. Je ne m’étendrai pas sur leur détail que chacun connaît.
Rugosité, disais-je. En regard de ce que subit le peuple depuis bientôt dix ans d’une politique de casse généralisée du social, ce terme est d’une grande pondération face à la violence capitaliste décomplexé du président des nantis. Vous vous trompez de cible. A ce point, c’est même problématique en regard de ce que je croyais votre tropisme politique autant qu’anthropologique.
Le problème est que Mélenchon sait très bien l’effet que vont produire ses propos antisémites
Et il met tous les pauvres bougre de gauche qu’il méprise dans un piège
– contester le seul type qu’on pensait avoir ( visiblement il est parti ailleurs)
– hurler avec les loups
On hurle parce que c’est c… et suicidaire
On n’est pas tous des Soumis au Grand Stratège
Vous parlez de propos antisémites parce que tous les adversaires politiques (PS compris) et les médias dominants (qui sont aussi des adversaires politiques. disent « propos antisémites ». Apprenez à réfléchir par vous-mêmes et faites appel à votre libre-arbitre.
Vous parlez de propos antisémites parce que tous les adversaires politiques (PS compris) et les médias dominants (qui sont aussi des adversaires politiques. disent « propos antisémites ». Apprenez à réfléchir par vous-même et faites appel à votre libre-arbitre. Pour entendre un autre son de cloche, vous pouvez écouter cette association de juifs de France :
https://twitter.com/i/status/2028106007705006115
Houlà !
Pardon
Je vais apprendre à réfléchir par moi même et appeler mon libre-arbitre
Pardon
Alors, j’ai appelé mon libre-arbitre qui m’a dit : je suis occupé ailleurs, va demander à Chikirou
Chirkirou m’a dit
Antisémitisme, ça se prononce Free Palestine
Quand on voit ( ou on entend ) la m…. des grands médias sur l’affaire némésis audace et quentin D. Il est tout a fait compréhensible de s’élogner de ces gens là.
Oui, la presse en France « a mauvaise presse » auprès d’une majorité de la population. Oui, une défiance largement partagée envers les médias existe.
Et sur ce sujet, aucun commentaire ? Les acteurs de la presse devraient peut-être se poser des questions… Que la réponse apportée par LFI soit bonne ou mauvaise est une chose à laquelle on peut discuter, mais le problème de base demeure.
Magnifique meeting de JL Mélenchon du 26 février à Lyon, la salle est archi pleine et enthousiaste,
vous êtes triste dans votre façon de chercher des poux à LFI.
LFI mérite de l’admiration pour son travail et la qualité de ses membres.
https://www.youtube.com/watch?v=oiTzU8-XyLE
La salle qui applaudit aux blague antisémites ( appelons un chat un chat parce que CA SUFFIT MAINTENNANT » comme dit Mélenchon
un grand moment !
un moment MAGNIFIQUE
c »est tres bien de laisser de la place aux nouveaux medias, cela permettra a beaucoup de ne pas se fier aux torchons qu’on nous sert, que les jeunes medias apprennent la politique et je deplore le titre n’importe quoi de votre journal.. ca ressemble trop aux commentaires de la presse reactionnaire ! n’oubliez pas qu’il va falloir etre solidaire des vraies gauches pour lutter contre le fascisme ambiant
J’ai une idée pourquoi LFI ne creerait pas un nouveau Media libre et affranchis des medias mainstream ?
(Ha ha)
Hi hi hi !
ce titre de Regards……c’est en effet du grand N’importe quoi………Pablo va pouvoir se trouver une place chez Bolloré……….quel gâchis !!
Voilà la marque Mélenchon : t’es pas d’accord : t’es un vendu ( ou un fasciste, ou un raciste… selon le contexte)
Merci de votre commentaire éclairant
Merci à Pablo de se coltiner, tout seul sur le plateau, la droite et l’extrême droite en direct et en bloc.
Merci à lui de RESISTER aux fachos… et aux conneries de Mélenchon: c’est son « en même temps » à lui
et d’accepter de s’en prendre plein la gueule par LA MEUTE
« Merci à Pablo de se coltiner, tout seul sur le plateau, la droite et l’extrême droite en direct et en bloc ».
