Nous, l’impensé de la gauche
La gauche est un écosystème qui dépasse de loin la simple forme du parti. Or, les partis et leurs élus semblent l’avoir oublié. La présidentielle est mal engagée si cela persiste.
La gauche politique se replie sur ses élus. De part et d’autre, elle tend à rabattre la politique sur les politiques publiques, les lois et leur mise en œuvre. Dans cette conception, c’est donc naturellement à eux, élus, qu’il reviendrait de porter les projets politiques, de les incarner et les défendre. Ce serait aussi à eux, nos élus, de dégager une solution pour 2027. Pardon de douter.
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À LFI, c’est au cercle des « grands élus », députés et maires, que revient la responsabilité – à défaut du suspens – de proposer un nom pour 2027 à la ratification d’au moins 150 000 insoumis. Ce sont ces mêmes députés qui, le plus souvent, ont conduit les batailles municipales et qui sont mis en avant dans les batailles politiques. La centralité du groupe parlementaire dans la vie du mouvement insoumis contredit pourtant l’objectif proclamé d’une république plus démocratique avec une participation élargie du peuple aux affaires du pays.
Sur l’autre bord du spectre de gauche, une cinquantaine d’élus – dont Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot, Boris Vallaud – déclarent ce week-end que, eux, ils ne renoncent pas. Ils écrivent : « Des pans entiers de nos élites se résignent et se préparent à la bascule annoncée de la France dans le camp trumpiste et poutiniste. Pas nous. » How dare you ? Ne voient-ils pas dans cette prétention à faire partie de la bonne « élite » une des causes du décrochage politique de la gauche ? Ils offrent leur texte à signatures. Elles affluent mais très lentement : à peine plus de 5500, ce lundi. Un résultat qui peut rendre ces initiateurs modestes et inquiets.
La gauche a toujours été faite de militants, d’associations et de syndicats, d’intellectuels, de maisons d’édition et de journaux. Mais ces millions d’engagés sont négligés dans les stratégies politiques. La réduction des cercles dirigeants autour des élus et de leurs assistants est très préoccupante.
Comment en est-on arrivés à un tel dessèchement des partis, un tel repliement ? Pourtant, les uns et les autres connaissent leur histoire de la gauche. Ils savent que la gauche n’a jamais été seulement celle des partis et encore moins celle des seuls élus. La gauche a toujours été faite de militants, d’associations et de syndicats, d’intellectuels, de maisons d’édition et de journaux. Mais ces millions d’engagés sont négligés dans les stratégies politiques. La réduction des cercles dirigeants autour des élus et de leurs assistants est très préoccupante.
Ce diagnostic n’est pas original. Tous savent.
Tous ont vécu le Nouveau Front populaire à l’été 2024, cet élan qui a réussi ce qui paraissait inatteignable. C’est bien toute la gauche qui est parvenue, mobilisée de mille et une manières, à empêcher la prise du pouvoir par l’extrême droite. Mais, une fois le danger écarté, on ne nous a plus rien demandé. Pour de bonnes et de mauvaises raisons, tous s’en sont retournés s’engueuler avec leurs voisins de banc à l’Assemblée nationale.
Tous savent aussi que ce sont les larges mobilisations contre les pesticides, contre le recul de l’âge de la retraite, contre les attaques au droit ou à l’histoire sociale qui ont tenu en respect le gouvernement. Les victoires ne sont pas totales, pas toujours éclatantes, mais elles sont. Et tous députés qu’ils sont, ils ne l’auraient pas fait sans nous tous.
Nous, cet impensé de la gauche politique.
Je ne suis pas d’accord avec vous Catherine… je trouve ça même un peu gonflé!
Le « nous », pour la gauche de rupture, il est partout! Dans le Peuple, l’Union populaire ou la Nouvelle France (si obscure pour Benjamin Duhamel).
