Marine Le Pen : ligne de crête ou crève
Chaque prise de parole du RN en cette rentrée vient tester l’équilibre voulu par la candidate : continuer à nourrir le sentiment de rupture qui constitue le carburant du vote RN tout en rassurant et en apparaissant comme une force dédiabolisée prête à gouverner.
Rentrée mouvementée pour le Rassemblement national. En tête, et de loin, dans les intentions de vote au premier tour et donnée gagnante au second, Marine Le Pen est en réalité sur un chemin de crête : il lui faut à la fois demeurer l’incarnation de la rupture, la dirigeante qui dit ses « vérités » au pays – même les horreurs racistes – tout en s’attachant à demeurer crédible, ne pas effrayer avec ses promesses de renverser la table.
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Débarrassée du jet-setteur « Bardella-de-Monaco », identitaire partisan de l’union avec la droite conservatrice, la candidate Le Pen recadre sa campagne. Premier sujet de l’année : l’interdiction du foulard islamique dans l’espace public, balancée au détour d’une interview par Jean-Philippe Tanguy. La mesure n’est pas nouvelle : Marine Le Pen l’avait déjà placée au cœur de ses précédentes campagnes présidentielles. Mais l’argument a changé : elle est passée de la « défense d’une laïcité stricte » à la « défense de l’égalité femme/homme incompatible avec l’islam », puis à la « défense contre l’entrisme islamiste ». Ce faisant, elle reprend à son compte les marqueurs les plus durs de son programme. Cette mesure anti-voile n’existe dans aucun pays au monde et n’est proposée par quasiment aucun parti d’extrême droite. Ses opposants, issus de toutes les sphères politiques, rappellent son anticonstitutionnalité. Le RN le sait. Et c’est précisément le cheval de Troie choisi pour attaquer nos institutions qui fondent notre État de droit.
Le RN relance la vieille antienne de l’extrême droite populiste : l’opposition du peuple avec les institutions. Et il a sa solution : un référendum. Derrière l’enjeu du voile, se joue une question plus vaste : une majorité peut-elle décider de tout, y compris de ce que la Constitution interdit ? Le référendum devient moins un outil de consultation populaire qu’une manière de contourner les protections de l’État de droit qui fondent la laïcité et l’égalité entre citoyens.
C’est l’occasion pour le RN de remettre l’autre vieille antienne de l’extrême droite populiste : l’opposition du peuple avec les institutions. Le RN a sa solution : un référendum. Jordan Bardella l’a promis : les Français seraient appelés à se prononcer sur l’immigration et, dans un second temps, sur « l’idéologie islamiste ». Le référendum devient moins un outil de consultation populaire qu’une manière de contourner les protections de l’État de droit qui fondent la laïcité et l’égalité entre citoyens. Le débat est déjà installé dans la droite conservatrice. Bruno Retailleau se dit favorable à l’idée d’enjamber le Conseil constitutionnel. Derrière l’enjeu du voile, se joue une question plus vaste : une majorité peut-elle décider de tout, y compris de ce que la Constitution interdit ? C’est le terrain des mouvements populistes que de ne plus poser la question « cette mesure est-elle conforme au droit ? » mais « pourquoi des juges empêcheraient-ils le peuple de décider ? »
Ces derniers jours testent aussi la difficile inscription du RN dans son réseau européen. Jordan Bardella s’est rendu au raout de Reform UK du brexiter et xénophobe Nigel Farage. Sous les hourras d’un public chauffé à blanc, il signe un « protocole d’accord » entre son parti et celui de Farage. Ce texte prévoit notamment que le Royaume-Uni renvoie vers la France les migrants interceptés dans la Manche. La mise en scène est spectaculaire : grand document brandi sur scène, poignée de main, promesse d’une « nouvelle entente cordiale ». En grande pompe, la France, par la voie du putatif premier ministre, s’engage à reprendre les personnes dont la Grande-Bretagne ne veut pas. Tellement humiliant que même une partie de l’extrême droite française s’en émeut. Éric Zemmour dénonce que « Jordan Bardella accepte de recevoir sur notre sol les étrangers dont la Grande-Bretagne ne veut pas ». Et Xavier Bertrand le dit sans détour : « La France réduite au rang de sous-traitant de la Grande-Bretagne : quelle honte ! » Il y a toujours un moment où la concurrence des intérêts nationaux se fait jour. Le nationalisme est une compétition entre nations. Il vaut mieux, décidément, l’amitié entre les peuples et la solidarité internationale.
