2027 : plus que jamais, la réalité en face

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Rien, à l’heure d’écrire ces lignes, ne semble en mesure de stopper la victoire de l’extrême droite. État des lieux et analyse des forces en présence, par Roger Martelli.

Depuis qu’il a été créé en 2022, l’institut de sondages Cluster17 se distingue par l’originalité de son découpage du champ politique français. Dans deux copieuses études (ici et là), son fondateur, le politologue Jean-Yves Dormagen, nous propose une confrontation de son modèle avec la conjoncture présidentielle de 2027.

Selon lui, la crise politique – que reflète une fois de plus la multiplication des candidatures – n’implique pas que les votes soient indéterminés et imprévisibles. Dans l’enquête faite à la fin juillet 2026, 8 personnes interrogées sur 10 peuvent être rattachés à un univers partisan identifiable – ces « clusters » qui ont donné son nom à l’institut. 

Mais seulement trois sur dix indiquent une formation politique ou un.e candidat.e unique pour exprimer leur orientation politique : ce sont les « noyaux exclusifs ». Près de la moitié hésitent au contraire entre plusieurs offres possibles et constituent ainsi des « zones de concurrence ». Toutefois, les hésitations n’impliquent pas de la volatilité électorale : c’est entre des univers voisins que l’on hésite, quand il s’agit de passer de l’opinion au vote.

Les noyaux exclusifs se trouvent plutôt aux extrêmes de l’arc politique : sur les 30% de « fidèles », les deux tiers (10% chacun) se partagent entre le Rassemblement national et La France insoumise. Ce sont leurs candidats qui polarisent dès maintenant les intentions de vote les plus assurées. Quant aux 50% de « zones de concurrence », elles se répartissent selon « une chaîne remarquablement ordonnée » : LFI partage les siennes avec les Écologistes (3%), les Écologistes avec le PS (3%), le PS avec le centre (3%), le centre avec LR (5%), LR avec le RN (3%), puis le RN avec Reconquête (7%).

Cinq espaces politiques en 2027

En brassant les « noyaux actifs » et les « zones de concurrence », Cluster17 propose pour 2027 un découpage de l’opinion en cinq grands espaces de choix électoraux possibles : la gauche radicale (18% dont 10% de noyau exclusif), la gauche sociale-écologiste (17% et 3%), le centre (18% et 4%), la droite libérale conservatrice (18% et 4%), la droite nationaliste (27% et 11%). Les cinq espaces disposeraient ainsi de réserves théoriques de vote à peu près équivalentes. Mais toutes ces réserves ne correspondront pas à des votes de même ampleur. La gauche radicale et la droite nationaliste partent d’ores et déjà avec les noyaux les plus solides. Au-delà, c’est la conjoncture du moment (la question qui apparaîtra comme la plus structurante au moment du vote) et l’effet de la campagne électorale proprement dite qui décideront des choix ultimes.

Ces choix vont se faire en combinant deux axes de distribution des opinions et des votes. Sur un premier, les questions culturelles et identitaires (immigration, diversité, autorité, modes de vie) vont opposer les sensibilités progressistes et cosmopolites aux tentations conservatrices et ethno-traditionalistes. Sur le second axe, c’est le rapport au système et au changement qui devrait opposer d’un côté le désir de stabilité ou de transformation graduelle et, de l’autre côté, la demande de rupture plus radicale avec le système politique, économique et idéologique.

C’est la combinaison des deux axes, nous dit Dormagen, qui orientera les préférences électorales. Elle le fera en tenant compte d’un troisième paramètre qui portera vers le choix final : l’utilité perçue de chaque vote, différente selon qu’il s’agit d’un premier ou d’un second tour.

Atouts et limites des espaces

1. La gauche radicale se caractérise par sa cohérence, autour de cinq « clusters » sur seize. Son noyau (10%) est solide et sa cohérence est forte : elle se porte massivement vers le pluralisme, l’ouverture et la diversité et elle exprime en même temps une demande forte de transformation, de justice sociale et de remise en cause de l’ordre existant. Mais sa propension à la rupture limite sa capacité d’extension vers les espaces les plus proches d’elle.

2. La gauche sociale-écologiste est nettement moins cohérente. Elle est souvent proche de la gauche radicale par sa propension culturelle à l’ouverture, mais elle est partagée sur la manière de les faire vivre (adaptation ou rupture). Cet espace s’étend sur un nombre plus grand de clusters (huit sur seize), mais ses divisions sur l’axe stabilité-rupture limitent ses capacités d’expansion, sur sa droite comme sur sa gauche. Au total, explique Dormagen, cet espace « peut s’étendre de la gauche radicale jusqu’aux marges du centre, mais au prix de tensions réelles sur le degré de rupture, l’écologie, l’économie et certaines dimensions du clivage culturel ».

3. Le centre peut lui aussi s’étendre sur un espace large (six clusters sur seize). Il est culturellement diversifié, entre progressisme et conservatisme, mais rassemblé par son souci de la stabilité, de la maîtrise des exécutifs et de la compétence. Le centre, nous dit Dormagen, est « culturellement plus étendu qu’on ne l’imagine souvent, mais politiquement plus cohérent qu’il n’y paraît, dès lors que la question décisive devient le rapport à la stabilité et le rejet des extrêmes ».

4. La droite libérale-conservatrice, étendue sur six clusters, se trouve en position charnière entre un pôle modéré, tourné vers le centre, et un pôle plus identitaire et plus radical sur les enjeux culturels qui le tourne vers la droite nationaliste. Depuis quelques années, c’est l’attirance de l’extrême droite qui connaît la dynamique la plus forte, menaçant l’unité du groupe tout entier.

5. Étendue sur six grands clusters, la droite nationaliste est doublement unifiée, par sa propension au conservatisme et par une vision ethno-traditionaliste de la société. Elle est majoritairement tentée par la rupture systémique. Ces caractéristiques font du RN le parti politique le plus « attrape-tout » du paysage politique français. Mais si son unité est solide sur les questions identitaires, elles le sont moins sur le terrain de l’économie et de la transformation sociale (retraites par exemple) et des institutions.

De la proximité idéologique au vote

Chaque espace doit donc réussir trois opérations simultanément : transformer en vote effectif son noyau fondamental, s’étendre dans les zones de concurrence les plus proches et, au second tour, devenir le choix par défaut d’électeurs qui ont perdu entretemps leur candidat préféré.

1. Convertir l’influence en vote

  • Les deux espaces qui ont le noyau exclusif le plus étendu ont déjà transformé la proximité en intention de vote : dans l’espace de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, huit électeurs sur dix ont déjà exprimé leur intention de voter pour leur chef de file.
  • Ce n’est pas le cas du centre, où le candidat le mieux placé (Édouard Philippe) ne recueille qu’un peu plus de 50% des voix de son espace, les autres se pouvant se porter sur sa gauche (Glucksmann) ou sur sa droite (Retailleau).
  • Ce n’est pas le cas non plus de la gauche sociale et écologiste, où Raphaël Glucksmann ne recueillait à la fin juillet que 4 électeurs sur 10, les autres préférant se diriger vers Jean-Luc Mélenchon (deux sur dix), Édouard Philippe ou les autres candidats de gauche.
  • Ce n’est surtout pas le cas de la droite libérale-conservatrice, où la dispersion est maximale et où Marine Le Pen recueille plus d’intentions de vote que Bruno Retailleau.

2. S’étendre dans les zones les plus proches

  • Jean-Luc Mélenchon agrège d’ores et déjà l’écrasante majorité de la gauche radicale et peut attirer (toujours fin juillet) près de 4 électeurs de la gauche socialiste-écologiste sur 10. Mais il est massivement rejeté dans tous les espaces de la droite et du centre.
  • Marine Le Pen agrège son espace de prédilection et peut toucher plus de la moitié de la droite – qui ne la rejette qu’à hauteur de 22%. Elle peut même attirer, par refus du chaos, 21% des électeurs centristes.
  • Raphaël Glucksmann concentrait à la fin juillet 6 électeurs sur 10 de la gauche socialiste-écologiste. Il peut mordre sur un tiers des électeurs centristes. Il est moins performant du côté de la gauche radicale.
  • Édouard Philippe concentre sur son nom les électeurs du centre. Il peut compter sur près de la moitié de la droite libérale conservatrice et sur un peu moins d’un tiers de la gauche sociale-écologiste.
  • Bruno Retailleau puise largement dans les rangs de la droite libérale conservatrice et partiellement dans ceux du centre et de la droite nationaliste. Mais il est fortement concurrencé par ceux qui, au centre recherchent avant tout la stabilité et par ceux qui, à droite, sont désireux avant tout d’identité et de rupture.

3. Faire face au second tour

Le premier tour repose à la fois sur la mobilisation des noyaux électoraux des candidats et sur leur capacité à s’élargir vers les espaces politiques voisins. C’est donc essentiellement sur la distribution finale des zones de concurrence que se décidera l’accès au second tour. En revanche, pour le tour décisif, le choix se fait par défaut pour une grande part des électeurs. C’est donc le différentiel de répulsion qui décide de l’issue du vote. 

Dans l’enquête de Cluster, cinq configurations sont testées, Marine Le Pen étant confrontées à quatre candidats possibles. Elle l’emporterait au second tour dans les cinq configurations, avec 61% face à Jean-Luc Mélenchon, 57% face à Bruno Retailleau, 56% face à Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann, 52% face à Édouard Philippe.

  • Jean-Luc Mélenchon conserve bien sûr les trois quarts de son total du premier tour et une majorité du reste de la gauche. Mais il ne gagne que 16% des électeurs du centre, la moitié de ceux-là choisissant l’abstention. Il est donc largement distancé face à Le Pen.
  • Raphaël Glucksman retrouve 7 électeurs sur 10 de son espace du premier tour, récupère 5 électeurs du centre sur 10, mais il n’attire qu’un tiers de la gauche radicale. Dans les deux cas de Jean-Luc Mélenchon et de Raphaël Glucksmann, la logique des « deux gauches irréconciliables » produit un double refus de report, plus prononcé dans la gauche radicale que dans le reste de la gauche.
  • Le rejet massif de Marine Le Pen à gauche ne profite que partiellement à Édouard Philippe. Près des trois quarts de la gauche radicale et la moitié de la gauche socialiste-écologiste s’abstiendraient en cas de duel Philippe-Le Pen. La même logique s’applique dans le cas où Gabriel Attal concourt au second tour, aggravée par un moindre report sur lui de la droite libérale conservatrice du premier tour.
  • Quant à Bruno Retailleau, il cumulerait un report inexistant de la gauche et un report médiocre (autour de 5 sur 10) de la droite et du centre.

