đź”´ PANTALONNADE DU JOUR
Il n’y aura pas… : la primaire du PSÂ
La primaire socialiste est désormais au complet. Six candidats sont officiellement en lice : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Philippe Brun… Ah non ! Ils ne seront que cinq finalement, vu que ce dernier a été suspendu ce mercredi matin du fait d’accusations de violences de la part d’une ancienne collaboratrice. Bon…
Il n’y aura donc pas Philippe Brun.
Il n’y aura pas non plus de primaire de la gauche puisque le PS a finalement choisi de désigner un candidat dans son espace social-démocrate.
Il n’y aura pas Matthieu Pigasse,
Il n’y aura pas François Ruffin,
Il n’y aura pas Marine Tondelier,
Les socialistes ont soigneusement refermé la porte pour éviter que quiconque ne les empêche de tourner en rond.
Il n’y aura pas non plus beaucoup de votants : moins de 100 000 sont espérés.
Et le plus drôle, c’est qu’à la fin, leur candidat pourrait être François Hollande.
Le candidat du PĂ´le social-dĂ©mocrate est Jean-Luc MĂ©lenchon. Il passera comme en 2022 et en 2024 un accord avec le PS et PP pour les lĂ©gislatives. Ce congrès permanent des diffĂ©rentes formes de la social-dĂ©mocratie est un vĂ©ritable drame. Mieux vaut en rire Pablo ! Tu l’as dit le plus drĂ´le pour l’aile droite de la social-dĂ©mocratie serait Hollande.
Que de voix qui manqueront à Jean-Luc Mélenchon.
EspĂ©rons pour ce PĂ´le que Marine Tondelier, François Ruffin voire Matthieu Pigasse (qui se verrait bien Ă Bercy pour MĂ©lenchon) n’ajouteront pas plus de confusion au centre gauche.
En tout cas, bon courage Ă eux ! Et que le meilleur gagne !
La sociale dĂ©mocratie a reçu le soutien du PC depuis 1981, arrĂŞte de nous prendre pour des imbĂ©ciles. Les Ă©lections intermĂ©diaires Ă©taient peu regardantes sur la qualitĂ© des candidats, et candidates, le partage des postes et des places n’imposait aucune contrainte.
Les voix qui manqueront à Mélenchon manqueront à la rupture pour une autre alternative, et ce sont toujours les mêmes qui en paieront les conséquences.
Pas de meilleur parmi ces candidats, et cette candidate, la fausse gauche qui nous a trompé pendant plus de trente ans, et qui ne veut pas perdre leurs privilèges
Sans aucun intérêt.
Social dĂ©mocrate MĂ©lenchon, et Fabien Roussel il est quoi d’après toi, un bien pâle communiste qui est plus rose que rouge, si j’entends bien autour de moi.
Faites perdre la vraie gauche, et vous ĂŞtes politiquement morts !
Les français n’ont pas besoin de marxistes-lĂ©ninistes Ă contre courant, la nouvelle France est la France qui existe rĂ©ellemment pas celle dont nous avions rĂŞvĂ©, elle pose des questions, et LFI rĂ©pond a ces questions, c’est pas plus compliquĂ© que cela, sans discours Ă deux balles, qui, il est vrai, nous avaient fait rĂŞver.
C’est notre sociĂ©tĂ© telle qu’elle est qu’il convient d’accompagner, pas cette sociĂ©tĂ© idĂ©ale qui n’a existĂ© nul part; le jour ou l’URSS est devenue la FĂ©dĂ©ration de Russie notre modèle a disparu, sans pour autant oubliĂ© que la Russie des tsars est devenue, en 1961, le pays qui a dĂ©passĂ© le modèle capitaliste, les USA, chutant sur la question sociale face Ă dĂ©cision de nos pays libres d’organiser un blocus Ă©conomique, depuis octobre 1917, allant jusqu’Ă armĂ© le nazisme contre cette alternative Ă leur système Ă©conomique, puis ils ont eu Eltsine, qui fut un Ă©chec lamentable pour la Russie.
La libertĂ©, la dĂ©mocratie, le capitalisme n’en a jamais rien eu Ă foutre.
Gaza, Liban, Venezuela, Iran… viennent de nous le rappeler cruellement, enfin, plus dramatiquement pour les peuples de ces pays.
Mais bon, vous autres communistes du XXIe siècle, c’est MĂ©lenchon, LFI, et son programme, qui vous empĂŞchent de dormir, pauvre Marx il doit se retourner dans sa tombe.
Bon allez, nos consciences se rĂ©veillent, et vous remettra Ă votre juste place, sauf entourloupe de notre souverain qui nous a montrĂ© l’art de se servir du mensonge, et de la manipulation, mieux que ses maĂ®tres socialistes du quinquenat de la honte.
