Le doute gagne les militants communistes
Du 3 au 5 juillet, le Parti communiste réunissait son 40ème congrès et a fait un pas de plus vers une candidature de Fabien Roussel. Le scepticisme affleurait pourtant.
C’est à domicile que jouait le maire de Saint-Amand-les-Eaux. Il en avait besoin tant son bilan est chancelant et son pari de nouvelle candidature risqué. Réélu avec près de 70% des suffrages des délégués, Fabien Roussel l’est aussi par défaut. Ses opposants, plus nombreux mais divisés, n’ont pas su proposer une alternative qui embarque les près de 40 000 adhérents. Élu contre la direction sortante en 2018 pour redonner tonus et fierté au corps communiste, le groupe dirigeant actuel n’est pas parvenu à enrayer la chute des effectifs (près d’un quart en moins, en moins de dix ans) ni celle des électeurs. Le PCF n’a depuis dépassé la barre des 3% dans aucune des trois consultations nationales où il courait sous ses couleurs : européennes de 2019 et 2024, présidentielle de 2022.
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En ce début juillet, c’est dans une sorte d’impasse que se trouve le PCF. Il dresse le constat que la gauche ne peut se répartir et se diviser entre Glucksmann et Mélenchon. Ils espèrent incarner une solution. Ulcérée par le candidat insoumis, la majorité des militants communistes cherche une issue, sans pourtant l’avoir préparée. Côté impréparation, on relèvera que le Parti communiste n’a pris aucune part au processus initié à Bagneux l’an passé en vue d’une primaire de toute la gauche. Le PCF ne s’est rendu à aucun des rendez-vous de Lucie Castets. Ce faisant, il affaiblissait l’initiative et la déséquilibrait : ce n’était plus la réunion de toutes les forces du NFP. Et il laissait une place prépondérante au PS pour décider de la suite de cette proposition d’union. Et on voit ce que le parti à la rose en fit : pas grand-chose.
Le Parti communiste est certes bien affaibli mais porteur d’une histoire et d’une culture qui peut contribuer à surmonter les étroitesses partisanes. Nous rappelions qu’à plusieurs reprises il sut se retirer au profit d’autres candidatures plus rassembleuses, Mitterrand en 1965 et 1974 ; Mélenchon en 2012 et 2017. Contrairement aux années 30 ou aux années 60 quand le PCF initia une proposition de rassemblement (Front populaire, programme commun), il ne fait rien. Tout juste participe-t-il du bout des lèvres à la Nupes et au NFP. La logique de fierté identitaire enferme le PCF et lui interdit toute initiative politique qui lui donnerait une utilité.
Le PCF pétri de rancœur joue à gauche comme les Paraguayens jouent au football. L’antijeu domine, les tacles destructeurs se substituent aux intuitions créatrices. Faute d’avoir quelque chose d’audible à proposer, il défonce les autres partis de gauche.
Le PCF pétri de rancœur joue à gauche comme les Paraguayens jouent au football. L’antijeu domine, les tacles destructeurs se substituent aux intuitions créatrices. L’inscription dans le texte du congrès d’accusations ravageuses contre l’allié d’hier – LFI, qui domine dans les territoires qui furent ceux de la force communiste – est consternante. Faute d’avoir quelque chose d’audible à proposer, le texte défonce les autres partis de gauche. Ainsi, il dénonce « le flirt avec l’antisémitisme et le racisme » de LFI. Les désaccords peuvent se dire, pas la mise au pilori.
Le désarroi transpirait de ce congrès. Chacun l’a vu dans le très faible soutien apporté au discours d’ouverture de Fabien Roussel. Il n’a pas eu droit à l’attendue standing ovation pour porter celui qui venait lancer sa candidature présidentielle. Malgré cela, la direction s’entête et refuse la proposition portée par sa minorité : un rendez-vous de réexamen en janvier pour dire « stop ou encore » à la candidature communiste solo. Ce faisant, le groupe central prend le risque de provoquer une crise majeure s’il persiste dans une candidature qui divise et ne prouve rien, alors que les communistes ont chevillé au corps l’idée d’unité face au péril d’extrême droite. Comme quoi la valorisation identitaire peut écraser l’histoire et un pan de l’identité communiste, unitaire et antifasciste.
Commentaire dégueulasse sans surprise Il est temps d’ouvrir les fenêtres et sortir de ce pourrissoir qu’est devenue la « gauche » On y étouffe il faut désormais que le Pcf retrouve le tranchant l’attractivité et la lucidité qui soient à la hauteur des exigences présentes qu’il soit enfin cette force qu’on attend
Suis un ancien du PC depuis la jeunesse communiste en 81…j ai quitté le parti en 1989 marre des appointances avec les socialistes.
Roussel finira par enterrer definivement le parti. Accusé la LFI d antisemistisme alors que Roussel vehicule des idées que ne renierait pas la famille Le pen me dégoute. Quand je pense que ma grand-mère s est faite enterrée en 1984 avec le drapeau rouge sur son cercueil elle doit se retourner dans sa tombe. Le PCF avec la candidature de Roussel fera en sorte que l extrême droite prendra le pouvoir…Vous devrez en assumer les conséquences !!
Ben justement, avec la nouvelle ligne du PCF, fini la soumission à la social démocratie. Nous avançons et rassemblons autour de notre programme communistes.
pas kéneysien, comme ceux de Gluksmann à Besancenot, en passant par les verts et Guetté! Vous êtes à gauche? A gauche rose? Touge? Alors venez, rejoignez-nous!
Bien. Depuis la creation du Nfp le PC reagit bizarrement, comme en 68 comme pour les gilets jaunes ils raccroche les wagons .comme il n’est pas à l’initative son ego est bafoue .mais il voudrait bien diriger.
Les actions ne sont plus audibles, on ne le voit peu, sauf sur quelques medias pour cracher sur LFI.
Où est ce parti revolutionnaire ce parti de gauche. Trop de compromission avec les PS et voir plus à droite.?
Cher Sylvain,
Je respecte ton parcours militant et ton attachement à l’histoire communiste. Justement, cette histoire mérite mieux que des procès d’intention.
Dire que Fabien Roussel ou le PCF auraient pour objectif de faire progresser l’extrême droite ne correspond ni aux textes du Parti ni à son engagement quotidien. Le débat peut porter sur une stratégie, une candidature ou des orientations, mais il ne peut pas reposer sur des caricatures ou sur des accusations générales.
La question stratégique est : comment empêcher l’extrême droite de devenir hégémonique dans la société ? Et cela ne se joue pas uniquement le soir d’une élection.
Nous ne disons pas que LFI est antisémite. Les désaccords entre forces de gauche doivent porter sur les orientations politiques et les projets de société, pas sur des procès d’intention. De la même manière, il faut refuser les caricatures qui présentent la ligne communiste comme un abandon des valeurs de gauche.
La lutte contre l’extrême droite ne peut pas se limiter à un appel électoral au premier tour ou au second tour. Elle se mène tous les jours : dans les entreprises, les quartiers populaires, les syndicats, les associations, dans la bataille des idées et dans la capacité à répondre aux préoccupations concrètes du peuple.
Le danger de l’extrême droite est réel, mais il ne peut pas être combattu uniquement par la stratégie du moindre mal.
Depuis des décennies, la gauche appelle régulièrement à voter contre le pire ; pourtant, cela n’a pas empêché la progression du RN, l’affaiblissement du mouvement ouvrier et l’éloignement d’une partie des classes populaires. L’enjeu est donc de comprendre pourquoi cette situation existe. Une gauche qui ne parle qu’à ses espaces sociologiques traditionnels laisse un espace libre. Mais une gauche qui reprend les questions populaires sans analyse de classe risque de perdre son identité. La tâche communiste est précisément de reprendre ces questions sans reprendre les réponses de l’adversaire. L’union : oui. S’arrimer à la social-démocratie encline, aux belles envolées puis à la trahison : non. Et ceci peu importe les beaux discours du chef charismatique, du tribun populiste, ancien sénateur du PS (36 ans), pro Maastricht, etc.
Il y a d’ailleurs une contradiction à dire que le PCF serait devenu insignifiant tout en lui attribuant la responsabilité d’une éventuelle victoire de l’extrême droite. Si quelques points communistes sont décisifs, c’est bien que le Parti communiste français conserve une utilité politique qu’il faut reconstruire.
Comme le disait Georges Marchais avec l’idée d’« union du peuple de France », l’unité ne signifiait pas l’effacement derrière une personnalité ou une autre force. Elle reposait sur un peuple organisé, conscient de ses intérêts et capable de construire son propre rapport de force. Et défendre de nouveau que le projet est le socialisme.
C’est le sens du choix du 40ᵉ congrès du PCF : reconstruire une force communiste autonome pour être utile au rassemblement populaire et à la transformation sociale.
Fraternellement.
Commentaire de tricot
Les Anti Roussel sont plus nombreux mais divisés !
Je me suis arrêté à cette prose !
C’est du grand n’importe quoi
« Réélu avec près de 70% des suffrages des délégués » c’est loin d’être un désaveu , nous aurons droit à la candidature de Roussel.