Alors, on peut discuter de sa solidité, de sa cohérence ou de sa traduction concrète, mais dire qu’il n’est pas pensé, c’est l’inverse de la réalité à mon sens! J’irai même jusqu’à dire que le « Nous », c’est même devenu l’obsession de la gauche…
Bien sûr, il y a le problème de comment ce « nous » s’organise et de comment on évite que ça retombe sur quelques figures et un appareil… Mais, la « nouvelle France » existe, ne serait ce que comme marqueur d’une évolution sociologique incontestable! De fait, elle n’est pas spontanément unifiée et demande du boulot politique, des structures, du conflit assumé, pas juste des moments électoraux ou des signatures entre élus!
Mais enfin… qui a gauche vise une assemblée constituante populaire pour cristalliser ce « nous » autours d’une vision commune… Personne Catherine ? Vous en êtes sûre????
Vivement la rupture!
Oui, une assemblée constituante pour changer cette constitution qui n’a rien de démocratique.
L’ article 3 de la constitution dispose que :
Alinéa 1er : » La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Alinéa 2 : Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
L’on comprend que c’est le suffrage universel qui décide de qui dirigera la France.
L’article 8 de la constitution dispose :
Alinéa 1er : » Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. »
Alinéa 2 : » Sur la proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. »
L’on comprend que le premier ministre peut ne pas être du même parti politique que le Président, il n’en perd pas pour autant ses prérogatives.
ET bien non ! le Président nomme qui il veut, quand il veut, et se moque de n’avoir aucune majorité à l’assemblée nationale !
Il nomme un mien ami, ayant aucune formation juridique, Président du Conseil Constitutionnel, et une ministre du budget, qui a menti à consciemment devant l’assemblée nationale, Présidente de la Cour des comptes.
Ce foutage de gueule doit cesser, après de nombreuses insultes envers le peuple français, cette constitution n’a rien de démocratique.
C’est une partie de la rupture qui fait si peur à notre bourgeoisie prête à tout pour éviter la perte de ses privilèges.
Mais attendons l’heure du bilan de ces dix années de macronisme, la constitution l’a aussi prévu, le Président est irresponsable, ce qui lui a permis ses décisions dont nous reparlerons après son départ.
Il va y avoir de l’orage dans l’air !
Nous pouvons être nombreux à nous retrouver dans le texte de Catherine Tricot. La gauche populaire, celle qui peut imposer la rupture et le changement politique dont le pays a besoin, existe ailleurs que dans les états majors des organisations politiques qui peuvent la représenter. Les forces politiques encartées et les partis politiques ont perdu des milliers d’adhérents. Les sections locales PS ou PC, les cellules de quartier ou d’entreprise du PCF, les ??? de LFI ( je ne sais pas comment les nommer) ont disparu, n’existent pas ou plus…Par contre, les militants, les bénévoles, les soutiens, les engagés de toute sorte existent ailleurs : dans les associations, les syndicats, les fédérations sportives ou culturelles, les ONG et font souvent un travail remarquable. C’est cette masse multiple, en attente d’une nouvelle gauche plus que d’une Nouvelle France, que les organisations politiques « ayant pignon sur rue » ont oubliée et ne sollicitent d’ailleurs même plus, qui se mobilise. Le rassemblement et les actions de masse existent : la pétition sur la loi Duplomb, les mobilisations sur les questions environnementales, les cagnottes de solidarité pour les Duralex, etc… Potentiellement, le front populaire pour le changement existe, il appartient aux organisations politiques de le concrétiser autrement que par le bruit et la fureur, par les agitations médiatiques pénibles, par les compromissions avec les vrais adversaires.
Vous faites erreur.
Les sections locales PCF, les cellules de quartier ou d’entreprise du PCF existent toujours (sans doute pas toutes) : il faut les chercher, c’est tout. Internet et directement le PCF…
Les Groupes d’Action de LFI existent toujours, bien entendu. Là aussi, le site LFI vous aidera à les trouver.
Je peux vous garantir que ces militants sont bien dans leur parti ET ailleurs aussi (associations, syndicats, etc.)
Et chacun de ces deux partis met en place des formations pour les militants.
