Mélenchon, droit dans ses bottes — Canicule et mur de l’argent — Corse : 1 point pour les fachos

débrief

Comme chaque semaine, le débrief politique par Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien !

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3 commentaires

  1. Toto le 29 juin 2026 à 14:50

    ça craque !
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/290626/gauche-les-partis-tentent-d-etouffer-en-interne-l-appel-d-air-insoumis

    En gros l’inverse ce que raconte les « unionistes »…
    L’union est en train de se faire autour d’un programme :
    l’Avenir en commun!!

    • Lafleur le 7 août 2026 à 14:59

      Cher Toto, Bonjour,

      Je viens de prendre connaissance du tweet du 4 août 2026 de Jean-Luc Mélenchon. Sa lecture met le doigt sur une contradiction stratégique réelle chez Mélenchon.

      Son message du 4 août accomplit simultanément trois choses :
      -Il condamne une ingérence russe (quid des ingérences des Etats-Unis etc.).
      -Il se solidarise avec Raphaël Glucksmann, qui est précisément l’un de ses concurrents directs dans l’espace de la gauche social-démocrate (anti-communiste et opposé au socialisme comme projet politique).
      -Il propose une coopération avec l’ensemble des forces politiques pour protéger la présidentielle de 2027, donc y compris la droite.

      Et cette troisième dimension est nouvelle. Le mot important de son tweet est « front commun ». Mélenchon est donc prêt d’ores et déjà au « recul », comme son vieux, sur les libertés individuelles et publiques. C’est donc tout sauf une perspective contre la fascisation du pays par le capitalisme financier.

      Mélenchon semble désormais intégrer dans sa stratégie la possibilité qu’il lui faille, pour conquérir l’Élysée, disposer d’une relation politiquement praticable avec une partie du bloc central, soit la bourgeoisie financière. Il prend d’ores et déjà un virage cocardier européiste opportuniste.

      S’il arrive au 2ème tour, il lui faudra obtenir une masse considérable de voix qui ne seront pas spontanément radicales. N’ayant construit aucun rapport de classe et produit aucune conscience de classe et ceci depuis 2012-2017, il devra alors convaincre et avoir le soutien des atlantistes :
      une partie de l’électorat républicain modéré ;
      et probablement une partie de l’électorat du centre.

      Or son problème est précisément que son discours de rupture avec le « système », est pourtant très réformiste et déjà très modéré, voire en recul, par rapport à celui du PCF. Il est juste construit pour mobiliser et surtout épuisé la gauche au 1er tour et la livrer désarmer ensuite au Capital son 2ème tour. Un nouveau changement dans la continuité.

      Mélenchon est d’ores et déjà engagé dans une stratégie d’élargissement du périmètre de sa légitimité présidentielle : après la NUPES, le NFP et le « front républicain », voici désormais le « front commun » contre les ingérences, jusqu’à l’affichage d’une solidarité avec Raphaël Glucksmann et les forces du centre. Le message est limpide : « Vous ne nous avez pas soutenus quand nous étions attaqués ; nous, nous vous soutenons maintenant. » C’est à la fois une main tendue et un rappel de dette. Surtout, cela installe Mélenchon dans la posture du candidat capable de dépasser ses intérêts électoraux immédiats au nom d’une règle commune, précisément pour devenir acceptable au-delà de son propre socle. Mais cette prétention à l’« anti-impérialisme » mérite d’être confrontée à ses choix réels : le 4 octobre 2023, il soutenait la position de Rabat sur le Sahara occidental, alignée sur celle de Washington et participant à la dynamique de rapprochement entre Rabat et Tel-Aviv. Son appropriation opportuniste de la cause palestinienne pour les élections européennes de 2024 ne saurait davantage masquer l’absence de rapports politiques avec les forces progressistes israéliennes et palestiniennes. Alors que le bloc Washington-Tel-Aviv-Rabat se trouve aujourd’hui en opposition avec Madrid sur plusieurs de ces questions, Mélenchon risque d’être, s’il arrive en tête, politiquement plus à droite que Pedro Sánchez. Car son objectif n’est plus seulement de conquérir la gauche : il est désormais de devenir acceptable pour les forces du Capital qui lui permettront d’exercer le pouvoir. Et pour cela, il lui faudra faire ce que font tous les gouvernements confrontés au réel des rapports de force : rassurer le Capital, rassurer les institutions européennes, rassurer l’appareil d’État, rassurer l’OTAN et rassurer les marchés. Cela signifie qu’une fois la victoire acquise, il lui faudra se débarrasser de ce qui, à gauche, pourrait encore entraver cette liberté de manœuvre — à commencer par les communistes — pour disposer d’un espace politique entièrement dégagé. Le précédent de Mitterrand est ici éclairant : après avoir dénoncé le « coup d’État permanent » et promis la « rupture avec le capitalisme », il a accompagné l’intégration européenne et l’ancrage atlantique et il a opéré le tournant de la rigueur. Les rapports électoraux, institutionnels et économiques l’avaient finalement conduit à appliquer une politique du Capital contre le Travail. Mélenchon nous prépare-t-il à la même conversion ? Tout indique en tout cas que son pari présidentiel porte déjà en lui cette contradiction et, comme son camarade ex lambertiste Jospin dont le projet n’était pas socialiste en 2002 : conquérir le pouvoir au nom de la rupture pour pouvoir ensuite gouverner au nom de l’acceptabilité. Après Mitterrand, belote et rebelote.

      Marx disait que l’histoire se répète : une première fois comme tragédie, une seconde comme farce.

      Fraternellement,

  2. Réghi le 30 juin 2026 à 19:20

    Il faudrait ne pas réduire le problème au « réchauffement climatique » ; il y a surtout un dérèglement climatique et une atteinte à la biodiversité et une acidification des océans, entre autres.
    La climatisation a pour effet négatif de rejeter de l’air chaud : c’est donc une solution à limiter et à réserver aux services publics et aux logements bouilloires thermiques et aux lieux de travail.
    Il faut en effet relever que la climatisation ne bénéficiera pas aux animaux !
    L’adaptation ne suffira donc pas ; il faut une réduction des causes de ce dérèglement, dont les responsables sont d’abord les entreprises des énergies fossiles, sans parler des data centers nécessaires à l’IA.

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