Une situation ouverte… sur le papier

Jean-Yves Dormagen emploie une formule prudente pour résumer sa conclusion : « Une élection ouverte dans un espace fortement contraint ». Il a raison de se refuser à faire, comme beaucoup, des prédictions de vote à partir de ce qui n’est qu’une intention à un moment donné.

L’évolution du contexte global, national et international, peut modifier les priorités vécues par les électeurs, exacerber les doutes et les peurs et modifier ainsi les marges de manœuvre des candidats. De la même manière, les péripéties de la campagne et la perception par les individus de l’utilité de telle ou telle candidature peuvent changer les regards et modifier en chemin l’orientation des choix.

Mais l’incertitude réelle n’efface pas les tendances lourdes, qui sont celles d’une Europe où progresse « l’illibéralisme » et d’une France où, pour la première fois, l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite est confortée par des sondages multiples et concordants. On peut certes minimiser ces risques et considérer que, comme cela s’est produit à plusieurs reprises, la division ne conduit pas nécessairement à la défaite.

Le danger est toutefois trop grand, comme le montrent pour l’instant les hypothèses de second tour. L’irresponsabilité majeure serait donc de rejouer, aujourd’hui comme hier, la logique de la zizanie et de durcir de plus en plus les clivages entre les gauches. Même dans la concurrence désormais acquise des candidatures, l’état d’esprit de l’union devra continuer à primer sur celui de la division. Si ce n’est pas le cas, il ne nous resterait sans doute que les larmes pour pleurer.

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25 commentaires

  1. Michel Davesnes le 4 septembre 2026 à 12:06

    Ce constat de l’union nécessaire et indispensable, tout le monde peut le faire, c’est facile. Mais établir les responsabilités de la désunion, pointer les trahisons répétées des socialistes, c’est beaucoup plus difficile pour Regards. N’est-ce pas, M. Martelli ? Et pourtant, on ne pourra a l’avenir faire des alliances qu’en établissant, de manière sincère, les responsabilités des uns et des autres dans la situation actuelle.

  2. Lafleur le 4 septembre 2026 à 17:54

    Je partage avec Roger Martelli le constat que le risque d’une victoire du RN en 2027 ne peut plus être traité avec légèreté.

    En revanche, son analyse électorale laisse une question essentielle dans l’ombre : quelles sont les conditions matérielles et politiques qui ont permis à l’extrême droite de progresser ?

    Les « espaces » électoraux décrits par les sondages ne tombent pas du ciel. Ils sont le produit d’une crise sociale profonde, de l’affaiblissement du monde du travail organisé, de la désindustrialisation, de la précarisation, du recul des services publics, mais aussi d’une incapacité persistante de la gauche à transformer les colères populaires en conscience de classe et en force collective. Depuis 2017, le problème n’est pas que la gauche aurait simplement « choisi Macron ». Au second tour, elle a appelé à battre Le Pen tout en annonçant le combat contre la politique macroniste. Le réflexe du PS au PCF en passant par les écologistes et LFI fut un antifascisme moral et donc passablement infantile ne permettant pas d’incarner pour le prolétariat une alternative au social-libéralisme de Macron. De plus, la répétition de cette situation révèle une contradiction stratégique : comment faire barrage à l’extrême droite sans que le barrage défensif ne reconduise, faute d’alternative crédible, la domination politique du centre libéral ?

    En 2017 comme en 2022, cette contradiction n’a pas été résolue. Elle a contribué à enfermer une partie de la gauche dans une alternative où elle devait choisir entre le moindre mal et le danger extrême, sans parvenir à construire suffisamment entre les deux une perspective de pouvoir populaire.

    La NUPES en 2022 puis le NFP en 2024 ont renforcé LFI et surtout le PS qui tel un phénix a ressuscité. Ils ont montré certes qu’une dynamique unitaire était possible. La perspective de classe d’une rupture transformatrice en faveur du travail est passée derrière le combat de coq entre membres du PS de 2008 (Faure/Mélenchon). Mais ils n’ont pas suffisamment transformé l’unité électorale en force populaire organisée, capable d’enraciner durablement une ligne de classe dans le monde du travail et les territoires.

    D’ailleurs, les camarades de L’Après sont un peu esseulés et abandonnés par la LFI et par le PS, donc par les Ecologistes et par Debout! : preuve d’ailleurs que les distinctions entre tendances réformistes sont pour le moment irréconciliables. C’est aussi pourquoi il est justifié que le PCF reprenne son autonomie et défende un front de classe en 2027.

    Cela sera le thermomètre de la volonté de transformation radicale.

    Il faut aussi regarder lucidement les pratiques de division à gauche. Lorsque le PCF est caricaturé ou assimilé à Doriot, ce n’est pas seulement une polémique entre organisations : c’est la dévalorisation d’une tradition politique fondée sur l’organisation collective du monde du travail, la conquête de pouvoirs économiques et démocratiques et la transformation sociale. Cela contribue à affaiblir le camp populaire au moment même où l’extrême droite cherche à s’imposer comme la principale force d’opposition.

    De même, lorsque l’internationalisme se réduit à une lecture campiste opposant mécaniquement un « camp occidental » à ses adversaires du « sud global » avec des formules et des positions ouvertement racistes à l’égard des Russes, des Chinois, des Palestiniens, des Libanais, des Iraniens ou encore des Cubains ou des Vénézueliens, la gauche réformiste de LFI au PS en passant par les écologistes et les partisans de François Ruffin perd sa capacité à défendre une politique indépendante, la paix et la souveraineté populaire.

    C’est ici que la fascisation doit être comprise dialectiquement. Elle ne commence pas avec une victoire électorale du RN.

    Elle progresse lorsque les contradictions de classe sont déplacées vers l’identité, lorsque les solutions autoritaires se banalisent, lorsque les organisations populaires s’affaiblissent et lorsqu’une force réactionnaire parvient à transformer des colères réelles en adhésion à une fausse rupture. Le RN propose précisément cette fausse rupture : il prétend rompre avec le système tout en laissant largement intactes les structures fondamentales du pouvoir économique capitaliste. Il déplace donc le conflit : du capital contre le travail vers le national contre l’étranger, du pouvoir économique vers l’identité, de l’exploitation vers la désignation de boucs émissaires.

    C’est pourquoi l’unité d’action est indispensable, mais elle ne peut être une simple addition d’appareils ou un front électoral de circonstance. Et il ne faut pas confondre l’unité d’action et l’unicité électoral des appels au ralliement pour un dernier carré de fidèle de la gauche citoyenne, avant de sombrer définitivement, en l’absence de front de classe. Elle doit s’enraciner dans le travail, les salaires, l’industrie, les services publics, le logement, la paix, la souveraineté démocratique et la reconquête du pouvoir sur l’économie. Autrement dit, le véritable enjeu de 2027 n’est pas seulement : « comment empêcher Le Pen de gagner ? » C’est : comment reconstruire une force populaire capable à la fois de battre la fascisation et de faire émerger une alternative de classe au système qui nourrit les conditions de sa progression ? On ne combat pas durablement une hégémonie réactionnaire par une coalition électorale de répulsion. Il faut lui opposer une contre-hégémonie populaire, organisée, consciente de ses intérêts de classe et porteuse d’une véritable perspective de transformation sociale. Le travail contre le processus de fascisation déjà bien avancé est important et crucial. Mais l’avenir commence maintenant !

  3. lionel Mutzenberg le 5 septembre 2026 à 11:35

    La confiance en cette fausse gauche ne peut renaître, ces derniers mois ont dissipé ce qui restait d’illusions de la gauche de 1981, qui ne cache même plus son virage à droite toute de 1983.
    Les élites nous ont trahi, reste l’électorat qui, lui, ne vit pas dans le même monde de privilégiés.
    Le PS n’aime pas les classes populaires, et moyennes, il ne s’en sert que le temps d’une élection, puis les ignore jusqu’à l’élection suivante.
    L »alternative est possible, et de notre seule responsabilité.

    • Lafleur le 11 septembre 2026 à 12:53

      Cher Lionel Mutzenberg,

      Le PS tenait des discours sociaux radicaux, par exemple, au Congrès de Metz en 1979 par le tribun François Mitterrand.

      Les lambertistes Lionel Jospin et Jean-Luc Mélenchon était au PS (anticapitaliste) et nous allions voir ce que nous allions voir. Nous avons vu : 1983, 1988, 1991, 1993 etc.

      Désolé, mais j’ai plus de respect pour un Auroux, un vrai social-démocrate ayant porté des réformes utiles en 1982 pour le monde ouvrier et employés, que pour les gauchistes socialistes qui faisait déjà carrière comme des petits marquis et par conséquent sur la construction du bloc actuel autour de Mélenchon 2027. Mais, je souhaite bien évidemment qu’en 2027 vous bâtiez les sociaux-libéraux vu que Raphael Glucksmann lequel avait fait 14% aux européennes et Manon Aubry avec Jean-Luc Mélenchon à peine 10%.

      Après la vraie gauche votera Fabien Roussel en 2027 pour VIVRE! en organisant un front de classe pour résister à la fascisation et à l’impérialisme, sans aucun compromis.

