« À part Israël et les États-Unis, le monde entier cherche la paix »
Dans un monde bouleversé par le retour de la brutalité et de l’unilatéralisme, Pascal Boniface dresse un constat sans détour : l’Europe reste prisonnière d’une dépendance aux États-Unis. Entre « servitude volontaire », déni stratégique et perte de crédibilité internationale, il appelle à une rupture assumée avec l’ordre atlantiste et prendre acte de la montée en puissance du Sud global.
Regards. De nombreux domaines sont ébranlés par les politiques de Donald Trump, comme les relations transatlantiques. Les Européens se donnent-ils les moyens d’y faire face ?
Pascal Boniface. Quand Donald Trump a été élu, je me suis dit qu’il était si brutal, si excessif, qu’il allait affaiblir les États-Unis et qu’il y aurait des réactions pour s’opposer à lui. En réalité, on s’aperçoit que, bien sûr, la guerre contre l’Iran l’affaiblit parce qu’elle montre l’inanité de la puissance militaire mais on ne peut pas dire qu’il ait perdu sa guerre des tarifs. Beaucoup de pays cèdent, parce qu’ils se disent que seuls, ils ne peuvent pas résister.
Les pays européens ont si peur d’être lâchés par Donald Trump sur l’Ukraine qu’ils acceptent de sacrifier une partie de leur souveraineté. L’accord sur les droits de douane entre les États-Unis et l’Union européenne devait permettre de garder les Américains dans le train pour l’Ukraine. En réalité, les Américains s’entendent avec la Russie et l’aide à l’Ukraine est désormais essentiellement européenne.
« Le Sud global s’est très diversifié, mais tous ces pays ont au moins un point commun : ils considèrent que l’époque où les Occidentaux décidaient seuls des affaires mondiales, sans les informer ni les consulter, est révolue. »
Les Européens ont tellement peur qu›ils sont restés dans le déni. On peut comprendre que le Bangladesh ou le Vietnam n’aient pas les moyens de résister à Donald Trump. Mais l’Afrique du Sud l’a fait, le Brésil le fait. Il serait paradoxal que nous, Européens, continuions cette inféodation. Donald Trump l’a dit franchement : l’OTAN est morte et il préfère davantage un accord avec Poutine qu’avec nous. Il se moque du chancelier allemand, du premier ministre britannique, du président français. Combien de temps allons-nous accepter l’humiliation sans réagir ? Il faudrait qu’il y ait davantage de Pedro Sánchez, davantage de Léon XIV, pour dire franchement : ça suffit.
Quelles sont les valeurs communes avec Donald Trump ? Sur le droit international ? Sur le rapport à la guerre ? Sur le respect des droits humains ? Sur le respect du multilatéralisme ? Nous sacrifions notre indépendance pour continuer à plaire aux États-Unis, en échange d’une protection et d’un système de valeurs communes qui n’existent plus. Il est temps de sortir de ce déni de réalité et de s’opposer frontalement à Donald Trump.
Sur quoi repose encore la puissance américaine ?
Ce qui fait la puissance, c’est d’abord la perception de la puissance. Donald Trump est fort parce que nous sommes faibles et parce que nous avons peur : peur de ses colères, peur de ses foucades. Il joue au fou, alors qu’il ne l’est pas. Et cela fonctionne. On dit en tremblant : « Attention, il ne faut pas provoquer Trump, cela va être terrible. »
Jean-Luc Mélenchon dit qu’il est un tigre de papier. C’est ce que disait Mao à propos des États-Unis. Le leader soviétique, Khrouchtchev, avait répondu : « Disons qu’ils ont des dents atomiques ». Donald Trump est peut-être un tigre de papier, mais il a des dents tarifaires. Ces dents tarifaires peuvent fonctionner contre des pays isolés, pas contre l’Union européenne. Nous avons un marché plus important que le marché américain.
Pourquoi cette servitude volontaire ?
