Surprise (non) : le « plein-emploi » de Macron était une fraude

Trois ans après la promulgation de la loi « pour le plein-emploi », ATD Quart Monde, Aequitaz et le Secours catholique tirent un bilan calamiteux et demandent un moratoire. Leur rapport se base sur une enquête en profondeur « des deux côtés du guichet ». On ne s’attendait à rien de bon, mais on est quand même désespéré. Au-delà du fait que ce « plein-emploi » promis s’est traduit par une hausse du chômage (sic), les effets de la réforme sont nets : d’un côté, une chasse aux allocataires automatisée et pervertie par des anomalies administratives, de l’autre, un manque de moyens et de personnels – dans son budget 2027, Lecornu entend supprimer 400 postes à France Travail après en avoir déjà sucré 515 en 2026. Mieux : le rapport documente la possibilité pour les patrons de faire du travail dissimulé et gratuit via les « immersions professionnelles ». Bref, sous Macron, France Travail n’est plus une mission publique d’accompagnement vers l’emploi mais un filtre opaque dont le seul but est de faire des économies sur les allocataires. Pressions inutiles, service d’accompagnement médiocre et précarisation généralisée : bienvenue dans la start-up nation !

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