C’est pitoyable , il fera 2 ou 3% mais son seul objectif en bloquant des voix c’est d’éviter la présence de LFI au second tour.
Il pourra ainsi avec soulagement , en toute bonne conscience appeler à voter Philippe « pour faire barrage ».
l’aigreur, l’amertume et le mépris ne sont pas les ingrédients de la lucidité. « Regards » s’enferme dans l’aveuglement, il s’enfonce dans une « vision » petite bourgeoise qui ne sera même pas utile à son mentor social démagogue à la présidentielle à venir. Son échec annoncé il l’impute déjà au PCF qui, à les croire, ferait donc le destin politique de toute la gauche, et du haut de ces 2,5 % casserait les rêves mélenchoniens ! Il serait temps que « Regards » combatte avant tout la droite et son extrême, et pour cela trouve un peu de lucidité sur le réel.
Entièrement d’accord avec Nassiet.
J’ajoute que contrairement à LFI, au PCF le processus de désignation d’un candudat aux présidentielles se fait à travèrs un vote des adhérants et non pas par une garde rapprochée comme l’a été Mélanchon.
Ni aigreur ni amertume mais surtout d’excellents arguments qui ne vous plaisent point. Votre analyse équivaut à se tirer une balle dans le pied dans le cas présent.
Toujours réfléchir avant d’écrire !
EXACT!
Cher Jacques,
Le congrès a effectivement tranché démocratiquement : 70 % des délégués ont choisi une orientation et une candidature. Respecter la démocratie interne, c’est aussi accepter qu’une majorité décide. Autrement, c’est l’arbitraire du tribun. C’est l’anomie.
Quant à l’idée que l’objectif serait seulement de « bloquer LFI », elle ne correspond pas au débat de fond. La question posée est celle de la stratégie : le Parti communiste français doit-il simplement accompagner le candidat le mieux placé dans les sondages, ou reconstruire une force capable de transformer durablement le rapport de force populaire ?
Le vote utile a déjà été expérimenté à plusieurs reprises. Il n’a pas empêché l’affaiblissement du monde du travail ni la progression du RN. Tirer ce bilan n’est pas diviser la gauche ; c’est chercher les conditions d’une victoire durable.
Fraternellement.
Sic transit gloria mundi.
Le PCF de Roussel est devenu groupusculaire, n’existant plus que par sa force de nuisance.
Qui veut tuer son chien l’accusé de la rage ! C’est le cas de cet article à l’encontre du PCF et de son secrétaire national Fabien Roussel.
Mélenchon est en perte de vitesse 13 à 15% selon les sondages, et tout est prévu pour désigner le fautif Fabien Roussel !
On la connstaté aux municipales, LFI n’a pu s’octroyer quelques maires que sur le dos de la gauche et notamment des communistes. Sinon LFI a fait élire des maires de droite voire d’extrême droite.
Dans le Médoc en 2022 aux législatives, c’est le RN qui la remporté face à un candidat LFI. En 2024, le RN a été battu face à une candidate socialiste. Ce n’est qu’un exemple.
Les Français ne veulent pas d’un Mélenchon au pouvoir.
Pour ma part, s’il n’y avait pas de candidat communiste aux présidentielles, je ne voterai pas Mélenchon pour plusieurs raisons mais en particulier parce que son programme ne me convient pas. C’est un imposteur.
Pour quelles raisons le PCF serait le seul Parti à ne pas présenter de candidat aux présidentielles ? Sûrement parce qu’il est le seul à présenter un programme de rupture avec le capitalisme, pour les services publics, le logement, la sécu, la santé, la paix, le climat …
Vive le PCF vive Fabien Roussel et vive les jours heureux.
Bravo!!!!
J’adore votre humour ! dites, c’était bien de l’humour ?
Le PC en rupture avec le capitalisme, c’était il y a plus de quarante ans , le seul parti de gauche avec un programme et des actes conformes à leur programme.
Je le sais, j’étais militant dans ma commune, dans mon entreprise…les socialistes, il fallait s’en méfier, pas très à gauche, sauf lors des élections intermédiaires, et au second tour, faute de mieux, les prolos ni comprenaient plus rien, et la sanction a été terrible !
En 2012, la gauche était bien malade, l’élection de François Hollande a fait rire pas que chez nos adversaires, et le résultat dévastateur pour notre gauche.
Jean Luc Mélenchon nous a remobilisé, malgré cette mémoire militante qui ne nous jamais quitté, mais les faits sont là, si la gauche existe, si elle est redevenu crédible, c’est grâce à LFI, son programme, et Jean Luc Mélenchon, que ça plaise ou non.
La gauche de Fabien Roussel, Olivier Faure, et Marine Tondelier, ne fait rêver personne..sauf les droites qui n’en demandaient pas tant !
Ou c’est la rupture en 2027, ou nous aurons la rupture du RN, comme nous l’a dit une spécialiste des droits sociaux en commentant le feuilleton, Le Pen et ma justice, éclaboussant Jean Luc Mélenchon au passage.
Bon allez, cela quinze ans que le seul adversaire du néolibéralisme c’est Mélenchon, merci a tous ses détracteurs qui nous font progresser vers la VIe République.
Cher Lionel,
Je respecte ton parcours militant et ton expérience du PCF. Mais je crois que ton analyse conduit justement à oublier une partie de l’héritage communiste, notamment celui de Georges Marchais et de l’« union du peuple de France ».
Depuis 2022, Jean-Luc Mélenchon est le chef de fil des « socialistes » ; de la social-démocratie populiste. Il n’a jamais renié François Mitterrand, tout comme son expérience comme ministre du gouvernement de Lionel Jospin. Au premier, le tournant ; au second, la politique énergétique désastreuse avec Voynet.
Marchais n’a jamais opposé l’autonomie communiste au rassemblement. Au contraire, il appelait à l’union du peuple, mais une union construite autour des intérêts du monde du travail et d’un projet de transformation sociale. L’unité n’était pas l’effacement du Parti communiste français derrière une personnalité ou une autre force ; elle reposait sur la capacité du peuple à devenir acteur de son propre destin. Il s’inscrivait ainsi dans le temps long de l’histoire du Parti.
Je ne nie pas que Jean-Luc Mélenchon ait contribué à remobiliser une partie de la gauche, particulièrement avec le Front de gauche puis en 2017. Mais depuis, il veut le PS aussi. Aussi la question communiste ne peut pas se réduire à la dynamique électorale d’un candidat. Elle est de savoir si cette dynamique a permis de reconstruire durablement une conscience de classe, une organisation populaire et un rapport de force capable de transformer la société.
C’est là que le bilan doit être posé. Malgré les différentes stratégies d’union depuis plusieurs décennies, la désindustrialisation s’est poursuivie, le mouvement ouvrier s’est affaibli et le RN a progressé. Cela mérite une analyse, pas seulement la recherche d’un candidat providentiel.
La rupture avec le capitalisme ne se juge pas seulement aux mots employés, mais au projet porté : politique industrielle, énergie, souveraineté populaire, place du travail et du capital. Sur ces sujets, les débats existent y compris à gauche. Mitterrand était aussi en parole pour la rupture… et on a vu la réalité.
Hollande avait comme ennemi la finance, là encore, on a pu voir entre les paroles et les actes.
Le PCF propose de renouer avec le socialisme et la souveraineté populaire face aux traités libéraux. C’est deux axes forts de rupture différents du PS d’Olivier Faure, des écologistes de Marine Tondelier ou des anciens insoumis comme Clémentine Autain ou François Ruffin et y compris de la LFI « euro-citoyenne ».
Il faut aussi regarder concrètement ce que recouvrent les mots employés de rupture avec l’ordre capitaliste existant. Prenons l’exemple de la sidérurgie. La nationalisation d’ArcelorMittal a été défendue par plusieurs forces de gauche, mais cela ne signifie pas nécessairement une même stratégie industrielle. Pour le PCF, la question n’est pas seulement de reprendre un outil industriel en difficulté : elle est de reconstruire une politique industrielle cohérente, de produire les biens nécessaires aux besoins sociaux, de réindustrialiser le pays et de retrouver une souveraineté populaire sur les secteurs stratégiques. La nationalisation n’est donc pas une fin en soi, mais un moyen au service d’un projet de développement industriel et social. À l’inverse, certaines orientations portées à gauche interrogent davantage la réduction des besoins de production, notamment dans des secteurs comme l’acier. Le débat n’est donc pas de savoir qui prononce le mot « nationalisation » le plus fort, mais quelle société et quelle économie on veut construire derrière ce mot. C’est précisément pourquoi le débat stratégique ne peut pas être réduit à une opposition entre une prétendue « gauche de rupture » et « gauche qui ne le serait pas ou plus ».
Le 40ᵉ congrès du PCF ne refuse pas l’unité. Il fait le choix de reconstruire une force communiste autonome, capable ensuite de contribuer à un véritable rassemblement populaire.
Comme le disait Marchais, l’enjeu est l’union du peuple de France, pas l’union derrière un homme.