La force de l’habitude. Cela fait 80 ans que nous dépendons des États-Unis. Une grande partie de nos élites a été formée dans une conception américaine du monde. Dans les débats sur les chaînes d’information à propos de la guerre en Iran, on n’entend pas : « Cette guerre est illégale, elle ne produira rien de bon ». On entend plutôt : « Il faut soutenir la guerre ; s’y opposer c’est servir le régime des mollahs ». C’est le même discours qu’en 2003, lors de la guerre d’Irak, quand on nous disait que les opposants à la guerre étaient les alliés de Saddam Hussein, contre la démocratie.
On retrouve les mêmes acteurs. On voit qu’il y a une emprise intellectuelle, un soft power américain très fort. Nous sommes pris dans la toile civilisationnelle occidentale, avec l’idée que nous appartenons au même monde. Nous mettons du temps à comprendre que nous ne sommes plus dans la même conception du monde. Ce déni nous coûte cher.
Le problème des Européens vis-à-vis des États-Unis n’est-il qu’une question de déni ?
Oui, je le pense. Ce déni est lié à la peur de la Russie. Elle est particulièrement forte dans les pays proches de ses frontières. Si les Premiers ministres lettons ou baltes pensent que Donald Trump les protégera contre Poutine, ils se trompent. D’abord, les Russes patinent en Ukraine : comment pourraient-ils arriver à Varsovie ? Notre force de dissuasion qui nous permettait de parler d’égal à égal avec l’URSS, sans peur, et pourtant aujourd’hui nous avons peur d’une Russie affaiblie, engluée en Ukraine.
Il est temps de faire le pari de l’autonomie et de prendre le risque d’être fragile pendant une demi-douzaine d’années. Nous pourrions les prévenir : « Chers États-Unis, vous voulez nous répudier ? Nous voulons divorcer. » Nous sommes en droit de leur dire : « À quel moment nous avez-vous traités en partenaires, en alliés ? Jamais. Vous nous avez traités en vassaux. Si nous ne sommes pas d’accord à 100 % avec vous, nous sommes punis, sanctionnés, insultés, vilipendés. Ce n’est pas acceptable. »
Quelle conséquence a cette dépendance aux États-Unis pour les pays européens ?
Nos gouvernements vont aggraver leur déficit d’image auprès de leur opinion publique s’ils ne se séparent pas de Donald Trump. Et surtout, nous perdons toute crédibilité auprès du Sud global. Comment peut-on encore aller donner des leçons de morale sur les droits humains à la Chine ou aux pays africains, alors que nous n’osons pas critiquer l’enlèvement d’un président sur son sol souverain, ou une guerre illégale ?
Nous sommes en train de dilapider tout notre capital. En 1945, nous avons inscrit l’égalité souveraine des États dans la Charte de l’ONU pour réagir au nazisme et empêcher qu’un pays qui se sent fort puisse en annexer un autre. C’est cela l’égalité souveraine. Dilapider cet héritage est extrêmement grave. Certains disent qu’il faut être réaliste et l’accepter. Mais le réalisme, c’est au contraire de revenir au droit international, qui est une protection pour tous, et non de faire comme Trump, qui célèbre en permanence le culte de la force et de la violence.
Vous dites au sujet du conflit avec l’Iran que cette guerre est contre-productive même du point de vue américain. Mais les guerres américaines sont-elles toujours des échecs ?
Jusqu’à Trump, le récit était celui de guerres pour la démocratie. A cette aune le résultat n’est pas probant. L’appréciation dépend de différents critères. Combien d’hommes les États-Unis ont-ils perdu dans toutes leurs guerres depuis 1945 ? beaucoup et cela pèse. La haine des États-Unis a été renforcée par la guerre en Irak avec des conséquences multiples. Rappelons que les frères Kouachi ont mené leurs attentats en se fondant sur leur perception des tortures en Irak. Enfin, certes les États-Unis ont conservé des bases américaines en Irak mais elles sont contestées. Le bilan de ces guerres est globalement négatif.
