Le PS se dote d’un projet

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Après des années d’errance doctrinale et de dépendance programmatique à l’égard de LFI, les socialistes veulent reconstruire un projet politique. Avec le texte piloté par l’eurodéputée Chloé Ridel, le PS acte la fin de la vieille social-démocratie et tente de redéfinir une promesse de gauche autour de la liberté. 

En juin 2024, le vide du projet socialiste était apparu. Quand l’Assemblée nationale fut dissoute et que les forces de gauche décidèrent de s’allier, la base de discussion programmatique fut celle des insoumis. De fait, il n’y en avait pas d’autres de solides. Socialistes, communistes et écologistes ajustaient ou complétaient les propositions insoumises. Ce n’était qu’un bis repetita de ce qui, deux ans plus tôt, avait déjà eu lieu lors de la formation de la Nupes.


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Depuis 2022, c’est LFI qui donne la cohérence. Les écologistes plaident pour l’écologie et les communistes pour le social, les socialistes pour l’Europe. On s’accorde le plus souvent et les grands désaccords sont consignés. Dans cette fabrication du programme, s’inscrit concrètement la domination, la quasi-hégémonie de LFI sur la gauche.

C’est avec cela que les socialistes entendent rompre. Au-delà du positionnement tactique – alliance ou pas avec LFI – et de la stratégie politique – le PS plus ou moins à gauche –, les socialistes ont pris conscience du coût politique de n’avoir ni projet ni programme. Il ne peut y avoir d’avenir pour un parti sans de telles fondations. Depuis l’élimination de Lionel Jospin en 2002, depuis l’échec universel du social-libéralisme et le désastre du mandat Hollande, le PS n’émettait plus beaucoup de sons. En 2022, la campagne d’Anne Hidalgo s’est faite sur l’idée républicaine, entre banalité et étroitesse. Cinq ans auparavant, Benoît Hamon avait tenté des percées conceptuelles – le revenu universel, la taxe sur les robots, etc. – mais elles étaient ponctuelles, mal intégrées dans un projet d’ensemble et peu partagées par le PS d’alors.

Les insoumis travaillent leur programme en permanence en intégrant les attentes du mouvement social, des syndicats, des associations. Le PS peut difficilement s’en écarter. Là où Mélenchon parle de collectivisme, de peuple, de planification, de lutte politique… les socialistes parlent de moyens conquis, et pas seulement en France, réunis pour que chacun vive sa vie. 

Bref, impossible d’aborder 2027 dans un tel dénuement. C’est donc l’eurodéputée Chloé Ridel qui est chargée, par la direction du PS, de renouveler le projet et le programme (sa présentation ici). Un an de travaux et des centaines d’auditions plus tard, elle livre une copie de 140 pages qui va être discutée, amendée et votée dans les sections du PS.

Le projet d’abord. Le document acte la fin du projet social-démocrate : « La social-démocratie […] doit être dépassé[e] ». Ce qui s’est longtemps présenté comme un compromis plus ou moins tempéré avec le capitalisme ne tient plus à l’heure de la finitude planétaire et du retour brutal des logiques impériales : « Le capitalisme devient prédateur et se dresse contre la redistribution et la démocratie ».

Le concept central proposé est celui de liberté : « Vivre libres dans un monde en feu ». En le choisissant, Chloé Ridel récuse la captation d’un idéal révolutionnaire rabattu sur la seule liberté d’entreprendre. Elle lance un défi à l’Argentin Javier Milei – « Vive la liberté, bordel ! » Pour elle, l’enjeu majeur est d’empêcher la rupture antidémocratique d’une victoire de l’extrême droite.

Mais la liberté évoquée n’est pas la liberté en général, mais la liberté émancipatrice qui passe par des droits, des protections, davantage de démocratie, un cadre de vie sécurisé, dans la souveraineté européenne. Il ne s’agit donc pas d’un concept de sciences politiques mais d’une proposition qui peut réorganiser le sens des politiques pour donner davantage de poids et de liberté à chacun et à tous. Les propositions qui vont s’égrener en 800 points prennent alors leur sens.

Une discussion s’impose quand on se souvient qu’en 2017, Emmanuel Macron avait lui aussi prétendu faire de l’empowerment (capacité d’agir et liberté des personnes) l’axe de sa proposition politique. On a vu le résultat : sans lutte, l’empowerment peut se transformer en son pire absolu, chacun est rendu responsable de sa vie, des succès et des échecs. 