      Fraternellement,

  4. Matron Lucien le 6 septembre 2026 à 05:07

    Pour gagner l’union ä gauche est nécessaire. Le vote de 2027 est décisif pour changer de politique : les urgences sociales, écologiques et démocratiques sont sur la table, la justice fiscale et les finances nécessaires pour reconstruire un pays ä la dérive le sont tout autant. Politiquement, on se moque des responsabilités passées des uns ou des autres, tous ont une part de responsabilité à un degré ou à un autre, l’obligation stratégique pour gagner est de ne prendre en considération que les champs du possible ensemble. Je ne suis ni militariste, ni gaulliste, mais au moment où on célèbre un peu partout sur le territoire, la libération de Paris ( août 44) jusqu’à Strasbourg ( novembre 44), l’histoire nous apprend que le général Leclerc avait réussi le tour de force de rassembler autour de lui des communistes, des socialistes, des gaullistes, des résistants, des croyants et des non-croyants, des étrangers francophones avec un seul objectif , celui du serment de Kouffra : refaire fflotter le drapeau tricolore au-dessus de la cathédrale de Strasbourg…Les mémoires de Leclerc et de ses compagnons, les leçons de l’histoire devraient mieux inspirer les candidats. Puiser dans les racines du rassemblement et de l’union des forces pour remporter des victoires mérite mieux que les combats de coqs et les invectives de bas étage.

  5. Volovitch le 6 septembre 2026 à 12:25

    Le Ki avant le Kwa.

    Ca y est, on m’a déjà plusieurs fois fait le coup : Si tu ne votes pas pour Mélenchon tu votes pour qui ?
    La question n’est plus pour QUOI tu votes (quel projet, quel programme, quels outils pour réaliser le programme…) mais pour QUI.
    Me voilà réduit à la situation d’un lecteur de « test » de Que choisir1.
    Dans ce qu’il y a sur le « marché » trouvons ce qu’il y a de moins « pire ».
    La discussion ne porte plus ni sur le projet, ni sur les moyens pour l’atteindre. Une discussion dans laquelle on aurait pu échanger des savoirs, des réflexions, des arguments en faisant bien attention d’écouter ce que dit l’autre. La discussion porte sur un produit déjà tout fait, « à prendre ou à laisser ».
    Et plus le danger d’un mauvais choix est grand (et que Marine Lepen devienne Présidente…) et moins il faut laisser de place à la question du « pourquoi faire ».

    J’avais lu une interview de Mélenchon dans Alternatives Economiques. Et je me posais des Questions2
    La principale était : Quels alliés européens ?
    (ci-dessous en ARIAL des extraits des réponses de Mélenchon. Et en Time New Roman mes questions)
    Et surtout, profitons-en pour modifier le statut de la Banque centrale européenne, afin qu’elle puisse prêter directement aux Etats…/… Soyons clairs : nous ne sortirons pas de l’UE ni de l’euro, mais nous désobéirons aux dispositions des traités qui ne correspondent pas à notre programme…/… Nous devons donc négocier avec Pékin …/… Il faut négocier avec elle un accord protégeant notre industrialisation écologique.
    OK mais pour « modifier le statut de la Banque Centrale », pour « désobéir aux traités » et pour « négocier avec les chinois ». Mais on fait ça tout seul ? En tant que gouvernement franco-français ? Ne serait-il pas utile, voire nécessaire, peut-être même indispensable pour « Modifier », « Désobéir », « Négocier » … d’avoir en Europe quelques alliés ?? . La « France » Insoumise a-t-elle le projet de devenir l’Europe Insoumise ? Et alors avec qui ?

    J’ai posé la question à Mariannick qui m’a renvoyé à une interview de Clémence Guetté. J’ai écouté Clémence Guetté et j’ai écrit à Mariannick (extraits)
    « Et au bout de 10′, quand Duhamel a posé la question sur la dette elle répond « Il y a 4 pays de l’Union européenne qui demandent la même chose ». Et elle donne la liste :Grèce, Espagne, Portugal, Italie. » Et Duhamel s’amuse : « Monsieur Mélenchon va appeler madame Mélonie ? » Parce que quand même dans la liste qu’elle donne de nos futurs « alliés » il y a deux pays gouvernés par l’extrême droite… Et Clémence Guetté ajoute : « Oui nous allons faire de la diplomatie ».
    Et bien oui comme tu dis « il y a un début de réponse ». Et un début de réponse que je trouve TRES triste.
    Quand je pose la question « d’avoir en Europe quelques alliés » je ne pense pas à des gouvernements de « pays ». Je pense à des camarades militants dans des partis, des syndicats, des associations et avec lesquels je voudrais construire un accord politique… Et je sais que cela ne va pas être facile parce que nos histoires sont différentes, nos système sociaux sont différents…
    Et que me propose Clémence Guetté de faire de la « Diplomatie » avec des gouvernements de « Pays » (dont deux sont des gouvernements d’extrême droite…).
    Non je n’y vois pas un début de réponse. J’y vois au contraire la triste confirmation que la pensée de L.F.I. est tristement « Hexagonale ».

    Et Mariannick m’a envoyé un lien avec une vidéo de Blast :
    https://youtu.be/NrWl84bQRPY?si=Z8JqMr61kb2yzVbh – « Les médias contre Mélenchon. 15 ans ans à diaboliser la gauche ».
    J’étais donc victime (inconsciente évidemment) des campagnes des médias au service des classes dominantes. Pourtant je n’avais pas le souvenir que ces médias, dans leurs campagnes contre Mélenchon, aient JAMAIS posé ma question sur l’absence de recherche d’alliés européens de la part de LFI….

    Heureusement mon copain Richard regarde beaucoup de vidéos (trop?) et m’envoie les liens. Et un de ces derniers liens c’était sur une discussion organisée à l’Institut La Boëtie « Le Capitalisme peut-il avoir une fin ? »
    https://www.youtube.com/live/03Ass79q3bw.
    Un « dialogue » organisé par l’Institut La Boëtie. Ca me met à l’abri des campagnes haineuses des médias dominants . Non ?
    Je suis resté un peu sur ma faim…
    J.L. Mélenchon exprime l’idée que « La limite à la domination capitaliste c’est la résistance sociale. Le capitalismes ne s’effondrera pas de lui même. Il faut la volonté d’en finir avec lui. Une intervention populaire qui ne résulte pas d’un effet mécanique »3.
    Aurélie Trouvé qui participe au dialogue évoque « la santé »
    Stéphane Peu, député communiste, parle « des «Communs»// moyens de soustraite des pans entiers à la domination du capital ».
    Aurélie Trouvé parle de « La question démocratique.// pour répondre aux besoins humains ».
    J.L. Mélenchon évoque ,en prononçant le mot mais sans en dire plus, un « Marché public du médicament ».

    Mais après 2,5 h de dialogue autour de la « Fin du Capitalisme » la question de la Protection sociale n’est tout simplement pas posée. A un moment Stéphane Peu dit « J’aurais pu parler de la Sécurité sociale » Il aurait « pu ».
    Pourtant il aurait pu être intéressant de voir où on en est, et comment on peut améliorer la situation. La Sécurité Sociale a « démarchandisé » (aurait pu « démarchandiser » ? ) l’accès aux soins.
    On sait que cette « démarchandisation » n’est pas aboutie et que le système capitaliste fonctionne encore bien dans le cadre de la Sécu.
    Les questions de Santé qui sont plus larges que les seules questions de Soins :on peut penser aux questions de Santé au Travail, mais aussi des questions de santé liées à l’alimentation, sont encore largement maltraitées.
    Jo me signale qu’il y a des politique de vaccination. Oui. Cela n’épuise pas la question de la mise en place d’une politique de santé.
    Les débats annuels du PLFSS sont financiers. On parle de « combien ça coûte », mais pas de « à quoi ça sert ». Mais nous, à gauche, où et quand débattons nous sur les politiques de santé ?
    Les inégalités sociales de santé demeurent très importantes. Quelles politiques pour les réduire ?
    Jo trouve que je ne parle pas des « Dispensaires ». Oui il y a eu (et il y a encore) des volontés et des tentatives d’adapter les soins aux populations (on ne se soigne pas de la même façon dans toutes les catégories de la population) La Sécu est-elle en soutien à ces tentatives ?
    Du temps du « paritarisme » le fonctionnement « Démocratique » des caisses de Sécurité sociales était il plus satisfaisant ?.Comment sort-on de cette situation ? En menant quelles politiques ?

    La question de la Sécurité Sociale était hors sujet dans un discussion sur « la Fin du Capitalisme » ?

    Bon, mais J.L. Mélenchon a une réponse : « Il faut un pays moteur. Notre force c’est d’être la France ».

    …/….

    Oui c’est bien beau mais pour QUI tu votes ?

  6. Albert Exposito le 7 septembre 2026 à 16:55

    Des militants communistes viennent de désigner Fabien Roussel pour être le candidat de leur parti à la présidentielle. Je dis bien « des » militants et non pas « les »… Voici pourquoi: D’après les chiffres communiqués par la direction du PCF le nombre d’électeurs (adhérents à jour de cotisations) était de 37 620. Il y a eu 24.112 votants, dont 150 blancs et nuls. Le nombre de votants se prononçant « pour » la candidature Roussel a été de 17 267 (72,06%). Ils ont été 5271(22%) à voter contre; et 1424 (5, 94%) se sont abstenus. Ces trois options figuraient sur le bulletin de vote.
    Donc sur les 37 620 électeurs inscrits, si 17 267 ont voté pour, ils sont 20 353 à ne pas avoir fait ce choix… Bref, ce n’est pas un raz de marée en faveur de la présentation de la candidature communiste qui est sorti des urnes. Reste, bien sur, que la candidature de Roussel a été décidée. Et que les effets de ce choix peuvent être dramatiques. ..

    • Lafleur le 9 septembre 2026 à 12:34

      Cher Albert Exposito,

      Je pense qu’il faut pouvoir la regarder lucidement ta remarque sur la participation. Mais je crois qu’il faut éviter de faire dire aux chiffres plus qu’ils ne disent. LFI est une association de 3 membres qui contrôle l’association de financement. La participation et le soutien à Fabien Roussel dépasse les participations chez les écologistes ou au PS. Je ne parle par de Place publique ou d’autres organisations qui n’ont pas de participations de leurs adhérents ou qui n’ont pas autant de militants que le PCF ayant participé au scrutin.