En 2026, lorsqu’une superpuissance militaire, alliée à une superpuissance régionale, n’arrive pas en quelques semaines, à mettre fin à un régime très peu équipé militairement, l’échec est flagrant. J’irais plus loin : en voulant utiliser l’argument militaire, les Américains ont plutôt montré leur faiblesse que leur force. Donald Trump veut donc revenir aux sanctions économiques. Par ailleurs, à travers le monde, nombreux sont ceux qui en veulent aux États-Unis d’avoir mis un bazar mondial en bloquant le détroit d’Ormuz – détroit qui était ouvert avant que Trump et Netanyahou n’interviennent.
Dans cette région qui va de la Méditerranée à l’Iran, qui cherche réellement la paix ?
À part Israël et les États-Unis, le monde entier cherche la paix. L’Iran, bien sûr, mais aussi les pays du Golfe. Le modèle de ces derniers est remis en cause, notamment parce qu’ils sont parmi ceux qui paient le prix le plus fort de cette crise… créée par les États-Unis, pays censé les protéger.
La paix est dans l’intérêt de 191 pays dans le monde et peut-être même dans l’intérêt des États-Unis. Il n’y a qu’Israël qui a intérêt à la guerre. Un Golfe en crise permanente, où les pays sont affaiblis voire détruits, n›est pas un problème pour Israël. En revanche, c’est un problème pour le reste du monde, y compris les États-Unis.
« Le clivage entre démocratie et dictature, pas toujours évident à établir, n’est pas le seul déterminant. Un autre me paraît important : celui qui oppose les pays favorables au multilatéralisme et ceux qui le refusent, qui pensent que la force doit prévaloir, que la brutalité est acceptable. »
Le problème, c’est que personne n’a les moyens de créer une médiation entre les États-Unis et l’Iran. Les Européens se sont déconsidérés aux yeux des Iraniens depuis qu’ils ont accepté la première guerre de juin 2025 en ne la qualifiant pas d’illégale.
Cette impuissance occidentale donne-t-elle davantage de place au Sud global ?
Le Sud global n’est ni un bloc ni une alliance. C’est simplement un ensemble de pays qui ont pour seul point commun d’avoir subi la colonisation et de ne plus vouloir être guidés par l’Occident. Il y a des pays riches, des pays pauvres, des pays démocratiques, des pays qui ne le sont pas, des pays farouchement anti-Occidentaux et des pays qui veulent garder de bonnes relations, à condition que les Occidentaux ne décident pas pour eux. Le Sud global s’est très diversifié, mais tous ces pays ont au moins un point commun : ils considèrent que l’époque où les Occidentaux décidaient seuls des affaires mondiales, sans les informer ni les consulter, est révolue.
Au fond, ce sont les alliances qui sont en cause. La Chine ne fait pas d’alliances, mais propose des partenariats. Comme le Brésil ou l’Afrique du Sud. Ces partenariats, ces coopérations permettent d’augmenter les marges de manœuvre de chacun en multipliant les relations.
Si la majorité des pays souhaitent la paix, pourquoi ne s’opposent-ils pas aux États-Unis ?
Personne ne veut affronter les États-Unis, directement ou indirectement. En revanche, chacun prend des dispositions pour se passer des États-Unis, ou du moins pour en être moins dépendant : face aux taxations, face aux pressions, face aux impositions.
Chacun essaie de diversifier ses relations. Une sorte de travail souterrain vient miner la puissance américaine. Chacun se dit que cela ne peut pas durer ainsi et beaucoup de pays cherchent des alternatives. Un pays qui produit des alcools et des spiritueux ne remplace pas le marché américain mais il peut prospecter d’autres marchés.
Peu attaquent frontalement Donald Trump : le pape Léon XIV, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez et le premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko. Même Xi Jinping ne le fait pas, il prend des dispositions pour affaiblir les États-Unis.
