🔴 DÉMISSION DU JOUR
Vallaud ou l’aveu d’impuissance collective
Boris Vallaud a confirmé l’impasse dans laquelle s’est enfermé le PS. Le chef des députés socialistes propose une entente à l’amiable dans un périmètre de « gauche plurielle » allant de François Ruffin à Raphaël Glucksmann. Le problème, c’est que les socialistes et assimilés ne sont, au fond, d’accord sur rien : ni sur le périmètre, ni sur le candidat, ni sur le projet, ni sur la stratégie. Depuis l’échec du quinquennat Hollande, ils n’ont jamais réussi à reconstruire un projet politique cohérent capable de soutenir une candidature présidentielle. Du coup, ils pataugent dans la semoule, condamnés à faire d’erratiques propositions plutôt que de construire une politique lisible. En attendant, la campagne démarre sans eux.
« La campagne dĂ©marre sans les socialistes ». Mais c’est bien sĂ»r encore la faute Ă MĂ©lenchon qui ne les a pas attendus. En mĂŞme temps, avant qu’ils s’entendent pour dĂ©signer le meilleur candidat (tiens il n’y a pas de candidates au PS….) ! Entre Hollande, Faure, Glucksmann, Guedj, Cazeneuve, Vallaud, sans parler de Jadot qui s’invite dans ce casting, il va en falloir du temps pour construire « un programme commun », se farcir toutes les trahisons, les complots, les attentats, pour qu’Ă la fin il n’en reste qu’un, « le survivant ». Un survivant alors bien Ă©loignĂ© de la « diligence » de la campagne, dĂ©vorĂ© par le dĂ©fi de faire mieux que Anne Hidalgo en 2022.
La situation est désespérante pour le PS et ses alliés ( s’il en existe encore). Pas d’analyse sur les évolutions de la société et du monde, pas de programme et une pléiade de candidats plus prompts à se déchirer qu’à se rassembler. Leur seul horizon : un anti mélanchonisme creux pouvant servir de catalyseur pour la création d’une troisième voie sociale-démocrate ou sociale-libérale qui perd pied partout en Europe et dans le Monde. L’ époque n’est pas au « en même temps » ou au « ni-ni », mais au contraire à l’affirmation de convictions fortes pour rompre avec les politiques récentes. Il faut choisir entre gauche et droite, et pas se dire de gauche lorsqu’on fait ou qu’on accompagne une politique de droite.