J’appelle plutôt ça servir de caution de gauche, d’alibi. Comme le faisait Raquel Garrido chez Hanouna.
je viens de relire vos 7 commentaires F. Breton… Y’a du lourd!
1. “Mélenchon insulte les gens.”
Non. Il polémique, attaque politiquement ou caricature parfois… mais comme le font tous les responsables de premier plan. Dans le genre, les électeurs de la FI s’en mangent tous les jours dans la gueule…
Confondre conflictualité politique et insulte permanente, c’est déjà poser un cadre moral pour éviter le fond : la concentration médiatique, la sélection des sujets, les formats spectaculaires. Dommage ..
2. “Il met tous les journalistes dans le même sac.”
Non plus…. La critique vise un système médiatique structuré par :
– concentration capitalistique,
– dépendance aux formats courts et conflictuels,
– hiérarchisation éditoriale biaisée par les intérêts économiques.
Dire “les médias” dans un discours politique, ce n’est pas nier l’existence de journalistes intègres, c’est désigner la structure et son rôle dans les rapports de domination…
3. “Les médias alternatifs sont dangereux / type Trump.”
Comparer une stratégie de contournement médiatique en France avec la construction d’un univers informationnel complotiste aux États-Unis, c’est… A MINIMA… disproportionné!! Les médias alternatifs français :
– n’ont pas le pouvoir institutionnel de Fox News,
– ne contrôlent pas l’agenda national,
– ne disposent pas d’un écosystème industriel équivalent.
Votre analogie sert à dramatiser mais certainement pas à analyser…
4. “Il a saboté le NFP.”
Affirmation stupide si l’on considère que le PS s’est littéralement torché avec son engagement au sein du NFP!!!
Le Nouveau Front Populaire est le produit d’un rapport de forces électoral, d’intérêts divergents et de stratégies concurrentes entre partis… Imputer son affaiblissement à un seul acteur relève de la simplification politique.
Le “mauvais signal tous les deux jours”, c’est une lecture aussi subjective, que celle qui évoquera les gifles reçues pour ma part tous les jours, en tant qu’électeur du NFP, de la part du PS…
5. “Blagues antisémites.”
Là, on est sur l’accusation la plus lourde et la plus tordue!!! On peut juger le ton inadapté.
ou la provocation inutile mais parler d’antisémitisme alors qu’il s’agissait d’ironiser sur une sur-interprétation géopolitique, une instrumentalisation médiatique, autrement dit de moquer un récit présenté comme aligné sur une logique de confrontation avec la Russie, c’est franchir vous-même le seuil en essentialisant un nom propre, Epstein, pour y projeter une lecture communautaire et se faisant, vous produisez précisément ce que vous prétendez dénoncer : une assignation identitaire… Ca fait quoi de se faire traiter d’antisémite injustement ?
6. “Il fracture la gauche.”
La gauche est fracturée depuis des décennies : – divergences stratégiques,
– désaccords sur l’Europe,
– tensions sur la laïcité,
– lignes différentes sur la conflictualité sociale.
Imputer cette fracture à un seul acteur relève d’une personnalisation excessive d’un problème structurel.
7. “Il permet l’assimilation Palestine = antisémitisme.”
Cette assimilation préexiste largement à Mélenchon. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, c’est l’outil rhétorique principal utilisé dans le débat public depuis longtemps!! Accuser celui qui subit l’amalgame d’en être la cause, c’est inverser la causalité…
En résumé, vous passez d’une critique du ton à une accusation morale lourde, vous transformez un désaccord stratégique en rupture éthique, vous « personnalisez/psychologisez » des dynamiques structurelles, vous dramatisez des séquences polémiques en fautes politiques majeures, etc… Vous avez tout à fait le droit de préférer une autre ligne stratégique mais c’est franchement pas la peine de sombrer dans des accusations ridicules qui au delà de desservir votre propos, brouillent le débat politique en l’assimilant à un cours de morale…
Aujourd’hui S Chikirou répond à ue interpellation par affichettes de l’organisation Golem ( qui se dit Maison des juifs de gauche ) sur twitter
– Golem ( affichette) : jean-Luc, comment ça se prononce antisémitisme ?
