Marine Le Pen remet les pendules à l’heure
La cheffe de l’extrême droite ne veut pas d’une « élection de rejet »face à Mélenchon. Elle préfère une victoire politique face au macronisme, où le RN incarnerait la rupture. Osé ? Pas tant que ça.
Ce mardi 28 avril, Marine Le Pen a donné un entretien à l’AFP. Celle qui a peu de chance de représenter l’extrême droite en 2027 continue de se poser en stratège. Elle expose les conditions pour que le RN puisse non seulement être élu, mais mettre en œuvre sa politique. Elle « souhaite un second tour face au bloc central » pour « avoir la force d’une élection de choix » plutôt qu’une « élection de rejet » en cas de duel face à Jean-Luc Mélenchon.
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Marine Le Pen tire les leçons des blocages liés à l’élection du président par rejet de son adversaire. Par deux fois en 2017 et en 2022, Emmanuel Macron a été élu grâce au front républicain qui sut se mobiliser contre l’extrême droite. Avoir le RN comme adversaire au second tour était devenu une sorte d’assurance. Ce fut la stratégie délibérée d’Emmanuel Macron, au moins pour sa seconde élection. Combinée à son refus de mener campagne au prétexte du déclenchement de la guerre en Ukraine, ce mandat fut de bout en bout impossible et le pays conduit dans l’impasse. Jamais Emmanuel Macron n’a eu la légitimité politique de changement structurel. De cela Marine Le Pen ne veut pas.
Se fiant aux sondages, elle pense que le rejet de Jean-Luc Mélenchon est désormais plus vif que le rejet du RN. Et dit ne pas vouloir d’une élection par choix du moindre mal. Elle veut gagner une bataille politique. Elle se choisit l’adversaire théoriquement le plus difficile, un candidat venu de la droite qui, de surcroît selon elle, « plaît à la gauche, en tout cas il ne la dérange pas ». Bravache, elle dit pouvoir et vouloir affronter un nouveau front républicain. Et cette fois, le vaincre.
En désignant Édouard Philippe comme son adversaire de choix, elle choisirait la pente escarpée. Peut-être pas. Marine Le Pen pense aussi que face à un « candidat du parti unique », le RN aurait plus de chance de faire valoir son attrait, la promesse de rupture.
En désignant Édouard Philippe comme son adversaire de choix, elle choisirait la pente escarpée. Peut-être pas. La droitisation de la droite adoucit les angles de confrontation, désarme ce camp au point de souvent légitimer les sujets portés par le RN. Dernier en date : la remise en cause des accords de 1968 avec l’Algérie – promue par le RN, elle est désormais défendue par Horizons et Les Républicains. La capacité d’Édouard Philippe à mener une campagne qui démonte la logique du RN reste à vérifier.
Marine Le Pen pense aussi que face à un « candidat du parti unique », le RN aurait plus de chance de faire valoir son attrait, la promesse de rupture. Il faut bien entendre ce discours. Le RN ne veut pas faire du « conservatisme libéral » comme Jordan Bardella semble l’incarner. Ses orientations seront réaffirmées dans les prochains mois. D’ores et déjà, il faut les écouter à l’Assemblée et les observer dans les municipalités. Il faut se souvenir du plan que le RN avait produit en 2022 pour les 100 premiers jours à l’Élysée. Rien n’est venu le contredire. Il s’agissait d’un plan vigoureux de renversement de l’État de droit, de remise en cause d’institutions comme le Conseil d’État, du retrait de la France de conventions européennes comme celle sur les droits de l’homme, de l’installation d’une politique discriminatoire et d’affirmation de la préférence nationale notamment pour l’emploi, le logement, les aides sociales et médicales. Le RN promet la mise à bas du service public de l’audiovisuel et des attaques contre les syndicats et les associations qui lui déplaisent. Le parti d’extrême droite veut enclencher des cliquets qui rendent le chemin arrière très difficile.
Marine Le Pen a aussi en tête les élections législatives. Comme on l’a vu en 2022, sans élan, une victoire à la présidentielle n’entraîne pas nécessairement une majorité aux législatives suivantes. Et l’éclatement du parlement bloquerait les transformations radicales qu’elle souhaite entreprendre.