« autrement que par le bruit et la fureur, par les agitations médiatiques pénibles » : ce sont les media qui font le bruit et la fureur et qui fabrique cette pénibilité (Regards inclus).
Si Glucksmann n’avait pas été à LCI, croyez-vous qu’on saurait qu’il était médiatiquement très mauvais ?
Si Marianne n’avait pas fait sa une de François Hollande qui aurait su qu’il était prêt pour sauver la France et stabiliser le monde en 2027 ?
Si CNews n’avait pas déversé sa haine raciste à longueur de journée, qui saurait qui est Bagayoko ?
Si Tondelier n’avait pas une veste verte, qui saurait qu’elle est écologiste ?
« les engagés de toute sorte existent ailleurs : dans les associations, les syndicats, les fédérations sportives ou culturelles, les ONG et font souvent un travail remarquable »
Oui, mais qui a l’argent pour monter une machine électorale qui puisse mener la « bataille » voire remporter une élection : les partis politiques.
A chacun de militer là où il trouve sa voie. Et même étant membre d’une association ou d’un syndicat, on peut aussi militer dans un parti.
Le pire politiquement est d’être dans le déni de réalité. Lors des dernières présidentielles , Fabien Roussel, candidat du PCF a fait moins de 3%, Anne Hidalgo, candidate du PS, moins de 2%, chacun moins que Lassalle 4%…J’ai été membre du comité de section PCF d’une ville moyenne, la section avait fêté le 1000ème adhérent, ( il y a plus de 20 ans), aujourd’hui moins de 50 adhérents…Idem pour la section locale du PS, et cette année LFI ä eu toutes les peines du monde pour constituer une liste aux municipales…Voilà pour la réalité objective !…Certes, cette situation n’est pas identique partout, heureusement. Mais il existe des chiffres nationaux incontestables. Mon propos est d’affirmer que les réserves électorales d’une politique de rupture sont ailleurs que dans les partis, actuellement incapables, de s’entendre et pire, qui ne cessent de s’invectiver et de s’opposer.. Seule, une majorité de gauche plurielle est en capacité de changer de politique et d’éviter la prise de pouvoir de l’extrême droite ou d’une coalition des droites…Nous en sommes loin ! Le réveil et le rassemblement de la gauche sans exclusive, c’est tout le sens des propos de Christiane Taubira, aujourd’hui, dans l’Humanité…
Pas de déni de réalité : même réduit à 50, votre section PCF existe encore ! S’ils n’arrivent plus à convaincre, n’est-ce pas à cause des lignes politiques de mort de la direction du PCF ? Je pense que ces 50 peuvent choisir d’aller voir « les réserves électorales d’une politique de rupture [qui] sont ailleurs que dans les partis » ?
Les partis ne peuvent pas s’entendre, arrêtez de croire à ça.
Le PS mène une politique de droite, comment voulez-vous que le PCF et LFI s’unissent au PS ? Sur un programme de droite ou de gauche ?
Le PCF ne veut pas d’union avec LFI parce que LFI ne lui laisse pas assez de députés (je l’ai déjà dit, c’est Roussel qui l’a dit !).
Ça fait longtemps que le PS fait un faible pourcentage, ce n’est pas nouveau. Je maintiens que c’est sa stratégie d’asservissement au PS qui l’a tué car la seule chose qu’il voit sont les élus.
Les voix du PCF sont allées au RN, au PS, à LFI et dans l’abstention.
Pendant l’ère Macron, l’électorat PS a été chez Macron et à LFI, seuls sont restés les fidèles au PS comme pour le PCF qui ne gardent que les fidèles au PCF.
Vous semblez oublier que la réalité objective c’est LFI à 22 % à la présidentielle. Et il n’y a pas 22 % d’électeurs qui militent pour LFI. D’où viennent-ils alors si ce n’est dans « les réserves électorales d’une politique de rupture [qui] sont ailleurs que dans les partis » ?
Si demain le PCF et LFI s’unissent, OK, je prends, ces deux-là ont des visions assez proches pour que ça marche.