Cher Lionel Mutzenberg,
En 1981, Marchais était candidat au premier tour. Le PCF n’était donc pas « derrière la social-démocratie » : il défendait son propre candidat et son propre programme. L’histoire mérite un peu plus de précision que les raccourcis rétrospectifs.
Vous avez dĂ©jĂ tordu le bras en 1981 pour prendre 5 points au PCF au profit de François Mitterrand. Nous avons vu le bilan. Le PS qui avait la majoritĂ© absolue Ă l’assemblĂ©e nationale. Le tournant de la rigueur le 25 mars 1983, l’Acte unique, etc. Je ne te parle pas de la politique nĂ©o libĂ©ral de votre garagiste Beregovoy ou de Maastricht etc.
Quant aux voix qui « manqueront » à Mélenchon, elles ne lui appartiennent pas.
Vous êtes puériles. Le gauchisme est une maladie infantile. Et si vous voulez convaincre les catégories populaires qui votent encore à droite ou s’abstiennent, les insulter ou les traiter d’ennemis ne constitue pas exactement une stratégie de rassemblement. Tendez-leur la main au lieu de leur expliquer qu’ils sont politiquement infréquentables.
Surtout, Jean-Luc Mélenchon ne nous empêche absolument pas de dormir. Nous constatons simplement que nos orientations divergent de plus en plus.
Et ce n’est pas nous qui rĂ©pĂ©tons « Roussel n’est pas un camarade », qui annonçons la mort politique du PCF ou qui assimilons son secrĂ©taire national Ă un fasciste. Ă€ un moment, il faut peut-ĂŞtre sortir de la surenchère. Assumer d’ĂŞtre des sociaux-dĂ©mocrates et arrĂŞtez de tordre le bras Ă Olivier Faure et Ă Marine Tondelier et vos ex camarades de L’Après.
Sur le fond, nous assumons d’être communistes et de chercher une stratégie adaptée au rapport de forces réel, plutôt que de décréter que toute orientation différente de la nôtre relève de la trahison. Le marxisme n’est pas une compétition de radicalité verbale.
Et puisque tu invoques Karl Marx : il serait peut-être utile de relire aussi Domenico Losurdo sur l’« autophobie ». Se définir en permanence contre son propre camp, suspecter toute divergence de compromission et transformer le désaccord fraternel en condamnation morale n’a rien d’une démonstration de supériorité révolutionnaire.
Nous ne demandons à personne de renoncer à ses convictions. Mais le débat gagnerait à retrouver un peu de matérialisme, de sérieux historique et surtout… de camaraderie.
Enfin, ni vraie gauche, ni fausse gauche. La gauche politique s’oppose Ă la droite politique. Cela risque d’ĂŞtre le second tour : avec une gauche politique très affaiblie vu vos outrances. Pour la gauche Ă©conomique et sociale, vos diffĂ©rences ne sont pas si grandes avec vos anciens camarades du PS ou encore avec Les Ecologistes: soyez rĂ©alistes!
MĂ©lenchon ne veut pas sortir de l’UE; il ne veut pas sortir de l’UEM car il refuse le plan B. Sa trajectoire est celle de Tsipras. Sur ce point, le PCF a une proposition plus crĂ©dible et plus rĂ©aliste du rapport de force ; il en est de mĂŞme pour la politique Ă©nergĂ©tique et donc la rĂ©industrialisation pour retrouver une autonomie stratĂ©gique.
Votre électoralisme vous égare.
Bon courage pour convaincre les Ă©lecteurs ; mais assumez vous comme rĂ©formiste et votre appel au front commun lancĂ© Ă Gabriel Attal (Renaissance) contre la FĂ©dĂ©ration Russe. « Concernant notre soutien Ă l’Ukraine, le montant total de l’aide de l’UE… dĂ©passe 220 milliards d’euros. L’UE et ses États membres ont fourni Ă l’Ukraine un soutien militaire d’une valeur de plus de 78 milliards d’euros », a dĂ©clarĂ© Kallas.
Ps: https://melenchon.fr/2010/12/14/madame-le-pen-est-le-diable-de-confort-du-systeme/
La primaire, quelle que soit, sa position sur l’échiquier politique, est toujours une fausse bonne idée démocratique, car très souvent elle élude les questions de fond au profit des questions subalternes de personne : charisme, rapport aux médias, attitude, comportement, personnalité, etc…Il n’est pas étonnant que « la primaire » apparaisse dans la famille socio -démocrate, habituée aux conflits d’ego, aux promesses, au flou politique. Comme disait Chirac : « c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses ». Patientons.
Cher Lucien Matron,
Nous sommes d’accord.