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#DÉBRIEF. Macron et Attal à la dérive

Premier débrief politique de l’année, où Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien discutent aussi de la nouvelle stratégie au PCF et de l’Afrique du Sud au secours des Palestiniens.

13 commentaires

  1. Lucien Matron le 15 janvier 2024 à 12:17

    Excellente analyse sur le nouveau gouvernement : la macronie telle qu’elle a été définie, présentée et identifiée en 2017 n’existe plus. Nous avons clairement, un gouvernement de sensibilité sarkozyste, néolibéral, conservateur et qui ne s’embarrassera pas avec les questions citoyennes et sociales. Sur la forme, ni le jeunisme, ni le bougisme, ni la politique geek ne pourront masquer une politique économiquement rétrograde menée par Le Maire, valet de la finance, ni une politique autoritaire menée par Darmanin sous influence des idées de l’extrême droite. Les « moulins à parole » spécialistes de la com de la macronie vont enfoncer un peu plus le pays dans les crises : celle de l’éducation, celle de la santé, celle du logement, celle du pouvoir d’achat, celle du logement, celle de l’Etat. Il est urgent que la gauche sociale, humaniste, écologiste et progressiste se rassemble pour proposer une autre voie.

  2. Frédéric Normand le 15 janvier 2024 à 14:24

    L’impression de vacuité qui émane du gouvernement Attal provient de la gêne qu’il éprouve à se dire de droite. Il craint d’assumer son pivotement vers la droite, vers une vision de la société qui est plus celle de LR, voire du RN, que du PS et du Modem. Sa communication, qu’il veut soigner, a du pain sur la planche pour faire croire aux électeurs de la macronie qu’il garde l’équilibre entre l’inspiration de gauche et celle de droite, dont il se prévalait à l’origine.

    Faut-il en conclure qu’un pays moderne, avec une économie développée se gouverne plutôt à droite, et qu’en son sein la gauche y a un rôle plus tribunicien que consulaire ?

    La pâleur grandissante du rose de la social-démocratie le laisserait penser. Comment se jouera l’alternance de 2027 ? Si les formations de gauche et d’extrême-gauche l’emportent, elles auront pour mission de démontrer que le socialisme, le vrai, est resté rouge et qu’il n’a vocation à pâlir à long terme.

  3. jean-guy Trintignac le 15 janvier 2024 à 15:07

    Cette rubrique débrief, avec deux protagonistes de salon, suit malheureusement le courant ambiant qui marque l’appauvrissement inexorable du débat politique dans notre pays. Le débrief Pablo-Tricot se résume à un entre-soi qui veut nous convaincre que notre salut repose sur un retour de la social-démocratie de papa, que certains baptisent ici prosaïquement « la gauche d’union populaire », sans en définir clairement les contours.
    Je ne vais plus perdre de temps à m’épancher plus longtemps sur l’analyse de deux compères qui soignent déjà leur installation dans le confort du ventre mou de la bien-pensance.
    Mon regard ne se portera plus vers un média qui à son origine manifestait quelques promesses et qui misérablement s’est perdu dans le politiquement correct. Une désillusion de plus….

    • lasbleiz le 16 janvier 2024 à 14:07

      Vous avez raison, mais vos commentaires salutaires manqueront, qui déconstruisent ces Débrief de plus en plus à droche.

  4. Michel Davesnes le 15 janvier 2024 à 16:11

    Pablo et Catherine n’ont visiblement pas compris les enjeux de cette plainte de l’Afrique du Sud devant la CIJ. Ils débattent de manière feutrée, comme dans les faux débats de la télévision, pour savoir si ce qui se passe en Palestine, c’est un génocide ou non. Ce n’est pas le sujet. La plainte ne va pas déboucher sur une condamnation d’Israël pour génocide. Il faudra au moins 10 ans avant que les juges internationaux se prononcent sur le fond. Le but de cette plainte est de faire admettre que nous sommes dans un processus qui peut conduire à un génocide et donc d’obtenir que la CIJ exige qu’Israël arrête les opérations militaires à Gaza. Bien entendu, il y a toutes les chances, ou plutôt les malchances qu’Israël continue malgré tout à massacrer les Palestiniens. Mais, et c’est là tout l’intérêt de la plainte, si les juges se prononcent comme demandé, il sera difficile aux soutiens habituels et inconditionnels d’Israël (les USA au premier chef), de manifester leur soutien de la même manière, sous peine d’être accusés d’être complices d’un pays potentiellement génocidaire. Cette dimension géopolitique a échappé à nos débatteurs de salon.

