Une nouvelle stratégie qui pourrait coûter cher au PS
Au-delà du vote attendu ce soir sur le budget de la Sécurité sociale, le PS est-il en train d’opérer un changement de stratégie ? Depuis la nomination de François Bayrou, il multiplie les votes et les initiatives pour éviter la crise institutionnelle. Mais ce choix pourrait lui coûter cher dans une gauche déjà échaudée.
Le budget de la Sécurité sociale va être mis aux votes des députés aujourd’hui. Le secrétaire national du PS Olivier Faure ainsi que le président du groupe à l’Assemblée nationale Boris Vallaud plaident pour un vote en sa faveur. Les socialistes se félicitent d’avoir obtenu le retrait des pires horreurs du budget initial.
Dans un entretien au Monde, Boris Vallaud fait la liste : « Il n’est plus question de la suppression des deux jours fériés, de la réforme de l’assurance-chômage, de la suppression du gel des minima sociaux, des pensions de retraite et du barème de la CSG, du doublement des franchises médicales, du coup de rabot sur les titres-restaurant, des augmentations de cotisations sur les apprentis. »
À en croire le chef des députés socialistes, ce budget serait donc acceptable, presque un budget de gauche, puisque les députés LR et Horizons n’en veulent pas. Dès lors, la gauche – disons le PS – sera rendu responsable de ce budget et des difficultés maintenues ou aggravées pour les assurés sociaux. Les propos de l’économiste Thomas Piketty sur France Inter sont inquiétants et éclairants.
Ce choix des socialistes à l’Assemblée a tout d’une inflexion voire d’un revirement stratégique. François Hollande et Carole Delga ont-ils partie gagnée ?
Les deux dirigeants socialistes ont choisi la recherche d’un compromis pour incarner une « opposition utile ». Dans une Assemblée sans majorité, face au risque d’instabilité et d’accès au pouvoir du RN, face à l’inquiétude des Français de voir le pays sans budget, le PS se sent la responsabilité de garantir le fonctionnement minimal de l’État, quitte à soutenir un budget conçu par un gouvernement qui poursuit une politique néolibérale. Ils veulent croire que ce vote sera un pas vers la restauration de leur influence perdue.
Dans le même temps, ils font un pas en arrière vis-à-vis de leur engagement en faveur d’une primaire de la gauche. La conférence de presse qui devait avoir lieu lundi 15 décembre pour acter les dates et les formes de la primaire est reportée sine die de leur seule initiative. Ont-ils tourné la page du Front populaire 2027 et des rencontres de Bagneux auquel ils participaient ?
Ce choix des socialistes à l’Assemblée a tout d’une inflexion voire d’un revirement stratégique. François Hollande et Carole Delga ont-ils partie gagnée ? Olivier Faure et Boris Vallaud se posent en garants de la stabilité de l’Etat et de l’unité des socialistes. Mais après ?
Après, il y a la compréhension politique que les Français se feront de cette séquence. Le Parti socialiste apparaît comme le soutien indispensable au maintien d’un pouvoir à bout de souffle. Que sont devenues les réformes qui permettraient au pays de sortir de cette descente lente mais certaine vers l’enfer de la paupérisation et des rancœurs profondes ? Cette remise des ambitions transformatrices a coûté très cher au PS entre 2012 et 2017. En 2022, elle s’est traduite par le score calamiteux de Anne Hidalgo, 1,7%. Que ne voient-ils que le peuple de gauche associe le macronisme à la casse sociale, au mépris démocratique et à l’autoritarisme rampant ?
Le PS est divisé, souvent au bord de la rupture. Sa direction en est convaincue : sans compromis avec le gouvernement, c’est l’explosion. Alors le parti à la rose a privilégié ce qui permet à chacun de rester dans la maison.
Mais une autre réalité s’impose : le macronisme est aujourd’hui l’espace politique le plus rejeté du pays. S’y allier ou simplement s’y accoler est une prise de risque majeure. La note pourrait être salée. Les élections municipales arrivent dans quelques semaines. Les urnes rendront leur verdict… Le PS devra-t-il une nouvelle fois ouvrir un cycle d’aggiornamento ? Il sera encore temps, comme toujours.
REGARDS : » Boris Vallaud fait la liste : « Il n’est plus question de la suppression des deux jours fériés, de la réforme de l’assurance-chômage, de la suppression du gel des minima sociaux, des pensions de retraite et du barème de la CSG, du doublement des franchises médicales, du coup de rabot sur les titres-restaurant, des augmentations de cotisations sur les apprentis. »
Si Boris Vallaud avait voté la censure du premier ministre comme le lui demandaient de le faire La France, Insoumise, Les Écologistes et le PCF, non seulement les horreurs décrites ci-dessus n’auraient jamais existé et auraient disparu instantanément avec la chute du gouvernement Lecornu mais les très nombreuses et pires horreurs actuelles du gouvernement Lecornu II et votées par le parti de M.Vallaud (PS) n’existeraient pas encore !
De tout cela, des infamies votées par M.Vallaud et par son parti – le parti socialiste – , il ne parle pas. Il préfère l’entourloupe du sophiste qui a remporté toutes sortes de « victoires » imaginaires, faute d’avoir combattu le mal, réellement.
