Mélenchon, le moment international
Jean-Luc Mélenchon entre en campagne par la porte internationale et fonde sa candidature sur la centralité du droit international, le non-alignement, la critique de l’impérialisme américain.
Ce jeudi 28 janvier, devant un fond bleu-blanc-rouge, Jean-Luc Mélenchon a donné rendez-vous à une vingtaine de titres de la presse internationale pour exposer la doctrine insoumise concernant « la nouvelle donne internationale ». Diffusée sur YouTube, cette conférence de 1h45 a déjà été visionnée plus de 200 000 fois. Elle constitue, explicitement, une étape importante dans la perspective de la campagne présidentielle.
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Cette intervention visait tout à la fois à refonder le corps de doctrine insoumise et à exposer ce que serait l’action d’un gouvernement insoumis.
Pour commencer, le leader de LFI a voulu assumer un tournant en instituant la centralité du droit international. Jean-Luc Mélenchon se démarque ainsi de ce qui, pour lui, était l’historique internationalisme qui se fondait sur un soutien aux États de l’ancien bloc de l’Est (largement disparu) et sur une solidarité aux forces progressistes. Pour l’homme qui se revendique à plusieurs reprises de la gauche radicale (terme très inhabituel dans sa bouche), il s’agit d’une inflexion nette avec la pensée classique des courants issus de l’extrême gauche. Dans sa conférence, il illustrera ce changement d’approche par un soutien apporté à l’État libanais dirigé par le général Joseph Aoun ou encore par un souhait de commercer autant avec la Chine qu’avec l’Inde. Il veut « laisser de côté les désaccords idéologiques » avec les différents régimes dès l’instant qu’ils sont légitimes du point de vue du droit international et qu’est faite la distinction entre pays agresseur et pays agressé – le cas échéant. Concernant la Russie, une fois la guerre terminée avec des conditions de sécurité garantie, Jean-Luc Mélenchon veut la voir réintégrée dans l’espace européen qu’il désigne, à la suite de Gaule, comme s’étendant de « l’Atlantique à l’Oural ».
L’autre enjeu de cette conférence est de caractériser le bouleversement du monde que Jean-Luc Mélenchon ne fait pas remonter à la réélection de Donald Trump. D’entrée de jeu, les États-Unis sont présentés comme « un empire agressif né d’un génocide et qui a passé les neuf dixièmes de son temps en guerre avec le reste du monde ». Il nomme « néosuprématisme » l’actuel pouvoir à la Maison Blanche pour le distinguer du fascisme historique. Au racisme et suprématisme ethnique, il ajoute la dimension libertarienne, obscurantiste, techno-capitaliste. Il récuse l’opposition entre illibéralisme et néolibéralisme, le premier étant la réponse raciste aux souffrances infligées par le second.
Mais, pour le leader insoumis, la globalité de la politique américaine se comprend d’abord comme une continuité – depuis Obama et jusqu’à Biden – de la guerre contre la Chine, « adversaire systémique ». Il insiste : il n’y aura pas de retour en arrière quand bien même les Démocrates reprendraient le pouvoir. Le moment trumpien est aussi important que la dislocation du bloc de l’Est. Il est irréversible et passe par la destruction méthodique de l’ordre international. La prétention de propager la démocratie est désormais remplacée par l’affirmation brute de la force. Cette guerre contre la Chine passe par le contrôle de toutes les voies de passages des produits chinois, notamment sur les mers. Et de citer la reprise en main du canal de Panama, du détroit d’Ormuz, les prétentions sur le Groenland… Il ajoute la préparation à un affrontement militaire avec la Chine. Jean-Luc Mélenchon s’élève vivement contre la banalisation de la guerre au temps de l’atome.
Ce moment apparaît au leader insoumis aussi comme une opportunité. Il y voit l’occasion de déployer une politique du non-alignement, d’isoler politiquement les États-Unis et d’amorcer la construction d’un monde multilatéral qu’il oppose à la vision multipolaire d’un monde organisé en grands ensembles concurrents. Dans cette perspective, il promeut de nécessaires réformes de l’ONU, en particulier sur le droit de veto. Il avance une idée nouvelle, celle de promouvoir des « causes communes » et pour ce faire, de nouer des alliances à géométrie variable. Parmi les « causes communes », il énonce l’enjeu de récréer une monnaie commune, alternative à la suprématie totale du dollar. Il veut relancer la question du désarmement nucléaire, chimique et bactériologique. Il pousse l’enjeu de la définanciarisation qui désormais menace à tout moment de faire craquer les économies.