      17 267 communistes ont effectivement voté pour la candidature de Fabien Roussel. C’est 72,06 % des suffrages exprimés, et 46 % des inscrits. Tu noteras que les contre ont été compté et aussi les abstentions. Certains sections contrôlées par des militants anti Fabien Roussel ont évidemment fait voter contre et contenu la participation : cela s’appelle le sabotage. Les statuts disent que le Congrès, la Conférence nationale et la consultation des adhérents « engagent » le Parti et ses élus. Nous verrons ceux qui respectent les statuts. La loi que l’on s’est prescrite est liberté. Ce processus n’existe pas dans les autres partis : Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature seul et les autres imaginent des primaires. On peut regretter que la participation n’ait pas été plus forte : c’est une vraie question pour la démocratie militante et pour la capacité du Parti à mobiliser ses adhérents.

      Mais passer de là à « des militants communistes » plutôt que « les militants communistes » me paraît politiquement discutable. Une consultation ne demande pas que 100 % des adhérents votent pour une décision pour que celle-ci soit légitime. Sinon aucune décision collective ne pourrait jamais l’être.

      La vraie question, à mon sens, n’est donc pas de savoir si Roussel a obtenu un « raz-de-marée », mais ce que le Parti va faire de cette décision. Une candidature communiste n’a de sens que si elle sert à reconstruire un rapport de forces populaire, à faire vivre un projet de transformation sociale et à renforcer l’organisation communiste. C’est là que nous devons être exigeants. Et je crois qu’il faut justement éviter une lecture purement arithmétique de la consultation. Le problème du PCF n’est pas que 20 353 inscrits n’aient pas voté « pour Roussel » : parmi eux, certains ont voté contre, certains se sont abstenus et beaucoup ne se sont pas déplacés. Ce ne sont pas trois situations politiquement équivalentes. Notre travail devrait plutôt être de comprendre pourquoi une partie aussi importante des adhérents ne participe plus suffisamment aux décisions et, surtout, comment recréer de l’engagement militant. C’est une question d’organisation, de contenu politique et de rapport aux classes populaires.

      Tu sais que Jean-Luc Mélenchon a laissé en 2012 l’ardoise de sa présidentielle au PCF. Tu sais qu’il a œuvré vigoureusement en 2012 et en 2017, comme en 2022 et en 2024, pour que le PCF ne puisse avoir un groupe de 15 députés sur 577. Le PCF de Marie-George Buffet et de Pierre Laurent l’ont soutenu de sa sortie du PS jusqu’en 2017. Ils ont été insultés. La principale divergence programmatique de 2022 : l’énergie est un casus belli. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas reconnaître un référendum qu’il perdrait sur le nucléaire. En 2022, il voulait fermer la moitié des réacteurs à son arrivés au pouvoir et mettre fin à toute production en 2030. Aujourd’hui, il a la même stratégie et vise 2050. Ce sera malgré tout une sobriété subie par la majorité de nos concitoyennes et concitoyens dont nombreux vivent déjà la précarité énergétique. Avoir aucune énergie pilotable implique de recourir au GNL produit à partir du Gaz de schiste et qui sont transportés par des méthaniers… Chers et polluants avant d’avoir éventuellement de l’hydrogène vert en substitution. Et cela conduit à que faire si nous nationalisons Arcelor Mittal ? LFI, par Jean-Luc Mélenchon, veut diviser par deux la production. Nous pensons l’inverse pour réindustrialiser : fret etc. Nous avons donc un plan climat empreinte 2050 totalement à l’opposé du projet de société que défend Jean-Luc Mélenchon qui est plus proche de Tondelier et de Jadot que du PCF. Nos différences se sont aussi creuser sur le crédit ; Jean-Luc Mélenchon, en lien avec le NFP propose comme le PS, de desserrer la contrainte : nous de réorienter le crédit.

      Mais rassure-toi ! La bonne presse dont BFMTV dont Sophia Chikirou a conservé des contacts utiles invisibilisera le PCF et fera la promotion de Mélenchon, le nouveau diable de confort du système dixit CNews et LCI, qui a tellement polarisé et hystérisé avec Marine Le Pen qu’il peut, par sa seule présence au 2ème tour, lui ouvrir les portes de l’Elysée.

      Fraternellement, je pense donc que nous pouvons discuter de la stratégie présidentielle et surtout du programme et des orientations que défend le PCF et qui diffère par exemple de LFI, de ses risques comme de ses conditions de réussite, sans fragiliser artificiellement la légitimité d’une décision collective que les communistes viennent de prendre.

      • lionel Mutzenberg le 10 septembre 2026 à 17:04

        Et des 802 422 électeurs, et électrices, qui ont voté Roussel en 2022, combien de vote pour sa candidature en 2027, après ces dix années de Macronisme néolibéral ?
        Le PC, obligé de faire l’union, NUPES – NFP, avec LFI pour avoir des élus !
        Pas étonnant qu’avec un tel stratège, le PC soit passé de 22%, à 2%, des bulletins exprimés.
        « L’Union est un combat, » disait Jacques Duclos, il est plutôt devenu un aveu de faiblesse, qui refuse son propre combat. contre un adversaire qu’il ne cessait de dénoncer.

        • Lafleur le 11 septembre 2026 à 13:15

          Merci Lucien Mutzenberg pour ta lecture, mais je pense qu’elle mélange plusieurs contradictions au lieu de les analyser. Tu te focalises trop sur la boutique insoumise et le culte individualiste du chef charismatique Jean-Luc Mélenchon devant et pouvant seul sauver la France et la Gauche.

          D’abord, comparer mécaniquement les 802 000 voix de Roussel en 2022 au résultat futur de 2027 ne permet pas de tirer aujourd’hui une conclusion politique. C’est du mépris. Tu mènes campagne en dénigrant. Tu devrais défendre votre porgamme social-démocrate populiste et l’assumer.

          La question n’est pas seulement combien de voix, mais pour quel projet, dans quel rapport de forces et avec quelle capacité à organiser durablement les classes populaires. C’est notre objectif. Nous différons effectivement d’un mouvement gazeux en miroir au RN pour capter des parts électorales.

          Ensuite, « l’union » n’a jamais signifié pour les communistes qu’il fallait renoncer à leur propre combat.

          En 1969, Jacques Duclos a obtenu 21,3 % des suffrages au premier tour, tandis que Gaston Defferre, candidat socialiste, avec le soutien déjà d’éléments trotskistes, en obtenait 5 %. Personne ne demandait alors au candidat communiste de se retirer pour faire place au candidat socialiste. Et vice-versa.

          C’est justement ce que disait Thorez lorsqu’il défendait le rassemblement : il ne s’agissait pas pour lui de dissoudre le Parti dans une force plus large, mais de construire l’unité populaire à partir de la réalité de la lutte des classes et de la force organisée du mouvement ouvrier. En 1936, la SFIC avait ses candidats.

          Et Duclos l’avait parfaitement compris : l’union est un combat parce que les forces qui la composent n’ont ni les mêmes intérêts, ni le même projet, ni nécessairement la même stratégie. Une alliance électorale peut donc être utile sans que le Parti communiste renonce à son autonomie politique.

          Le PCF propose un front de classe. La campagne du PCF est donc aux antipodes des sociaux-libéraux. Jean-Luc Mélenchon espère le soutien des écologistes, veut aspirer comme en 2002 l’électorat social-démocrate et a déjà proposé un « front commun» au social-libéral Gabriel Attal (pro impérialiste anti-Russe).

          C’est là que je vois la principale confusion boutiquière dans ton raisonnement : tu présentes le recul électoral du PCF comme la conséquence de son autonomie, alors que l’histoire permet aussi l’hypothèse inverse : c’est précisément lorsque le PCF cesse d’apparaître comme une force porteuse d’un projet propre que son influence se réduit. C’est son alignement sur les tactiques d’union de la gauche par le haut à visée électorale qui l’ont démonétisé. Aujourd’hui, nous n’avons plus aucune garantie de Jean-Luc Mélenchon sur les marqueurs principaux comme la production énergétique française ou le fret. Il défend la sobriété pour avoir le vote des socialistes et des écologistes. Il veut nationaliser Arcelor Mittal pour produire moins d’acier donc de ferroviaire.

          Ce n’est pas du saucisse pinard… Nous avons parlé ici grâce à Regards des propositions sur la dette. Bernard Marx a lui même pointé que Denis Durand (PCF) a fait un travail réel et concret. La position de Jean-Luc Mélenchon est vu par certains de ses partisans en retrait par rapport à Rocard/Larrouturou… Ce qui n’est pas exact. J’ai d’ailleurs défendu sur ce point LFI et Mélenchon ; mais votre proposition est celle d’une tactique qui a déjà échoué. Nous proposons autre chose. Nous essayons de ne pas répondre qu’au Que faire? mais aussi au Comment faire? pour renforcer la crédibilité de l’alternative d’où notre plan climat.

          Faure, Mélenchon, Tondelier, Ruffin… aucun ne défendra le plan climat du PCF qui pourtant si le choix est sur le programme devrait être le point de convergence de tous les électeurs de la vraie gauche et d’arrêter de courir derrière les Jadot, Barbut, Hulot qui sont respectables mais écolo capitalistes.

          En 2027, il est donc parfaitement cohérent que Mélenchon porte son projet — que je considère comme réformiste — et que Roussel porte un projet communiste, donc un projet de transformation révolutionnaire en proposant des médiations concrètes institutionnelles et crédibles allant vers le socialisme.

          Pourquoi faudrait-il demander au candidat communiste de s’effacer avant même que les électeurs aient pu comparer les deux orientations ?

          Fabien Roussel défend une autre vision que celle de la sociale-démocratie. Mais, il n’est pas opposé au rassemblement populaire ; mais il ne faut pas confondre les étapes (comme un certain Jospin, copain lambertiste de Mélenchon qui à l’époque acquiesçait, car il disait que son projet n’était pas socialiste).