L’autre objectif de cet exercice est de formuler des idées de gauche qui ne soient pas le simple décalque des propositions souvent consensuelles de LFI. Les insoumis travaillent leur programme en permanence en intégrant les attentes du mouvement social, des syndicats, des associations. Le PS peut difficilement s’en écarter. Il tente de lui donner une autre finalité, de décrire une autre société. Là où Jean-Luc Mélenchon parle de collectivisme, de peuple, de planification, de lutte politique… les socialistes parlent de moyens conquis, et pas seulement en France, réunis pour que chacun vive sa vie. 

Ce sont deux visions de la société et de la politique qui se dessinent. Elles diffèrent sans se traduire par des propositions concrètes radicalement opposées – ils pourraient même gouverner ensemble ! Dans cet effort pour redonner du corps à la pensée socialiste, on relèvera aussi la parution du livre de Boris Vallaud Nos vies ne sont pas des marchandises. Dans une Midinale, il expose pour Regards cette contribution au renouvellement des idées de son parti. Tout cela est bien intéressant.

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21 commentaires

  1. Berthelot Jacques le 23 avril 2026 à 16:36

    Le Parti Socialiste a mis à la poubelle les projets de la Nupes et du NFP.
    le PS n’a pas censuré le gouvernement Lecornu , prolongeant ainsi la durée de vie de sa politique antisociale , anti écologique , gouvernement qui singeait les propositions de la droite et de l’extrême droite.
    Tous les projets si beaux sur le papier ne sont que des coquilles vides quand ils sont déconnectés des mouvements sociaux, des luttes écologiques, des luttes contre toutes les discriminations et les violences policières .
    Le PS avec Hollande aux commandes , pitié on a déjà donné , nous n’oublierons jamais la répression du mouvement contre la loi travail , la mort de Rémi Fraisse 100% PS.
    L’ambition du PS c’est de démolir LFI , même au prix d’une victoire de la droite ou de l’extrême droite , c’est le projet de Hollande et de ses amis.
    Essayons d’éviter cela.

  2. Lionel Mutzenberg le 23 avril 2026 à 16:51

    Ben,  » la gauche imaginaire et le nouveau capitalisme », de Desportes et Mauduit,  » la machine à trahir » d’Arnaud Montebourg,  » Le traitre et le néant  » de Davet et Lhomme… ont déjà été écrit, et vécu.
    Les défroqués du PS, puis du Macronisme, pourront se réunir pour nous concocter une nouvelle trahison, ce sera sans moi, nous avons bien rit, mais n’avons plus du tout envie de rire !
    La rupture, ou à la pêche, si les français ne veulent pas la vraie gauche, ils auront l’extrème droite, et ce sera tant pis pour nous !
    Lire, ou relire,  » L’étrange défaite  » de Marc Bloch, écrit en 1940, tout y est dit, nous sommes sommes revenus à notre point de départ. Le coq gaulois, les deux pieds dans la m…., ce n’était pas une image d’Épinal,

  3. lemasseur le 23 avril 2026 à 17:28

    Bonjour, le document est-il disponible quelque part? Je n’y ai pas passé deux heures mais je n’ai rien trouvé..

    Sinon, je suis un peu surpris de la méthode consistant, si j’ai bien compris, à ce que la conception du programme soit pilotée par une seule personne. Mandatée par qui, avec quelle énoncé de mission, quelles orientations (ou sens interdit) définies par qui etc…
    Comment ce programme peut-il s’affranchir des courants sans verser dans l’eau tiède ou aller à l’équarrissage des motions?

    Et si la sociale démocratie doit être « dépassée » ( ce qui au passage ne veut rien dire, une idéologie, ça ne se dépasse passe, ça se reformule) comment le faire dans le cadre d’une UE inchangée penchant à droite toute? Faut-il aller jusqu’à dépasser l’UE et l’Euro?

    Pour le moment, c’est flou.

  4. carlos_H le 23 avril 2026 à 17:37

    C’est marrant Catherine, j’ai écouté la présentation du projet en cliquant sur le lien que vous aviez mis, et j’ai eu un petit moment de nostalgie : ils ont réussi à faire défiler à peu près tout le vocabulaire doctrinal de gauche… sauf peut-être le plus célèbre de tous : « mon ennemi, c’est la finance ». C’est ballot quand même!