Dimanche, l’AfD a remporté une victoire historique en Saxe-Anhalt. Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont bien gardés de féliciter leurs anciens alliés. Hier dans le même groupe au Parlement européen, les voilà contraints à maintenir leurs distances. L’AfD a choisi : pas de dédiabolisation, pas de respectabilisation, pas de normalité (on en parle dans la Midinale avec Joseph De Weck). Au contraire, ils assument une radicalité ouvertement néonazie – comme Giorgia Meloni maintient sa filiation avec le fascisme de Mussolini. L’AfD et Meloni ont ainsi conquis une partie considérable de leurs électorats. Ses dirigeants franchissent des lignes que le RN s’efforce de gommer.
L’AfD montre qu’il existe une autre voie pour l’extrême droite européenne : celle de la radicalisation plutôt que de la normalisation. Elle peut bien fonctionner électoralement. Le RN voudrait convaincre qu’il est devenu un parti comme les autres, capable de gouverner, de rassurer les marchés, de parler aux institutions européennes, de nouer des alliances internationales avec des partenaires infréquentables… Dans le même temps, il doit continuer à donner à son électorat ce qu’il est venu chercher : la rupture, la colère, le coup de force contre les institutions et la promesse de tout renverser. Le foulard, le référendum, le Conseil constitutionnel, Farage et maintenant l’AfD : chaque épisode de cette rentrée rappelle cette tension.
Cher Pablo,
Tu pointes justement la « ligne de crête » du RN : conserver une radicalité capable de capter la colère populaire tout en apparaissant suffisamment gouvernable. Mais l’exemple allemand nous oblige à aller plus loin. En Saxe-Anhalt, l’AfD ne crée pas les contradictions qu’elle exploite : désindustrialisation, déclassement, hausse des prix, fragilisation des services publics, perte de maîtrise sur les choix économiques. Elle leur donne une traduction certes réactionnaire et par conséquent elle est favorisée par la bourgeoisie allemande : la contradiction capital/travail devient Allemands/étrangers, la désindustrialisation devient Bruxelles, la perte de pouvoir économique devient nationalisme.
C’est là que se situe le véritable enjeu face à Marine Le Pen.
Le RN dit aux classes populaires : « Vous avez perdu le contrôle de votre vie, reprenez le contre l’immigration et les étrangers. » Nous devons répondre : « Vous avez effectivement perdu du pouvoir, mais la cause fondamentale n’est pas votre voisin : c’est le pouvoir du capital. Et nous voulons vous rendre ce pouvoir. »
C’est toute la différence entre une réponse réformiste et une stratégie de communisme de conquête.
Le barrage peut être nécessaire pour empêcher l’extrême droite de conquérir le pouvoir institutionnel. Mais il ne suffit pas. Depuis 2002, il s’épuise. S’il ne transforme pas les conditions qui produisent sa progression, nous reproduisons le cycle : crise sociale, montée du RN, barrage, maintien des rapports économiques, nouvelle crise, nouvelle montée du RN. Et cela fait un quart de siècle. La sur mobilisation pour Ségolène Royale en 2007 n’a pas cassé la dynamique, ni le vote utile pour François Hollande élu en 2012.
