đź”´ DEUX AMBIANCES DU JOUR
L’Espagne dit non à la guerre et met la France face à ses ambiguïtés
Le « en même temps » macronien s’exporte désormais au Moyen-Orient. Face aux frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, Emmanuel Macron s’est contenté d’un prudent « Nous ne pouvons l’accepter », refusant toute condamnation explicite de la violation du droit international. Une posture d’équilibriste, censée ménager Washington comme Tel-Aviv, mais qui révèle surtout une diplomatie hésitante. D’autant plus visible que Pedro Sánchez a choisi la clarté en condamnant nettement l’opération. Cette opposition à la guerre – que reprennent unanimement la gauche française et Dominique de Villepin – souligne surtout un paradoxe : à force de vouloir rester à équidistance de tout, la France glisse vers la périphérie de la diplomatie. L’Espagne, seule en Europe, dit non… comme Paris en 2003. Ainsi, Madrid conforte ses liens avec tous ceux, nombreux, qui veulent défendre le droit international.