Autre exemple de recherche d›alternatives : la relation du Canada avec la Chine. Les relations entre ces deux pays étaient devenues quasiment inexistantes. Le premier ministre Mark Carney a mis un mouchoir sur la question des droits humains pour sortir du tête-à-tête avec les États-Unis. Il a rallumé le feu des relations sino-canadiennes qui étaient au point mort. 80% des exportations canadiennes allant initialement vers les États-Unis se réorientent petit à peti vers Pékin. Ce n’est pas une alliance civilisationnelle, c’est une nouvelle approche : peu importe votre système politique, avons-nous des choses à faire ensemble ?
Le clivage entre démocratie et dictature, pas toujours évident à établir, n’est pas le seul déterminant. Un autre me paraît important : celui qui oppose les pays favorables au multilatéralisme et ceux qui le refusent, qui pensent que la force doit prévaloir, que la brutalité est acceptable, que l’unilatéralisme peut être une méthode, et que la puissance doit être le critère des relations internationales. Quels que soient les reproches que l’on peut faire à la Chine en matière de droits de l’homme, la Chine est un pays beaucoup plus stable, beaucoup plus participatif – ne serait-ce que sur le climat – que les États-Unis.
Dans ce contexte, la Chine peut-elle devenir le nouveau défenseur du multilatéralisme ?
Bien sûr, les Chinois poursuivent leur intérêt national, pas l’intérêt mondial. Mais ils ont compris qu’ils devaient faire des concessions aux autres pour faire avancer leur agenda. Ce n’est pas un multilatéralisme pur : ils placent leurs pions et connaissent très bien les rapports de force, notamment en mer de Chine. Quand on est Philippin, on ne pense pas que les Chinois pratiquent un multilatéralisme très abouti. Mais, à choisir, ils sont quand même moins violents, moins brutaux que les États-Unis.
Et l’ONU, dans tout ça, peut-elle encore tenir ?
L’ONU est affaiblie, mais elle continue à exister. Il importe de la maintenir vivante malgré les attaques de Donald Trump. Il ne faut donc pas confondre un système affaibli mais indispensable avec un système mort. C’est un peu comme si l’on disait que la démocratie n’existe plus aux États-Unis. Certes, elle y est attaquée mais elle existe toujours.
La plupart des pays défendent l’ONU parce qu’ils savent qu’il n’y a pas tellement mieux. Il faut plutôt se demander qui attaque l’ONU : Israël et les États-Unis, une fois encore. Les autres pays ne l’attaquent pas bille en tête, sauf parfois sur un point particulier lorsqu’ils ont subi un vote défavorable.
Certains pays ont adhéré au fantoche Board of Peace de Donald Trump, non pas parce qu’ils détestent l’ONU, mais parce qu’ils pensent que c’est une manière de flatter le président américain et d’attirer ses bonnes grâces. Mais ces pays ne se sont pas retirés de l’ONU et personne ne s’en retirera. Sur 193 membres, il y en a au moins 180 qui continuent à défendre l’ONU, qui pensent qu’il n’y a pas d’alternative et qu’il faut résister, par temps de tempête, aux attaques contre le système mondial.
Le retour de la primauté de la souveraineté nationale peut-il être une réponse à ce désordre mondial ?
Cela dépend de ce que l’on appelle le souverainisme. Le souverainisme de Marine Le Pen n’est pas celui de François Ruffin, de Jean-Luc Mélenchon, ni même d’autres. Moi, je suis pour la souveraineté des États, parce que c’est dans ce cadre que peut s’exercer la démocratie. C’est dans ce cadre que les peuples peuvent s’exprimer. Ceux qui sont contre la souveraineté des États, ce sont les impérialismes.
