Record de dividendes et austérité budgétaire : merci Macron

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La France est la championne européenne des dividendes, deuxième pays au monde derrière les États-Unis, mais Lecornu regarde ailleurs. C’est donc ça, l’enfer fiscal français ?

La France est un paradis pour riches. Au deuxième trimestre de cette année 2026, les grandes entreprises ont versé 61 milliards d’euros de dividendes, faisant de l’hexagone le pays le plus redistributeur (lol) d’Europe. Ainsi marche la pompe à fric : d’un côté, l’État verse plus de 200 milliards d’aides aux entreprises, de l’autre, les actionnaires pressent toujours plus le citron pour s’emparer du magot. Vive la France !


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Mais attention à l’effet trompe-l’œil : les dividendes sont très concentrés. C’est Sanofi qui emporte la palme avec 5 milliards versés en un trimestre. D’aucuns affirment qu’il s’agit d’un indice de bonne santé d’une entreprise… mais d’où Sanofi tire-t-elle une telle marge ? De la vente de médicaments et de vaccins. C’est-à-dire que les actionnaires s’enrichissent grâce au versement de la Sécurité sociale dont on nous dit qu’elle est à l’os ! Il y a les profiteurs de crise comme TotalEnergies et il y a les profiteurs de la mort et de la maladie.

Pendant ce temps-là, le premier ministre prépare son budget. Il faudrait trouver 30 milliards d’économies pour réduire le déficit et la dette. Alors, les idées fusent : désindexer les retraites ou supprimer l’abattement fiscal des pensions, prélever sur l’épargne salariale, augmenter le plafond des franchises médicales… On voit qui va payer la facture.

Pendant ce temps-là, le premier ministre prépare son budget d’économies. Ce 15 septembre, Sébastien Lecornu publie une tribune dans Le Monde pour annoncer en grande pompe « une trajectoire pluriannuelle avec un socle de départ de 1,5 milliard d’euros contre les violences sexistes et sexuelles en 2027 ». Deux heures plus tard, on apprend qu’il a envoyé une lettre à ses ministres leur demandant « de ne pas augmenter les dépenses de l’Etat pour l’année à venir », excepté le ministère des armées. Il faudrait trouver 30 milliards d’économies pour réduire le déficit et la dette – et les VSS attendront encore. Alors, les idées fusent : désindexer les retraites ou supprimer l’abattement fiscal des pensions, prélever sur l’épargne salariale, augmenter le plafond des franchises médicales… On voit qui va payer la facture.

Car en bas de la pyramide, loin des dividendes, il y a la crise du pouvoir d’achat. La part du logement dans les dépenses des Français ne cesse de grossir, les prix à la pompe battent des records, les fins de mois deviennent de plus en plus angoissantes, la récession guette… Et côté entreprises, c’est la cata : au deuxième trimestre, près de 17500 entreprises ont fait faillite, un chiffre en hausse de 5,4% par rapport à 2025. Ici, on parle surtout des PME, ces « boîtes » qui n’ont pas les mêmes aides que les grosses et qui payent plus d’impôts en proportion.

Voilà l’état du pays. La colère est là et il en faudrait peu pour qu’elle s’exprime dans la rue et surtout dans les urnes. Ci-gît l’héritage d’Emmanuel Macron. Bruno Retailleau l’assure : « Il n’y a plus de sous dans les caisses, que les Français se le disent ». Oh si Bruno, il y en a des sous ! Comme c’est dommage : les caisses sont pillées juste avant l’étape du ruissellement. Système bien rodé.

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