          Et, soyons ambitieux : souhaitons que Roussel retrouve 22 %… et que Mélenchon fasse 6 %… et aller 2% pour le candidat social-libéral ! 😉



  7. lionel Mutzenberg le 9 septembre 2026 à 15:24

    Mais non pas dramatique, juste le risque, avec la candidature des verts, et la diversion politicienne du PS, de voir un candidat du bloc central se retrouver au second tour de l’élection présidentielle de 2027 !
    Puis, tout ce petit monde de « gauche, » appelant à faire barrage au RN en faisant élire un pur produit du néolibéralisme, qu’ils pourront combattre chaque jour dans les médias pendant cinq ans, appelant aux manifestations, grèves.. contre cette droite qui ruine les classes populaires et moyennes !
    Du déjà vu depuis trois décennies, mais nous aurons évité le pire, la vraie gauche, et sa prétention de rupture avec le néolibéralimse !
    Ouf !!!
    Des emplois pour tous, des salaires décents, des prix qui n’alimentent pas cette inflation sans fin pour le seul bénéfice d’une minorité, des services publics répondant aux besoins de chacun, hôpital, santé, écoles, droits de citoyens retrouvés, avec une nouvelle constitution, de nouveaux élus plus proches de nos problèmes, une écologie avec des moyens, la paix, loin de cette guerre qui nous menace chaque jour, une information honnête ne dépendants plus de nos milliardaires…
    Et puis, quoi encore bande de sales gauchistes de la vraie gauche !!!!
    La France doit rester sous la coupe de nos sauveurs américains ! m…. alors !

    • Lafleur le 11 septembre 2026 à 13:55

      Cher Lionel Mutzenberg,

      Votre raisonnement aurait davantage de force si vous appliquiez le même principe de cohérence à LFI.

      Vous dénoncez très justement le risque que la gauche se retrouve à appeler demain à faire barrage au RN en faisant élire un candidat du bloc central. Mais ce scénario n’est pas seulement une hypothèse : il existe déjà dans la pratique politique de LFI. C’est pour cela que le bloc de gauche doit dépasser les 25-30% et donc la candidature du PCF.

      En effet, nos programmes divergent de plus en plus depuis 2017.

      En 2002, Jean-Luc Mélenchon appelait explicitement à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. En 2017, sa consigne était « pas une voix pour le Front national » ; il expliquait lui-même qu’il ne voulait pas appeler à voter Macron, tout en reconnaissant que nombre d’Insoumis avaient finalement voté pour lui.

      Et surtout, regardons les législatives de 2024. LFI et le NFP ont appelé à « pas une voix, pas un siège de plus pour le RN ». Dans ce cadre, des candidats de gauche se sont retirés pour permettre notamment la réélection d’Élisabeth Borne et de Gérald Darmanin, deux représentants éminents du macronisme. Et ce ne sont que deux exemples parmi d’autres.

      La question n’est donc pas de reprocher à quiconque de combattre le RN. La question est de savoir quelle stratégie permet réellement de faire reculer son influence. Car le paradoxe est évident : combattre l’extrême droite en contribuant électoralement au maintien du bloc politique qui nourrit sa progression peut devenir un cercle vicieux.

      C’est précisément là que nous devons analyser la contradiction plutôt que nous contenter de slogans : le macronisme affaiblit les classes populaires, nourrit la colère sociale, puis cette colère est captée par le RN ; ensuite, le RN sert de justification au maintien du macronisme. Et chacun des deux camps peut finalement se nourrir de l’autre.

      Le PCF doit sortir de cette tenaille. Après analyse de la séquence depuis 2017, c’est le bilan tiré lors du dernier Congrès et le sens de la candidature de Fabien Roussel VIVRE!

      L’enjeu de 2027 est justement de permettre aux électeurs de choisir entre des projets clairement identifiés : si Mélenchon porte son projet réformiste et Roussel un projet communiste de transformation révolutionnaire, pourquoi faudrait-il que le candidat communiste disparaisse au nom d’une union qui, à force de devenir une fin en soi, finit par empêcher toute alternative ? L’union est un combat, disait Duclos que tu citais. Mais un combat suppose des forces organisées, un projet propre et un rapport de forces. Sinon, ce n’est plus l’union : c’est la subordination. Et les unions par le haut avec Mitterrand, puis Jospin et enfin Mélenchon ont toujours fini par des trahisons du prolétariat dans les faits.

      • Renaud Bernard le 12 septembre 2026 à 09:12

        Au second tour gauche et extrême-gauche s’unissent alors que droite et extrême-droite s’y refusent.

        • Lafleur le 15 septembre 2026 à 15:44

          Un moment vous devriez respirer et arrêter de délirer.

          Déjà pour quoi que signifie :
          Extrême gauche ?
          Gauche ?
          Centre gauche ?
          Centre ?
          Centre droit ?
          Droite
          Extrême droite ?

          L’extrême gauche, à savoir par exemple les anarchistes de la CNT ou les trotskistes de LO, n’appellent pas à participer aux élections pour les premiers et appellent à l’absentions en général pour les seconds.

          La droite et l’extrême droite développe le concept d’union des droites par plusieurs chefs de partis : Marion Maréchal Le Pen, (IDL) Eric Zemmour (R!), Eric Ciotti(UDR), Jordan Bardella (RN) et Jean-Philippe Tanguy (LAF), peut-être aussi Nicolas Dupont-Aignan (DLF)… A voir pour LR… Le refus n’est pas le principe.



      • lionel Mutzenberg le 12 septembre 2026 à 12:13

        ET blabla..et blabla, un vrai socialiste !
        Mais les conséquences de votre décision, comme celle des verts, rien à foutre, n’ont qu’à aller manifester les prolos !
        Les divergences de Fabien Roussel avec LFI : La paix, et l’énergie…un vrai foutage de gueule !
        LE PC ne méritait pas çà.
        Et après ce cirque vous vous demandez pourquoi Jean-Luc Mélenchon, LFI et son programme, sont largement en tête de la vraie gauche !
        Bon allez, pas certain que votre électorat vous suive sur le même chemin qu’un Raphël Glucksmann qui a reçu mandat d’empêcher la vraie gauche d’arriver au pouvoir, la meute qui a laissé envahir la France il y a 85 ans rêve toujours de panzers à nos frontières.
        On a bouffé du FN pendant des années, et le jour ou le danger se précise, plus de communistes, un problème de paix et d’énergie.
        A pleurer !

        • Lafleur le 15 septembre 2026 à 15:58

          Cher Lionel Mutzenberg,

          Non, je suis communiste et donc pour le socialisme comme processus. Nous avons bien compris que vous êtes un vrai socialiste, ou social-démocrate de gauche avec le verbe gauchiste et une admiration sans borne pour le tribun populiste Jean-Luc Mélenchon. Pour vous tout est tactique électoraliste.

          Nous vous avons déjà eu dans l’historie au pouvoir. Votre réformiste tournera vite en eau de boudin.

          Vous devriez arrêter les procès d’intention et répondre sur le fond de la discussion.

          Vous dites que notre candidature ferait courir le risque du RN. Le parti unique de la droite par fusion de l’UDF et du RPR est un échec. Le tous groupir de la NUPES avec Mélenchon premier ministre un désastre. Et le NFP n’a fait que renforcé la ligne modérée et libérale de la gauche parlementaire.

          Revenez à la réalité.

          Ma question est : quelle stratégie permet réellement de faire reculer durablement le RN ? Se contenter de rassembler électoralement toute la gauche à chaque échéance peut permettre de gagner quelques sièges ou d’empêcher momentanément une victoire du RN. Mais cela ne règle pas le problème de fond si, dans le même temps, les politiques du bloc central continuent de produire colère sociale, désaffiliation populaire et abstention, dont le RN tire ensuite profit. Et ce n’est pas une hypothèse abstraite. En 2024, des candidats du NFP se sont désistés pour permettre notamment la réélection d’Élisabeth Borne ou de Gérald Darmanin face au RN, à la demande expresse de Jean-Luc Mélenchon. C’était peut-être nécessaire dans la configuration du moment pour empêcher le RN de gagner davantage de sièges. Mais cela pose tout de même une question politique légitime : peut-on construire une alternative populaire en demandant régulièrement aux classes populaires de choisir entre le RN et ceux qui ont précisément mené les politiques contre lesquelles elles se révoltent?

          C’est cette contradiction que je voudrais que nous examinions ensemble.

          Et sur Mélenchon, je ne réécris pas l’histoire : en 2002, il appelait à voter Chirac ; en 2017, il n’a pas appelé à voter Macron et a dit qu’il ne voterait pas Le Pen. Ce changement de position mérite d’être analysé, pas utilisé comme une accusation morale. De la même manière, je ne reproche à personne de vouloir combattre le RN. Je dis simplement que le barrage ne peut pas constituer à lui seul une stratégie de conquête populaire. Depuis 2002, c’est un échec.

          Vous dites ensuite que les divergences entre Fabien Roussel et LFI sur la paix ou l’énergie seraient dérisoires. Pas du tout. Elles sont stratégiques. Votre sobriété sociale-démocrate est petite bourgeoise et anti prolétaire. Votre logique anti nucléaire est anti écologique au fond et suicidaire économiquement.

          Sur la paix, par exemple, il existe une vraie discussion communiste à avoir sur la souveraineté, la défense nationale, les rapports de forces internationaux et les conditions concrètes d’une politique de paix. Sur l’énergie, la question de la maîtrise publique, du nucléaire, de la planification et de la réindustrialisation n’est pas un détail. Ce sont justement des questions qui permettent de distinguer une stratégie communiste d’une simple addition de forces électorales.

          Enfin, je ne crois pas que la bonne question soit de savoir qui est « la vraie gauche ». LFI est une force importante, Jean-Luc Mélenchon dispose d’une implantation électorale réelle, et d’un nom depuis 2012 un peu grâce au PCF de l’époque d’ailleurs, et je ne le nie absolument pas. Mais même être en tête aujourd’hui ne signifie pas avoir trouvé la stratégie permettant de transformer durablement le rapport de forces en faveur des travailleurs.