Si demain PS et LFI s’unissent, KO, personne ne peut y croire. Les plus radicaux de LFI iront voter plus à gauche ou pas voter du tout. Les plus à droite du PS iront voter à droite ou pas voter du tout. Dans tous les cas ça sera la défaite assurée !
Il n’y a pas plusieurs camps, c’est droite ou gauche. Et en ce qui concerne le PS, personne ne peut dire qu’il mènera une politique de gauche, de droite, comme d’habitude (les 35 heures et la mariage pour tous n’excuse pas tout le reste).
Christiane Taubira se trompe comme beaucoup d’autres. Elle oublie l’histoire. La gauche n’a jamais gagnée unie ! Parce que cette union veut dire CONFUSION !
Vous faites erreur.
Les sections locales PCF, les cellules de quartier ou d’entreprise du PCF existent toujours (sans doute pas toutes) : il faut les chercher, c’est tout. Internet et directement le PCF…
Les Groupes d’Action de LFI existent toujours, bien entendu. Là aussi, le site LFI vous aidera à les trouver.
Je peux vous garantir que ces militants sont bien dans leur parti ET ailleurs aussi (associations, syndicats, etc.)
Et chacun de ces deux partis met en place des formations pour les militants.
« autrement que par le bruit et la fureur, par les agitations médiatiques pénibles » : ce sont les media qui font le bruit et la fureur et qui fabrique cette pénibilité (Regards inclus).
Si Glucksmann n’avait pas été à LCI, croyez-vous qu’on saurait qu’il était médiatiquement très mauvais ?
Si Marianne n’avait pas fait sa une de François Hollande qui aurait su qu’il était prêt pour sauver la France et stabiliser le monde en 2027 ?
Si CNews n’avait pas déversé sa haine raciste à longueur de journée, qui saurait qui est Bagayoko ?
Si Tondelier n’avait pas une veste verte, qui saurait qu’elle est écologiste ?
« les engagés de toute sorte existent ailleurs : dans les associations, les syndicats, les fédérations sportives ou culturelles, les ONG et font souvent un travail remarquable »
Oui, mais qui a la masse au niveau national pour monter une machine électorale qui puisse mener la bataille et remporter une élection : les partis politiques.
Ceux qui se sentent exclus des décisions sont ceux qui râlent mais refusent de militer.
A chacun de militer là où il trouve sa voie. Et même étant membre d’une association ou d’un syndicat, on peut aussi militer dans un parti.
Vous décrivez un peuple engagé partout… et vous en faites une réserve de voix « en attente »…
Sauf que militer en asso ou en syndicat, ce n’est pas devenir neutre, c’est produire du conflit, des intérêts et donc du politique… Or, les formes nouvelles d’engagement, les conflits d’aujourd’hui, ne sont pas le reflet d’une France « éternelle » mais l’expression la plus « brute » d’une « Nouvelle France” déjà là issue d’une évolution sociologique notable!!!
Vous vous essayez à un tour de passe-passe en mettant « toutes » les gauches (j’espère que vous n’y comptez pas le PS) au même niveau pour mieux déplacer le sujet vers un « ailleurs » social valorisé… mais politiquement inoffensif!!!
Au passage, vous transformez des citoyens actifs en public à « solliciter »… pas très flatteur en somme…
Pourtant le choix qui se pose aux citoyens est clair: gérer l’existant en appelant au rassemblement flou… ou permettre au peuple d’écrire lui-même les règles en choisissant un programme precis!!!
C’est marrant que ça vous échappe alors que beaucoup ont déjà compris que c’est exactement ce que propose La France insoumise avec l’assemblée constituante : passer de la représentation d’une masse supposée passive, à des citoyens acteurs qui refondent le cadre de leur vie!
Honnêtement, la salle d’attente ça suffit, il est temps d’ouvrir la porte de la constituante…
Vivement la rupture!
il a raison Carlos H Catherine Tricot ne voit que ce qu’elle veut bien voir
Marcel T
marcelthomas758@gmail.com
« La centralité du groupe parlementaire dans la vie du mouvement insoumis contredit pourtant l’objectif proclamé d’une république plus démocratique avec une participation élargie du peuple aux affaires du pays. »
le groupe parlementaire LFI nous représentent, nous et nos électeurs.