    Heureusement, votre propre article corrige un peu son titre, qui va plus vite que le PS lui-même! Vous y rappelez l’essentiel : Chloé Ridel présente une « copie de 140 pages » (réservées à quelques privilégiés semble t’il) qui doit encore être « discutée, amendée et votée dans les sections du PS ». Dooonnnnc à ce stade, le PS ne se dote encore de rien du tout!!!!

    Et puis le vrai sujet, vous l’aurez compris, ce n’est même pas le texte en soi mais c’est qu’il soit porté par ce parti là! Parce qu’entre ce qu’il raconte et ce qu’il fait, l’écart commence à ressembler à une doctrine en soi… Depuis 2025, le PS choisit la non-censure quand ça compte. Or sous la Ve République, surtout avec le 49.3, qui ne censure pas laisse passer. Il peut emballer ça dans toutes les nuances sémantiques qu’il veut, au bout du compte il stabilise une politique gouvernementale inique qu’il prétend contester!

    Et ce décalage ressemble à une marque de fabrique: Le PS a déjà gouverné sur une ligne de politique de l’offre assumée, avec le pacte de responsabilité et ses dizaines de milliards d’allégements pour les entreprises. Il a déjà imposé la loi Travail par le 49.3. Alors quand ce même parti nous explique en 2026 qu’il aurait enfin retrouvé le chemin d’une gauche de transformation et de rupture, il demande surtout qu’on oublie en plus de ses actes passés, ses actes présents!!!! Franchement, son « projet » vaut moins comme promesse que comme opération de blanchiment idéologique!!!

    Bah… Au fond, le sujet devient presque simple. Le PS a parfaitement le droit d’être un parti centriste, gestionnaire, euro-compatible, sociétalement progressiste et économiquement domestiqué par le grand patronat. C’est une ligne… Qu’il l’assume!!! Ce qui devient fatigant, c’est de continuer à parler comme la gauche pour agir comme le centre, puis de demander à tout le monde de faire comme si la contradiction n’existait pas.

    Fait qu’on peut se demander légitimement où le problème!!!??? Des électeurs qui veulent pouvoir dire qu’ils « votent à gauche » tout en espérant une politique de droite un peu plus policée ? Parce que la quasi-totalité des sympathisants de gauche sait déjà très bien que le PS ne fait plus partie des choix cohérents à gauche. À partir de combien de non-censures, de pactes de compétitivité et de 49.3 faudra-t-il admettre qu’on n’a pas affaire à une gauche empêchée, mais à un centre qui se raconte encore une histoire ?

    Vivement la rupture!

  5. Lasbleiz le 23 avril 2026 à 18:57

    Vous nous prenez pour des buses? le PS a trahit le NFP au bout de quinze jours et soutient Lecornu. Leur paperasse ne suffira pas leur accorder oubli et pardon. Par ailleurs, le PS ne soutient pas l’Europe mais l’Union européenne libre-échangiste, belliciste, pro-génocide en Palestine, qui endette l’Ukraine au lieu de l’aider et prolonge sciemment le conflit au Soudan, qui rejette les migrants en méditérannée. Faure est une girouette et Vallaud un brushing.

    • Berthelot Jacques le 24 avril 2026 à 19:32

      Juste et drôle :
      « Faure est une girouette et Vallaud un brushing. »

    • Siddi Aldo le 25 avril 2026 à 10:52

      Avez vous lu ce nouveau projet ! Mettez ce projet en lien avec l’internationale réunie à Barcelone , à laquelle Faure participait , et vous verrez que des choses bougent !!

      Oui , il y aura débat entre Universalisme et Nouvelle République Sociale face à la dérive communautariste et confessionnaliste (et non communiste) de la Nouvelle France racialisée (le racialisme n’est qu’une forme de racisme) que porte désormais Mélenchon en contradiction avec l’esprit d’origine de « l’avenir en commun » !