          Notre désaccord est là : je pense que le PCF doit reconstruire une force communiste autonome, populaire, organisée et capable de conquérir. Pas pour faire perdre la gauche, mais pour que la gauche populaire dispose enfin d’une force communiste qui ne soit pas condamnée, à chaque échéance, à choisir entre la disparition et le ralliement. Nous devons essayer de faire reculer l’abstention et la résignation. Nous n’avons pas les mêmes projets. Nous voulons mobiliser. Vous êtes nos principaux adversaires tentant de nous décrédibiliser, de nous insulter et de nous invisibiliser. Cela n’aide pas la gauche, ni le rassemblement.

          L’union est nécessaire lorsqu’elle permet de faire grandir le rapport de forces. Mais si elle devient une fin en soi, elle peut produire l’effet inverse : elle rassemble électoralement sans reconstruire politiquement. C’est justement pour cela que je défends la candidature de Fabien Roussel. Pas contre les électeurs de LFI, pas contre Mélenchon, et certainement pas pour faire gagner le RN. Mais pour que les communistes puissent enfin défendre clairement leur projet et reconstruire une force de classe.

          Je préfère qu’on confronte nos stratégies et surtout leurs résultats depuis 2017. C’est là que le débat devient vraiment intéressant.

          Fraternellement,



      • lionel Mutzenberg le 15 septembre 2026 à 09:32

        Ce qui nous oppose ? La conscience de classe !
        A la fête de l’huma un homme est interrogé par un journaliste, il dit qu’il vote communiste depuis toujours, mais qu’il votera LFI en 2027., et dit pourquoi.C’est cela, la conscience de classe, pas de longs discours sur ce que les autres ont vécu, sur ce que dit machin, ou truc, au siècle dernier.
        Mais je vous pardonne, la conscience de classe nait des circonstances de notre vie, pas dans les livres, et l’ intelligence c’est de le comprendre, pas d’ânonner ses leçons plus au moins biens comprises.
        Il faut que la gauche soit au second tour, c’est donc si difficile à comprendre ?

        • Lafleur le 15 septembre 2026 à 17:23

          Cher Lionel Mutzenberg, Cher insoumis,

          La conscience de classe ne se décrète pas depuis un bureau et ne se réduit pas à réciter des textes ou des discours de tribun. Elle naît bien des conditions matérielles d’existence, du travail, des rapports sociaux et des luttes vécues.

          Mais c’est précisément pour cela que je ne réduirais pas la conscience de classe au choix d’un bulletin de vote.

          L’homme que tu cites à la Fête de l’Humanité peut très bien avoir une conscience de classe et considérer que LFI est aujourd’hui le meilleur débouché électoral. Je respecte parfaitement son choix. Mais son choix individuel ne permet pas de conclure que voter LFI constitue en soi « la conscience de classe ». Un autre travailleur peut faire la même analyse de sa situation et voter PCF, s’abstenir ou même, à tort selon moi, voter RN. La question de fond est ce qu’il comprend de ses intérêts de classe, de ses adversaires, de ses alliés et de sa capacité collective à transformer la société.

          Autrement dit, s’il vote LFI c’est plutôt que la conscience de classe est remplacé par autre chose : le peuple citoyen de la gauche. Il ne perçoit pas la différence entre LFI et le PCF ; le réformisme et la révolution ; la sobriété énergétique et le plan climat. Mais, l’Humanité n’aide pas à cela. Au contraire.

          Et c’est là que je ne te suis pas sur ta conclusion : « Il faut que la gauche soit au second tour. » C’est cela les leçons de la social-démocratie, du mitterrandisme donc des machins du siècle dernier. L’insoumission est une confusion. Certains en vivent bien ; l’opportunisme n’engendre pas la conscience.

          Vous n’avez que le vote utile : argument mitterrandien de la social-démocratie depuis 1981. Vous êtes fier du recul de la conscience de classe et de truc comme révolution citoyenne ou encore du machin nouvelle France. Mais quelle gauche, avec quel projet et construite autour de quel rapport de forces ?

          Si cela signifie simplement : « le candidat de gauche actuellement le mieux placé doit être soutenu et les autres doivent disparaître », alors nous ne sommes plus dans une stratégie de construction d’une force de classe. Nous sommes dans une logique de concentration électorale.

          Or c’est justement cette logique qui pose problème au PCF depuis des années : à chaque élection, on nous explique qu’il faut nous effacer parce que l’urgence est ailleurs. Puis, après plusieurs séquences de ce type, on constate que le PCF s’est affaibli, que son implantation populaire s’est réduite et que le rapport de forces à gauche s’est déplacé. Je ne dis donc pas qu’il faut attendre tranquillement un hypothétique « grand soir » en laissant le RN progresser. Je dis exactement l’inverse : il faut reconstruire une force populaire capable de combattre réellement le RN et le capitalisme.

          Et pour cela, il faut des travailleurs organisés, un parti implanté, des luttes, un programme, une stratégie et aussi une capacité à tirer les leçons des expériences passées.

          La théorie ne remplace pas l’expérience. Mais l’expérience seule ne suffit pas davantage. Sinon, il n’y aurait aucun besoin d’organisation politique : chacun pourrait tirer seul les conclusions de sa propre expérience.

          La question qui nous sépare est donc assez simple : vous considérez que la priorité absolue est que la gauche sociale-démocrate dans sa version populiste, et donc de plus en plus démagogique et opportuniste, soit au second tour, et que cela justifie de concentrer les forces derrière celui qui paraît aujourd’hui le mieux placé : le socialisme est has been car votre anticapitalisme est un vague alter capitalisme que la bourgeoisie brisera vite comme le Président normal.

          Je pense que la condition pour que la gauche puisse réellement transformer la société est de reconstruire un rapport de forces populaire et communiste qui ne dépende pas, à chaque élection, de la position d’un autre candidat. Et je ne pense pas que ce soit « ânonner des leçons ». C’est justement tirer les leçons de notre histoire pour éviter de reproduire indéfiniment les mêmes mécanismes. Quant à l’homme de la Fête de l’Huma : oui, prenons son choix au sérieux, justement. Demandons-nous pourquoi un ancien électeur communiste vote aujourd’hui LFI, parti réformiste dirigé verticalement par un ancien parlementaire et ministre socialiste ce que cela dit de notre propre affaiblissement, mais aussi ce que cela dit de LFI et de ses limites. Une conscience de classe vivante n’a pas besoin qu’on lui dise pour qui voter ; elle a besoin d’un projet et d’une organisation capables de transformer sa colère et ses aspirations en force collective. C’est précisément ce que je souhaite reconstruire avec la candidature de Fabien Roussel : VIVRE ! et le communisme de conquête !

          Bien à vous,

          PS: Vos propos obsessionnels anti communiste sont fascinants ; l’élu RN de mon secteur tient les mêmes propos. et veut tuer le PCF. J’en déduis que LFI et RN sont deux fausses consciences. Je ne vous pardonne donc pas votre morgue de classe. Votre mépris viscéral du prolétariat et votre suivisme d’un beau parleur.



  8. lionel Mutzenberg le 17 septembre 2026 à 17:18

    Critiquer le positionnement du PC, c’est être anti communiste ?
    Doit on en rire, ou en pleurer ?
    Personne ne veut tuer le PC il s’est tué lui même en n’étant plus…communiste ! celles, et ceux, de ma génération, savent ce que veut dire tuer le communisme, ils l’ont subi dans leurs entreprises, dans leurs communes…
    A dire vrai, si votre secrétaire général voulait tuer son parti il ne si prendrait pas autrement, il a reçu le soutien des droites et des médias, lui !
    Et tous vos camarades du PC, qui sont contre la candidature de Fabien Roussel, en argumentant leurs décisions, des méchants, ou stupides, anti communistes ?
    Quantité, contre qualité, disait mon camarade, j’ai bien peur que ce ne soit ni l’un, ni l’autre.
    Enfin, ne mettons pas tous nos camarades, je les considère toujours comme mes camarades de lutte, dans le même sac..si j’ose dire !

    • Lafleur le 23 septembre 2026 à 18:11

      Cher Lionel Mutzenberg, Cher militant insoumis,

      Critiquer le positionnement du PCF n’est évidemment pas être anticommuniste. Et je ne mets certainement pas dans le même sac les camarades communistes qui ne partagent pas la candidature de Fabien Roussel. Ils ont parfaitement le droit de défendre une autre orientation et de l’argumenter. Mais, l’unité d’action implique de respecter le vote.

      Le PCF a un processus démocratique statutaire. Il a été respecté. Ce n’est pas la démocratouille derrière un tribun pilotant une association officielle de 3 membres et constitués par des followers organisés en groupe d’action et s’appuyant sur des chapelles gauchistes : POI, GES, etc.

      Mais il y a une différence entre dire « je considère que la candidature Roussel est une erreur » et affirmer que le PCF « s’est tué lui-même en n’étant plus communiste ». La seconde affirmation demande quand même à être démontrée. Tu passes plus de temps à attaquer personnellement Fabien Roussel ou le PCF qu’à défendre tes convictions.

      Par exemple :
      1. Le rapport au travail : « travailler moins » contre « reprendre le pouvoir sur le travail »
      LFI met fortement l’accent sur la réduction du temps de travail : 35 heures immédiatement, 32 heures pour les métiers pénibles ou de nuit, sixième semaine de congés, limitation du travail dominical, etc. Le PCF porte lui aussi les 32 heures, mais son discours actuel insiste davantage sur le travail comme lieu de conquête sociale, de production, de qualification et de pouvoir, avec une politique de réindustrialisation et de sécurisation de l’emploi et de la formation. Fabien Roussel parle explicitement de « donner le pouvoir à celles et ceux qui travaillent » et de reconstruire une France productive.

      2. La production et l’industrie : c’est probablement l’une des divergences les plus importantes
      Le PCF fait de la réindustrialisation, de la souveraineté productive et de la maîtrise publique des grands secteurs industriels un axe central. Il propose notamment un fonds public de 500 milliards pour les grands travaux, l’industrialisation et les services publics. Fabien Roussel assume également très explicitement le nucléaire dans un mix nucléaire-renouvelables et veut doubler la production d’électricité stable et décarbonée en combinant les deux. C’est un point de divergence historique avec la ligne défendue par Mélenchon et LFI autour de la sortie du nucléaire. Pour les ouvriers de l’industrie, les techniciens, ingénieurs, sous-traitants, salariés de l’énergie et territoires industriels, cette différence n’est absolument pas secondaire.