Le PS se fait élire sur un programme de gauche et fait systématiquement l’inverse. Donc pour Regards no problem, pas la peine d’en parler…
« Comment en est-on arrivés à un tel dessèchement des partis, un tel repliement ? »
Vos copains EELV, l’Aprés, l’immense Debout, PP et j’en oublie, à force de revirement et de trahison ça ne marche pas trop!!
Nous c’est simple vos confrères des merdias ont été surpris par notre score et nos résultats malgré toutes les manipulations des medias !!
La suite au sujet de l’unité de la goche dans les commentaires.
https://regards.fr/retrait-reculades-et-theatre-parlementaire-chronique-dune-vacuite-organisee/
Question
Pourquoi Regards parle de l’appel à l’unité de Vallaud, Gluckmann ( de goche ?!) , Jadot en « oubliant » de dire qu’ils refusaient AVANT TOUT l’unité avec la première force de gauche ?
Après l’Impensé voici le CENSURE
Fracture chez les Écologistes : les Verts populaires entrent en scène
Ils ont claqué la porte, ont été exclus ou ont choisi de prendre leurs distances. Ce lundi 20 avril, une poignée de militant(e)s et d’élu(e)s en rupture avec la direction des Écologistes ont officiellement lancé leur propre mouvement. Les Verts populaires défendent une écologie de rupture, enracinée dans les quartiers populaires, et réclament haut et fort l’union de toute la gauche pour 2027. Marine Tondelier, elle, continue de regarder ailleurs.
Le mouvement est modeste pour l’instant, avec quelques centaines de membres selon ses fondateurs. Mais le signal politique, lui, est fort. Ce lundi, lors d’une conférence de presse, Julia Mignacca, présidente démissionnaire du Conseil fédéral des Écologistes, a officiellement pris la tête de la Coordination nationale des Verts populaires. À ses côtés, Richard Marion, élu de Vaulx-en-Velin, et Jérôme Gleizes, conseiller de Paris sortant, qui avait dès fin janvier rejoint la liste insoumise de Sophia Chikirou pour la mairie de Paris.
Une rupture qui couvait depuis des mois
La crise n’est pas née en un jour. Dès la fin janvier 2026, à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, une tribune publiée sur Mediapart avait rassemblé plus de 320 signatures de militant(e)s et cadres écologistes. Ils et elles dénonçaient la stratégie de la direction nationale, accusée de privilégier une alliance systématique avec le Parti socialiste au détriment de toute ouverture vers d’autres forces de gauche. En réponse, la direction des Écologistes avait suspendu les adhérents refusant de retirer leur signature. Plusieurs avaient alors franchi le pas, rejoignant des listes progressistes dans diverses villes, de Paris à Montpellier en passant par Marseille et Nantes.
Julia Mignacca, qui avait rejoint la liste de la députée LFI de l’Hérault Nathalie Oziol pour les municipales montpelliéraines, a assumé publiquement ce choix. Pour elle, le parti menait depuis trop longtemps une politique de zigzag entre une aile gauche et une aile droite, sans jamais imprimer de ligne claire. Jérôme Gleizes, de son côté, résumait ainsi la différence de fond avec les insoumis : son mouvement s’inscrit dans une critique du productivisme, là où la gauche radicale met davantage en avant la lutte pour les droits sociaux. Un mouvement distinct, donc, mais résolument aligné sur l’objectif d’une gauche unie.
Le bilan électoral : une gifle pour Tondelier
Le contexte de ce lancement est limpide. Les municipales de mars 2026 ont été un désastre pour les Verts. Six grandes villes conquises lors de la vague verte de 2020 ont été perdues : Bordeaux, Besançon, Strasbourg, Poitiers, Annecy et Colombes. Le seul véritable motif de satisfaction est la conservation de Lyon, où Grégory Doucet a été réélu à la surprise générale, alors que tous les sondages le donnaient battu. Bordeaux perdue au profit du centre, Strasbourg tombée, Besançon envolée : c’est l’effondrement d’un cycle entier.
