SOUTIEN DU JOUR

Génération⋅s zappe la primaire du PS et se range derrière LFI

Les présidentielles se suivent et ne se ressemblent pas du côté de Génération⋅s. Leur bureau national a opté à une « large majorité » pour « entamer des négociations avec La France insoumise pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon ». Fini le temps où Génération⋅s suspendait ses adhérents ayant signé un appel à voter Mélenchon, loin l’époque où Benoît Hamon considérait que l’insoumis avait « quitté les rives de la gauche ». Pour cette présidentielle-là, chez Génération⋅s, on n’attend rien de la primaire socialiste.

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11 commentaires

  1. Michel Davesnes le 1 octobre 2026 à 14:44

    Je remarque que cette nouvelle ne fait pas les gros titres (ni les petits) de la presse mainstream. On attend maintenant que les écologistes suivent Génération-s, avant que Roussel renonce à sa candidature qui n’a pour but que d’empêcher Mélenchon d’être au second tour.

    • Lafleur le 1 octobre 2026 à 18:31

      Cher Michel Davesnes, Cher camarade réformiste,

      Le ralliement de Generation.s est normal. Il serait d’ailleurs pertinent que les députés Generation.s s’apparentent au groupe LFI si les écologistes présentent la candidature de Marine Tondelier.

      L’unité des réformistes est utile et nécessaire. Ce pôle est nié incarné par Jean-Luc Mélenchon.

      Le PS devrait trancher soit le social-libéralisme avec Raphaël Glucksman, soit la sociale-démocratie. Dans ce cas, leur retrait .serait pertinent. Le maintien d’Hidalgo a privé Jean-Luc Mélenchon d’être au 2eme tour en 2022. Le score de 2022 de LFI a démontré que son électorat était social-démocrate d’où ensuite les alliances principales de LFI avec les écologistes et le PS.

      La rupture avec le PCF est consommée. Ce denier par Marie-Georges Buffet a cru au Front de gauche face au social-libéralisme du PS de Francois Hollande. Pierre Laurent a tenu la main ouverte à Jean-Luc Mélenchon longtemps jusqu’en 2017. Il espérait une rupture au sein de la sociale-démocratie et n’a reçu qu’insulte et mépris. Depuis 2018, LFI et le PCF divergent de plus en plus : le PCF a repris son autonomie et le front de classe. Il est avec ceux qui soutiendront Vivre ! la base du pôle révolutionnaire de la gauche française.

      C’est une bonne chose. : il faut un bulletin réformiste et un autre révolutionnaire pour 2027.

      J’attire par exemple ton attention sur le fait que par exemple sur l’Ukraine Mélenchon a tenu plusieurs discours depuis 2022. Aujourd’hui, il rallie le discours que Fabien Roussel tient depuis 2022. Mais en 2026, Mélenchon en reste au pacifisme et n’interroge pas comme Fabien Roussel les causes matérielles et les solutions. En effet, en social-démocrate il demeure chauvin.

      Je pense qu’il faut éviter de réduire la candidature de Fabien Roussel à son rapport à Mélenchon.

      Dire qu’elle « n’a pour but que d’empêcher Mélenchon d’être au second tour », c’est lui prêter une intention qui ne correspond ni à la décision du PCF ni à ce que porte sa campagne pour 2027.

      La candidature de Fabien Roussel a été tranchée démocratiquement et définitivement par les communistes et officialisée début septembre.

      Le choix est de porter au premier tour un projet communiste autonome pour le pôle révolutionnaire, afin de reconquérir les travailleurs et les classes populaires, plutôt que de considérer d’emblée que leur expression politique doit se fondre dans une candidature déjà constituée.

      Quant aux Écologistes, ils n’ont pas encore « suivi Génération·s » : ils ont maintenu Marine Tondelier et décidé d’un référendum interne en décembre sur leur stratégie. Mais, oui, l’unité des sociaux-démocrates serait une chose cohérente et utile.

      La politique énergétique de LFI est incompatible avec celle du PCF et du plan climat. Mais LFI et les écologistes sont sur une ligne similaire : sobriété, décroissance et arrêt de la production nucléaire.