– Chikirou : ça se prononce Free Palestine
Je répète (parceque ça c’est du lourd) : antisémitisme, ça se prononce Free Palestine
C’est clair !
https://x.com/Collectif_Golem/status/2028525267132788879
Je maintiens touts mes points
Sur les point 5 et 7 : Chikirou a tranché la question pour tous ceux qui ne veulent pas y croire. ( Bon sujet : pourquoi ne veut on pas croire ce que l’on voit)
Je suis sûr qu’il y aura plein de gens pour couper les cheveux en 4 et justifier cela
Bien sûr que depuis des décennies on résiste à cette assimilation.
Ce qu’a fait Mélenchon, en particulier après l’intense émotion provoquée par le 7 octobre, c’est de DONNER À CETTE ASSIMILATION IGNOBLE LA CRÉDIBILTÉ dont elle avait besoin pour triompher. Et il le fait pour des motifs « stratégiques » minables.
J’ai voté LFI depuis sa création, mais là, je préfère être sans solution plutôt que d’avaler sa responsabilité dans le sabordage de la cause palestinienne.
Mais je ne doute pas qu’il y aura plein d’arguties pour justifier le tweet de Chikirou
Le problème n’est pas que JLM et LFI choisissent des thématiques pour leurs conférences de presse, tous les responsables politiques le font. Lorsque Macron fait une déclaration officielle à la télé, il choisit….Le problème est le rapport aux médias de JLM et de LFI et inversement. JLM et LFI ne sont pas sots : il savent très bien, et nous savons très bien, que les médias Bolloré et d’autres ne feront aucun cadeau à LFI. Ce sont des médias engagés politiquement à l’extrême droite, à droite ou à l’extrême centre, ils font un travail politique. Une autre question est celle des services publics, financés en partie par de l’argent public ( ils ont également des recettes publicitaires et le résultat des ventes de leurs productions). Dans les médias de service public, il faut bien reconnaître et admettre, hélas, que tous les courants politiques ne sont pas traités d’une égale façon. La manière de mener un entretien n’est pas la même selon que vous êtes Macron, Lecornu, Attal, ou bien Tondelier, Mélenchon ou même Bardella. C’est un constat objectif. Non parce que nous demanderions aux journalistes une neutralité absolue en toute circonstance ce qui est impossible, chacun d’eux est un citoyen pouvant avoir ses propres convictions…mais tout simplement parce que nous souhaitons que les journalistes abordent chaque courant politique et ses représentants avec le même respect, la même démarche et surtout sans volonté de faire le buzz. En ce sens JLM a parfaitement raison de se défendre lorsque ses propos sont tronqués, déformés ou falsifiés. Heureusement, ce n’est pas le cas dans « Regards » dont la très très grande majorité des articles abordent les questions avec pertinence.
Aujourd’hui, l’organisation Golem, qui se dit « Une maison pour les juifs de gauche » a posé des affichettes sur ou près du siège de LFI demandant : « Jean Luc, comment ça se prononce « antisémitisme »
réponse de Sophia Chikirou sur X :
» Ça se prononce Free Palestine »
Et on va se plaindre que les médias assimilent la lutte pro palestinienne à de l’antisémitisme.
Mais dans quels abîmes Mélenchon et Chikirou vont -ils nous entrainer ?
Lien sur twitter
https://x.com/Collectif_Golem/status/2028525267132788879
Se couper les cheveux en quatre? Pour reprendre la formule que vous avez incidemment déjà affirmer une fois… et ben pas besoin!
Une cellule militante censée combattre les amalgames colle « antisémitisme » en face de « Free Palestine », et quand Chikirou renvoie l’ironie, vous y voyez une confession… Sérieusement ? L’instrumentalisation est précisément là : utiliser l’accusation d’antisémitisme pour taper sur un mouvement pro-Palestine, puis prétendre que la réponse confirme l’accusation.
À vous entendre, si le programme de la FI était appliqué, il faudrait presque prévenir les antisémites qu’ils risquent d’être terriblement déçus… drôle de stratégie pour les attirer.
De l’ironie ?
Admettons (un instant)
Chikirou, c’est pas une nobody qui commente sur les pages de Regards. C’est l’une des principales dirigeantes de LFI, candidate à la mairie de Paris.
