đź”´ CONNERIE DU JOUR

Mélenchon : la provocation, le soupçon et l’impasse

Jeudi à Lyon, lors d’un meeting, Jean-Luc Mélenchon a cru bon de plaisanter : « L’affaire Epstein ? Ah je voulais dire Epstine pardon, cela fait plus russe », avant d’enchaîner : « Alors maintenant, vous direz Frankenstine au lieu de Frankenstein. Voilà, tout le monde comprend comment il faut faire ». Rire général dans la salle. Tollé immédiat en dehors: antisémitisme. Pourtant rien d’explicitement antisémite, juste une musique ambiguë dans un contexte saturé de soupçons visant La France insoumise et son fondateur. Mélenchon se plaît à mettre de l’huile sur un feu. Que cherche-t-il ? Provoquer pour mieux se poser en victime d’un procès permanent, devenir son propre exégète ex post pour démontrer qu’il n’est pas antisémite pendant que la meute l’accuse ? Cette dramaturgie du malentendu permanent, dont il se délecte, finit par épuiser tout le monde. Disons-le simplement  : à gauche, comme dans toute la République, on n’ironise pas sur la prononciation des noms à consonance étrangère, encore moins en y accolant une connotation qui pue. Merde à la fin. Ras-le-bol de se retrouver, quand on est à gauche, quand on défend les droits du peuple palestinien, obligé de se défendre d’antisémitisme.

Partager cet article

Actus récentes

Abonnez-vous
Ă  notre NEWSLETTER
quotidienne et gratuite

Laissez un commentaire