đź”´ ALLIANCES BRUNES DU JOUR

Municipales : la droite s’allie à l’extrême droite

À force de dénoncer les alliances de la gauche, la droite oublie de regarder les siennes. Selon un décompte du PS, dans près de 150 villes, des candidats LR partent aux municipales avec le soutien, la présence ou l’accord de l’extrême droite, qu’il s’agisse du Rassemblement national ou de Reconquête. Listes communes, fusions implicites, retraits stratégiques : partout, les digues cèdent au nom du réalisme électoral. L’union des droites, que certains théorisaient hier, devient une pratique ordinaire de la politique municipale. Inquiétant.

Partager cet article

Abonnez-vous
Ă  notre NEWSLETTER
quotidienne et gratuite

3 commentaires

  1. carlos_H le 7 mars 2026 Ă  09:18

    Oui… il existe des listes communes PS / LFI : autour de 60 Ă  70 villes selon les recensements journalistiques. Donc la rĂ©alitĂ© municipale reste plus pragmatique que les slogans nationaux du PS.

    Mais le point central reste la ligne fixĂ©e par le Parti Socialiste (ça fait toujours drĂ´le de dire « socialiste »…): refus d’alliance avec LFI au second tour QUOIQU’IL EN SOIT! C’est un choix stratĂ©gique pour le moins très clair!

    Maintenant, restons précis sur les fameuses “mathématiques électorales”. Une alliance ne garantit jamais l’addition mécanique des voix. Les électeurs ne sont pas des jetons qu’on additionne et une coalition fonctionne seulement s’il existe un programme commun crédible qui donne un sens politique au rassemblement.

    Cela dit, l’équation stratégique du PS reste assez lisible:
    a) Si l’objectif est maximiser les mairies PS, se distinguer de LFI peut ĂŞtre rationnel : le PS cherche Ă  apparaĂ®tre comme la gauche “gouvernable” et Ă  concentrer le vote utile…

    b) Si l’objectif est maximiser les mairies de gauche, la division augmente la probabilitĂ© de triangulaires oĂą la droite peut gagner autour de 30-35 %…

    Donc mécaniquement, la stratégie actuelle du PS éclaire surtout une chose : la priorité donnée à la concurrence avec LFI pour l’hégémonie à gauche.
    La lutte contre la droite reste Ă©videmment dans le discours mais dans l’arithmĂ©tique rĂ©elle du scrutin municipal, elle n’est pas du tout prioritaire… C’est bien la recherche de domination du PS sur LFI qui structure la stratĂ©gie.

  2. Lucien Matron le 7 mars 2026 Ă  09:28

    C’est le cas dans ma ville de Chalon sur Saône, où le maire sortant, Gilles Platret, connu pour ses positions islamophobes et ses procès ( le plus souvent perdus) contre des associations locales de défense des droits humains, sera le chef de file de la seule liste de droite candidate. Les responsables départementaux et régionaux RN , Aurélien Dutremble et Julien Odoul, ont apporté publiquement leur soutien à la liste de Gilles Platret. Les progressistes unitaires regrettent la dispersion des forces de gauche sur 4 listes : une liste Lutte Ouvrière ( habituelle et marginale), une liste de gauche ouvrière sans étiquette, une liste LFI et une liste unitaire ( écologistes, communistes, socialistes, démocrates). Il est regrettable que les divisions nationales soient transférées au niveau local alors qu’il y a tant à faire dans une ville de 50 OO0 habitants.

  3. Michel Davesnes le 8 mars 2026 Ă  15:58

    La chaĂ®ne de responsabilitĂ©s est claire. C’est le PS qui a engendrĂ© Macron, lequel Macron a fait la courte Ă©chelle au FN pour garder le pouvoir (ce sont bien les macroniens qui ont fini par mettre fin au front rĂ©publicain qui, jusqu’ici, tenait le FN Ă  l’Ă©cart). Le PS a contribuĂ© Ă  ce que dĂ©sormais on mette un signe Ă©gal entre le FN et LFI en participant Ă  la diabolisation de LFI (traitĂ© d’antisĂ©mite), alors que LFI lui a permis d’avoir un groupe parlementaire consĂ©quent. Regards a suivi le mouvement en tapant tant et plus sur LFI et en exonĂ©rant le parti prĂ©tendument socialiste de ses responsabilitĂ©s.

Ajouter une réponse Annuler la réponse