      3. L’agriculture et la souveraineté alimentaire
      Le PCF insiste beaucoup sur la production en quantité suffisante, la souveraineté alimentaire, le renouvellement des générations agricoles et surtout la lutte contre la concurrence internationale déloyale. Cela correspond à une conception assez particulière du rapport entre écologie, agriculture et production : on ne demande pas simplement aux agriculteurs de produire autrement ; on cherche à leur garantir les conditions économiques pour produire en France. Une écologie qui ne pense pas suffisamment la production, les prix, les revenus agricoles et la souveraineté peut être perçue comme une écologie prescrivant des transformations aux classes populaires sans leur donner les moyens de les réaliser.

      4. La sécurité
      Là, la différence est particulièrement concrète pour les quartiers populaires. Le PCF affirme aujourd’hui que la sécurité et la tranquillité publique sont des droits populaires, et propose notamment 60 000 recrutements supplémentaires dans la police, la gendarmerie et les douanes, davantage de commissariats et de brigades, ainsi que prévention et médiation. Cela permet de distinguer le PCF de deux conceptions opposées :
      la conception sécuritaire de la droite et de l’extrême droite ;
      et une tendance à considérer que parler de sécurité reviendrait nécessairement à reprendre le discours de la droite.
      Pour le PCF, laisser les classes populaires seules face aux trafics, aux violences et aux incivilités est politiquement désastreux. C’est un vrai sujet de confrontation avec LFI.

      5. La nation, la République et la lutte des classes
      C’est probablement la différence théorique la plus profonde. LFI construit beaucoup son discours autour du peuple, de la « révolution citoyenne », de la VIe République et de la souveraineté populaire. L’Avenir en commun présente d’ailleurs la « révolution citoyenne » comme sa méthode générale. Le PCF de Roussel insiste davantage sur la République sociale, la nation comme espace politique de conquête populaire et l’unification des travailleurs autour d’un projet commun. Fabien Roussel critique explicitement chez Mélenchon une conception qui, selon lui, tend à enfermer les individus dans des « déterminismes » plutôt qu’à les fédérer autour d’un collectif politique commun.

      6. La démocratie : VIe République contre démocratie sociale et pouvoir des travailleurs
      LFI met au centre la VIe République, le référendum et la souveraineté citoyenne. Mais, à la fête de l’Huma, Mélenchon n’a pas dit qu’il convoquerait après son élection une constituante. Bien au contraire. Il a renvoyé cela aux calendes grecques. Le PCF défend également de nouveaux pouvoirs citoyens, mais ajoute quelque chose de beaucoup plus directement lié à sa tradition ouvrière : des pouvoirs nouveaux dans l’entreprise, notamment des droits d’intervention des salariés sur les licenciements et les projets alternatifs, ainsi que des institutions de planification démocratique. Pour nous, la démocratie ne peut pas s’arrêter à la porte de l’entreprise ; comme la lutte contre les VSS et l’homophobie.

      Enfin, tu es insoumis. Tu te déclares social-démocrate de gauche. Et tu veux donner les bons et les mauvais points. Dire au PCF ce qu’il doit faire. Défend la sobriété heureuse de Jean-Luc Mélenchon et la réduction de nos capacités de production d’acier payée par le contribuable car Mittal aura été indemnisé avant. Souvenir, souvenir de 1981 et suivants !

      Qu’est-ce qui permet de décréter qui est communiste et qui ne l’est plus ? Le fait de défendre une candidature autonome ? La conception de la nation ? Le rapport au travail et à la production ? La propriété des moyens de production ? Le rôle de l’État ? La lutte des classes ? Le rapport au mouvement syndical ? Le projet de transformation sociale ?

      Si nous voulons discuter sérieusement du communisme, c’est sur ces questions qu’il faut débattre, pas sur des procès en légitimité. LFI n’est pas un parti communiste ; c’est un mouvement populiste social-démocrate ayant en son sein des organisations trotskistes et défendant un gauchisme culturel sur divers thèmes sociétaux. Dont acte.

      Quant au fait que Fabien Roussel aurait reçu le soutien « des droites et des médias », là encore, il faut distinguer les faits des interprétations. Qu’une partie de la droite ou de certains médias puisse trouver avantage à une candidature communiste autonome ne signifie absolument pas que cette candidature est politiquement déterminée par eux. Sinon, il faudrait appliquer le même raisonnement à tous les responsables politiques dont certaines positions sont ponctuellement appréciées ou relayées par leurs adversaires.

      Et surtout, il y a une contradiction dans votre raisonnement : vous affirmez que Roussel « tue » le PCF, tout en reconnaissant que ceux qui s’opposent à sa candidature restent vos camarades de lutte. Apprécierais tu que des insoumis unitaires soutiennent le programme VIVRE ! et pas Jean-Luc Mélenchon ? Dois je rappeler la création de L’Après en 2024 ? Mélenchon n’a pas présenté contre Aurélien Rousseau, François Hollande, Eric Taupiac, et les députés de l’Ariège Frogier et Pannifous, candidats de Delga : mais contre Davi : Oui !

      Pour ma part, je considère que le problème central est de savoir comment reconstruire un parti communiste, rompant avec la mutation, capable de parler aux ouvriers, employés, techniciens, ingénieurs, agriculteurs, artisans et petits producteurs, de leur redonner une conscience de classe et de leur permettre de devenir une force politique organisée.

      C’est sur cette conception du communisme que je défends la candidature de Fabien Roussel. Tu peux la combattre comme social-démocrate de gauche. Mais il faut alors combattre ce qu’elle propose, pas lui retirer d’avance sa qualité de communiste. Comme, je ne dis pas que Jean-Luc Mélenchon n’est pas un populiste de gauche. Je critique son programme.

      LFI veut principalement démocratiser les institutions politiques et renforcer les droits d’intervention des citoyens et des salariés. Le PCF avec Fabien Roussel ajoute une transformation du rapport de pouvoir au sein même de l’entreprise : la propriété du capital ne doit plus donner à elle seule le pouvoir de décider.

      LFI propose une rupture sociale réelle sur de nombreux sujets, mais le PCF peut lui opposer une conception différente de la conquête populaire : davantage centrée sur le travail, la production, l’industrie, la souveraineté énergétique et alimentaire, les pouvoirs des salariés dans l’entreprise, la République sociale et l’unification du peuple travailleur.

      La proposition de Fabien Roussel est extrêmement claire. Aujourd’hui, le capital possède le pouvoir dans l’entreprise parce qu’il possède le capital. Demain, les salariés doivent disposer d’un pouvoir institutionnel égal à celui des actionnaires dans les lieux où se prennent les décisions. Ce n’est donc pas simplement, comme LFI, « donner davantage de droits aux salariés » mais « modifier la composition et le rapport de forces du pouvoir dans l’entreprise ». Et ça, c’est très directement relié à une conception marxiste de la démocratie économique. Qu’y a-t-il de plus communiste que de vouloir modifier le rapport de pouvoir entre capital et travail jusque dans le conseil d’administration ? La proposition attaque directement le pouvoir de la propriété capitaliste sur la décision économique. Et Fabien Roussel ne s’arrête pas à la représentation : il dit bien « autant de voix que les actionnaires ». C’est essentiel. La parité sociale capital/travail dans les conseils d’administration est mise en débat car socialisme ou barbarie et la démocratie ne peut pas s’arrêter aux portes de l’entreprise sur les choix stratégiques. On n’est pas dans une simple présence symbolique de représentants syndicaux autour de la table. L’objectif annoncé est que les salariés puissent effectivement participer aux décisions : comment produit-on ? pourquoi produit-on ? comment répartit-on les richesses ? que fait-on des bénéfices ?

      Bien à vous,

  9. lionel Mutzenberg le 25 septembre 2026 à 09:37

    Trop long pour être honnête.
    La réalité est bien plus simple : Pour que la gauche ait une chance de mettre en place son programme, il faut impérativement qu’elle soit au second tour, le reste, c’est du baratin.
    Roussel préfère son égo, Faure clame partout que Mélenchon ne sera jamais Président de la République, de fait, que la gauche ne sera jamais au pouvoir, Glucksmann ne fera jamais d’alliance avec LFI, ce qui normal, il n’a jamais été de gauche, Guedj représente le gouvernement Netanyahou, et ne voit pas de génocide à Gaza, les deux autres sont simplement de passage. Reste Tondelier, qui pourra, peut être, faire une candidate crédible le jour ou elle fera sérieusement de la politique.
    La fausse gauche joue double jeu : Un discours de gauche, ressasser d’élection en élection, qui utilise les demandes des français, pour les abandonner dès qu’ils auront des places et des postes.
    Un candidat, un programme, une équipe, constant depuis des années sur un projet, c’est ce qui fait peur à nos politiciens professionnels, de droite, de l’extrème centre, et à nos oligarchies.
    Le danger RN, et la dangereuse médiocrité de notre Président, qui règne depuis dix années sur nos vies, ce qu’il vient encore démontrer hier au soir, en y ajoutant une dose de foutage de gueule, ou simplement du mépris.
    Vous allez vous réveiller quand, place du colonel Fabien ?

    • Lafleur le 28 septembre 2026 à 16:31

      Cher Lionel Mutzenberg, Cher Insoumis,

      Les papiers que publiait Mélenchon sur son blog étaient long : était il malhonnête ?

      Un exemple :
      https://melenchon.fr/2010/12/14/madame-le-pen-est-le-diable-de-confort-du-systeme/

      Cher insoumis, poussons simplement votre raisonnement jusqu’au bout. Vous dites : « Pour que la gauche ait une chance de mettre en place son programme, il faut impérativement qu’elle soit au second tour, le reste c’est du baratin. » Très bien. Mais alors il faut regarder aussi ce qui se passe au second tour et pas seulement la qualification.

