Être un président insoumis : le pari de Mélenchon

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Entre démonstration de force populaire, recalibrage du discours et réaffirmation d’un programme de rupture, l’insoumis cherche à résoudre une équation redoutable : accéder à la présidence sans véritable alliance avec le reste de la gauche.

Lors des élections municipales à Saint-Denis, un slogan a dynamisé la campagne : « un coup, KO ». Promesse tenue. Le maire socialiste Mathieu Hanotin est assommé et Bally Bagayoko élu au premier tour. Lors du meeting de lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, devant plus de 20 000 personnes, le maire de Saint-Denis a refait cette promesse de victoire. Après lui, Annie Ernaux et Éric Vuillard ont parlé avec profondeur de la force du peuple uni. Les vers de Jean Marcenac et Paul Éluard sont récités ; les souvenirs du 14-Juillet, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance brillamment convoqués. La basilique qui sert de fond de scène inscrit ce moment dans l’histoire longue de la France, ici populaire et mobilisée. Pour un lancement de campagne, c’est réussi, assurément.


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Jean-Luc Mélenchon pouvait alors entreprendre l’exercice diablement difficile : être le candidat insoumis et prétendre présider la France, donc la rassembler. L’ouvrage demande du métier. Le discours était écrit et les mots ajustés. Il fut question de la France, « de la fenêtre du temps long » et donc de la nouvelle France. Ceux qui ont vu dans le rabougrissement de l’idée d’origine sur une version réduite à la France des racisés ne sont que des malveillants. Nouvelle explication de texte et retour à la version d’origine, celle qui décrit un pays en proie à de très profondes mutations, dans tous les domaines : ceux des âges de la vie, ceux du salariat, ceux des identités de genre… Jean-Luc Mélenchon a débarrassé le concept des aspects polémiques pour permettre à tous de s’y reconnaître. Habileté : il n’a pas changé… mais il a redéfini les termes. Le retour à la retraite à 60 ans est désormais un but. La Sixième République l’horizon. La nouvelle France, tout simplement celle de 2026. Dans le discours, « les racisés » sont devenus « les héritiers de l’immigration ». Maîtres-mots : convaincre et rassurer.

L’axe du discours reste bien à gauche. Les besoins humains doivent présider à la politique. Mélenchon redit son attachement au principe formulé par Louis Blanc et repris par Karl Marx : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». Il ne fait pas mystère de sa philosophie et redit ses convictions en faveur d’un « projet collectiviste ». Se maintenir très à gauche sans fracturer : il le tente.

Ce recentrage ne doit pourtant pas compromettre la mobilisation des abstentionnistes ni détourner les plus mobilisés. L’axe du discours reste bien à gauche. Les besoins humains doivent présider à la politique. Le smic sera porté à 1700 nets et la sécurité sociale sera intégrale. Jean-Luc Mélenchon redit son attachement au principe formulé par Louis Blanc et repris par Karl Marx : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». Jean-Luc Mélenchon ne fait pas mystère de sa philosophie et redit ses convictions en faveur d’un « projet collectiviste ». Se maintenir très à gauche sans fracturer : il le tente. Et il l’assure : face aux dérèglements – guerre, climat, menace financière –, « il faut des réponses de fond, des principes et une méthode constante ».

Dans cet équilibre difficile, il croit en sa chance : « Les étoiles sont alignées ». Il y croit tant qu’il annonce sans ménagement au reste de la gauche que « la primaire est finie, bienvenue à tous ». Pourtant, dans son discours, il n’y a guère d’espace pour d’autres, tout comme il n’y avait de place sur l’estrade que pour les élus insoumis. Le reste de la gauche, il n’en veut d’ailleurs pas vraiment. Il pense qu’elle ne lui sert à rien, pas même à réussir cette équation improbable de « président insoumis ». À cette gauche qu’il méprise, il lui demande une seule chose : « Ne pas abîmer nos chances de gagner au second tour ». Jean-Luc Mélenchon aime à citer ce conseil de François Mitterrand : « Marchez votre chemin ! Ne cédez jamais. » Il lui aurait répondu alors : « Je marche, monsieur ».

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31 commentaires

  1. Cécile Valdebrune le 8 juin 2026 à 15:01

    …et LFI a raison de marcher sans s’occuper des autres : elle trace le chemin, à eux de suivre…ou non ! (après tous les renoncements et trahisons vus ces derniers mois, la « vraie » gauche doit tenir bon !).