      Bref il y a place et urgence pour un débat sur les valeurs ….la gauche mérite ça …sans insultes qui blessent parfois les destinataires et rabaissent ceux qui les profèrent

      • carlos_H le 27 avril 2026 à 14:06

        La gauche « mérite » surtout qu’on allume enfin le bûcher des vanités, celui des faux-semblants, des postures morales et des étiquettes usurpées… À commencer par ce PS qui se drape encore dans la gauche tout en ayant trop souvent gouverné contre elle!

        Vivement la rupture!

        • Siddi Aldo le 30 avril 2026 à 09:19

          Faux semblants !! êtes -vous sur que les chefs de LFI soient encore de gauche ….quand ils souhaitent que le RN soit au second tour pour que Mélenchon puisse le battre ! !!! Et qu’ils font tout pour fracturer la gauche ….ou la soumettre !
          vous croyez que cette stratégie est de gauche !
          Vous devriez vous interroger sue le fond des postures morales des uns et des autres , notamment de celui qui est le toujours retraité -sénateur -socialiste …celui qui gouverne par Tweets son mouvement gazeux …
          Les valeurs dites de gauche doivent être interrogées …..et l’histoire aussi : qui à participé aux conquêtes sociales en France depuis deux siècles ….c’est Jaurès, Blum, le Conseil National de la Résistance …..



        • carlos_H le 5 mai 2026 à 15:31

          @Siddi Aldo, le problème, c’est que vous appelez « postures morales » ce qui est en réalité un dissensus politique de fond…

          Quant à s’interroger, commencez par vous demander pourquoi vous pensez que LFI « souhaite » le RN, alors que tous ses sympathisants ont constaté que le RN était déjà là (avec la complicité de qui, déjà ?), que ses thèmes contaminaient toute l’union des droites, voire au-delà… n’est-ce pas Ruffin ? Et que le seul souhait réellement exprimé ici, c’est que le prochain combat politique se fasse entre « eux » et « nous », pour stopper durablement l’avancée de l’extrême droite !

          Sur l’héritage des conquêtes sociales, soyons sérieux deux minutes… ça ne se revendique pas avec trois noms propres posés sur la table comme des médailles. Il se mesure à la propension à appliquer véritablement un programme de gauche plutôt qu’à se cacher derrière la notion de « responsabilité » si propice à valider une politique gouvernementale de droite après avoir été élu sur un programme de gauche : services publics, souveraineté populaire, démocratie sociale, affrontement avec les puissances privées…

          De ce point de vue, la rupture portée par LFI a bien plus à voir avec cet héritage qu’un PS devenu FACTUELLEMENT centriste à force de confondre gauche et gestion raisonnable du capitalisme !

          Reste Mélenchon, qu’on peut évidemment critiquer… Mais le transformer en ogre qui gouverne par tweets pendant qu’on réclame un débat « sans insultes », avouons que c’est assez savoureux !

          La vraie question à discuter n’est pas celle des valeurs, parce que la gauche ne manque pas une occasion d’en afficher. Ce qui manque, ce sont des forces capables de les traduire en conflit politique réel. La vraie question est donc très simple : qui a encore la force politique, programmatique et populaire de rendre crédible une rupture avec l’agonie sociale en cours ? À mon sens, la réponse est LFI.

          Et en voici les principales raisons :

          – LFI dit où est l’adversaire : l’extrême droite bien sûr, mais aussi les logiques économiques, médiatiques, institutionnelles et sociales qui lui déroulent le tapis rouge depuis des années. Parce que le RN ne pousse pas dans le vide… Il prospère sur les reculs sociaux, l’abandon des services publics, la casse du travail, le mépris des quartiers populaires, la panique identitaire organisée en continu, et la petite musique sécuritaire reprise par toute une partie du champ politique.

          – Et surtout, LFI ne propose pas simplement de « mieux gérer » l’existant ! Elle propose de changer le rapport de force : Constituante, VIe République, partage des richesses, planification écologique, services publics, retraite, salaires, contrôle populaire. On peut discuter chaque point, bien sûr. Mais au moins, il y a une ligne : reprendre du pouvoir là où il a été confisqué !

          C’est là, dans la capacité à reconstruire un horizon populaire face à la pente actuelle (toujours moins de droits, toujours plus de contraintes pour les mêmes, toujours plus de cadeaux pour ceux qui possèdent déjà tout) que se joue la crédibilité de la gauche aujourd’hui, et certainement pas dans la capacité à citer Jaurès entre deux appels à la « responsabilité » !