On doit donc défendre la souveraineté. La souveraineté d’un État n’est pas forcément hostile à celle des autres. Au contraire : défendre sa souveraineté, c’est accepter celle des autres. À chaque fois que l’on a nié la souveraineté des peuples, cela s’est fait par la guerre, par la conquête ou par la soumission, et cela a été catastrophique.
Bien sûr, la négation de la souveraineté est toujours justifiée par de bonnes intentions : on va apporter la civilisation, on va apporter la démocratie. En réalité, la souveraineté est vraiment la protection des faibles.
Mais la souveraineté peut-elle se penser sans fermeture aux échanges de tout type ?
Tout dépend s’il s’agit d’un chemin à sens unique ou d’un véritable échange. Si le cinéma américain envahit toute l’Europe et qu’il n’y a plus de cinéma européen, ce n’est pas un échange. En revanche, il est bon de voir des films américains et il est bon que des films français puissent être vus aux États-Unis.
Le cadre de l’État-nation ne règle pas toutes les tensions : frontières, périphéries, territoires disputés. Comment les penser, par exemple au sujet de l’Ukraine ?
La souveraineté ukrainienne est attaquée par la Russie, donc il faut la défendre. La question de la Crimée est un cas très particulier de restitution de territoire non résolu. Le référendum organisé par la Russie était illégal mais, en même temps, il correspondait à une volonté locale. Il n’a pas été truqué au sens où les gens se sentaient davantage russes et c’est la minorité qui ne se sentait pas russe. C’est donc un cas à part.
Les réunions mondiales, comme celle de Barcelone le 18 avril 2026 autour de dirigeants comme Lula, Pedro Sánchez ou Gustavo Petro, dessinent-elles une internationale progressiste ?
La relance est très marquée de la part de pays qui protègent le multilatéralisme. Lula est très souverainiste. Pedro Sánchez estime que la souveraineté de l’Espagne peut être mise en cause par les États-Unis. C’est pour cela qu’il tape sur la table et refuse que le niveau des dépenses militaires espagnoles soit fixé à Bruxelles ou à Washington. Ce sont donc des anti-guerre, des pro-droit international, pro-multilatéralisme et pro-souveraineté.
Dans ce paysage, que peut encore l’Union européenne ?
L’Europe peut être un tremplin mais elle ne doit devenir ni un ghetto ni un continent brun. Si c’est pour avoir l’AfD en Allemagne et le RN en France, on n’aura pas gagné grand-chose. Dans la période récente, je pense qu’Emmanuel Macron, en voulant jouer la carte européenne, a fait perdre à la France une partie de sa spécificité.
Nous avons besoin de l’Europe. Si l’on veut résister commercialement aux États-Unis, il vaut mieux être 27 que seul. Pourtant on ne peut pas faire dépendre la politique étrangère à l’avis des pays baltes… La recherche du consensus européen, voire occidental, nous a rendu moins audibles sur le Proche-Orient. L’accent mis sur la cohésion européenne a un peu fait pâlir notre gaullo-mitterrandisme.
Faut-il donc garder l’Europe, mais autrement ?
On la garde, mais pas au prix de tout sacrifier à l’Europe. Il faut conserver une part de ce qu’avaient réussi de Gaulle, Mitterrand ou Chirac : jouer la carte européenne à fond, tout en conservant un quant-à-soi sur les sujets essentiels. Mitterrand s’oppose à la guerre des étoiles alors que tous les pays européens l’acceptent ; il aide le Nicaragua alors que les autres pays européens se taisent.
Emmanuel Macron, en partie à cause de la guerre en Ukraine, a un peu fait taire notre spécificité française. À tel point que, dans le discours de Bratislava, le président français est allé jusqu’à attaquer les propos de Chirac sur les pays qui refusaient la guerre d’Irak en 2003 ! En conclusion : il ne faut pas oublier que nous sommes à la fois l’Europe et la France, avec toutes leurs spécificités.
Cet article est extrait de notre numéro « RN, climat, IA : faut-il s’adapter ? », paru en juin 2026.