Avec cette conférence, Jean-Luc Mélenchon hisse le débat politique sur les questions internationales. Il ne traite pas tout dans le détail et il soulève des questions qui peuvent être débattues. Ainsi, on pourra discuter de cette « opposition » entre internationalisme et droit international qui a pour conséquence de replier les enjeux internationaux sur les questions étatiques et de droit. Alors qu’à raison, il parle de la monnaie, il n’évoque pas l’enjeu et le danger des cryptomonnaies qui défont le lien entre État et monnaie. Il ne revient pas sur quelques sujets sur lequel on l’attend aussi comme les échecs de la gauche en Amérique latine. Il priorise la remise en cause des États-Unis mais minore les enjeux face à la puissance chinoise – qui n’est pas que bienveillante. Et que dire de la Russie ? Il parle volontiers de la France et de l’action d’un gouvernement insoumis mais ne dit rien de l’avenir désirable pour l’Europe. Il évoque les États et assez peu l’action des peuples. Il aborde la question de la création d’un Kurdistan sans élargir la réflexion aux enjeux de frontières, de souveraineté dans l’articulation avec les enjeux de l’humanité (climat, ressource). Bref, il reste de nombreux sujets en suspend sur lequel Regards reviendra…
Jean-Luc Mélenchon prend date et n’entend pas laisser le champ libre à Dominique de Villepin, plante ses banderilles dans la logique du discours portée par Raphaël Glucksmann, affirme sa stature présidentielle. La compétition est lancée. Les concurrents sont défiés.
Merci a Catherine et à Regards pour cet article qui nous a éclairé sur cette vidéo que je suis parti voir grâce à vous.
Pas besoin de compétition ou de concurrents Comme De Villepin ou autres pour contester tout ce qu’il dis à l’international, ni dans sa vision personnalisée des fait historiques, monsieur Martelli doit bondir au plafond après l’avoir écouté. il suffit d’être un peu intelligent et d’avoir un peu de culture historique pour contredire tout son discours que l’on pourrait définir populairement par » Une réponse de Jesuite ( ‘Se dit d’une personne qui montre une subtilité un peu retorse, qui manque de franchise et de sincérité)
Concrètement, son antiaméricanisme l’aveugle et ne le rends plus objectifs et se concretise par son incapacité à être chef des armées ou de gouverner sous le label de Gauche.
On va vite résumer sur des faits historiques/ J’ai commencé à tiquer sur le fait qu’il dis les Etats unis D’Amérique n’ont toujours vécu que par la guerre ou les génocides depuis leur création .
C ‘est vrai, et c ‘est faux en même temps.
Le coté vrai étant que oui c ‘est vrai que depuis l’invasion du continent, les indiens ont été massacrés, genocidés, certes, mais ce sont d’abord la maladie, et les espagnols qui ont commencés à tuer les indiens, et en fait tout les pays, comme L’Espagne,Les Anglais, La France (Louisiane, etc …) depuis 1492, car les Etats Unis d’Amérique n’ont été crées qu’en 1776 et les indiens étaient déjà presque tous mort.
Et que les guerres précédentes étaient surtout européennes ou mondiales pour la conquetes de l’ensemble du territoire entre européens exilés. C ‘est à dire nous.
Donc non ce ne sont pas les etats unis qui ont génocidé les indiens, mais nous les européens, et la maladie.
Jean Luc Melenchon à un don de revisiter l’histoire tout en restant honnête. Il nous avait déjà expliqué comment s ‘était déroulé comment s ‘était déroulé la seconde guerre mondiale. D’après lui, sur des faits historiques. Hitler à pris le pouvoir en s ‘aidant des financiers américains, et puis il y a eu la guerre, les résistants sont partis en Angleterre, puis l’allemagne Nazie s’ ‘est fait écrabouiller par les Russes. Oui tout est vrai, sauf que il n’a pas dis, que si effectivement, quelques industriels américains ont fait quelques affaires non militairess avec Hittler, ce sont bien les russes qui ont pactisé avec Hitler (Pacte germano Sovietique) pour se partager l’Europe, en commençant par la Pologne. Ce qui explique que les Polonais se méfient des Russes et veulent s’en protéger, plutot avec l’Otan qu’avec la Russie. Et il a oublié de dire que ce sont les USA qui nous ont libérés avant la Russie.