    PS : toujours rien à dire sur le fait que le parti prétendument socialiste, incapable de trouver un candidat dans ses rangs, se range derrière la candidature d’un deuxième Macron ? J’ai nommé Raphaël Glucksmann. Vous préférez taper sur la gauche de gauche, trop radicale à votre goût de bons bourgeois de gôche.

    • lasbleiz le 16 janvier 2024 à 14:16

      Vous avez raison, mais je mettrais un bémol: les U.S.A ne sont pas engagés par la CIJ et s’en fichent (Bush court toujours). En revanche l’Allemagne, deuxième vendeur d’arme à Israel , et donc coupable au même titre que les USA, serait elle, contrainte de cesser ces ventes d’armes, la france de même. Par ailleurs, on serait fondé par la décision de la CIJ à exiger des sanctions économiques de la part de l’UE, au moins de la part des pays signataires (les accords commerciaux d’Israël et de l’UE en font presqu’un pays de l’UE, pour certins économistes).

  5. Berthelot Jacques le 15 janvier 2024 à 16:40

    UN GÉNOCIDE EN COURS ?
    La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de l’ONU définit le génocide dans son article II comme « un crime commis dans l’intention de détruire, ou tout, ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel :
    Meurtre de membres du groupe ;
    Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
    Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
    Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
    Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »
    Force est de constater que le gouvernement Israélien et son armée cochent la plupart des cases.

  6. Lucien Matron le 15 janvier 2024 à 17:16

    Il n’y aura pas de majorité alternative de gauche, sans le rassemblement d’une majorité d’électeurs. Sauf à considérer qu’une révolution populaire pourrait instituer un pouvoir par la force et le violence, ce qu’aucune organisation politique ne revendique à ce jour, ou alors qu’elles aient le courage d’assumer, il sera donc nécessaire de rassembler des électeurs communistes, écologistes, socialistes et même un grand nombre d’électeurs qui ont voté lors des dernières élections au centre, à droite et à l’extrême droite ( on sait bien qu’un pourcentage non négligeable des anciens électeurs de gauche ont voté RN). Ne pas comprendre cet élément incontournable comme un des postulats de la base d’une Union Populaire est une lourde erreur politique.

  7. Michel Davesnes le 16 janvier 2024 à 01:35

    Je vais en rajouter une couche à propos de Catherine Tricot, qui se droitise de jour en jour. Dans un précédent Débrief, elle a cartonné Jean-Luc Mélenchon parce qu’il avait dit sont fait à Ruth Elkrief, chienne de garde emblématique de la macronie (onctueuse avec les puissants, hargneuse avec les syndicalistes ou les petites gens). Voici ce dont est capable celle que Catherine Tricot présente comme une grande professionnelle :
    https://twitter.com/achabus/status/1746951047631827266

  8. Berthelot Jacques le 16 janvier 2024 à 09:22

    « Onctueuse avec les puissants, hargneuse avec les syndicalistes ou les petites gens », très juste c’est un phénomène général hélas que l’on constate chez les principaux médias privés ou publics.
    Rappelons nous de cette odieuse intervention de Léa Salamé face à Philippe Martinez : elle comparait sa parole à « un disque rayé ».
    A ce sujet voir la très intéressante vidéo de BLAST consacrée à France Inter :
    https://www.blast-info.fr/emissions/2024/france-inter-la-radio-des-bobos-de-gauche-cYHJduYJR4WlXBVEronGsQ
    Heureusement pour nous qu’il existe ACRIMED pour une critique précise, sérieuse, documentée des médias.

    • lasbleiz le 16 janvier 2024 à 14:52

      Merci pour le conseil: excellente émission.

  9. jean-guy Trintignac le 16 janvier 2024 à 14:10

    Je vous invite à lire l’interview d’Olivier Besancenot sur Médiapart. C’est d’un tout autre niveau.
    Un dernier conseil avant d’effacer « Regards » de ma mémoire.

  10. lasbleiz le 16 janvier 2024 à 15:00

    Au début de la guerre en Ukraine, regard s’était fait le porte parole de politiques néocolonialistes qui enjoignaient les pays du Sud à sortir de la neutralité et à prendre parti dans le conflit(au risque irresponsable de mondialiser le conflit), puis il s’est fait le porte parole de la droite en faisant la propagande de la manifestation de droite et d’extrême droite contre l’antisémitisme, pour ensuite s’en désoler…. Glissement à droite d’un magasine qui s’est fait connaître en son temps par ses luttes anticolonialistes.

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