CRISE POLITIQUE DU JOUR
Pedro Sánchez n’avait plus le choix
Le premier ministre socialiste, au pouvoir depuis 2018, vient d’annoncer la tenue d’élections anticipées le 29 novembre. Depuis les dernières législatives de juillet 2023, sa majorité ne tient qu’à 3 voix au Parlement. Le château de cartes vient de tomber, avec fracas. Après les affaires de corruption dans l’entourage de Pedro Sánchez et la crise migratoire à Ceuta, le déclic est venu de l’histoire d’une femme, Maricarmen Abascal, 87 ans, expulsée de son logement. Celui-ci avait été racheté par une société d’investissement souhaitant augmenter son loyer de 275%. Le gouvernement a alors proposé en urgence deux lois sur le logement, rejetées par le Parlement il y a quelques jours. C’est du côté de « Junts », la droite catalane et ses sept députés, que la majorité a chuté. Le parti de Carles Puigdemont n’a pas suivi Pedro Sánchez cette fois-ci. Le premier ministre doit désormais gagner un nouveau pari électoral : résister, encore, au bloc droite/extrême droite en formant une majorité hétéroclite. Et prier pour que les Catalans pèsent toujours autant, mais plus à gauche. Le scénario redouté étant que la droite du Parti Populaire arrive en tête et gouverne avec l’extrême droite de Vox, seul parti en dynamique.