En 2017, le bloc bourgeois a eu le soutien de la fraction libérale de la social-démocratie (Manuel Valls, Gabriel Attal, Gérard Collomb etc.) Emmanuel Macron n’a pas réduit le rassemblement national, bien au contraire. Depuis 2022, à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon qui veut caporaliser la gauche, la social-démocratie a été ressuscitée. Jean-Luc Mélenchon, premier ministre avec la NUPES, puis en 2024, le nouveau cartel électoral avec des candidatures uniques appelé NFP n’a pas réussi à l’emporter. Les gouvernements depuis 2024, dont celui de Sébastien Lecornu, bénéficient d’un soutien sans participation du Parti socialiste et des écologistes lors des moments cruciaux. Les coups tactiques sont des réussites pour Jean-Luc Mélenchon : ils sont néanmoins mortifères pour une dynamique majoritaire de gauche et la stratégie Terra Nova affaiblissent la rupture déclarative. En effet, personne ne peut croire sincèrement que Jean-Luc Mélenchon qui serait élu, après avoir liquidé la gauche au 1er tour, face au RN par la bourgeoisie fera une rupture.
Face à cela, le discours de Fabien Roussel ouvre une autre voie qui doit pouvoir dépasser l’invisibilisation complice et les intérêts des forces d’argent qui veulent le chaos et le RN : conquérir le pouvoir, redonner le pouvoir à celles et ceux qui travaillent et produisent, poser la question de qui décide face aux marchés financiers, permettre aux travailleurs de participer aux choix dans l’entreprise et sortir du capitalisme. C’est bien la question qu’il pose : pourquoi travaillons-nous, pour qui travaillons-nous, pour qui produisons-nous ?
Pablo tu écris : « Le RN relance la vieille antienne de l’extrême droite populiste : l’opposition du peuple avec les institutions. » Mais, LFI est l’autre face de la même pièce. LFI, populiste, oppose bien aussi le peuple (et n’essaie pas d’avoir une analyse de classe) avec les actuelles institutions. Et au fond, personne n’imagine que Jean-Luc Mélenchon, comme François Mitterrand avant, abandonnera le coup d’Etat permanent une fois arrivée au pouvoir et ceci au profit uniquement de lubies sociétales. Il reste enfin une question décisive dans le débat avec LFI : celle du pouvoir. Jean-Luc Mélenchon propose une rupture institutionnelle réelle : élu dans le cadre de la Ve République, il engagerait un processus constituant pour passer à une VIe République. Mais une Constituante ne suspend pas les rapports de forces économiques, sociaux, européens et internationaux.
Pendant qu’une nouvelle Constitution est discutée, qui contrôle le crédit, l’investissement, les entreprises, les médias, l’appareil productif ? Qui décide des licenciements, des fermetures d’usines ou de l’affectation de l’épargne ? L’expérience de François Mitterrand, qui est une référence forte pour Jean-Luc Mélenchon, nous rappelle justement qu’une victoire présidentielle ne suffit pas à abolir les rapports de forces qui structurent la société. Ce n’est donc pas une question de savoir si Mélenchon « trahirait » ou « renoncerait » à la VIe République. La question matérialiste est : que fait-on du pouvoir conquis pendant que les rapports de forces qui s’opposent à la transformation demeurent ?
C’est là que le communisme de conquête apporte une différence stratégique. Nous ne voulons pas seulement changer les institutions, mais conquérir des pouvoirs dans la société : pouvoirs des travailleurs dans l’entreprise, contrôle du crédit et de l’investissement, propriété publique des secteurs stratégiques, services publics, planification industrielle et écologique, souveraineté énergétique et transformation des règles européennes qui empêchent ces choix. Car face au RN, il ne suffit pas de dire : « reprenons le pouvoir au peuple ». Il faut être capables de montrer quel pouvoir nous voulons donner à celles et ceux qui travaillent et produisent. C’est aussi cela, éviter la Saxe-Anhalt : ne pas seulement empêcher l’extrême droite de gagner une élection, mais construire une force populaire capable de transformer durablement le rapport de forces.