      Et surtout, pourquoi faudrait-il demander aux communistes de renoncer avant même que les électeurs aient pu comparer les projets ?

      La question démocratique devrait être : quels rapports de production veut-on transformer, quelle politique industrielle, énergétique et sociale, quelle place du travail, quelle conception de la paix et de la souveraineté ?

      Faire du premier tour un simple mécanisme de sélection du candidat susceptible d’arriver en tête à gauche, c’est évacuer le débat de fond. Pour moi, l’enjeu est au contraire que les travailleurs puissent disposer d’une proposition communiste clairement identifiable et en mesurer la portée.

      Bien à vous.

      • Romain le 2 octobre 2026 à 20:24

        oui et tout ceci est tres cohérent avec le positionnement communiste pendant les municipales à Paris par exemple le fer de lance de la revolution… Pardon camarade mais malheureusement le PCF peine a convaincre de sa volonté révolutionnaire.

        • Lafleur le 6 octobre 2026 à 01:52

          Cher Romain,

          En 2026, le PCF a choisi face à la droite de reconduire l’union élargie à L’Après. Le vote des communistes parisiens avait approuvé l’accord à 77,9 %. LFI a joué la droite.

          Aux sénatoriales de septembre 2026, LFI a préféré l’élection d’un sénateur RN a l’élection d’une sénatrice PCF. LFI a joué la désunion aux municipales et prendre la ville de Vénissieux au PCF pour que le gendre de Monsieur Melenchon puisse être sénateur.

          A Paris, le résultat final est assez substantiel : la liste Grégoire obtient 50,52 % au second tour et 103 des 163 conseillers de Paris. Et le PCF conserve une responsabilité importante sur le logement : Jacques Baudrier est l’adjoint au maire de Paris chargé du logement, de la rénovation thermique, de l’encadrement des loyers et de la défense des locataires.

          L’action du PCF à Paris est : la part du logement social est passée de 13 % en 2001 à 25 % aujourd’hui, dont des logements dans le 7eme et le 16eme arrondissements et l’encadrement des loyers a été obtenu sur le marché privé ; installation d’un centre d’hébergement en lisière du bois de Boulogne, dans le 16e, a eu lieu, etc. Or dans ton message tu évacues en assimilant directement compromis électoral et abandon de toute perspective révolutionnaire. C’est ton choix.

          Mais, une stratégie révolutionnaire ne se mesure ni à la radicalité des mots ni au nombre de candidatures autonomes, mais à la capacité à organiser durablement le monde du travail et à transformer les rapports de force.

          Le PCF est plus à gauche que LFI. Cette dernière ne propose pas le socialisme. C’est une formation sociale-démocrate populiste. Le 40e Congrès ne parle pas d’un simple accompagnement du capitalisme : il parle explicitement d’un « communisme de conquêtes », avec l’ambition de reconquérir du pouvoir à partir du monde du travail et de transformer les rapports sociaux:
          -plan climat empreinte 2050
          -nationalisations pour le pôle public bancaire et le pôle public énergétique
          -planification démocratique etc.

          Et ne pas oublier que Sophia Chikirou a été au PS, a été suppléante d’un baron, puis Sarkoziste de gauche à la Gauche Moderne, puis intime de Mélenchon lequel lui a donné une circonscription en 2022
          en disant à Danielle Simonnet, pousse toi de là, et dont l’objectif était de jouer Dati. Enfin Sophia Chikirou, très bien introduit à BFM, a permis l’interview lamentable de Quatennens, a tenu des propos homophobes et déclaré que Fabien Rousse = Doriot. Elle a une constance anti communiste et n’est pas une révolutionnaire mais une arriviste.

          Bien à vous,



      • Marange le 4 octobre 2026 à 14:44

        Valerie Marange
        Roussel révolutionnaire? C’est pour ça qu’il manifestaient avec le syndicat Alliance contre le supposélaxisme de la justice? Qu’il défend la surconsommation de viande et le nucléaire.? on doit pas avoir la même définition du mot révolutionnaire…

        • Lafleur le 6 octobre 2026 à 02:17

          Cher Valerie Marange,

          Pour la manifestation que tu évoques, Fabien Roussel était présent à l’invitation de la CGT. Cela ne signifie évidemment pas qu’il partage les positions d’Alliance ou qu’il faille lui attribuer leurs revendications.