Elle est écoutée, notamment par des gens qui n’ont pas le sens de l’ironie :
– beaucoup de juifs qui se sentent agressés, beaucoup de non juifs qui s’en sentent solidaires ( je sais, tous des faschos dans le lexique LFI, mais bon..)
– beaucoup de gens révulsés par les massacres à Gaza, la colonisation par Israel, le deux poids – deux mesures, le traitement médiatique de ces question
Beaucoup ces personnes ne me semblent pas très sensibles à l’ironie
Les premiers vont être confortés dans l’idée que LFI propage l’antisémistisme au nom de la lutte pour les droits des Palestiniens et donc que les deux sont les deux faces de la même pièce
Les second peuvent être confortés dans l’idée que lutter pour les Palestiniens donne le droit d’être antisémite (au moins un peu), voire pire.
Madame Chirkou n’a pas le droit de jouer avec l’ironie. Et encore moins avec l’assimilation Free Palestine = antisémitisme
Maintenant : est-elle ironique ?
Je ne crois pas
Je pense que qu’elle considère
– que plus il y a de l’huile sur le feu, plus le « mur » entre LFI et les couilles molles sera infranchissable
– que le PS qui se détourne sera considéré comme responsable de la rupture
– que tout une partie des militants ‘radicaux’ (ah ah) va être chauffée par la diabolisation en retour
– qu’il y aura toujours des aveugles et des sourds qui monterons au créneau pour dire que c’est de l’ironie
Si je vous lis bien, le problème ne serait pas tant l’ironie… que l’idée qu’elle serait utilisée pour « mettre de l’huile sur le feu » et chauffer une base militante. Autrement dit, vous prêtez à Chikirou une stratégie consciente d’escalade politique… ce qui est déjà une interprétation assez lourde à tirer d’une phrase ironique…
Mais votre raisonnement repose surtout sur une hypothèse assez étrange : l’ironie produirait deux effets symétriques: conforter ceux qui voient de l’antisémitisme partout, et encourager ceux qui lutteraient pour les Palestiniens à devenir antisémites. Autrement dit, dans votre lecture, tout le monde finit antisémite!!! C’est une drôle de mécanique.
Car si le messager est « antisémite », alors le message ne peut être que « antisémite », n’est-ce pas ? Après tout, selon vous, les électeurs de la FI ne riraient-ils pas déjà à une « blague antisémite » ? Et là, je ne fais que pousser jusqu’au bout le raisonnement que vous mobilisez vous-même depuis le début.
À moins qu’on ne soit simplement, encore une fois, face à une instrumentalisation de l’accusation d’antisémitisme pour disqualifier une position politique. Ce qui, comme déjà dit précédemment, promettrait une sacrée désillusion pour d’éventuels antisémites qui envisageraient de voter LFI dans l’espoir d’y trouver un moyen d’imposer leur triste dessein. Car dans le programme de LFI, on trouve exactement l’inverse : plan national de lutte contre le racisme incluant explicitement l’antisémitisme, aide juridique aux victimes de discriminations, testing systématique contre les discriminations, garantie de la liberté de conscience et de culte, et politiques publiques de lutte contre toutes les formes de racisme.
Bref, si des antisémites comptaient sur LFI pour trouver un véhicule politique, ils risqueraient surtout de découvrir un programme… qui protège les minorités religieuses… y compris les citoyens juifs!!!!