Fraternellement.
je partage totalement l’analyse concise, claire et argumentée, de Jackie BERDOY qui remet bien les choses à leur place. Les communistes ont été trop longtemps les »porteurs d’eau et les grouillots de service » de la Social – démocratie dont fait partie LFI qui est très loin d’être un modèle démocratie si on examine le parcours politique chaotique de son leader contesté JL Mélenchon. Avec 3 échecs consécutifs aux présidentiels, cet autocrate persiste à se représenter envers et contre tous en appelant les autres formations de gauche à se plier à son pouvoir de domination. Le parti communiste a tenu son Congrès 3 jours durant et a établi démocratiquement son programme d’actions pour les 3 années à venir. Une chose est sûr : il ne sera pas la tête de turc d’un JLM qui n’a de cesse de proférer des invectives et de tenir des propos anti-communistes éculés qu’il réservé aux dirigeants communistes et en particuliers à Fabien Roussel. Au fait, pourquoi LFI ne tient-elle pas de Congrès en toute clarté ?
Voter PC pour se donner bonne conscience, comme le font certains socialistes depuis plus de trente ans, rien de bien nouveau.
La conscience petits bourgeois a rejoint nos rangs, nous en sommes morts politiquement.
Un congrès comme le votre, ou une minorité impose à la majorité sa propre décision : Le chef a toujours raison ! avant, ça faisait marrer, pas certain qu’aujourd’hui ce soit encore le cas, sauf dans le camp adverse, bien évidemment.
J’ai plus de 80 ans, et j’ai appris une chose : L’idéal n’existe pas, il faut faire avec ce que l’on a.
Sinon, François Mitterrand, et François Hollande, n’auraient jamais été élus. Jospîn, c’était différend, il n’était pas socialiste, mais social démocrate, ce qui permet de ratisser plus large, et perdre au coup d’après !
BRAVO TOUT A FAIT D’ACCORD§
Vision partisane du congrès avec une volonté de masquer les problèmes et divergences de fond par des pbs de personne et de rancoeur…..et des inexactitudes par rapport au texte qui ne cite pas Lfi. Ce n’est pas comme ça qu’on avancera on attendait mieux, déception…..
article dégueulasse comme d habitude au service d un populisme de gauche qui a echouer partout comme la sociale démocratie
Ce petit parti fera à peine plus que LO. En dessous de 2 %.
Qu’en savez- vous? Vos pronostiques m’indiffèrent car ils n’apportent rien de très politique sinon de discréditer le parti communiste d’Ambroise CROIZAT ministre des travailleurs , créateur de la Sécurité Sociale, de Marcel PAUL ministre déporté résistant qui a relancé la production industrielle du pays et impulsé un développement sans précédent d’installations de production électrique et gazières comme EDF et GDF aujourd’hui démantelés par les pouvoirs successifs de droite depuis 1948. Voilà ce qui peut vous intéresser. C’était cela le pcf qui m’a ouvert ses rangs en 1962. Un petit parti aujourd’hui avec des réalisations majeures de 1943 à 1947 dont vous êtes l’heureux prestataire et bénéficiaire aujourd’hui comme la carte vitale de la Sécu. Je vous invite à rejoindre ses rangs et à soutenir ses candidats aux élections; nous gagnerons la force nécessaire pour reprendre le chemin des conquêtes sociales économiques et culturelles que le RN condamné pour détournement de fonds publics, associé à la droite a bien l’intention de détruire si par malheur il parvenait au pouvoir.
Un parti au passé glorieux qui termine sa marche au côtés des socialistes qui ne l’ont jamais été. Tournons la page avec beaucoup d’amertume en souvenir des ses discours qui n’étaient, en vérité, que des mots, pour s’accaparer notre militantisme, même si j’ai connu des femmes, et des hommes, honnêtes, défendant leurs convictions avec courage et convictions.
Demain ce sera la rupture, ou la soumission à nos maitres, un retour en arrière de plusieurs décennies.
De 22% à 2%, dont, nous autres à la base, ne sommes pas responsables, comme me disait un camarade il y a bientôt 30 ans, devant mon incompréhension de la politique de mon parti, » La qualité va se substituer à la quantité » Bravo ! mission accomplie, nos droites n’en demandaient pas tant.
Bon allez, 40 000 encartés, 26 000 qui votent, 16 000 qui reconduisent celui qui a fait réélire Macron, une victoire au gout amère pour nos révolutionnaires de la contre révolution de la bourgeoise néolibérale.
Le PC n’est plus de notre gauche, leur électorat décidera sans eux, qui défend réellement leurs intérêts.
Fabien Roussel fait rire, j’espère que demain il ne nous fera pas pleurer… de colère.
Aucun argument de cet article concernant le congrès et la réalité du combat de classe du PCF ne sappuie sur la réalité du congrès, ses textes, ses discours, encore moins le projet de société du PCF. Le ressassé des arguments éculés qui ne s’appuient pas sur le réel, pour créer une polémique à partir du commentaire et non du réel. Une pratique qui ne vise qu’à empecher la connaissance et effacer le PCF. Une pratique indigne d’un journal issu du communisme. Habituellement c’est la presse d’extrême droite qui a ces pratiques.
Je me rassure parce qu’on ne secoue qu’un arbre qui porte des fruits. Merci pour cette reconnaissance.
QUE REPNDRE à cette diatribe, ce n’est pas avec des analyses pleines de fiels que Regard retrouvera de l’audience.
Ce journal est phase de mourir et n’est sauvé que par des apparitions dans des médias où les 2 responsables du journal servent d’alibi à une présence de gauche non représentative compte tenu de son potentiel lecteur qui a disparu.
Vous souhaitez la disparition du PCF, mais vous risquez de disparaître bien avant lui.
¨Concernant LFI vous pourriez aussi tirer des analyses des populistes, dit de gauche, comme en Espagne, Grèce et Italie pour envisager leur avenir.
Quand le VOTE UTILE va tomber, Mélenchon et son mouvement vaseux tomberont avec lui.
Nous sommes d’accord, Regard, n’est pas de notre gauche, mais de cette gauche qui vie bien, et nous trompe depuis 1983, il m’arrive d’être d’accord avec ce qu’ils disent, et écrivent, alors je prends ce qui va dans le bon sens, et laisse le reste.
Personne ne veut la mort du PC, et les communistes ne veulent pas, tous, de Fabien Roussel, les chiffres, que j’ai lu ailleurs, parlent d’eux mêmes.
la question que l’on doit se poser : Les partis politiques défendent ils les français, ou leurs boutiques. Deux votes, l’un au PC, l’autre chez les verts, démontreraient plutôt le contraire.
L’électorat de gauche veut battre Macron, et les droites, pas par idéologie, mais par nécessités: Les conditions de vie se sont détériorées, et pas seulement pour les classes populaires et moyennes, leur mot d’ordre « il ni a pas d’alternative » était bien une fumisterie.
Reprendre la même clique, même repeinte en rose pâle, ne résoudra pas nos problèmes, ces dix années passées viennent de nous le démontrer dramatiquement.
Le PC est victime de ses décisions, il est devenu un PS bis, qui parle bien dans le micro, mais est nul dans ses actes. Même si certains de leurs élus-es, méritent tout notre respect.
Jean Luc Mélenchon n’a pas volé l’électorat du PC, c’est le PC qui l’a perdu, par son inconsistance politique boutiquière.
Quel gâchis ! tout ces milliers de militants qui ont pendant des années fait vivre un idéal de gauche auquel ils croyaient. Je pensais que mon parti, j’avais adhéré en 1972, le PC allait se reprendre, ben non, c’est Mélenchon qui venu redonner un sens à mes convictions de gauche.
Quand au RN, il suffit d’aller regarder leurs votes, à l’assemblée nationale, ou à Bruxelles, pour comprendre que l’extrême droite… est bien de droite idéologiquement.
Que les communistes restent communistes, et viennent aider la gauche.
L’espoir de Roussel en crachant sur le NFP et LFI c’est que la gauche soit absente du deuxième tour comme en 2022 et 2027.
Il pourra en bon républicain exemplaire appeler à voter Philippe pour « faire barrage » pour la retraite à 67 ans.
C’est la seule raison grotesque des 2 ou 3% de son résultat.
70 % des délégués cautionnent cette ligne , peut être un jour le regretteront-ils , c’est peut être beaucoup leur demander.
Cher Jacques,
Je crois que notre désaccord mérite mieux que des procès d’intention.
Personne ne souhaite l’absence de la gauche au second tour, pas plus que la victoire du RN ou la poursuite des politiques libérales. La véritable question est de savoir quelle stratégie permettra durablement de battre l’extrême droite et de transformer la société.
Tu sembles considérer que le rapport de force électoral actuel doit déterminer, à lui seul, la stratégie du Parti communiste français et ceci sur la base de sondages. Or, la France insoumise s’en prend régulièrement aux enquêtes d’opinion, accusées de se tromper et de « manipuler » l’opinion.