          Donc oui, à mon sens, LFI dérange. Et heureusement. Parce qu’une gauche qui ne dérange plus personne finit souvent par rassurer exactement ceux qu’elle prétendait combattre.

          Pour conclure je dirai que la vraie fracture n’est pas entre gens polis et gens excessifs mais entre ceux qui veulent encore aménager la lente agonie du progrès social, et ceux qui pensent qu’il faut enfin l’interrompre!

          Vivement la rupture !



    • Lionel Mutzenberg le 25 avril 2026 à 17:51

      Ben oui ! le PS, Ruffin, Vallaud, un peu de PC et de Verts, pour faire quoi ? Nous faire fuir la vraie gauche ?
      La rupture, c’est des propositions et des moyens, pas des programmes jamais respectés, qui visent seulement à se faire élire, et réélire.
      Nous venons, ces derniers mois, de voir le PS tel qu’il est depuis Mitterrand: La roue de secours du capitalisme, qui les fait si bien vivre.
      Problèmes au PS, problème au PC, problèmes chez les verts, dites, ils vivent ou nos commentateurs de la gauche d’avant, celle qui nous a fait perdre en 2022 ?
      C’est mort, cette « gauche » là ne veut pas gagner en 2027, elle veut faire perdre la vraie gauche, même pas foutue de défendre l’abrogation de la loi sur les retraites du Medef/Macron, refusée par des millions de nos compatriotes, avec la complicité de la CFDT, dont leurs propres électeurs !
      Le PS, plus les défroqués du macronisme, cela ne fera jamais une majorité !

  6. Toto le 23 avril 2026 à 19:18

    Ecoutons ce que Clémence Guetté a à nous dire sur le programme du PS

    https://x.com/Clemence_Guette/status/2046924110219948171

    • Bdpif le 25 avril 2026 à 16:35

      Oui j’ai lu et merci pour votre lien; J’ai passé un grand moment de rigolade.
      D’une part, elle écrit sur X, un reseau américain qui appartient au proche de l’extreme droite trumpiste. Passons …
      Qe nous dit elle ? Je cite:
      « Le PS a publié ce matin son « projet » pour 2027.
      je l’ai lu pour vous.
      Je vous raconte et je vous explique ce que ni eux, ni les médias ne vous diront. »

      Pour LFI, les gens n’ont pas à lire, ni à réfléchir, LFI le fait pour vous. Et elle nous explique ce qu’il faut raconter de son point de vue qu’auucn média de suivra.

      Pas un mot sur « le PS veut rehausser le Smic à 1.690 euros net, instaurer la taxe Zucman de 2% sur le patrimoine des fortunes de plus de 100 millions d’euros et créer un « impôt sur les grandes successions ».

      • carlos_H le 27 avril 2026 à 14:18

        Et voilà que le commentaire politique est dorénavant interdit !!!! Il va falloir en parler au PS pour qu’il arrête de caricaturer l’intégralité des positions de LFI sur quasiment tous les sujets…
        Quant à « X », bienvenue Bdpif dans une France où 90% des médias de masse sont detenus par des intérêts privés!!!! Reste plus qu’à trouver une cave bien douillette pour aller y fabriquer des tracts…
        Dans votre idée Bdpif, le PS doit il aller lécher la main qui lui permet de s’adresser à un large auditoire dont la majorité ne lui accorde plus aucun crédit ?

        • Siddi Aldo le 30 avril 2026 à 14:55

          En plus du « X »……vous noterez également que sur les 4 chaines en continu (dont France Info, en plus de BFM, Cnews et LCI ) les représentants de LFI sont très très souvent invités ….ce qui est rarement le cas pour le PC , Les verts et même le PS !
          Etrange ce privilège de la LFI !! Pour faire le « buzz » ….parce que ce sont des bons clients destructeurs de la convergence à gauche !!!
          Parce que comme aux USA les Trotskystes sont protégés et privilégiés !!



      • Lionel Mutzenberg le 2 mai 2026 à 10:13

        Le PS qui est e gauche quand il est dans l’opposition, de belle promesses , et après, tiens ça c’est marrant !
        Le PS n’est pas de gauche, il ne l’a jamais été, en 1983 il a officialisé son retournement de veste, mais la droite était si pire que nous n’avons pas pu nous en débarrasser.
        Plus jamais PS et ses alliés pour les places.