Plusieurs voix internes au parti avaient pourtant averti pendant la campagne. La participation, remontée à 57 % en 2026 contre 42 % lors du scrutin de 2020 marqué par la pandémie, avait mécaniquement rogné l’avantage structurel dont bénéficiaient les Verts dans un électorat jeune et urbain. Au soir du second tour, Tondelier elle-même dénonçait les divisions à gauche, fustigeant les partisans des gauches qu’elle qualifiait d’irréconciliables. Mais les dissident(e)s lui retournent l’argument : c’est précisément son refus d’une union pleine et entière, intégrant toutes les composantes de la gauche, qui a fragilisé les dynamiques locales et sacrifié le fond politique.
Un programme pour 2027, et une ligne claire
Les Verts populaires défendent le programme du Nouveau Front Populaire, tel qu’il avait été construit dans l’élan des législatives anticipées de 2024. Pour eux, la primaire lancée à l’automne 2025 par Marine Tondelier avec le Parti socialiste, François Ruffin, Clémentine Autain et Lucie Castets, et prévue pour le 11 octobre 2026, n’est qu’une coalition d’appareils sans contenu programmatique réel. Une critique d’autant plus lourde que Jean-Luc Mélenchon a d’emblée refusé d’y participer, rendant l’exercice orphelin de la principale force électorale de la gauche radicale.
Pour Richard Marion, la position est sans ambiguïté : le pays a besoin d’une union de la gauche, et l’écologie se doit de dire clairement qu’elle veut travailler avec toutes les forces progressistes, sans exclusive. Les propositions que veulent porter les Verts populaires pour 2027 sont explicitement sociales et territoriales : rénovation énergétique des logements dans les quartiers populaires, accès à une alimentation saine, création de boucliers tarifaires sur les billets de train.
Aucune fusion avec LFI annoncée pour l’instant
Les Verts populaires maintiennent néanmoins une distance formelle avec la France insoumise. Pas question, à ce stade, d’une intégration pure et simple. La ligne de démarcation tient, selon leurs représentants, à l’ancrage écologiste et décroissant de leur démarche, là où la gauche radicale défend prioritairement les droits sociaux. Mais nul ne se voile la face : ce mouvement est structurellement aligné avec les objectifs unitaires portés par la gauche de rupture pour 2027.
Pendant ce temps, les Écologistes perdent leurs plumes et leur base. Et Tondelier continue de jouer sa partition en solo, au risque d’achever ce qui reste d’une maison verte déjà bien fissurée.
Sources : 20 Minutes, AFP, Franceinfo, Reporterre
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Je continue. Je continuerai. Coûte que coûte.
Comment peut-on penser « la gauche » en ne consacrant même pas une phrase au monde syndical et son rôle central dans la situation de la « gauche » (les guillemets parce qu’aujourd’hui plus que jamais ce vocable est vide de sens si l’on s’accorde à y situer quelqu’un comme R Glucksman ou F Hollande. Plus pertinent serait de situer le débat sur l’anti capitalisme, mais bon).
Car enfin! Ces syndicats au cœur du réacteur nucléaire du capitalisme refusent de parler politique! Ce ne serait pas leur objet à ces niaiseux.es! Non, la politique c’est pour les partis, eux c’est uniquement les conventions collectives et les accords de branche!
Dans quels cerveaux malades et/ou stupides peut-il germer l’idée que les rapports de force au travail ne sont pas politiques et que le citoyen passerait du politique lorsqu’il est chez lui au syndicalisme lorsqu’il est à son poste avec cloison étanche entre les deux?
Le problème central de la « gauche », outre les coucous s’en prétendant alors qu’objectivement ils sont du camp d’en face, est que les syndicats par une espèce de pudibonderie mal placée refusent d’être des acteurs politiques au même titre que les partis. Si bien que l’opposition au système est par nature divisée, consacrant son impuissance finale.