Une analyse marxiste ne part pas d’abord des rapports entre appareils ou des sondages. Elle part des rapports de classes. Depuis plus de quarante ans, les différentes stratégies d’union de la gauche ont parfois permis des succès électoraux, mais elles n’ont ni empêché la désindustrialisation, ni reconstruit durablement le mouvement ouvrier organisé, ni enrayé la progression continue du Front national puis du Rassemblement national. Une démarche matérialiste conduit donc légitimement à tirer le bilan de cette expérience. C’est précisément sur ce point que le 40ᵉ congrès du PCF ouvre un débat de fond. Dans « Que faire ? », Lénine rappelle que le rôle d’un parti révolutionnaire n’est pas de refléter passivement le rapport de force existant, mais de contribuer à le transformer. Il ne suit pas simplement la conscience politique du moment ; il travaille à l’élever. C’est toute la différence entre une stratégie de transformation (communiste) et une logique purement électoraliste (social populiste).
Gramsci développera la même idée en montrant qu’une majorité politique durable est l’aboutissement d’une hégémonie conquise dans la société, et non le simple résultat d’une addition de forces électorales.
Georges Marchais, lorsqu’il parlait de « l’union du peuple de France », ne rejetait nullement les alliances. Il expliquait au contraire qu’elles ne pouvaient être solides que si le Parti communiste conservait son indépendance politique et idéologique. L’union n’était pas un substitut au projet communiste ; elle en était l’aboutissement.
C’est le sens du 40ᵉ congrès du PCF. Il ne refuse pas le rassemblement. Il affirme qu’un rassemblement durable ne peut exister sans une force communiste capable de porter un projet de transformation sociale fondé sur le socialisme, la souveraineté populaire, la réindustrialisation, les services publics, la maîtrise publique de l’énergie et la paix. Le débat ne porte donc pas seulement sur une candidature. Il porte sur deux conceptions de la stratégie politique.
Le rôle historique d’un parti communiste n’est pas d’épouser le rapport de force existant, mais de le transformer en reconstruisant une conscience de classe, une hégémonie populaire et un projet socialiste capable de donner son contenu au rassemblement.
Enfin, je voudrais souligner une contradiction qui revient souvent dans ce débat. On explique d’un côté que le PCF serait devenu un « groupuscule » ou une force devenue insignifiante. Mais, dans le même temps, on lui attribue la responsabilité de l’absence de la gauche au second tour. Les deux affirmations ne peuvent être vraies simultanément. Si le PCF est réellement marginal, il ne peut pas être la cause déterminante d’un échec présidentiel. Et si quelques centaines de milliers de voix communistes sont jugées décisives, c’est bien que le PCF conserve une utilité politique et un ancrage qu’il serait paradoxal de lui demander d’abandonner.
Notre désaccord est donc moins électoral que stratégique. Il ne s’agit pas d’opposer le rassemblement à l’autonomie, mais de savoir ce qui fonde durablement un rassemblement populaire en vue de « jours heureux » en reprenant l’expression du CNR en 1945. Pour ma part, je crois que le rassemblement ne crée pas, à lui seul, le rapport de force ; il en est l’aboutissement. C’est précisément l’orientation que les communistes ont choisie démocratiquement lors de notre 40ᵉ congrès.
Fraternellement.
Ex PCF pendant 17 ans j ai quitte le PCF avec Robert hue et le dépassement du capitalisme insoumise de 73 ans lesbienne radicale écolo féministe je vote Mélenchon depuis 2012 et j ai espoir que nous allons gagner face aux fachos en 2027 ! Comme le dit Stéphane peu et Sandrine Rousseau l heure est à l union populaire anti facho des le 1 er tour pour la 6 ème république et un programme de gauche radicale et écologique et de rupture avec le capitalisme et de paix ☮️ internationale toutes divisions est une trahison des 9 millions d électeurs du nfp !
Ben justement!
Fini la ligne Hue Buffet et sa compromission/soumission à la social-démocratie de Jospin/Voynet à Mélenchon/Tondelier.
Le rassemblement à gauche ne se fera pas sans les communsites, sinon, il sera encore social-démocrate!
On a trop donné!
Cher Chossart,
Je respecte ton parcours militant et ton attachement à la nécessité d’une rupture avec le capitalisme. C’est justement parce que nous partageons le constat de la crise sociale, écologique et démocratique qu’il me semble important de discuter de la stratégie.
Je ne crois pas que le débat du 40ᵉ congrès du PCF oppose celles et ceux qui veulent l’union à celles et ceux qui la refuseraient. Le rassemblement est nécessaire. La question est plutôt : sur quelle base politique et sociale doit-il se construire ?
Les 9 millions de voix du NFP ont exprimé une aspiration importante, mais elles ne constituent pas mécaniquement une conscience de classe organisée ni un rapport de force durable. L’histoire montre que les grandes conquêtes sociales ne sont pas nées de simples accords électoraux, mais de l’existence d’un mouvement populaire organisé, capable d’imposer son projet. C’est pourquoi le PCF considère que l’enjeu n’est pas seulement de réunir des électeurs, mais de reconstruire une force capable de transformer durablement le rapport de force. Le rassemblement ne doit pas remplacer le travail politique nécessaire à la reconstruction d’une conscience populaire.
Respecter les électeurs du NFP, ce n’est pas considérer qu’ils ont voté pour la disparition des différences entre les forces qui le composent.
Une démocratie populaire vivante suppose au contraire un débat clair sur les orientations, les choix économiques, sociaux, écologiques et internationaux. L’unité la plus solide n’est pas celle qui masque les divergences ; c’est celle qui les assume pour construire un projet partagé en connaissance de cause.
La question posée par le 40ᵉ congrès n’est donc pas : « union ou division ». Elle est : comment construire une union qui ne soit pas seulement électorale, mais qui permette réellement de changer les rapports sociaux ?
C’est là que se situe notre désaccord stratégique.
Fraternellement.
DE QUOI MEDITER…
Quelle crédibilité un.e communiste pourrait il accorder à la promesse sacrificielle de « prochains jours heureux » (d’ici 15 à 20 ans) offerts par la candidature de Monsieur ROUSSEL …?
Quelle crédibilité un.e communiste pourrait il seulement imaginer avec cette candidature pour « éviter le choix supposé » entre celles du « nouveau Macron » Glucksmann ( le social libéral ) et l’insoumis JLM (la gauche de rupture) … ?
Quelle crédibilité pour une candidature du PCF ( stabilisée autour de 3% en 2022) dans le contexte actuel où tous les dangers menacent avec la candidature RN en France soutenue par la facho sphère médiatique , le patronat et la macronie …Mais aussi par une Europe « trumpienne » qui menace la PAIX dans le monde entier … ?
2,28 %
Cher Georges,
Tu poses la question de la crédibilité. Je crois qu’il faut distinguer la crédibilité électorale immédiate de la crédibilité politique et historique.
Si la crédibilité d’un parti se mesurait uniquement à son dernier résultat électoral ou aux sondages, alors Marx, Lénine ou même le PCF de ses débuts auraient dû renoncer à défendre leur propre projet. Or le rôle d’un parti communiste n’est pas de refléter le rapport de force existant ; il est de travailler à le transformer.
Dans « Que faire ? », Lénine explique précisément que le parti est un facteur actif de la lutte de classes. Il ne suit pas passivement la conscience du moment ni les équilibres électoraux. Il contribue à élever la conscience de classe et à construire un nouveau rapport de force. C’est toute la différence entre une stratégie révolutionnaire et une logique purement électoraliste. Notre désaccord me semble être là.
Tu présentes Jean-Luc Mélenchon comme « la gauche de rupture ». Mais une démarche matérialiste conduit à poser une autre question : rupture avec quoi, et pour construire quoi ?
Le débat ne porte pas seulement sur des mesures qui peuvent être communes, mais sur leur finalité.
Prenons un exemple récent. À l’Assemblée nationale, les députés communistes comme ceux de LFI ont voté la nationalisation d’ArcelorMittal. Pourtant, les objectifs défendus ne sont pas identiques. Le PCF inscrit cette nationalisation dans une stratégie de réindustrialisation, de développement de la production, de souveraineté industrielle, d’un mix énergétique fondé sur le nucléaire et les renouvelables et de satisfaction des besoins sociaux. Des documents de travail de l’Institut La Boétie proposent, eux, une réduction très importante de la production d’acier, cohérente avec une autre conception de la planification écologique. En résumé, voter Mélenchon et pas Roussel, c’est finir de liquider l’acier.
Autrement dit, un même mot – « nationalisation » – peut recouvrir deux stratégies économiques très différentes. Le marxisme-léninisme nous invite justement à aller au-delà des mots pour analyser les rapports de production et les finalités sociales.
C’est pourquoi le 40ᵉ congrès ne se réduit pas au choix d’une candidature. Il réaffirme le socialisme comme horizon stratégique, la souveraineté populaire, la réindustrialisation, la maîtrise publique de l’énergie, les services publics, la paix et la nécessité de reconstruire une influence communiste dans les classes populaires.
Georges Marchais parlait de « l’union du peuple de France ». Il ne rejetait nullement les alliances ; il expliquait qu’elles ne pouvaient être solides que si le Parti communiste français conservait son indépendance politique et idéologique. L’union n’était pas, pour lui, un préalable se substituant au projet communiste ; elle en était l’aboutissement dans un rapport de force favorable au monde du travail.
