Hélas, que la bataille des gauches commence…
Le résultat de la primaire socialiste est préoccupant. La victoire nette de Glucksmann a marqué l’inscription de plus en plus profonde de la rupture entre deux gauches que Manuel Valls avait voulues irréconciliables.
Il n’y a pas eu match lors de la primaire social-démocrate. Raphaël Glucksmann l’emporte dès le premier tour avec 66% des voix. On dira, à raison, que c’était une primaire quasiment interne tant le prix était élevé pour participer. Il s’est quand même trouvé près de 80 000 personnes non encartées pour verser 15 euros et adouber largement Raphaël Glucksmann. Les militants socialistes eux-mêmes n’ont guère soutenu leur premier secrétaire : Olivier Faure arrive deuxième avec un petit 14% des suffrages. À une très large majorité – plus de 70% si l’on additionne le résultat de Raphaël Glucksmann et de Jérôme Guedj –, les électeurs ont dit vouloir rompre avec LFI. C’était en fait la seule ligne de fracture clairement identifiée entre les candidats de cette primaire.
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C’est donc bien l’affrontement voulu par les deux parties qui pourrait s’installer pendant six mois. Un affrontement dur et violent, où les accusations en macronisme, avec force jets de farine, répondront aux dénonciations en antisémitisme avec mise au banc de la République.
Inquiétant parce que chacun sait que la gauche est à la fois minoritaire mais qu’elle seule peut être l’adversaire solide de Marine Le Pen. Un macroniste ne peut en aucun cas rassembler 51% des Français. Il faut donc que la gauche relève ce défi. Il lui faut tout à la fois assurer qu’elle engagera les ruptures nécessaires, qu’elle préparera l’avenir et qu’elle saura rassurer et rassembler une société humiliée, violentée et divisée.
Le résultat obtenu par Glucksmann doit aussi être compris par les stratèges insoumis : ils sont vraiment rejetés par une partie de la gauche. Il est temps qu’ils en tiennent compte et qu’ils fassent des signes dans cette direction.
Raphaël Glucksmann répond à ces attentes par la promesse de rupture écologique et de justice. Mais en ouvrant les bras, dès ce matin sur France Inter, à François Hollande et à Bernard Cazeneuve, il envoie un signal fort peu de gauche. Se rend-il compte que ces deux hommes incarnent la trahison de la gauche et qu’ils sont largement honnis ? Très mauvais départ.
Jean-Luc Mélenchon répond bien aux attentes par la promesse de rupture. Mais il oublie l’autre partie de la demande sociale et politique : rassembler après le clivage permanent de l’arrogant Emmanuel Macron. Plus les jours passent, plus s’éloigne l’idée qu’il veut faire appel à la diversité d’un peuple qui n’est pas qu’insoumis. Sa promesse d’un « gouvernement insoumis » inquiète plus qu’elle ne rassure. Le résultat obtenu par Raphaël Glucksmann doit aussi être compris par les stratèges insoumis : ils sont vraiment rejetés par une partie de la gauche. Il est temps qu’ils en tiennent compte et qu’ils fassent des signes dans cette direction.
Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon prétendent arriver au second tour et battre Marine Le Pen. S’ils échouent, ils seront tenus pour responsables de n’avoir pas fait à temps ce qu’il fallait faire.
« Mais [Mélenchon] oublie l’autre partie de la demande sociale et politique : rassembler après le clivage permanent de l’arrogant Emmanuel Macron. »
Bizarre, bizarre. Comment Mélenchon peut-il « oublier » de rassembler quand les autres parties et partis de la gauche clament haut et fort leur rejet de LFI ?
Merci de m’éclairer.
Les insoumis rejetés par une partie de la gauche ?? mais de quelle gauche parlez vous SVP ? celle du PS? mais franchement, à Regards, vous avez perdu tout sens du ridicule pour parler ainsi, le ps, ça fait longtemps qu’il n’est plus véritablement de gauche, et entendre Glucksman dire dans sa bouche le mot « gauche » me hérisse le poil et me fait vomir, ce gars est un peu produit industriel formé par des pensées de droite, soyez en sur, j’éspere qu’il se plantera après sa « victoire » à une primaire dont les votants penchent et pensent de plus en plus à droite, l’état, l’ordre, la « bienveillance » et surtout, surtout ne rien changer, pas de révolution et après moi, le déluge !!!