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#DÉBRIEF. Javier Milei, Geert Wilders, Dublin, Mourad et Thomas : l’extrême droite à l’offensive

Comme chaque semaine, le débrief politique par Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien.

2 commentaires

  1. ROUSEL le 29 novembre 2023 à 12:05

    Du pur délire … effarant ; depuis les années 80 et SOS Racisme, la gauche défend coûte que coûte les maghrébins même s’ils sont les bourreaux . Regardez les statistiques ethniques dans d’autres pays européens : les africains , afghans et pakistanais sont surreprésentés dans les affaires criminelles ( 15 x plus que les personnes issues du pays en lui même ) .
    1/ Pas étonnant que l’émission de Ruquier marche si mal
    2/ Quand on entend vos délires durant 1 heure, on comprend que la / les sociétés européennes se droitisent …

  2. peg le 30 novembre 2023 à 17:45

    Bonjour à chacun. à Catherine, à Pablo. Au sujet du fada « Milei » (qui n’est pas si fada qu’il le semble à nos yeux gauchisants), le bouquin paru en 2022 de Pablo Stefanoni (traduit de l’espagnol par Marc Saint-Upéry) intitulé « La rébellion est-elle passée à droite ? » en cause bien avant son élection argentine puisqu’on est en plein dans le sujet dans ce terrible et intense livre. L’auteur l’a connu sur les bancs de la fac dans les années 90 où Milei était prof d’économie à Buenos Aires, et écrit une rapide bio dont le moment de « révélation » du fada qui ouvre la boite de pandore explicative trouvai-je : la lecture d’un article de Rothbard , qui semble un des auteurs et influenceurs important de l’alt-right américaine (et ses multiples déclinaisons) ; il invente le terme paléo-libertarien qui se veut l’articulation entre des pensées apparemment opposées : le libertarianisme et les valeurs de la « old-right », soit « aller vers le peuple » (et sortir de la niche libertarienne trop éloignée des « gens normaux) : « abolition tendancielle de l’Etat te renforcement des institutions sociales traditionnelles » pour défendre la cutlure occidentale comme « fondement éthique d’un nouvel ordre postétatique »… l’Etat providence est un « vol organisé », le libre marché « est à la fois moral et pratique » ; une pensée en lutte contre ce qu’est devenu à ses yeux l’Etat US, un pays étatiste dans un monde étatiste dominé par une élite dirigeante en coalition d’un Etat et de Big Companies (soit politiciens et bureaucrates, domination de l’Yvy League, élites financières et médiatiques … et dont la stratégie à mettre en oeuvre et ércite en 1992 est de « faire directement appel aux masses pour court-circuiter les médias dominants et les élites intellectuelles ; mobiliser les masses populaires contre les élites qui les spolient, les mystifient et les oppriment, tant au niveau social qu’au niveau économique » (! on se croirait à un meetting de gauche radicale ! ou dorénavant à celui de lepen). Il semble bien que Milei dans les conditiosn argentines de son succès soit – en même temps – une production de cette nouvelle rébellion de droite anti-système, ultra-libérale, un mouvement global dont les exemples Trump, Bolsonaro … Milei … et ceux qui paraissent leur ressembler de ce côté de l’Atlantique fleurissent et semblent annoncer un nouvel hégémon discursif (ou bien déjà là?). Comme l’a dit Catherine, le populisme de gauche sans horizon humaniste peut basculer aux mots près dans cette nouvelle manière de voir, la « seule » diférence (de taille) semblant être dans la croyance et volonté d’un système où chacun se « démerde » (sans « aide » ce qui trouble le « résultat social ») versus celle où l’équilibre social tient par les « assurances collectives » amenées par des institutions étatisées ( l’équilibre paléolibertarien étant les valeurs familiales, civilisationnelles et patriotes). Un troublant livre pour les gauchistes radicaux, comme moi. Et dont je crois que bien des gauchistes devraient prendre la mesure de cette rébellion anti-système (elle -aussi), pour peut-être reconfigurer le discours et les choix, se poser aussi la question de l’Etat – de sa « surface », de ce qu’on souhaite et ne souhaite pas. D’autant qu’on peut constater que le macronisme néolibéré renforce la « main droite » de l’Etat tandis qu’il affaiblit la main gauche, ce qui semble donner au discours paleolibertarien un bon terrain de jeu.

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