Concernant ses motivations, elles sont floues … Il va crier au Genocide a Gaza, mais s’aligner les arguments russes pour la Syrie, l’Ukraine.
On l’entends vociférer au Genocide à Gaza avec ses 70 000 morts par Israel soutenu par les USA, mais tres disctrets sutr les 300 000 morts du pays d’a coté (Syrie) par Assad et son soutien Russe. Et pareil pour l’Ukraine Russie et son millions de morts dépassé.
D’après lui pour résoudre la guerre Russie / Ukraine qui ne date pas d’aujourd’hui mais de la suite de l’EuroMaidan il suffit de laisser le peuple s’ exprimer ( Une blague de mauvais gout, cela à déjà été fait en 1994 dans le Dombass avec un vote à bulletin ouvert dans une cage en verre devant des militaire (96 % pour ‘l iindependance) et pour la chrimée aussi le même chiffre à 96 %. Donc pour Melenchon, il suffit pour résoudre le conflit de refaire les mêmes votes. Non reconnus par personne, sauf pour les militaires russes.
Prétendre faire voter les gens envahis par des militaires pour savoir s’ils acceptent ou non, c ‘est un peu fort de café.
Donc il s’aligne sur les arguments de la Russie de Poutine.
Et par la suite, mettre fin aux sanctions européennes contre la Russie en la réintégrant ou intégrant dans l’Europe. (IL voulait pas pour l’Ukraine, mais pour la Russie oui)
C ‘est à dire on laisse la Russie envahIr tout ce qu’elle peut, et on s’aligne derrière.
Tout le monde sait que la Russieveut envahir l’Ukraine pour les ressources minières et gaz,pétrole, Gazprom s ‘était déjà installé dans le dombass après le faux vote militaire de 2014.
Et cerise sur le Gateaux !!! Il faudrait réparer les pipelines amenant les ressources de Gazprom à l’europe. IL a oublié de dire par qui !!!! D’aprés lui par des terroristes.
Donc, on va résumer rapidement, plus d’un million en morts et un pays devasté, on oublie tout cà, on fait un vote populaire organisé par les militaires, on accepte les invasions tranquillement, on enleve tout cà et on recontinue à se fournir en Pétrole, Gaz chez les Russes, pour eviter d’acheter du pétrole aux américains. Son antiaméricanisme l’aveugle.
En fait il ne ment pour rien, il déforme les vérités historiques, en ne conjuguant que les éléments qui lui convienne pour definir des vérités, qui ne sont en fait que des contre vérités au final. C ‘est l’art de la Polique.
. Je suis de Gauche, non aligné, avec les valeurs humaines, de liberté, de democratie, et de rejet des dicatures. Non je n’aime pas Trump, mais il est hors de question pour moi de manger avec Poutine et les chinois qui sont bien pire que lui.
Il est hors de question pour moi de voter pour lui, parce que je suis de Gauche et que LFI ce n’est pas la gauche, c ‘est inclassable. Populiste dirons nous.
Si Jean Luc Melenchon se présente, il va se faire ridiculiser, écrabouiller par tout ses concurrent sur l’international
Son slogan de non alignement sur les autres et tout aussi ambigu. IL ne veut pas dire, une France indépendante, non aligné sur personnes, non, mais tout simplement un non alignement sur tout ce qui a rapport avec Les USA et un alignement sur la Russie, la Chine, bref tout ce qui est contre les USA, même s’ils sont 200 fois plus meurtiers et dictatorials que les USA.
Non, vraiment, avec lui on a déjà perdu les élections, passées, présente et à venir.
Correctif/ Les referendums Dombass et Chrimée étaient en 2014, et non en 1994. Faute de frappe.
Pourquoi écrire que Mélenchon a « exposé la doctrine insoumise » ? Parler d’une « doctrine insoumise » implique imaginer que les « insoumis » aient un débat interne pour élaborer une doctrine, que celle-ci soit discutée dans des instances et arrêtée comme doctrine officielle du mouvement par un organe investi du pouvoir décisionnel. Or, rien de tel n’existe chez les « insoumis », ce mouvement « gazeux ». Ce que Mélenchon expose, ce n’est donc pas la « doctrine insoumise » mais la « doctrine mélenchon ».
Si par malheur il devient président les nouveaux ministres du club des insoumis seront de vrais champions ,regarder la clique des courtisans qui l’entoure ,
le guide ( führer) et ses partisans font peur.