Je partage évidemment ton inquiétude face à la progression du RN. Mais justement, une analyse matérialiste oblige aussi à tirer le bilan des stratégies menées depuis plusieurs décennies. Les différentes formes d’union électorale ont-elles permis de reconstruire durablement une conscience de classe, de réindustrialiser le pays, de renforcer la souveraineté populaire ou d’enrayer la progression de l’extrême droite ? Cette question mérite d’être posée sereinement.
Le 40ᵉ congrès ne choisit pas l’identité contre le rassemblement. Il affirme qu’un rassemblement durable ne peut exister sans un contenu de classe clair et sans un Parti communiste français capable d’être autre chose qu’une simple composante d’une coalition.
La gauche débat souvent des meilleurs moyens de gagner la prochaine élection. Les communistes devraient d’abord débattre des meilleurs moyens de transformer durablement les rapports de classes. Les deux questions ne sont pas identiques. C’est, me semble-t-il, un débat stratégique beaucoup plus qu’un débat de personnes.
Fraternellement.
Le PCF montre en interne la voix du dialogue, du respect.
Il tourne le dos aux querelles d’éléphants.
C’est le peuple qui doit décider des équilibres à gauche, pas les appareils.
Qui a peur de la voix du peuple?
Le PCF porte une voix différente sur l’écologie, le réchauffement climatique: ce serait se condamner à l’inaction climatique criminelle de refuser le mixte énergétique PUBLIC, DÉCARDONNÉ, PILOTABLE. le modèle allemand (atomkraft nein danke) a fait chouffa, avec leur 160 GW de puissance éoloiernne installé (le double de leur consommation crète), et un KWH 40% plus cher que le nôtre et 12 fois plus polluant. Ce modèle tue les populations et fait vivre les spéculateurs. Fuyons-le
Le projet de transition écologique/économique du PCF (Empreinte 2050, disponible sur internet, sur le site de la revue Progressistes) permettra seul de sauver le modèle social, en dynamisant l’IA française, la siderurgie, les engrais décarbonnés… Il fera rentrer les cortisations sociales ( patrons et ouvriers ) qui paieront pour de vrai la retraite à 60 ans, et permettra de supprimer la CSG (merci Rocard et les lamberto-mitterrandistes!). Car ceux qui avancent « la retraite à 60 », en s’opposant aux TGV, aux canaux, au nucléaires, à tous les « grands projets » (comme ils disent), ceux-là sont les camarades de Holalnde et de son « mon ennemi c’est la finance ». Ils nous bernent. Ce sont des démagogues.
Nous ne convaincrons pas les socialo-démocrates (PS-LFI-Verts), D’ailleurs les communsites n’ont pas l’habitude d’aller chercher leurs voix à gauche, chez leurs « alliés ».
Il faut aller chercher dans les quartiers populaires ceux qui s’abstiennent, qui votent Le Pen.
La gauche a besoin de tous pour réussir! Soutenons la candidature de Fabien Roussel!
Le constat est amer pour toute la famille de pensée, d’histoire et de culture communiste . Le PCF est devenu une organisation politique groupusculaire ( oui, ça fait mal, mais c’ est une réalité) , à peine plus importante , en terme de résultat électoral : Roussel a fait à peine plus que Poutou et Arthaud réunis, du jamais vu dans l’histoire que porte le parti. Dans un contexte géopolitique mondial marqué par des guerres et des conflits, et un contexte national marqué par le déclin de la France dans de nombreux domaines, le PCF n’a plus les forces humaines, politiques et culturelles pour imposer d’autres choix. Par conséquent, il se voit dans l’ obligation stratégique de composer avec d’autres organisations pour exister, il ne peut plus jouer le rôle moteur qui était le sien dans d’autres temps. Il est compliqué pour lui de se construire un avenir…et c’est bien dommage.
Cher Lucien,
Je partage une partie de ton constat. Oui, le Parti communiste français est aujourd’hui beaucoup plus faible électoralement qu’il ne l’a été. Personne ne le nie. Le 40ᵉ congrès est précisément parti de cette réalité.
En revanche, je crois que ton raisonnement opère un glissement qui mérite d’être discuté. Tu passes d’un constat descriptif à une conclusion normative : puisque le PCF est affaibli, il devrait renoncer davantage à son autonomie stratégique pour se placer derrière une autre force.
Or cette conclusion ne découle pas nécessairement du constat.
Une analyse marxiste-léniniste ne réduit pas la politique aux rapports électoraux entre appareils. En effet, Marx, Engels, puis Lénine ont toujours replacé la question politique dans les rapports de classes. Les élections expriment un rapport de force, mais elles ne le créent pas à elles seules. La véritable question est donc : comment reconstruire durablement une influence dans le monde du travail et les classes populaires ? Cette problématique est communiste ; elle n’est pas sociale opportuniste à la sauce populiste.
L’histoire, de ce point de vue, n’est jamais linéaire. Les rapports de force évoluent. Des organisations très minoritaires peuvent devenir des forces décisives si elles savent répondre aux contradictions de leur époque. À l’inverse, une organisation peut connaître des succès électoraux sans transformer durablement le rapport de force social.
C’est pourquoi je m’interroge.
Depuis plus de quarante ans, le PCF a participé à des stratégies successives d’union : Programme commun, majorité de 1981, gauche plurielle, Front de gauche, soutien à Jean-Luc Mélenchon en 2012 puis en 2017, NUPES, NFP. Si cette stratégie devait mécaniquement permettre la reconstruction du Parti communiste français, pourquoi celui-ci continue-t-il de s’affaiblir durablement et constamment ? Une démarche matérialiste consiste justement à tirer le bilan de l’expérience concrète. La minorité (Pierre Laurent etc.) ne répond pas.
Le 40ᵉ congrès ne dit pas : « refusons les alliances ». Il dit : reconstruisons d’abord une force communiste capable de contribuer au rassemblement sans s’y dissoudre. C’est très différent.
Par ailleurs, le débat ne porte pas uniquement sur une candidature. Il porte aussi sur le contenu du projet. Sur des questions aussi essentielles que la réindustrialisation, la souveraineté énergétique, le nucléaire, la politique industrielle, les nationalisations, les services publics ou la planification, le PCF défend des orientations qui lui sont propres.
C’est ainsi que le projet Empreinte 2050, par exemple, propose une transition écologique fondée sur un mix énergétique public, décarboné et pilotable, articulant industrie, énergie et justice sociale. Ce projet doit être popularisé et promu. Ce sont des débats de fond qui ne peuvent être réduits à une simple logique de rassemblement électoral.
Enfin, je crois que nous devons nous poser une question stratégique essentielle : où le Parti communiste français doit-il chercher à convaincre ? Principalement chez ses partenaires de gauche issus des classes intermédiaires, ou dans les quartiers populaires, les entreprises, auprès des abstentionnistes et de ceux qui votent aujourd’hui pour le RN ?
Historiquement, les grandes avancées du mouvement communiste sont venues de cette reconquête des classes populaires, pas de la seule recomposition des appareils politiques.
Notre désaccord est peut-être là.
Tu considères que la faiblesse actuelle impose davantage de regroupement derrière la force électoralement dominante. Je pense, au contraire, qu’elle impose d’abord un travail patient de reconstruction politique, idéologique, culturelle et militante afin de recréer un rapport de force de classe. C’est le sens de l’orientation adoptée par le 40ᵉ congrès du PC.
Fraternellement.
Entre les » frontières passoires » et le barbecue , Roussel non merci .
que 70% des délégués au congrès du PCF puissent faire confiance à la ligne de ce personnage est consternant , et nous permet de prévoir le pire pour l’avenir du PCF.
Chère Helaine,
Je trouve dommage que le débat se réduise à des formules reprises en boucle, sans discuter des positions réelles du Parti communiste.
Fabien Roussel n’a jamais défendu des « frontières passoires », pas plus qu’il n’a proposé une fermeture des frontières. La position du PCF est constante depuis des décennies : défendre le droit d’asile conformément au droit international, lutter contre les filières qui exploitent les migrants, combattre le dumping social organisé par le capital et agir sur les causes des migrations contraintes par la coopération, le développement et la paix.
De la même manière, la polémique sur le « barbecue » est devenue un symbole médiatique totalement détaché de son propos. Ce qu’il disait était simple : la transition écologique ne réussira pas contre les classes populaires mais avec elles. Défendre une écologie populaire, ce n’est pas opposer la fin du mois à la fin du monde.
Au fond, ces deux exemples illustrent surtout une dérive inquiétante du débat public : on ne discute plus d’un programme, d’une stratégie ou d’une analyse de classe ; on répète des caricatures jusqu’à ce qu’elles tiennent lieu d’arguments. C’est précisément ce que recherchent les logiques médiatiques : remplacer le débat d’idées par des slogans.
Les communistes devraient, me semble-t-il, être les premiers à refuser cette méthode. Notre tradition politique est celle de l’analyse concrète d’une situation concrète, pas celle des petites phrases.