          D’ailleurs, aujourd’hui, il appelle les communistes à être présents aux côtés des lycéens et à sécuriser les actions, tout en rejetant les accusations visant indistinctement les organisations mobilisées. Le MJCF contribue à la mobilisation dans de nombreux lycées.

          Sur le nucléaire, en revanche, oui, nous assumons clairement notre position. La question n’est pas « nucléaire contre écologie ». Elle est de savoir comment décarboner réellement l’économie tout en augmentant le niveau de vie et en évitant que la sobriété devienne une restriction imposée aux classes populaires. Fabien Roussel défend précisément un doublement de la production d’électricité décarbonée d’ici 2050, nucléaire et renouvelables, avec l’électrification massive des usages et la décarbonation de l’industrie.

          Et c’est là que le débat avec Mélenchon devient intéressant : en 2022, son programme visait 100 % renouvelable en 2050 et la sortie progressive du nucléaire. Ce n’est pas une caricature de sa position, c’est ce qu’écrivait son propre programme.

          Le désaccord sur ce sujet est profond et justifie que la gauche révolutionnaire vote Fabien Roussel et la gauche réformiste vote pour Jean-Luc Melenchon qui a fait élire d’ailleurs Dominique Voynet en 2024 : elle a favorisé la libéralisation du secteur au niveau européen pour détruire la filière nucléaire : nous payons cher ses décisions.

          Enfin, sur la viande, évitons aussi les procès en caricature : Mélenchon a effectivement affiché en 2012 une proximité avec le boucher Yves-Marie Le Bourdonnec au Salon de l’agriculture, Donc oui, Roussel fidèle au MODEF et Mélenchon aussi ont toujours défendu une meilleure qualité et l’accessibilité à tous de cette qualité, en s’opposant à l’élevage intensif et aux traites de libre-échanges. Ce n’est donc pas un critère très sérieux pour décider qui serait ou non « un bon révolutionnaire ».

          Au fond, la vraie question est ailleurs : quelle transformation des rapports de production, quelle maîtrise publique de l’énergie, quelle réindustrialisation, quelle planification et quelle capacité à élever le niveau de vie tout en décarbonant ? C’est sur ces choix matériels qu’il faut discuter, pas sur des marqueurs identitaires.

          Fraternellement,



  2. Lafleur le 1 octobre 2026 à 16:55

    Une très bonne chose !

    Generation.s, c’est le parti de Hamon. Il a privé Melenchon de 2eme tour en 2017.

    C’est une partie de l’aile gauche de la sociale-démocratie : pas populiste comme LFI : mais aussi issue de cette aile gauche de la sociale -démocratie. Ils sont cohérents, c’est bien !

    Bon courage à eux et à LFI en espérant que le PS renonce à une candidature sociale-démocrate de plus, déjà qu’il devrait y avoir aussi les écologistes !

  3. lionel Mutzenberg le 2 octobre 2026 à 10:24

    Mais le PC crève de son réformisme; si il n’avait pas évolué vers le bas il serait certainement plus représentatif, en, tête lors des élections, LFI n’existerait pas.
    Les français veulent des actes, pas des discours !
    Et bien malin celui qui comprend ce que veut Fabien Roussel.
    Être calife à la la place du calife ?
    Tout ce marxisme pour faire moins bien que nos camarades de LO et NPA, il fallait tout de même le faire !
    Pour retrouver votre place vous vous opposez au seul parti de gauche en capacité de vaincre les droites, son patronat, et sa finance, dites, vous le faites en toute conscience de classe ?
    Ou ce principe vous l’avez refourgué avec le reste, le piège de la petite bourgeoisie nous ayant été fatale ?

