Mélenchon , Glucksmann, Philippe, Le Pen… Rompre et rassurer : qui peut gagner 2027 ?
29 août 2026 | | DOSSIER. Macronie : there's no limit ! - Droites - Extrême droite - Gauche(s) - Présidentielle 2027
Premier débrief politique de l’année avec Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien !
N’oublions JAMAIS qu’en 2016, Mme Tricot disait que LFI aurait du mal en 2017 de faire aussi bien qu’en 2012 car LFI s’était fâché avec ce povre Fabien et le PCF.
En fait, ça fait plus de 10 ans que Regards et les sociaux-libéraux, les merdias etc.. disent à chaque fois que la fois précédente, LFI a eu beaucoup de chance mais que la chance s’est finie!
C’est votre GOCHE qui est finie !!!
Toto, il faudrait peut-être détendre un peu le débat et surtout vérifier les dates avant de réécrire l’histoire.
En 2016-2017, Fabien Roussel n’était évidemment pas encore secrétaire national du PCF : il ne le deviendra qu’en 2018. C’est la trahison de Jean-Luc Mélenchon qui a conduit à la rupture après 2017. En 2017, le PCF a soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Et présenter Regards comme un média « social-libéral » est assez éloigné de sa ligne éditoriale réelle.
On peut parfaitement contester les analyses de Catherine Tricot, sans lui attribuer une ligne politique qu’elle n’a pas. Quant à ton procès en « chance » accordée à Mélenchon, il mériterait peut-être mieux que des slogans. En 2017, il a obtenu 19,58 %, en 2022 21,95 % : il existe donc une dynamique électorale réelle, que personne de sérieux ne peut nier.
Mais cela ne signifie pas que cette dynamique soit éternellement reproductible ni qu’elle règle la question stratégique de la construction d’une force populaire durable. Cela pose aussi sa responsabilité dans les échecs de la NUPES puis du NFP, qui ont été plus des coups tactiques unitaires par réflexes anti-RN qu’en opposition frontale au macronisme.
Bref, on peut débattre de la gauche, du PCF, de LFI et de leurs stratégies respectives. Mais autant le faire avec les faits plutôt qu’avec « votre gauche est finie » et les « merdias ». Ça rendra la discussion nettement plus intéressante.
« N’oublions JAMAIS qu’en 2016, Mme Tricot disait que LFI aurait du mal en 2017 de faire aussi bien qu’en 2012 car LFI s’était fâché avec ce povre Fabien et le PCF. » Effectivement je retire Fabien et je maintiens le reste, Regards n’a pas cru en LFI en 2017, en 2022 et en 2027 !!! La croyance dans les résultats de LFI en tête de la gauche, évidement et la possibilité du 2 tour voire plus !
Ce qui est le droit de Mme Tricot mais ne plaide pas pour son sérieux et sa clairvoyance… Et la goche parlait de chance pour LFI, des gens du PC du PS et des écolos nous le répétaient.
« Bref, on peut débattre de la gauche, du PCF, de LFI et de leurs stratégies respectives. »
je ne comprends pas, quelle était la stratégie, le but du PCF en 2022, témoigner ou faire acte de présence ?
Ben, nous le savons aujourd’hui, avec cette nouvelle candidature de Roussel, pas du PC ou il est minoritaire : Le PC préfère un candidat des droites au second tour, plutôt que le candidat de la vraie gauche, les droites ne venant pas bouffer dans leurs gamelles électorales.
Les convictions de conscience classe n’étant pas à vendre, bien évidemment, le Marxisme est, comme le droit, interprétable selon les conditions du moment, bien loin de la réalité…si j’ose dire !
Très triste pour le PC et pour son histoire, qui est la notre, la gauche, cette conscience qui refuse la fausse supériorité de ses maîtres, et de leurs institutions…je le redirais toujours.
Il y a une alternative, donnons lui sa chance de démontrer qu’elle peut créer d’autres conditions de vie pour l’ écrasante majorité de nos compatriotes.
Pas milliardaires, pas millionnaires, vivre décemment de son travail, tout simplement.
Bon, je sais, le bonheur est le pire ennemi de l’extrème capitalisme, ne plus pouvoir placer les français en situation de dépendance envers tous les autres citoyens, majoritairement salariés, serait fatale à nos élites de toutes natures.
Nous avons besoin de hiérarchies dans l’organisation de notre société, nous n’avons pas besoin de domination sans partage.
Même si je suis injuste en mettant tout le monde dans les même sac.
Cher Toto,
Sur ce point je pense qu’il faut être précis : en 2022, le PCF n’avait pas pour stratégie de « faire acte de présence » ou de témoigner.
Les communistes avaient voté à 72,47 % pour une candidature communiste à la présidentielle, avec en parallèle la volonté de construire un pacte d’engagements communs pour les législatives. Le projet de Fabien Roussel dénommé Les Jours Heureux revendiquait explicitement une orientation originale à gauche, autour du travail, des services publics, de la réindustrialisation, de la maîtrise de la finance et d’une transformation profonde de l’Europe.
Il a été fortement attaqué, insulté et caricaturé de manière malsaine par la meute insoumise. Le vote efficace et le débauchage d’opportuniste comme le Maire de Stains ou encore Sébastien Jumel par l’intermédiaire de François Ruffin ont violé le mandat militant et doivent être pris en compte dans le bilan.
On peut évidemment juger que cette stratégie a échoué électoralement : 2,28 %, c’est un résultat faible et il faut l’analyser sans complaisance. Le PCF lui-même l’a reconnu au lendemain du scrutin. Mais il y a une différence entre analyser un échec et en déduire que la candidature n’avait aucun objectif politique.
La vraie question pour 2027 me paraît donc être celle-ci : voulons-nous simplement rechercher le candidat de gauche le mieux placé dans les sondages, puis demander aux communistes de le soutenir ? Ou voulons-nous reconstruire une force communiste capable de reconquérir durablement les travailleurs et les classes populaires ? Je ne pense pas que la reconstruction du PCF passe par sa disparition politique derrière une autre force.
Et je ne crois pas davantage qu’elle passe par une candidature de témoignage.
Elle passe par une candidature qui cherche à élargir l’électorat communiste, à retrouver les classes populaires qui se sont éloignées de nous, à faire vivre nos propositions dans les luttes et à construire un rapport de forces.
Ensuite, pour les législatives et pour battre le RN et les droites, le rassemblement populaire nécessaire pourra, le cas échéant, se construire.
C’est précisément cette distinction entre présidentielle de conquête politique et rassemblement populaire aux législatives que je défends.
On peut discuter les analyses de Catherine Tricot, et même constater qu’elle s’est parfois trompée dans ses anticipations, mais cela ne suffit pas à démontrer qu’elle manquerait de sérieux. Le meilleur moyen de le vérifier reste de discuter ses arguments sur le fond.