Le 40ᵉ congrès ne s’est d’ailleurs pas prononcé sur des caricatures médiatiques. Il a débattu de questions de fond : la réindustrialisation, la souveraineté énergétique, les nationalisations, les services publics, la planification, le travail, la paix, la stratégie de rassemblement et le projet socialiste.
Nous pouvons évidemment être en désaccord sur ces orientations. Mais discutons-en sur le fond. C’est infiniment plus utile que de suivre la meute médiatique lorsqu’elle substitue les clichés au débat politique.
Fraternellement.
Le PC doit comprendre qu’il n’est plus ce qu’il était, et que la responsabilité de ce fait doit être recherché dans son comportement plus boutiquier, que politique.
En 2022, il a fait échoué la gauche au second tour, pire, il a confirmé le RN dans sa position dominante de premier parti d’opposition…à la vraie gauche !
Le PC, et la CGT, n’ont pas été à la hauteur de notre histoire, cette France qui change sous les coups du néolibéralisme jouant la carte de l’individualisme.
Tiens, j’écoutais récemment Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, pas un mot sur la stratégie du chômage qui nous a mis en concurence avec notre voisin, pas un mot sur la création d’emplois, notamment dans l’industrie.
Sans baisse du chômage, sans augmentation des salaires, et des pensions… impossible de changer quoi que ce soit, pour notre système de santé, pour nos services publics…
Parader aux côtés de la responsable socialiste de la CFDT, qui vient de faire capoter l’abrogation de la réforme Medef/Macron de la retraite, n’est peut être pas la meilleure stratégie pour remobiliser les salariés ?
Enfin, c’est juste mon avis, ses avis de la base qui ne sont jamais écoutés, ici et ailleurs, vous me direz, c’était hier…peut êtres que ?
même si, au niveau des partis politiques, c’est encore pire que ce que j’ai connu ! des élites qui se sont accaparés leurs fonds de commerce pour leurs seuls bénéfices.
« En 2022, il a fait échoué la gauche au second tour, »
C’est drôle, la moitié du temps on dit que le PCF est mort, l’autre moitié il a le pouvoir de faire réussir ou échouer la gauche… vous avez dit « contradiction » ?
Le PCF a expliqué pendant longtemps que l’alpha et l’oméga de la politique était de « battre la droite ». Conséquence, elle a perdu le vote des couches populaires, fatiguées de voir que leur vote servait à faire accéder au pouvoir une « gauche » qui faisait la même politique que la droite. C’est pourquoi je soutiens la candidature de Roussel. Faire gagner la gauche ou battre la droite – ou l’extrême droite, puisqu’on y est – n’est pas un objectif en soi. Si la victoire de la gauche ne change rien – on l’a vu en 2012, quand « insoumis » et communistes ont appelé comme un seul homme à voter pour François Hollande – alors cette victoire ne fait qu’alimenter la frustration qui conduira l’extrême droite au pouvoir, avec le vote des couches populaires.
Mélenchon à l’Elysée ? Cela ne changera rien – sauf pour Mélenchon et ses copains, qui auront un saut de carrière. On sait qui est Mélenchon. On sait que c’est un Mitterrandien de stricte obédience, qui ne tolère pas qu’on critique le « vieux » en sa présence, et qui l’a soutenu bien après le « tournant de la rigueur ». On sait qu’il a fait une campagne passionnée pour le « oui » à Maastricht, insultant au passage ceux qui appelaient à voter « non ». Un jacobin laïcard devenu communautariste pour « capter » un électorat. Alors, qu’il arrive ou pas au deuxième tour m’est parfaitement indifférent.
Je partage entièrement cette réflexion.
Elle met en lumière, me semble-t-il, le véritable débat du 40ᵉ congrès : non pas un débat entre « union » et « division », mais entre deux conceptions du rôle d’un Parti communiste.
La première fait du rassemblement électoral le point de départ de la stratégie. La seconde, fidèle au matérialisme historique, considère que le rassemblement n’est durable que s’il se construit autour d’un projet de transformation sociale capable de reconstruire une conscience de classe et une hégémonie populaire.
L’expérience historique invite à réfléchir. Depuis plusieurs décennies, les unions électorales successives avec les différentes formes de la sociale-démocratie (libérale ou populiste, voire écologique) n’ont ni empêché la désindustrialisation, ni freiné le recul du monde du travail, ni stoppé la progression de l’extrême droite. Bien au contraire. Une démarche matérialiste oblige par conséquent à tirer le bilan de ces expériences concrètes.
Comme l’a rappelé André Chassaigne au 40ᵉ congrès, le rassemblement ne peut être une simple addition d’organisations. Il doit permettre au peuple de France de redevenir acteur de son destin autour d’un projet communiste. C’est cette distinction qui me paraît aujourd’hui décisive et stimulante.
Ne pas voter Mélenchon est une question de moyen, de niveau de vie, nous en sommes d’accord.
Si vous saviez le nombre de personnes que j’ai rencontré, qui changeaient d’avis quand leurs situations personnelles s’amélioraient, sous le regard narquois de nos patrons, qui ne font pas de politique, vous comprendriez pourquoi nombre de salariés dans nos entreprises refusent de se syndiquer, et plus, encore, de militer.
Voilà pourquoi nous en sommes à voir parader le RN du clan Le Pen, malgré son idéologie de plus en plus assumée de droite.
Pour autant, sommes nous assez stupides pour faire élire l’extrème droite au poste suprème ?
Je ne le pense pas; la colère, je la comprend et la soutien, mais le suicide de notre République, non ! la première décision de l’extrème droite en 1940 fut d’annuler notre République, et le combat des français fut de la remettre à sa place, pas idéal, peut être, mais plus porteuse d’avenir que la marche au pas cadencé.
Le peuple est souverain.
Reste à le démontrer.
Cher Lionel,
Je crois que notre désaccord est moins électoral que stratégique.
Tu raisonnes essentiellement à partir des résultats de 2022 et de l’hypothèse qu’une candidature unique aurait mécaniquement permis l’accès au second tour. Mais une analyse matérialiste ne part pas des additions de voix. Elle part des contradictions sociales qui produisent les comportements électoraux.
La véritable question est donc peut-être celle-ci : pourquoi, malgré quarante années d’unions successives de la gauche, le mouvement ouvrier s’est-il affaibli, l’abstention populaire s’est-elle développée et le RN a-t-il continué à progresser ?
Une démarche dialectique oblige à tirer le bilan de cette expérience avant d’en reconduire la stratégie de fuite dans le vide.
Le 40ᵉ congrès ne refuse pas le rassemblement. Il affirme, comme l’a rappelé André Chassaigne, que le rassemblement n’a de sens que s’il se construit autour d’un projet communiste capable de reconstruire une conscience de classe et une souveraineté populaire. Sans cela, le risque est de confondre la tactique électorale avec la stratégie politique.
Le véritable débat n’est donc pas de savoir comment additionner des voix, mais comment reconstruire durablement une majorité populaire autour d’un projet de transformation sociale vers le socialisme. C’est là, me semble-t-il, l’enjeu du 40ᵉ congrès.
La présence au 2eme tour, voire l’hypothétique victoire par la sociale-démocratie reproduira Mitterrand, Jospin, Hollande avec le nom de Mélenchon, dont le programme est en recul avec celui commun.
Fraternellement,
En 2022, au 1er tour de l’élection Présidentielle, Jean Luc Mélenchon obtient 7 712 520 suffrages, Marine Le Pen 8 133 828 suffrages .Fabien Roussel, PC parti de classe et de masse, 802.422 suffrages. il me semble que l’addition de ces suffrages permettait à la gauche d’être au second tour. Ce qui aurait tout changer, bien évidemment, message reçu 5/5 par Emmanuel Macron, qui en fit bonne usage…contre la France et les français.
Poutou 268.904 – Arthaud 197 094 – Jadot 10 627 853 – Hidalgo 616 478 suffrages –
Faire gagner la gauche, faire échec à l’extrême droite, véritable danger pour tous les français, ont dit, et rabâché nos futurs alliés qui, quand il s’est agit de gagner des postes et des places, ont retrouvé le chemin de l’union…le temps d’une élection !
Démolition par nos alliés de la NUPES, démolition par nos alliés du NFP, refus de voter la censure, vote par lâcheté des budgets macroniste.
Union contre LFI, et Jean Luc Mélenchon, comme si toutes ces années de manipulations les plus détestables contre la gauche majoritaire n’étaient pas suffisantes.
Le programme de LFI ferait il peur, non seulement à notre bourgeoisie revancharde, mais aussi à nos ex alliés d’un jour ?
Bon, je sais, un bac moins dix ne peut pas tout comprendre, on lui demande de coller les affiches de distribuer les tracts, de faire la retape pour les meetings, d’écouter les discours de nos élites, nous en avons aussi, les autres sujets, c’est l’affaire des grands, comme l’on disait dans l’ancien monde.