Le MEDEF ne se gêne pas pour faire de la politique, la CGT refuse. Le résultat? Eh bien on l’a sous les yeux avec une Assemblée où la gauche domine mais est claquemurée dans une opposition stérile tandis les syndicats enquillent des « journées de lutte » sans que cela ne trouble la tranquillité marmoréenne des sous vêtements du capital.
La division de la « gauche » est toute entière dans cette absurdité.
S’il vous plait, allez lire cet article de Libération sur le chantage du PS face à Bagayoko pour l’intercommunalité en Seine-Saint-Denis.
https://www.liberation.fr/politique/duel-ps-lfi-bally-bagayoko-et-karim-bouamrane-saffrontent-pour-presider-lintercommunalite-plaine-commune-20260420_NODSMNAPGFCQNOZCIQXPCF4OYE/
Et vous voulez faire l’union avec ça ?
Réveillez-vous, camarades !
Tous ont vécu le Nouveau Front populaire à« Tous ont vécu le Nouveau Front populaire à l’été 2024, cet élan qui a réussi ce qui paraissait inatteignable. »
Vous en êtes encore là ? Vous n’avez pas encore compris que ce que vous appelez « gauche » a perdu avec la NUPES et le NFP. Vous comptez le nombre de députés et vous dites « on a gagné » ! Ben non. Ces alliances ont permis au PS et aux Écolos de se maintenir au niveau national, au PCF de ne pas tomber aux oubliettes et à LFI de continuer sa progression. Ce fut une alliance purement électoraliste qui ne demandait rien à personne et qui a « réussi » uniquement parce qu’il y avait encore assez d’électeurs de droite préférant voter NFP que RN (est-ce que ce serait le cas aujourd’hui ?).
Le NFP est mort quand ils n’ont pas voulu faire un groupe unique à l’assemblée, preuve que c’était purement électoraliste ! Le NFP est mort quand seule LFI a assumé de mettre NFP dans le nom du groupe parlementaire.
« À LFI, c’est au cercle des « grands élus », députés et maires, que revient la responsabilité – à défaut du suspens – de proposer un nom pour 2027 à la ratification d’au moins 150 000 insoumis. »
Ha ça, ça ne vous plaît pas que LFI puisse (encore) désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat pour 2027. Ô, comme il a été méchant avec vos amis Autain, Garrido, Simonet et Ruffin. Bouh. Toujours est-il que 150000 c’est toujours plus que les 40000 du PS ou du PCF, les 16000 des Écologistes, les 3 pelés et 2 tondus de LAPRES ou Debout!.
C’est exactement ce type de propos qui empêchent le rassemblement pour gagner. Personne ne peut avoir le monopole, à lui seul, de la vérité politique, pas plus LFI que le PCF, le PS, les écologistes ou autres progressistes. Par conséquent, soit il faut travailler au rassemblement pour gagner, soit chacun reste sur ses positions, dans une espèce de pureté politique et idéologique, et c’est la défaite assurée. Je continue de croire au rassemblement des forces populaires.
Bien entendu, l’hégémonie du PS à gauche depuis 1974 ne gêne personne. Mais quand il perd cette hégémonie et que c’est LFI qui la prend, alors rien ne va plus, il ne faut pas de parti hégémonique. C’est pas un peu hypocrite ça ?
Le rassemblement pour gagner est un leurre.
Quand la gauche unie à-t-elle gagné en France ?
Il ne s’agit pas de « pureté politique et idéologique » il s’agit du programme à mettre en place, de la politique à mener, quelque chose qui concerne 70 millions de français et pas des dirigeants des partis.
Si vous rassemblez LFI, PCF, PS et Les Écologistes vous aurez un programme tellement rabougri pour plaire à tout le monde que personne n’en voudra.
Vous vu : le PS propose un programme mais celui-ci n’engagera pas son candidat ! Comme de participer à la primaire du PS n’engage pas de soutenir Royal, Hamon ou Hidalgo mais Hollande oui !
