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Le gouvernement offre un McDo aux smicards avec un mois d’avance

Plus d’un mois de mobilisation et, parmi les nombreux mots d’ordre, il en est un qui revient avec insistance : le pouvoir d’achat. Et voilà nos génies du gouvernement qui ont une idée qu’elle est bonne : avancer au 1er décembre la revalorisation automatique de 1% du smic prévue au 1er janvier. Voilà tout. 15 euros supplémentaires avec un mois d’avance. Et la crise sociale ne sera plus qu’un mauvais souvenir ? Grand prince, le ministre du travail Jean-Pierre Farandou évoque la piste éventuelle d’un « coup de pouce » de 0,5%. La CFDT propose une hausse de 100€, la CGT en demande 150. Le ministre a déjà répondu : « Si vous augmentez les salaires, cela peut supprimer 250 000 emplois ». C’est donc non. On gage qu’avec le fameux coup de pouce de 20 balles, les smicards pourront se payer un voire deux menus chez McDonald’s… dès le mois de décembre ! Si avec ça la gronde sociale n’est pas apaisée, on ne voit pas ce que Lecornu et ses ministres peuvent faire ! (Si, si, on voit très bien, on en a déjà parlé ici…)

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1 commentaire

  1. Lafleur le 3 novembre 2026 à 12:55

    Bonjour Loïc Le Clerc,

    L’ironie du menu McDonald’s est bienvenue, mais le problème est autrement plus profond qu’une revalorisation de 15 ou 20 euros. Avancer d’un mois une augmentation automatique du SMIC, ce n’est pas augmenter réellement les salaires : c’est simplement anticiper une échéance légale.

    Quant à la menace des 250 000 emplois prétendument détruits par une hausse des rémunérations, elle révèle surtout la conception libérale de l’économie : le salaire serait exclusivement un coût pour l’entreprise, jamais un revenu pour les travailleurs et un débouché pour la production. C’est précisément cette logique qu’il faut combattre. La stagnation des salaires, la précarisation du travail et la compression des qualifications ne sont pas des fatalités économiques. Elles traduisent un rapport de forces favorable au capital et à la rémunération financière. Le PCF porte une autre perspective dans la campagne de Fabien Roussel. Dans son discours à l’université d’été du PCF, le 26 août 2026, formule plusieurs engagements précis, Fabien Roussel a présenté le programme du parti : SMIC à 1 700 euros net, augmentation immédiate de 5 % des salaires, revalorisation de 30 % du point d’indice des fonctionnaires, rétablissement de l’échelle mobile des salaires et aucune pension inférieure au SMIC.

    Mais il ne suffit pas d’augmenter les rémunérations : il faut transformer les conditions de production et de financement de l’économie. Cela suppose un pôle public bancaire, des crédits orientés vers l’emploi, l’industrie et la formation, des aides publiques conditionnées à des engagements sociaux, ainsi que de nouveaux pouvoirs des salariés dans les entreprises. Le PCF propose de nationaliser une banque en privilégiant la Société Générale. C’est une distinction avec les propositions réformistes. Souvenons nous de François Hollande. Voulons nous à nouveau l’illusion social démocrate ou une rupture ? En effet, le PS comme désormais LFI propose bien un pôle publique mais Bpifrance est un instrument public de financement des entreprises, toutefois son organisation et ses missions ne correspondent pas nécessairement à ce que le PCF entend par pôle public bancaire. Précisément, Bpifrance ne dispose pas d’un pouvoir général de réorientation du crédit bancaire distribué dans l’économie française. Ne rejouons pas 2012 avec LFI !

    La question est donc politique et de classe : qui décide de l’utilisation des richesses produites par les travailleurs ? Les actionnaires et les marchés financiers, ou celles et ceux qui travaillent et font vivre le pays ? On ne sortira pas de la crise sociale en distribuant quelques euros supplémentaires aux salariés, par encore des allocs selon nos réformistes, tout en maintenant intacte la domination du capital financier. Il faut remettre le travail, les qualifications, la production et les besoins populaires au centre des choix économiques.

    Avec VIVRE! en 2027, le prolétariat peut consciemment décidé une rupture avec le néo libéralisme et d’engager un processus de démocratie avancée vers le socialisme.

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