Cher Lionel,
Lionel Mutzenberg le 20 juillet 2026 à 10:59
En 2022, au 1er tour de l’élection Présidentielle, Jean Luc Mélenchon obtient 7 712 520 suffrages, Marine Le Pen 8 133 828 suffrages .Fabien Roussel, PC parti de classe et de masse, 802.422 suffrages. il me semble que l’addition de ces suffrages permettait à la gauche d’être au second tour. Ce qui aurait tout changer, bien évidemment, message reçu 5/5 par Emmanuel Macron, qui en fit bonne usage…contre la France et les français.
Poutou 268.904 – Arthaud 197 094 – Jadot 10 627 853 – Hidalgo 616 478 suffrages –
Faire gagner la gauche, faire échec à l’extrême droite, véritable danger pour tous les français, ont dit, et rabâché nos futurs alliés qui, quand il s’est agit de gagner des postes et des places, ont retrouvé le chemin de l’union…le temps d’une élection !
Démolition par nos alliés de la NUPES, démolition par nos alliés du NFP, refus de voter la censure, vote par lâcheté des budgets macroniste.
Union contre LFI, et Jean Luc Mélenchon, comme si toutes ces années de manipulations les plus détestables contre la gauche majoritaire n’étaient pas suffisantes.
Le programme de LFI ferait il peur, non seulement à notre bourgeoisie revancharde, mais aussi à nos ex alliés d’un jour ?
Bon, je sais, un bac moins dix ne peut pas tout comprendre, on lui demande de coller les affiches de distribuer les tracts, de faire la retape pour les meetings, d’écouter les discours de nos élites, nous en avons aussi, les autres sujets, c’est l’affaire des grands, comme l’on disait dans l’ancien monde.
Fraternellement,
Cher Lionel,
Merci pour ton intervention.
Tu raisonnes à partir d’une addition de suffrages de 2022. Mais une élection ne se réduit pas à une opération comptable. Rien ne permet d’affirmer que les 802 422 électeurs de Fabien Roussel se seraient automatiquement reportés sur Jean-Luc Mélenchon. De la même manière, une partie de l’électorat écologiste, socialiste ou communiste aurait pu s’abstenir ou faire un autre choix. Les comportements électoraux ne sont jamais mécaniques.
Surtout, la question de fond n’est pas seulement : « comment accéder au second tour ? », mais : « pour faire quelle politique et avec quel soutien populaire ? »
L’expérience des quarante dernières années mérite d’être examinée sereinement. Les stratégies d’union électorale ont parfois permis des victoires, mais elles n’ont ni empêché la désindustrialisation, ni l’affaiblissement du mouvement ouvrier, ni la progression continue du Front national puis du Rassemblement national. Une analyse matérialiste oblige à tirer ce bilan.
Si l’on considère qu’un candidat doit s’effacer dès lors qu’un autre est mieux placé dans les sondages ou les résultats précédents, alors Jean-Luc Mélenchon aurait-il dû se retirer en 2012 derrière François Hollande, largement favori pour battre Nicolas Sarkozy ?
Tu écris que le programme de LFI ferait peur. Ce n’est pas la question. Les communistes ont le droit – et même le devoir – de défendre leur propre projet. Il existe d’ailleurs des divergences importantes entre le projet adopté par le 40ᵉ congrès du PCF et celui de LFI, qu’il s’agisse de la stratégie industrielle, de la politique énergétique, des nationalisations ou encore de la conception de l’organisation politique. Ces débats sont légitimes et ne peuvent être réduits à une hostilité personnelle envers Jean-Luc Mélenchon.
Le 40ᵉ congrès a d’ailleurs tranché démocratiquement : les communistes ont adopté à une large majorité une orientation politique et le principe d’une candidature communiste à l’élection présidentielle. Dans un parti démocratique, le débat précède la décision ; ensuite, la décision collective s’applique à tous. C’est ce qui fait la force d’une organisation.
Enfin, je partage ton inquiétude face au RN. Mais je ne crois pas que la seule logique du « vote utile » suffise à l’arrêter. Elle a déjà été expérimentée à plusieurs reprises sans empêcher sa progression. Combattre durablement l’extrême droite suppose aussi de reconstruire une conscience de classe, de réinvestir les milieux populaires et de redonner une perspective de transformation sociale crédible. C’est précisément le sens des orientations adoptées par le 40ᵉ congrès.
Jean-Luc Mélenchon expliquait lui-même sur son blog le 14 décembre 2010 que le RN était un « diable de confort du système » engendrant un conformisme électoral à courte vue, la tactique du castor : « Madame Le Pen, comme son père est une diablesse de confort au service du système. Elle fonctionne comme la clef de contact qui met en route la machinerie du « vote utile », talisman électoral de l’UMP et du PS. Grâce à elle, et à ses provocations à deux balles, rien ne changera jamais. On venait de passer trois mois sur les thèmes sociaux comme le droit à la retraite, à mettre en cause la droite et les banques et voilà la vieille ritournelle de retour : l’islam, l’incompatibilité des vérités révélées, l’identité française et ainsi de suite. Là où je propose le clivage peuple-oligarchie, la famille Le Pen ramène le débat islam et identité nationale. Aussitôt la diabolisation permet de profitables raccourcis. L’UMP peut sauter comme un cabri et jouer la peur d’une élimination au deuxième tour en cas de dispersion des voix. Et le PS de même ! Pas besoin de programme, pas besoin de débats, pas de démonstrations, juste de la trouille et de l’injonction culpabilisante. Madame Le Pen est un agent au service du vote contraint pour l’UMP ou le PS. »
Fraternellement.
Chère Catherine,
J’ai lu avec attention ton analyse du 40ᵉ congrès. Je crois cependant qu’elle repose sur un désaccord stratégique de fond qu’il est utile de discuter fraternellement.
Ton raisonnement me semble reposer sur trois présupposés.
Le premier consiste à faire de l’union électorale une fin en soi. Or, pour un communiste, suivant Marx et Lénine, les alliances sont toujours des moyens au service d’une stratégie de transformation sociale ; elles ne peuvent jamais s’y substituer. Lénine n’a jamais rejeté les alliances tactiques, mais il rappelait qu’elles ne devaient ni dissoudre l’indépendance politique du Parti ni brouiller la conscience de classe.
Le second présupposé est de lire toute l’histoire du PCF sous l’angle du rassemblement électoral. Tu évoques le Front populaire, le Programme commun, Mitterrand ou encore Mélenchon. Mais une analyse matérialiste ne consiste pas seulement à rappeler les alliances ; elle consiste à en faire le bilan concret. Depuis 1981, les expériences successives d’union de la gauche n’ont ni empêché la désindustrialisation, ni la financiarisation de l’économie, ni le recul de la souveraineté populaire, ni l’affaiblissement du mouvement ouvrier organisé. Elles n’ont pas davantage empêché la progression continue du Front national puis du Rassemblement national, ni l’abstention croissante des classes populaires.
Le Front populaire lui-même ne fut pas d’abord une candidature commune, mais une dynamique sociale, syndicale et politique née des luttes populaires. De même, François Mitterrand n’a pas gagné parce que le Parti communiste s’était effacé, mais dans une période où Georges Marchais représentait encore une force politique majeure. L’histoire ne valide donc pas l’idée que l’effacement du Parti communiste constituerait la condition du rassemblement.
Enfin, ton analyse laisse de côté la question essentielle des rapports de classes. Les rapports entre appareils prennent le pas sur les rapports de production. Pourtant, de Marx à Lukács, de Gramsci à Clouscard, le cœur de la bataille politique est celui de la conscience de classe et de l’hégémonie culturelle. Losurdo montrait combien l’une des grandes victoires idéologiques de la contre-révolution consistait à convaincre les communistes de renoncer progressivement à leur propre projet historique.
C’est précisément sur ce terrain que le 40ᵉ congrès apporte, selon moi, une réorientation nécessaire.
Il ne refuse pas le rassemblement. Il refuse de réduire la stratégie communiste à une addition d’appareils ou à une candidature commune.
Comme l’a rappelé André Chassaigne, le rassemblement ne peut être une simple construction électorale ; il doit être un rassemblement populaire autour d’un projet communiste capable de répondre aux besoins du monde du travail et de reconquérir une souveraineté populaire aujourd’hui profondément affaiblie.
Le véritable désaccord stratégique est là.
Une stratégie qui fait de l’unité électorale l’objectif principal conduit inévitablement à subordonner le projet aux équilibres entre partenaires.
Une stratégie marxiste considère au contraire que c’est le projet qui crée les conditions du rassemblement. Sans clarification politique, l’unité entretient la confusion.
Or la gauche française est aujourd’hui traversée par des divergences profondes sur la souveraineté populaire, la politique industrielle, l’énergie, les institutions, la construction européenne, l’OTAN et, plus largement, la nature de la rupture avec le capitalisme. Ces divergences ne disparaissent pas parce qu’on présente une candidature commune.
L’expérience récente montre également les limites d’une logique fondée sur le « vote utile », qui concentre progressivement les forces autour de la composante dominante de l’alliance sans reconstruire durablement une majorité populaire.
L’enjeu n’est donc pas de choisir le meilleur candidat, mais de reconstruire une conscience de classe et une perspective de transformation sociale.