Demander aux forces populaires de choisir c’est leur proposer des candidats à la présidentielle avec des programmes affirmés par un candidat avec un gloubi-boulga infâme.
Le rassemblement des forces populaires, il se fera dans l’action après la présidentielle : législatives, grèves, manifestations, etc., soit pour soutenir leur président soit pour lutter contre un président qui continuera la politique menée depuis 1983.
Je ne crois plus à ces machins que l’on nomme parti politique, ils ne servent que que celles et ceux qui les dirigent.
Il faut se tourner vers les électrices et les électeurs en leur demandant ce qu’ils souhaitent demain : On continue comme avant, ou on change de système ?
Un programme, des compétences, de la constance dans ses propos, et dans ses actes.
Et on vote.
Jean Luc Mélenchon a été soutenu par une grande partie de la gauche en 2012 , en 2017 et en 2022 (celle que vous semblez mépriser ) ……il a désormais un plafond de verre au second tour ……au tour donc du « retraité-sénateur-socialiste » Mélenchon de soutenir enfin une relève à gauche fédératrice , rassembleuse et démocratique ….À son tour de passer la main ..comme dirait lui même de dégager !!
Si vous votez pour une incarnation allez voter Hollande.
Si vous voter pour un programme, vous voterez JLM ou n’importe qui d’autre.
Je ne méprise personne, seulement voilà, j’ai plus de 80 ans, milité au PC et à la CGT, voté à gauche depuis 1972, soutenu au second tour le candidat, ou la candidate, de gauche, le ou la, mieux placé.
Le PS a exercé son hégémonie sur la gauche pendant plus de trois décennies, avec la complicité des médias, et de ses mandants, qui avaient bien compris le virage du PS de 1983.
Pour quels résultats, qui en a pris plein la tronche dans son entreprise pendant les années Mitterrand, et après, alors que les engagements pris n’étaient jamais respectés ?
Qui n’avaient d’autre solution au second tour que de choisir le moins pire des deux, alors qu’ils étaient les mêmes ?
2012, 2017, 2022, la gauche vote Mélenchon, cette gauche totalement discréditée après la périodes socialistes sans socialisme, qui produit un programme, certes pas révolutionnaire comme celui de 1981, mais qui répond bien aux problèmes de nos compatriotes avec ses solutions, et son financement.
NUPES – NFP, mêmes solutions, mêmes soutiens, de cette électorat qui veut, » Changer la vie » de tous les français, pas seulement changer la vie de ses nouveaux élus !
Le constat est partagé sur les causes du mécontentement, de la colère, du peuple, reste les moyens pour mettre en œuvre le programme, et c’est là notre différence : le PS, comme, le RN, ne veut pas prendre les moyens là ou ils sont réellement : chez cette classes de riches milliardaires qui dirigent officieusement notre pays aujourd’hui, en soudoyant ces castes de gens très aisés qui se moque,t bien de la misère du plus grand nombre.
Nous avions un même vote, mais avions nous le même idéal, la même finalité, de notre vote ?
Même pas foutu de respecter la demande d’abrogation de la loi retraite du Medef/Macron, PS- CFDT, encore eux, complices, alors que des millions de personnes la demandaient aux représentants de la Nation qu’ils avaient élu !
Quand des partis qui se disent de gauche passent leur temps a dénigrer le seul homme de gauche capable de battre les droites aujourd’hui, alors qu’ils ont été incapable de crédibiliser un autre candidat, le problème, ce ne sont plus les droites.
Lire Johann Chapoutot , ou encore, Marc Bloch.
Sacrée Raquel ! : » Titre de la plénière de clôture rassemblant Glucksmann, Jadot, la présidente PS d’Occitanie Carole Delga, l’ex-insoumise pro-primaire Raquel Garrido et le banquier d’affaires progressiste Matthieu Pigasse ? «Retrouver l’enthousiasme». Tout un programme. » ( Libération )
Sacrée Clémentine ! : Par une résolution adoptée à 92,5%, L’APRÈS s’engage pleinement dans la primaire et soutient la candidature de Clémentine Autain. ( compte X de Clémentine Autain )