Faites marcher votre comprenette. Chikirou répond de manière ironique à tous ceux qui assimilent la lutte pour les Palestiniens à de l’antisémitisme. Au lieu de suivre cette organisation sioniste, écoutez plutôt TSEDEK, des juifs de France un peu plus pertinents que les membres de GOLEM :
https://twitter.com/i/status/2028106007705006115
Merci du Conseil
Ma comprenette s’est mise en marche et déclare
Peu importe qui est Golem, ce n’est pas le sujet
Le sujet, c’est Chikirou, haute responsable LFI qui écrit
» Antisémitisme, ça se prononce Free Palestine »
Le sujet c’est LFI :
ARRÊTEZ DE CRÉDIBILISER L’IDÉE QUE TOUT SOUTIEN AU PALESTINIENS ET TOUTE CRITIQUE DE ISRAËL EST DE L’ANTISÉMITISME
On a résisté à cela pendant des décennies et LFI a ouvert une porte qu’on aura bien du mal à refermer
J’aimerais poser une réflexion qui me semble utile pour éclairer le débat…
Il y a dans une partie de l’espace médiatique, y compris parfois chez Regards ou Mediapart, une tendance assez nette à préférer une lecture morale des séquences politiques plutôt qu’une lecture politique. La formule choque, le clash, la transgression supposée deviennent l’objet central de la discussion. Or cette transgression relève souvent d’une tolérance bourgeoise qui aime jouer à se faire peur, alors que la subversion, elle, constitue un risque réel de renversement pour l’ordre établi! Et c’est précisément la seconde que la première tend à invisibiliser…
C’est pour cela que j’ai l’impression que le désaccord réel n’est pas moral mais politique : LFI assume la rupture, mais plutôt que de contester cette rupture sur le terrain du programme et des rapports de force, on la disqualifie par le ton, les mots, les “dérapages”. En bref, on dit qu’on accepte volontiers les objectifs sociaux et sociétaux, mais on exige que la gauche radicale renonce aux moyens politiques nécessaires pour les atteindre et joue selon les règles biaisées d’un pouvoir qui aurait sans cela déjà disparu! Autrement dit : oui à la justice sociale, mais surtout sans conflit!
À lire certains commentaires, notamment ceux de F. Breton dans ce fil, on voit bien les effets de ce déplacement : la transgression supposée d’une phrase finit par occuper tout l’espace, tandis que la subversion réelle d’un programme politique disparaît derrière la police des mots.
Prenons précisément un exemple « lourd » qui a servi de déclencheur: L’ironie sur la « russification » du nom d’Epstein visait simplement à pointer un réflexe médiatique consistant à associer « culpabilité » et « Russie » dans l’opinion, autrement dit à géopolitiser le coupable du moment, aujourd’hui Epstein, demain un autre « grand diable » sur le podium. Mais quand Fabrice Arfi suggère que si prononcé « à la façon des médias » cela ferait trop russe, alors prononcé à la façon de Mélenchon cela ferait… quoi exactement ?, il introduit lui-même un glissement dans la lecture « identitaire » de la dénonciation : au lieu de rester « nationale » (la Russie est l’ennemie et tous les méchants ont avoir de près ou de loin avec elle!), elle devient « raciale » ou « religieuse » (selon le point de vue quoiqu’il en soit grotesque choisi)! Alors que l’ironie visait à dénoncer un mécanisme médiatique grossier de tentative ridicule de manipulation de l’opinion, pas à reprendre ce même mécanisme, dénoncé ici, sous un prétexte antisémite!
Du coup, c’est là que ça devient assez frappant : l’accusation suffit à produire l’effet de culpabilité, même quand elle repose sur un contresens. F. Lordon le dit très bien : dans l’espace du spectacle médiatique, la dénonciation tient souvent lieu de preuve. Autrement dit, l’énoncé de la faute remplace la démonstration de la faute et la morale finit par se substituer à la politique.. Et j’ajouterai que ce qui est inquiétant, c’est que ce mécanisme ne joue statistiquement a plein que contre la FI…
« la subversion réelle d’un programme politique disparaît derrière la police des mots. »
S’il y a une police des mots ( parfois utile), je ne pense pas que Mélechon l’ignore
Il m’arrive d’écrire des choses qui seront publiques : je m’interroge toujours pour savoir si elles seront comprises comme j’entends qu’elles le soient, que tout mes lecteurs n’ont pas les mêmes a priori que moi.
Bref, si Mélenchon ne veut pas que la subversion du programme disparaisse
– il ne fait pas les mêmes jeu de mot à Montpellier, à Lyon et à Perpignan
– il ne laisse pas Chirikou écrire : Antisémitisme, ça se prononce Free Palestine
Epstein, les américains disent Esptine: donc on dit Epstine : point. On ne va pas faire le malin avec des histoires russes. Mélenchon le sait très bien. C’est pas un humoriste. Et il sait très bien qu’elle tempête il va déclencher ( je pense qu’il la souhaite)
Peut être que je me trompe, et que tout votre développement est en fait ironique
Ç »est ça ! vous faites de l’ironie. Pardon j’avais compris. Je retire tout ce que j’ai dit. Trop drôle.