Marine Le Pen vient redire à tous qu’il ne faut pas s’illusionner : les lunettes de Jordan Bardella, ses déjeuners au Medef et ses amours princiers n’y changent rien. Le RN est un parti de rupture, pas d’accommodement. Elle espère une confrontation avec le camp de la continuité, parce qu’elle sait pouvoir la gagner. La gauche seule peut opposer une alternative qui réponde aux défis de l’époque qui ne soit pas des mesurettes ridicules : piquer dans les poches du plus grand nombre, supprimer des jours fériés, réduire les congés maladies, les indemnités chômage et autres méchancetés sans effet structurant. La gauche peut porter une ambition alternative à l’enfoncement lent. Sera-t-elle là ?
Le rejet de Jean Luc Mélenchon a été fabriqué par nos médias aux ordres, et la gauche d’accompagnement s’est assise sur le cercueil encore entrouvert, parfaitement consciente de son impopularité suite à sa décision de protéger Macron, et ses godillots.
Bon, laissons les français décider par eux mêmes de leur avenir, si Mélenchon est battu, il ne sera pas le seul à s’en mordre les doigts., changer la vie avec le RN ça fait rire jusque à la corbeille de mon Général !
Coincidence ce média dit :
exactement l’INVERSE
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/elections/%C3%A9lection-de-choix-pourquoi-marine-le-pen-pr%C3%A9f%C3%A8re-%C3%A9viter-jean-luc-m%C3%A9lenchon-au-second-tour/ar-AA221WII?ocid=msedgntp&pc=HCTS&cvid=69f36ef9789949f8b47236483e6e5e21&cvpid=952ae0a5959743e3d1cce06cda5327e4&ei=28
Pour la presse « mainstream » bien-pensante, Marine Le Pen représenterait une alternative de rupture face à celle de la continuité du bloc central (alors que sa politique économique et sociale est dans la droite de celle du bloc central comme le montrent les votes du RN à l’Assemblée nationale et au Parlement européen) et, ce qui est plus proche de la vérité mais dérangeant pour cette presse, elle représente la continuité économique et sociale du macronisme face à Mélenchon qui présente un programme de rupture, mais quand même en retrait face à celui du programme de la gauche unie en 1981.
Je commence à avoir (un peu) de bouteille, mais je n’ai pas souvenir d’un candidat ou candidate à la présidentielle déclarant préférer tel ou telle pour le second tour…
Le Pen fait comme si d’une part sa place au second tour était certaine et d’autre part non contente de cette prétention même pas au conditionnel fait en plus son marché en désignant aux étals les marchandises qui ont ses faveurs et qui lui agréeraient pour le second tour.
Sans être inutilement vulgaire, elle n’aurait pas choppé un melon stratosphérique l’héritière de Montretout?
Je n’aime pas cette politicienne ,si elle n’était pas la fille de … elle serait tout simplement une avocate quelconque et si la gauche n’arrive pas à s’entendre elle risque malheureusement d’arriver à ses fins.
Si la gauche parle du programme du RN, de son idéologie néolibéral, de son attirance vers des régimes autoritaires comme celui de la Russie, ou d’extrème droite, comme ceux des USA, d’Israël… elle n’arrivera pas à ses fins.
Reste, que tant que l’on aura pas compris que le défilés de nos élites, et de leurs représentants, à la télé, et à la radio, ne sont que des mises en scènes pour nous tromper, quoi que, à entendre…
Ce matin sur TF1, Jérôme Guedj, qui a préféré resté bien au chaud à Solférino, là ou l’on fait carrière, qui bave sur Mélenchon, sans dire que pour lui, et le PS, un bon candidat ne peut être que pro Netanyahou, révélant à nos compatriotes que le point de rupture entre LFI et PS, s’est aggravé quand LFI a condamner l’État criminel et génocidaire Israélien. Ce n’est pas mon jugement mais celui d’instances bien mieux informées que nous le sommes.
Cette fausse gauche se démène pour nous faire perdre, la gauche ou la droite au pouvoir, ils n’en ont rien à foutre !