Il faut effectivement une bonne dose de mauvaise foi et d’hypocrisie à monsieur Vallaud pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! A l’heure où les barons et autres huiles-zombies du PS appellent au retour du 49.3 (!), on se dit que le politburo du PS n’est plus à une forfaiture prêt ni à une énième volte-face. A la médiocrité notabilisée, le ridicule politique reconnaissant…
Tout cela nous inspire instantanément un profond dégoût. Tant de bassesse venant des députés du P.S qui ont été sauvés électoralement par le NFP et qui se vautrent désormais dans la plus irrémissible trahison et autres combinaisons frelatées avec le pouvoir illégitime et réactionnaire actuel, nous donne la nausée.
Dans trois mois, les élections municipales arrivent. Il sera temps de renvoyer toutes ces pauvres personnes du P.S à Pôle-Emploi et puisque les mêmes personnes qui se targuent d’avoir voté les horreurs du seigneur Lecornu notamment vis à vis des chômeuses et des chômeurs, et bien, elles n’auront cas goûter aux lois qu’ils votent de concert avec la droite et l’extrême-droite !
Le 15 mars et le 22 mars prochain, Dégageons les félons, dégageons les félons ! Avec le sourire et la joie d’un nouveau commencement à Gauche, dégageons les !
La question de fond est double : comment éviter l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ayant absorbée la droite chiraquienne et comment éviter la constitution d’un pôle social-démocrate libéral rassemblant le PS, les macronistes et les centristes. Si le PS a choisi de quitter les forces de la NUPES pour rejoindre un an plus tard les macronistes, c’est parce qu’il pense que le coup est gagnant pour toutes les prochaines échéances électorale ! Le PS est d’abord un parti d’élection avant d’être un parti de transformation. La ligne de rupture avec le capital n’a jamais été franchie par le Parti Socialiste. Dans les paroles « l’ennemi du PS est la finance » ( Hollande pendant sa campagne présidentielle », dans les actes, le PS s’accommode parfaitement d’une politique libérale lorsque la mobilisation populaire ne lui impose pas une autre politique. Par ailleurs, et de toute son histoire, le PS n’a jamais accepté d’être minoritaire au sein d’un Front de gauche. Rien n’est joué définitivement sur le vote du budget et l’avenir du gouvernement, mais les cartes se redistribuent sous nos yeux et sans rassemblement des forces de changement . C’est un vrai gâchis !
on parle encore du PS?! ça intéresse qui sérieusement ?
« Les socialistes ont rejoins les ranges de la macronie. »
Un propos populiste qui ne veut rien dire.
Car dans ce cas, on pourrait logiquement en déduire aussi que LFI a rejoins les rangs du RN et de la droite.en votant contre le budget.
Le PS a limité les dégâts de la macronie.
Reforme des retraites, etc ….
LFI est verte de rage et de jalousie, et cherche encore désespérément à récupérer les electeurs du PS.
Celui qui veut voter PS a toute la liberté de le faire!!! De la même manière qu’il serait stupide de reprocher à un raciste de voter RN… quand bien même il n’assumerait pas de l’être… il serait idiot de s’étonner que ceux qui préfèrent la charité à la solidarité, sans vouloir l’admettre pour autant, optent dans leur vote pour autre chose qu’une formation de gauche… le PS en l’occurrence. y’a bien des pauvres qui votent à droite sinon ils n’auraient jamais gouverné alors on n’est pas à ça près.
Le PS n’a rien limité du tout ! C’est juste une nouvelle ré-écriture des lignes budgétaires. Ce qui est concédé petitement sur les retraites ou sur les prestations sociales, est repris sur les cotisations ou sur d’autres lignes. En définitive, le « musée des horreurs « budgétaires présenté dans le premier texte s’est transformé en « musée des monstres » puisque ce sont toujours les mêmes qui vont passer à la caisse. Tant que le capital, les entreprises du CAC 40, les multinationales et les ultra riches ne participeront pas justement à l’effort national de solidarité, nous pourrons considérons tous les colporteurs du « ça va mieux, c’est une avancée » comme des bonimenteurs. Les quelques miettes du festin pantagruélique de la caste du château ne satisferont jamais le déjà trop maigre appétit des plus défavorisés…
500 000 personnes qui vont profiter du gel de cette réforme des retraites. Ruffin le dis lui même. Et il a voté pour.
Et effectivement, les prochaines élections présidentielles sont dans un an.
Il est donc impossible, de changer de président dans ce délai.
Le temps de tout organiser, niveau Senat, etc, il faudra de toute façon un an.
Sans oublier que l’extreme droite est au porte du pouvoir. Actuellement, en faisant des elections VITE FAIT (Impossible), même en 3 jours, c ‘est lui qui gagnera.
La gauche est trop divisée.
LFI a fait une belle ânerie populiste en votant contre. Avec le RN et la droite.
Le PS et les gens comme Ruffin ont bien fait de grapiller un peu de social, dans un budget qui aurait pu être bien plus pire, sans aucunes négociations.
Il reste un an pour construire un programme de gauche.
LFI se préoccupe surtout des municipales, pour faire assoir quelques fauteuils au membres du parti ou mouvement, mais n’ a pas l’air de trop s’occuper des élections dans un an.
Il est écris qu’ils présenteront encore et encore Monsieur Melenchon de toutes les manières possible.
Et que la gauche perdra les élections,
Et que LFI en sortira encore grandi avec juste un chiffre, qui lui vaudra la médaille de Bronze d’être le principal leader de Gauche, mais dans l’opposition évidement ….
N’oublions pas que LFI sert à quelque chose quand même, beaucoup de députés propose des loi à l’assemblée et certaines sont votéss.
Oui il reste des politiciens valide à LFI.
Après au niveau National et international, il sont invalides à gérer et à gouverner.
Comme en Grèce avec Siriza. Voir pire.