  7. Toto le 23 avril 2026 à 19:23
  8. Michel Davesnes le 23 avril 2026 à 21:04

    Comment pouvez-vous parler de dépendance programmatique à l’égard de LFI ? Les socialistes se sont appuyés sur le programme de LFI pour se faire élire. Ils étaient tellement discrédités après avoir engendré Macron et son monde (Hollande n’a même pas pu se représenter) qu’ils n’avaient pas le choix. Bien évidemment, une fois le groupe socialiste reconstitué, suivant leur nature profonde, ils ont recommencé à trahir et ont jeté le programme du NFP aux orties.
    On ne peut donc pas vraiment dire qu’ils dépendent du programme de LFI. Ou alors comme des parasites le temps d’une élection.

  9. Lucien Matron le 24 avril 2026 à 16:14

    Si la démarche du PS est d’aboutir à un programme, sur la base du texte (à ce stade confidentiel) et de la présentation faite par Chloé Ridel, alors c’est la confirmation officielle de l’abandon du programme du Nouveau Front Populaire sur lequel beaucoup d’élus socialistes se sont faits élire. Ce n’est pas une surprise, et personne ne peut reprocher à une organisation politique d’avoir son programme et son candidat pour l’élection présidentielle. Par contre, si l’on veut bien se donner la peine d’écouter la présentation de Chloé Ridel ( merci Catherine pour le lien), on croit rêver : dans le discours, c’est coup de barre â gauche. Les adhérents PS se saisiront du texte, le discuteront, l’amenderont, procédure classique… Compte tenu, des positions défendues et des votes des députés socialistes à l’ Assemblèe Nationale, des déclarations de certains responsables socialistes comme François Hollande notamment, il est légitime de se poser la question de l’objectif politique : s’agit-il d’un tournant idéologique tournant le dos à la sociale-démocratie ou s’agit-il d’aller chercher des électeurs à gauche notamment chez LFI comme l’avait fait François Mitterrand avec les électeurs communistes ? Dans les deux options, la crédibilité et la fiabilité du PS, sérieusement abîmées ces dernières années, pour se réclamer encore de la famille de gauche, seront sur la table. Le PS, en rupture avec les mouvements sociaux et avec la NUPES, cherche sans doute son salut, du côté de ses amis européens. Ce n’est sans doute pas un hasard si son projet a été présenté par une eurodéputèe. Le PS va sans doute accélérer sa mutation vers le social-libéralisme européen, sans aucun doute une nouvelle illusion.

  10. TRINTIGNAC le 27 avril 2026 à 11:07

    Catherine Tricot termine son article par un « Tout cela est bien intéressant ». Est-ce une pointe d’ironie ou pense t-elle sérieusement que les principaux prétendants à l’investiture PS , tous des hommes au passage (Au PS les femmes sont là pour produire des idées au profit des éléphants anciens et nouveaux), vont s’aligner sur ce programme fourre-tout susceptible de réconcilier une partie des électeurs de « gooche » ? Il n’est pas nécessaire ici de faire l’inventaire de tous les renoncements, de toutes les trahisons du PS et de ses responsables depuis plus de 40 ans, pour étayer une évidence irréfutable. Le PS n’a plus d’assise idéologique, de valeurs fondamentales, à partir desquelles on peut reconnaître son originalité, son projet de société. Et ce n’est pas cette tentative illusoire de recalibrage ‘ »plus à gauche » qui va encore une fois absoudre les errements assumés d’un parti politique qui déserte le terrain des mouvements sociaux, pour mieux accorder une oreille très attentive aux injonctions du patronat et de ses serviteurs. Le PS ne peut aujourd’hui qu’inspirer défiance et écoeurement.

    • Lionel Mutzenberg le 11 mai 2026 à 09:02

      Que dire de plus ? Le PS ne trompera que celles et ceux qui le veulent bien, un petite minorité de personnes qui n’ont besoin de rien, et se moque bien de ce qui peut arriver aux autres.
      Si j’ai bien lu, et bien compris, l’extrème centre de toujours, qui empêche toute évolution vers la vraie gauche, celle qui nous promettait de,  » Changer la vie  » en… 1981 !!!
      Vivement la rupture.

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