      Si Mélenchon est au second tour face au RN, sur quelles forces électorales compte-t-il pour constituer une majorité ? Le « front républicain » n’est évidemment pas automatique. En 2022, le « front républicain » n’était déjà plus automatique. Selon BVA, l’électorat Mélenchon s’était beaucoup plus divisé entre vote Macron, abstention, blanc/nul et vote Le Pen que celui de plusieurs autres candidats de gauche : 35 % avaient voté Macron ; 37 % de ces derniers s’étaient abstenus et 17 % avaient voté Le Pen.

      Et les enquêtes disponibles actuellement montrent un rapport de force très défavorable à Mélenchon dans l’hypothèse d’un duel avec le RN. Cela ne prédit évidemment pas 2027, mais cela suffit à montrer que « être au second tour » ne règle absolument pas la question du pouvoir. Par exemple, un relevé de sondages publié en septembre donne, dans le dernier duel testé, 67 % pour Marine Le Pen contre 33 % pour Jean-Luc Mélenchon. L’étude de Terra Nova/Cluster 17 relève la forte distance entre les blocs électoraux LFI et RN.

      L’université de Montpellier a publié en septembre une analyse à partir de cette enquête qui indique quelque chose de particulièrement intéressant : dans l’hypothèse Mélenchon–Le Pen, une partie importante de la gauche modérée déclare qu’elle voterait blanc ou nul. Et dans l’hypothèse Glucksmann–Le Pen, plus de la moitié des électeurs de Mélenchon déclarent s’abstenir.

      Et c’est là que votre raisonnement électoral devient paradoxal : si votre unique critère est « qui peut être au second tour et empêcher le RN ? », alors il faudrait logiquement examiner tous les candidats susceptibles d’être au second tour et leur capacité respective à agréger les électorats des autres. Cela pourrait même conduire certains, suivant exactement votre logique, à privilégier un candidat comme Raphaël Glucksmann plutôt que Mélenchon. C’est la conséquence possible de votre propre raisonnement barragiste.
      Ces données ne permettent pas de dire aujourd’hui qui serait capable de gagner en 2027 ; elles montrent en revanche que la simple qualification au second tour ne résout nullement la question de la constitution d’une majorité au second tour. Par conséquent, votre logique du candidat unique pour empêcher le RN, qui n’aura pas 50% plus une voix au premier tour, peut conduire à privilégier un autre candidat que Mélenchon. C’est bien la preuve que le problème ne peut pas être réduit à l’arithmétique électorale.

      Et c’est précisément pourquoi je refuse de réduire la politique à cette mécanique.

      Une présidentielle ne se résume pas à candidat ; qualification au second tour ; victoire ; application du programme : elle suppose aussi un rapport de forces social, des alliances, une stratégie de pouvoir et les moyens politiques d’appliquer réellement ce programme. Prôner le ralliement de la gauche sans en donner les frontières pose plusieurs questions.

      Sinon, on ne fait plus de politique : on cherche simplement le bulletin qui maximise une probabilité électorale à un instant donné. C’est justement ce que je reproche à votre raisonnement : vous prétendez dénoncer les « professionnels de la politique », mais vous raisonnez presque exclusivement en termes de candidatures, de sondages, de second tour et de postes. La question si vous n’étiez pas dans l’opportunisme social-démocrate électoraliste mais dans une visée communiste serait précisément de savoir comment construire un rapport réel de forces social et politique capable de transformer réellement la société, et pas seulement comment optimiser une qualification électorale.

      Bien à vous,

  10. lionel Mutzenberg le 5 octobre 2026 à 10:59

    Depuis 1981 j’attends encore, et je ne suis pas le seul, le  » Changer la vie  » de François Mitterrand, qui a permis son élection. Depuis quarante ans on nous dit qu’il ni a pas d’alternative, nous obligeant de voter pour le mieux placé, qui n’a jamais été notre candidat du premier tour.
    Ces quatre décennies ont été un désastre. la sociale démocratie ayant pris le dessus, avec notre bénédiction, échec de François Mitterrand, puis de Lionel Jospin, et enfin le désastre : Le quinquenat de François Hollande qui termina son mandat par la mise sur orbite, avec la complicité de toutes les les forces du néolibéralisme, de leur candidat commun: Emmanuel Macron.
    Ces dix années ont complètement déstabilisé notre modèle social, piétinant notre constitution, créant un mouvement de rejet du président en place jamais vu dans notre pays.
    La gauche n’a jamais eu autant d’atouts dans sa main. et il se passe quoi ? Des dirigeants de partis dit de gauche, et le premier d’entre eux, le PC, jouant au jeu du calife à la place du calife.
    Du chômage de masse, de la précarité, des salaires trop bas, de la pauvreté en masse,des services publics à l’agonie, hôpital, éducation..des grandes entreprises françaises vendues au plus offrant, des emplois qui disparaissent par centaines de milliers, des jeunes diplômés obligés de piqués les emplois des moins diplômés, de la peur, de l’anxiété partout et quoi ? Une gauche qui n’est plus de gauche, cette gauche des discours des mots, des belles phrases, qui explose face aux dures réalités du capitalisme qu’ils ont tant commenté.
    Alors oui, il a un homme qui est devenu le symbole d’une autre alternative : Jean Luc Mélenchon ! mais derrière cet homme il y a une un parti différent de ceux que nous avons connu, LFI, et surtout, un programme, le même depuis 2012, rénové à chaque élection, L’Avenir En Commun, qui répond aux demandes de nos compatriotes.
    Un candidat compétent, des femmes et des hommes constants dans leurs convictions, un programme de gauche. Ce qu’aucun autre parti, dit de gauche, n’est capable, aujoiurd’hui, de proposer.
    Bon, je sais, je l’ai appris à mes dépends, le parti a toujours raison, celles et ceux qui contestent sont des d’affreux sociaux démocrates, un peu c… sur les bords, et souvent de cette base que l’on écoute jamais, et pour cause !
    Bref, ce que nous avez déjà fait par le passé, et qui vous a si bien réussi.
    Je vais te dire, l’idéal communiste ne vous appartient pas, si j’ai bien compris Marx,  » …. le communisme n’est pas….un idéal auquel la réalité devra se conformer.. »
    Alors, prétentieux que le suis, je ne me conforme pas à la parole divine.

    • Lafleur le 7 octobre 2026 à 18:46

      Cher Lionel Mutzenberg,

      Vous dites 40 ans derrière la social-démocratie : Mitterand (ex croix de feu), Jospin (ex lambertiste), Mélenchon (idem); soit trois anti communistes. Cela ne vous a pas suffi. Le quinquennat de François Hollande n’ont plus ? Vous en redemandez un quinquennat sans changement des rapports sociaux et en affaiblissant le PCF fasse à la gauche soc-dem ?

      Que ferez vous vous et les autres insoumis sociaux-démocrates populistes quand Mélenchon sera mort ?

      Comprenez vous que votre programme à direction en réalité des classes intermédiaires petites-bourgeoises (anti nucléaire et moralisante) n’est pas un projet de classe ? Que nous divergeons manifestement entre nous (la vraie gauche) et vous l’opportunisme dogmatique pro escrologie et pro européiste ? En 2012, nous avions convenu d’un référendum sur l’énergie. Mélenchon a dit lors du référendum sur Notre Dame des Landes qu’ils ne faillaient pas suivre l’avis de la population et passer outre : un vrai démocrate…

      La confiance est rompue.

      Par conséquent, je ne vais pas vous contester votre bilan affligeant de la social-démocratie malgré les programmes et les belles paroles et effets de tribune : Mitterrand, Jospin puis Hollande ont effectivement déjà amplement montré les limites, et parfois les renoncements, d’une gauche de gouvernement qui n’a pas rompu avec le capitalisme. Mais c’est justement là que votre raisonnement me surprend : pourquoi faudrait-il en conclure que Mélenchon et LFI constituent l’alternative, lui le fervent Mitterrandien et pro Jospin ?

      Vous invoquez Marx à juste titre, mais sa phrase vous oblige peut-être à aller un peu plus loin : le communisme n’est pas un idéal auquel la réalité devrait se conformer, c’est le « mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses ».

      La question n’est donc pas de savoir quel programme électoral est le plus séduisant de manière populiste, ni quel dirigeant incarne le mieux notre impatience face au capitalisme. Elle est de savoir quelles forces sociales, quelles organisations et quelles transformations des rapports de propriété permettent réellement de dépasser celui-ci.

      L’Avenir en commun est un programme réformiste de nature social-démocrate de gauche de rupture avec l’ordre néolibéral, c’est incontestable, et LFI revendique elle-même cette filiation depuis 2012 issu des comités anti libéraux. Mais rupture avec le néolibéralisme ne signifie pas automatiquement rupture avec le capitalisme, et encore moins socialisme.

      C’est précisément sur ce point que nous divergeons. Et c’est manifeste depuis 2018 et le 38ème Congrès du PCF. Vous retournez progressivement vers la rive sociale-démocrate : 2022, 2024 et au maintien du système.

      Vous dites ne pas vouloir vous conformer à une « parole divine ». Très bien. Moi non plus. Mais cela vaut également pour Mélenchon et LFI : un communiste n’a pas à considérer leur programme ou leur stratégie comme une vérité révélée simplement parce qu’ils sont plus radicaux dans le discours que la social-démocratie.

      Je préfère donc continuer à discuter de classe, de propriété, de production, de pouvoir économique et de conquête démocratique plutôt que de chercher qui serait aujourd’hui le dépositaire exclusif de « l’idéal communiste ».

      Et, pour reprendre Marx : le communisme est un mouvement réel. Il reste donc à démontrer quel mouvement réel nous permettra de l’emporter.

  11. lionel Mutzenberg le 14 octobre 2026 à 10:16

    Le mouvement réel il s’exprime dans les urnes, et il faut bien reconnaître que l’idéal de gauche ne se porte pas très bien, les partis historiquement de gauche étant sous représentés, celui qui en fut la référence pendant des années, ce qui était mérité, étant devenu le plus faible.
    La faute à qui ?

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