Le 40ᵉ congrès ne choisit pas l’identité contre l’unité. Il choisit la clarté politique contre la confusion stratégique. Il affirme qu’un rassemblement durable ne peut exister sans contenu de classe. Ce n’est pas renoncer au rassemblement. C’est lui redonner un sens politique. Car seule une perspective communiste assumée, fondée sur la souveraineté populaire, la réindustrialisation, la maîtrise publique de l’énergie, la planification démocratique, les services publics et la paix, peut permettre de reconquérir durablement les classes populaires et de battre l’extrême droite.
Fraternellement,
Tout ça c’est du baratin ! ou l’on veut virer ces droites qui nous ont ruiné, ou l’on veut changer de système économique qui repose depuis plusieurs décennies sur le néolibéralisme qui enrichit les plus riches.
En 1981 nous avions choisit de changer la vie, pourtant, nombre de camarades, riches de leur histoire, se méfiaient de Mitterrand; ils avaient raison, nous avons été trompés par les sociaux démocrates déguisés en faux socialistes, Le Pen, Chirac.. ont appelés secrètement a voter pour l’imposteur.
Aujourd’hui la hargne contre Mélenchon, LFI, et leur programme, nous tracent la route à suivre, si nous perdons ce sera tans pis pour nous !
Reconstruire une conscience de classe en faisant battre la vraie gauche en 2022, puis en persévérant pour 2027, ça ne fait plus rire personne, sauf nos droites, bien évidemment.
Si le PC est à gauche, qu’il le prouve par des actes, mais il ne referont pas la révolution d’octobre tout seul. L’idéal de gauche n’est pas mort, il attend que nous lui donnions une majorité pour démontrer qu’une autre alternative est possible.
Pas de lendemains qui chantent, une vie décente pour tous, qui sommes réputés égaux par notre constitition.
Cher Lionel,
Je crois que nous poursuivons le même objectif : empêcher le RN d’accéder au pouvoir et ouvrir une véritable alternative au capitalisme.
Mais je pense que tu réduis le débat à une alternative qui n’existe pas : soit soutenir Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour, soit laisser gagner le RN.
Jean-Luc Mélenchon lui-même écrivait il y a quelques années que le Front national était devenu le « diable de confort du système » : une menace utilisée pour enfermer le débat politique dans le seul « vote utile », au détriment des projets de transformation sociale. Il dénonçait alors une mécanique où la peur du FN conduisait les électeurs à renoncer à leurs propres convictions. Cette analyse me paraît toujours pertinente et d’actualité.
Pourquoi ce raisonnement ne vaudrait-il plus aujourd’hui pour le Parti communiste ?
Le 40ᵉ congrès n’a pas décidé de combattre le RN en restant les bras croisés. Il a décidé que le meilleur moyen d’y faire face était de reconstruire une force communiste capable de parler au monde du travail avec son propre projet, et non de disparaître derrière une autre organisation.
Tu évoques 2022. Mais l’expérience mérite d’être regardée jusqu’au bout.
Le soutien du PCF à Jean-Luc Mélenchon en 2012, puis en 2017, auquel s’est ajouté le puissant appel au vote utile de 2022, lui a permis de progresser fortement. Pourtant, cela ne l’a pas conduit au second tour. Il est donc difficile d’affirmer que l’effacement durable du PCF constituerait, à lui seul, la solution.
La question est finalement simple : Voulons-nous construire une majorité populaire durable ou seulement additionner des voix à chaque élection ?
Le Front populaire, le CNR ou le Programme commun ne sont pas nés de l’effacement des communistes. Ils sont nés parce qu’existait un Parti communiste fort, un mouvement ouvrier organisé et un projet de transformation sociale capable de créer un véritable rapport de force.
Enfin, je crois qu’il faut respecter la décision souveraine des communistes.
Le 40ᵉ congrès a adopté une orientation politique à 73,1 % et validé le principe d’une candidature communiste à 65,5 %. Le débat a eu lieu ; il était nécessaire. Mais une fois la décision prise, elle engage l’ensemble des militants. C’est aussi cela, le fonctionnement démocratique d’un parti.
Nous pouvons avoir des désaccords sur la stratégie. En revanche, je ne crois pas que l’on puisse reprocher aux communistes de vouloir appliquer démocratiquement les décisions de leur congrès.
Fraternellement.
» L’enjeu n’est pas de choisir le meilleure candidat « , certes, mais quand l’on connait le meilleur candidat qui représente un programme, avec une équipe, qui depuis 2012, ne change pas d’avis comme de chemise, l’on serait bien sot de ne pas le soutenir.
Nous avons élu François Mitterrand, Lionel Jospin, François Hollande, qui n’était pas de notre gauche, sans parler d’emmanuel Macron, fabriqué par nos élites des beaux quartiers.
Sans un candidat unique de la gauche nous ne gagnerons pas en 2027. Le PS a rejoint le macronisme, les verts commencent à se poser des questions, le PC n’est pas unanime sur la candidature de Fabien Roussel.
Que le PC ait un projet communiste, cent fois oui, mais qui ne peut prétendre prendre la première place de la vraie gauche, comme nos autres alliés par ailleurs, des ajouts à un programme pour aller plus à gauche, et pas moins à gauche comme avec celui du NFP.
Depuis 2002 nous n’existons plus électoralement, c’est un fait.
Le mouvement ouvrier c’est affaibli, à qui le dit tu, 40 années passées en entreprises, les 32 dernières dans les TP, premier témoin de notre dégringolade. Le PC qui disparait, la CFDT qui devient le premier syndicat de salariés de France, défense de rire.
Et tu crois que le spectacle donné par nos ex alliés va améliorer nos rapports avec celles et ceux qui travaillent ? LFI arrive en tête chez les prolos, reste à convaincre celles et ceux que nous avons tant déçu.
Analyse matérialiste..démarche dialectique…reconstruire une conscience de classe, me voilà revenu plus de trente années en arrière avec tout le bonheur qui nous a conduit là ou nous sommes.
Depuis des décennies notre pays subie, le capitalisme, le néolibéralisme, orchestré par notre patronat revanchard, avec l’aide de son personnel politique, et médiatique.
Si nous ne sortons pas de ce système nous ne règlerons aucun de nos problèmes, ils n’ont même pas été foutu de prendre sérieusement la menace que représente notre système écologique qui est en train de transformer radicalement la société des êtres humains, et de tout ce qui vit sut cette terre.
Le programme de LFI ce n’est pas la sociale démocratie, c’est la nouvelle France que nous avons participé à construire, dans ce qu’elle a de meilleure, et de pire, de modèle nous n’avons pas, nous savons ce que nous devons combattre.
Fraternellement ,
Cher Lionel,
Je crois que tu pourrais aller au bout de ton propre raisonnement. Tu constates comme nous l’affaiblissement du mouvement ouvrier, la domination du capital et l’urgence écologique.
Mais pourquoi faudrait-il en conclure que la solution consiste à remettre le destin de la gauche entre les mains d’un dirigeant issu du PS et de la tradition de la Gauche socialiste qui soutenait Mitterrand, qui fut sénateur socialiste pendant 36 ans et ministre de Lionel Jospin ?
Ce n’est pas une question de procès personnel. C’est une question de trajectoire et de stratégie. Maastricht, la Gauche plurielle, puis la personnalisation croissante autour de LFI : tout cela mérite un bilan matérialiste. Une force qui veut reconstruire le pouvoir populaire doit-elle s’organiser autour d’un homme, d’une présidentielle et du « vote utile », ou reconstruire patiemment une organisation du monde du travail et une conscience de classe ?
Tu dis que le PCF n’existe plus électoralement. Justement : plutôt que de prolonger cette disparition en devenant l’appoint d’une autre force, ne faut-il pas reconstruire ce qui nous manque ? Le 40ᵉ Congrès a fait ce choix : socialisme, souveraineté populaire, réindustrialisation, planification écologique, services publics et autonomie stratégique.
Gramsci nous enseigne que l’hégémonie ne se réduit pas à arriver en tête dans les sondages : elle suppose de construire un bloc historique populaire. Et Lénine nous rappelle qu’une alliance peut être une tactique, jamais une stratégie qui dissout l’autonomie du Parti.
Je ne te demande donc pas de « voter PCF par principe ». Je te demande de regarder où nous conduisent concrètement les deux stratégies. Le rassemblement, oui. Mais pour reconstruire la puissance populaire, pas juste pour la subordonner à une candidature imposée.
Fraternellement.
La seule question est : Comment accéder au second tour !
Si la gauche n’est pas au second tour, il sera alors inutile d’aller voter.
Tous les beaux discours sur le danger RN, les forfaitures du macronisme, ou les trahisons de la fausse gauche, n’auront été que des moyens d’exister politiquement pour nos boutiquiers.
Point.
Tiens, lire Frédéric Lordon -le Monde Diplomatique – Une fenêtre historique….et suivants.
Une nouvelle crise financière qui s’annonce deux fois plus puissante que celle de 2008, un vrai régal pour nos droites si nous perdons l’élection présidentielle, concerts médiatiques de pleurnicheries garantis !
Renforcer vos partis ? Il aurait fallu y penser avant !