Le barrage peut empêcher une conquête institutionnelle de l’extrême droite. La reconquête populaire doit empêcher que sa colère devienne la solution politique aux contradictions du capitalisme.
Voilà ce que doit être le communisme de conquête, le front de classe de 2027 : partir des besoins réels — salaires, emploi, industrie, services publics, logement, énergie, paix — pour poser la question des pouvoirs nécessaires à leur satisfaction : crédit, investissement, propriété, planification, pouvoirs des travailleurs, contrôle démocratique de l’économie.
Ne pas seulement barrer la route au RN : lui disputer les classes populaires sur le terrain où il prétend les représenter.
Ne pas seulement dénoncer sa réponse : construire une réponse de classe. C’est ainsi que nous pouvons éviter le scénario de Saxe-Anhalt : en faisant de la reconquête populaire, de l’organisation et de la conquête de pouvoirs la forme concrète d’un antifascisme durable.
Fraternellement,
Je vous lis avec attention et plaisir, mais j’ai une question assez simple à vous poser: De quel parti communiste parlez-vous?
Car à vous lire il s’agit d’un PC actif, grosse force de proposition, assis sur une considérable force militante et pesant fortement dans le jeu et le rapport de force avec l’oligarchie. Un parti qui ne perd pas son temps à parler saucisson barbecue et est tout entier dans la lutte.
Et là je cale.
Cher Lemasseur,
Merci de me lire avec attention et plaisir.
« De quel Parti communiste parlez-vous ? » Du PCF pardi ! Avec ses forces, ses faiblesses, son affaiblissement militant et électoral, mais aussi avec ses militants, ses propositions et son histoire. Je ne prétends pas que le PCF soit aujourd’hui la force organisée qu’il devrait être. C’est le problème auquel nous devons nous attaquer.
En revanche, je pense qu’il faut se méfier des caricatures réductionnistes.
Le fameux « saucisson-barbecue » est devenu une sorte de test de pureté politique ; enfin de haine politique assez infantile. Or c’est assez cocasse : Jean-Luc Mélenchon a lui-même consacré une partie importante de son activité politique à défendre le vin, les viticulteurs, le terroir et les productions agricoles. Sur son propre blog, il présente le vin comme un « objet de culture et de civilisation » et explique que la paysannerie a été « décimée » par « le capitalisme et la finance ». Il a rencontré des viticulteurs bio du Jura, à plusieurs reprises, et ses campagnes ont même donné lieu à des cuvées baptisées « La Rebelle » et « La France insoumise ».
Il y a également eu un boucher militant de Mélenchon, Yves-Marie Le Bourdonnec, qui l’accompagnait notamment au Salon de l’agriculture et défendait avec lui les enjeux de la filière.
Et je ne dis évidemment pas cela pour reprocher à Jean-Luc Mélenchon de parler de vin, de viande ou de terroir ! Au contraire. Je trouve parfaitement légitime qu’un responsable politique révolutionnaire ou réformiste parle de la paysannerie, de l’artisanat, de la qualité alimentaire, du travail et des productions populaires.
Mais alors, pourquoi ce qui est considéré comme une démarche politique, contre le libéralisme des traités transatlantiques ou les réglementations de la commission européenne (cf. le rosé) lorsqu’il s’agit de Mélenchon devient-il une preuve de « droitisation », voire de « fascisation rampante » lorsqu’il s’agit de Roussel ?
L’objectif est de disqualifier. L’objectif est de taper un camarade comme Fabien Roussel qui tient un discours plus à gauche. C’est intolérable. Il faut donc l’insulter. Essayer de le faire taire et le dénigrer, voire le discréditer. Et certains petits bourgeois de l’UCL à Lille de crier : Fabien Roussel n’est pas un camarade! Et quelques commerçants avides d’arrondir facilement leur fin de mois ou de créer un nouveau marché en vendant des T-shirt reprenant ce slogan puéril à la fête de L’Huma.