    • Lafleur le 6 octobre 2026 à 02:53

      Cher Lionel Mutzenberg,

      Vous êtes social-démocrate de gauche, pour le populisme. Un scoop pour vous : LFI est réformiste.

      Sans Marie-George Buffet, donc le PCF, la scission du PS, à savoir le PG, aurait vite disparu. Le PCF a permis à Melenchon d’être candidat en 2012 etc. Son sectarisme et sa culture hégémonique issue du PS de Mitterrand en fond un ingrat. Il se comporte mal et nous refusons son réformisme.

      LFI n’est pas capable de vaincre les droites.

      Au contraire, LFI sera l’assurance d’une victoire de la droite et un facteur de sa radicalisation. Nous avons le cas au Brésil. Lula a tue la gauche. Il est cependant derriere l’extrême droite qui a pu absorber la droite et le centre quasi intégralement. Lula doit compter sur le soutien des sociaux-libéraux et n’est pas en position de force. Les élections parlementaires ont acté un recul du PT et des gains significatifs pour le PL de Bolsonaro.

      Lionel, je pense qu’il faut sortir des formules toutes faites et regarder les rapports de force réels. Dire que LFI n’existerait pas si le PCF avait fait autrement donc relève davantage de la reconstruction rétrospective que de l’analyse matérialiste. L’existence de LFI résulte aussi de la crise du PS, en 2017, de la recomposition de la gauche, de l’évolution de l’électorat populaire et de choix politiques tactiques propres à Mélenchon.

      Et surtout, « LFI est le seul parti capable de vaincre les droites » n’est pas un fait établi : c’est ton hypothèse stratégique. Rien ne permet de transformer cette hypothèse en vérité de classe et d’en déduire que les communistes devraient renoncer à leur propre projet : le socialisme.

      Quant à « ce que veut Roussel », c’est pourtant assez concret : nationaliser TotalEnergies et constituer un pôle public de l’énergie, planifier les investissements, réindustrialiser, augmenter les salaires, développer massivement l’électricité décarbonée avec nucléaire et renouvelables, sortir des énergies fossiles et reprendre démocratiquement le contrôle de secteurs stratégiques. Ce sont des mesures qui touchent directement à la propriété, à l’investissement et au pouvoir du capital. C’est un projet communiste.

      Mais vous devriez poser la question symétriquement : en quoi le programme de LFI permet-il concrètement de dépasser les rapports capitalistes de production ? Et surtout, où est la démonstration que la dissolution de l’identité politique et organisationnelle du PCF dans une candidature commune produirait mécaniquement davantage de puissance de classe ?

      Vous avez besoin de Tondelier et de Faure, pas du PCF. Si un autre candidat social-démocrate, la présence de Melenchon sera compromise, comme par la faute de Benoît Hamon en 2017 et d’Anne Hidalgo en 2022. Génération.s vous soutient déjà.

      Les communistes ont fait un choix collectif : porter une candidature issue de leurs rangs. Cette orientation a été décidée par le Congrès et la Conférence nationale, puis approuvée par 72,06 % des suffrages exprimés après vote des adhérents.

      La conscience de classe, justement, ne consiste pas à confondre unité électorale et unité de classe.

      Elle consiste à partir de la réalité des classes, de leurs intérêts, de leur organisation et des rapports de forces pour construire une stratégie de transformation. C’est précisément cela qu’il faut discuter, plutôt que de décréter que toute candidature communiste serait par définition une division irresponsable. Mélenchon pourrait se retirer et appeler à voter pour Fabien Roussel qui pourra lui bénéficier d’un front républicain anti RN.

      LFI est utilisé comme diable de confort par la droite et les médias. Cela sert le RN. C’est un fait.

      Bien à vous,

  4. Claudine Paillard le 4 octobre 2026 à 14:39

    Je ne comprends pas que Génération S rallie Lfi en disant vouloir peser et négocier…..en général, on négocie avant de se rallier, on est plus certains d’obtenir quelque chose….A moins que GS ne croit pas à sa capacité d’obtenir autre chose que de vagues promesses…..

  5. coco bonno le 5 octobre 2026 à 12:37

    ja dore ce journal

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