Votre raisonnement part d’un présupposé qui mérite d’être interrogé : l’idée que Mélenchon « saurait très bien la tempête qu’il déclenche »… Peut-être… Mais ce qui est intéressant, c’est que cette tempête semble désormais quasi automatique dès que le nom de Mélenchon apparaît dans une séquence médiatique!!!
Autrement dit, le mécanisme fonctionne presque indépendamment du propos lui-même.
Et cela produit un effet assez curieux : tout (j’ai bien dit TOUT) devient polémique dès qu’il s’agit de Mélenchon, et par extension de LFI, que vous réduisez vous-même à Mélenchon dans votre commentaire, comme le font d’ailleurs beaucoup de médias. Pourtant LFI est un mouvement, un programme, des députés, des élus, des militants. Cependant, dans l’espace médiatique, tout est ramené à une figure unique, ce qui facilite évidemment la personnalisation… et donc la polémique!
Dans cette séquence précise, l’ironie portait sur un mécanisme narratif bien connu : la simplification par le signe superficiel, ici la manière de prononcer un nom, qui permet d’orienter un récit politique (parce que ne vous en déplaise, en Europe, on ne prononce manifestement pas de la même manière qu’aux USA)… Or ce qui s’est produit ensuite est assez révélateur : la discussion s’est immédiatement déplacée vers l’intention supposée de l’orateur, et non vers le mécanisme qu’il évoquait!
Et c’est là que la situation devient presque ironique (et nous revoilà partis sur l’ironie encore… mais de ses détracteurs cette fois… fort bien tolérée quant à elle!!!) : On reproche à Mélenchon d’avoir utilisé un procédé rhétorique ambigu… tout en construisant l’accusation exactement sur le même procédé :
un propos => un sous-entendu supposé => une faute morale.
Pendant ce temps, comme je l’ai déjà souligné, le sujet initial disparaît : la critique des mécanismes de fabrication du récit médiatique…
C’est ce déplacement qui me paraît intéressant à observer parce qu’au final, la subversion réelle d’un programme politique disparaît factuellement derrière la gestion permanente de polémiques… dont le déclenchement semble désormais inscrit dans le simple fait de prononcer le nom de Mélenchon!
L’ expression « au petit pied » s’emploie au singulier et non au pluriel comme le fait Pablo. Le « pied » est ici l’ancienne unité de mesure. Dire « nazi aux petits pieds » est ridicule et n’a aucun sens. « Nazi au petit pied » peut signifier nazi à petite échelle… Excusez cet accès de pédanterie mais ce moment d’inculture de la part de Pablo m’étonne…
GLS
Quand on est de gauche il faut arrêter de dire » les médias » , » les journalistes ».
Quoi de commun entre Blast et ses journalistes , et CNEWS , BFM etc…
LFI a raison: les médias qui semblent considérer que les antifascistes sont les nouveaux fascistes , que les interventions militaires de Netanyaou et Trump sont légitimes , LFI un mouvement antisémite, por le terrorisme , contre la laicité ne sont pas dignes du mot de « journalistes »
Un peu marre de tous ces discours : Mélenchon ceci, Mélenchon cela…avec de tels raisonnements François Mitterrand n’aurait jamais été élu en1981.. avec un programme bien plus à gauche que celui de LFI.
Ou nous voulons la rupture avec ce système qui nous a ruiné, et qui nous mène tout droit dans les bras de l’extrème droite, ou tout va bien, et l’on continue avec les mêmes.
Le reste c’est du baratin !
Macron nous a vendu à l’Europe, et l’Europe appartient au néolibéralisme du maître du monde, Donald Trump.
Les médias de nos milliardaires, et aussi publics, ne sont plus crédibles, il suffit d’aller sur les nouveaux médias pour constater la différence de nature des informations.
La preuve par Gaza, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et depuis quelques jours, les massacres en Iran, que ne peut justifier l’horreur du pouvoir religieux.