C’est précisément là que le réductionnisme culturel devient un désastre politique. J’y vois une autophobie. Un rejet de l’autre. De la xénophobie à l’égard d’un camarade qui n’est pas à votre droite ; mais bien à votre gauche. J’y vois une dictature morale comme celle de la droite conservatrice. Une nouvelle morale sectaire : le gauchisme culturel. Cela invisibilise les questions économiques et sociales. Cela rend inaudible les discours de rupture avec le capitalisme et pour le socialisme.
Le problème n’est pas de savoir si un communiste mange une merguez, une chipolata, du couscous, un plat mahorais ou autre chose. Le problème est de savoir qui peut accéder à une alimentation de qualité, qui la produit, dans quelles conditions, et quelle rémunération reçoit celui qui travaille pour la produire.
C’est le sens de la question posée par Roussel lorsqu’il parle de bonne alimentation : permettre à chacun d’accéder à des produits de qualité et pas seulement aux catégories aisées qui peuvent aujourd’hui se payer ce que la grande distribution et certains circuits de consommation ont transformé en produits de distinction sociale.
Et oui, un responsable communiste peut aussi manger des merguez sur un brasero avec des ouvriers en lutte. Fabien Roussel le fait. Cela ne constitue pas un programme politique. Mais transformer ces images en procès idéologique ne constitue pas davantage une analyse de classe. Il aime aussi les plats mahorais etc.
Alors revenons au fond.
Vous me demandez où est le PCF que je décris. Il est dans les luttes pour les salaires, l’emploi, l’industrie, les services publics, l’énergie, l’agriculture ; dans les propositions sur le crédit et le contrôle de l’investissement ; dans la question de la propriété des secteurs stratégiques ; dans le pouvoir des salariés dans l’entreprise ; dans la planification ; dans la volonté de sortir du capitalisme. Le PCF a produit un document stratégique fort pour la planification, une élaboration collective défendu notamment par Amar Bellal, son plan climat : https://ecologie.pcf.fr/plan-climat/
On peut considérer que le PCF ne va pas assez loin. On peut lui reprocher son insuffisante implantation. On peut critiquer sa stratégie. Tout cela mérite débat. C’est tout à fait normal d’où mes réponses fraternelles pour développer, si possible, un dialogue qui dépasse les caricatures.
En effet, dire « saucisson-barbecue » ne répond à aucune de ces questions. Et surtout, cela permet d’éviter la question qui devrait nous intéresser : comment passe-t-on de la colère populaire à une conscience de classe organisée, et de cette conscience à un pouvoir réel sur la production, le crédit, l’investissement et la propriété ?
C’est là que je trouve parfois une certaine radicalité insoumise assez paradoxale : beaucoup de vocabulaire révolutionnaire, beaucoup de dénonciation du système, mais une difficulté persistante à discuter concrètement de l’organisation de la classe, de la propriété et des pouvoirs économiques. Changer les mots ne suffit pas à changer les rapports sociaux. Alors oui, parlons du PCF réel. Parlons de ses faiblesses. Parlons de sa reconstruction. Parlons de ses erreurs et de ses contradictions.
Mais parlons surtout de ce qui devrait nous distinguer de la bourgeoisie : non pas ce que nous mangeons, mais ce que nous voulons faire du pouvoir et de la richesse produits par celles et ceux qui travaillent.
Fraternellement.
Le RN ne se renouvelle pas, ne travaille pas, se contente de jouer sur ses acquis, ses réflexes, ses antiennes, ses gri-gris en s’appuyant sur des médias globalement hypnotisés et/ou complaisants et ça se voit.
C’est un moulin à prière qui brasse du vent (mauvais le vent) et peu d’enthousiasme et ça se voit.
Et le Pen n’a pas envie, ça aussi ça se voit.
Paroles paroles paroles que tu sèmes au vent….. Si vous n’avez que ça pour contrer la droite elle a encore de bon jours devant elle.