  2. Marc le 8 juin 2026 à 16:52

    Bonjour,
    Lors de votre dernier debrief, vous disiez que Melenchon allait peut-être annoncer quelques éléments de programme. Alors, j’ai pu attraper quelques passages.
    Il a certes un beau discours. Mais de plus amples indications de son programme,point, à part ce que l’on connaît déjà (notamment la retraite à 60 ans).
    Je suis Alors retourné sur le programme de LFI sur leur site.
    Décidément, y a quelque chose qui me gêne : c’est sur l’international.
    2 choses en particulier :
    – l’Ukraine. Melenchon mise tout sur la diplomatie. Je vois pas comment, uniquement par la diplomatie, on peut sauver L’Ukraine des griffes de Poutine.
    Pour moi, il faut miser sur l’aide la plus importante possible (militairement et économiquement) à l’Ukraine pour qu’elle puisse « bouter la Russie hors de son territoire « .
    Diplomatie, oui, une fois que Poutine sera en position de faiblesse et qu’il sera obligé d’en passer par là.
    – Ensuite, rejoindre les BRICS. Quand on sait que la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud sont les principaux pays des BRICS et qu’ils n’ont jamais condamné l’agression russe en Ukraine et continuent de commercer avec la Russie, donc à la soutenir, économiquement, dans sont agression, ça me laisse autrement sceptique.
    Alors, j’ai un problème :
    La gauche et les écologistes ont de bons programmes sur l’économique, le social et l’écologie pour la France mais sont, peu ou prou sur la même longueur d’onde que LFI sur l’international.
    De l’autre Dominique de Villepin qui est libéral pur jus, mais c’est le meilleur à l’international.
    « Que faire « , comme disait l’autre ?
    Si quelqu’un a une solution ?
    Moi, j’en ai 2 (je le dis tout de suite : impossible à mettre en œuvre) :
    – Melenchon Président et il met de Villepin, ministre des Affaires étrangères
    – de Villepin Président et il met Melenchon, Ministre de l’économie, des finances et de l’aménagement du territoire.

    • Piboudy le 10 juin 2026 à 13:24

      C’était quoi déjà la dernière grande victoire populaire ? Ah oui, le retrait du CPE ! Proposé par qui, le CPE ? Ah oui, Villepin !
      De mettre Mélenchon et Villepin dans un même gouvernement ressemble à ne rien comprendre à la politique.
      Vous avez l’air de gauche, alors je pense qu’avec votre idée, vous ferez un formidable défenseur de l’union que propose Gluckmann, Hollande, Cazeneuve, Jadot, Delga : se faire élire sur un programme et le trahir, le trahir, le trahir…

      Je remarque aussi que vous êtes un va-t-en guerre et que ça vous gêne que certains pays n’ai pas condamné l’invasion russe en Ukraine et continuent à commercer avec la Russie.
      D’autre part, pourquoi ne pas aider le Liban dont nous sommes tout de même très proches ?

      Hum, j’en connais beaucoup d’autres qui n’ont pas condamné et continuent de commercer avec Israël (massacre génocidaire à Gaza, colonisation meurtrière en Cisjordanie, attaque de l’Iran, invasion du Liban) et les USA (enlèvement du président Vénézuélien, envoi d’agents pour aider à réprimer le soulèvement bolivien, attaque de l’Iran, blocage du détroit d’Ormuz, bientôt attaque de Cuba). Veuillez m’excuser pour mes oublis.

      Quand les gens commenceront à comprendre que les relations internationales sont faites de traités (dont les traités commerciaux, militaires et sécuritaires) et d’intérêts propres à chaque État et arrêterons de s’étonner des divers comportements et de les juger à partir de leur nombril ?

      Le droit international est une escroquerie prouvée par les résolutions non appliquées de l’ONU et son impuissance à régler le moindre conflit international.

    • Carlos le 11 juin 2026 à 10:30

      Oula, vous confondez pas mal de choses il me semble, tout d’abord l’ukraine, il faut stopper cette guerre et prendre en compte la russie comme un continent qui compte et arretez de les tromper comme on fait les allemands avec merkel et la france avec hollande avec la benedicition des usa sur ce qui avait été convenu avec la non avancée de l’otan et le respect des conventions sur la crimée entre autre, ensuite l’ukraine est en majorité nazie, donc plus un sou pour l’ukraine, neutralité totale, pas d’europe pour ce pays, de l’aide certes, du commerce certes et laisser à la russie ce qu’elle réclame et la guerre s’arrêtera point barre !! la russie n’est pas folle, poutine non plus et il n’ira pas plus loin j’en suis certain, ce n’est pas la pensée impérialiste américaine et européenne soyez en sur.
      On continue a donner des milliards à des corrompus qui laissent leur peuple mourrir pour l’élite et on pense même à mettre de l’atomique en finlande ou en pologne, rendez vous compte à quel point macron a tuer toute la diplomatie pour ses potes les milliardaires encore une fois !!
      Quand au Brics je ne vois pas où est le souci si cela améne paix et prosperité pour tous ??
      Villepin est de droite et restera de droite, votre idée est sans fondement, vous semblez oublier ce qu’il a fait comme premier ministre à l’époque chirac !!! c’est dommage !!!

  3. Berthelot Jacques le 8 juin 2026 à 17:59

    « accéder à la présidence sans véritable alliance avec le reste de la gauche. »
    peut on lire dans ce texte : mais le PS et ses alliés ont exclu LFI de la gauche , les soutiens de la primaire à gauche n’ont aucun projet commun , cohérent , de rupture .
    Quelle alliance possible dans ces conditions ? Certains sont pour une union avec la Macronie comme Jadot , et seraient satisfaits d’un deuxième tour Philippe -RN.
    Triste gauche !

    • max le 10 juin 2026 à 21:43

      La gauche non-mélenchoniste contre la gauche LFI, voilà ce que j’entends et lis chez le ps, les verts-tondelier,, le pc-rosselliste… et les autres comme place publique. Attitudes qui vise à ignorer la force que représente lfi….Alors Union pour quoi faire et avec qui ?!
      De Ruffin à Autain, en passant par Faure et Gluksman c’est le même discours. Tout est dans le coup de gueule et pas de programme cohérent. LFI c’est refonder la gauche sans les partis, quoi faire d’autre ?

  4. Michel Davesnes le 8 juin 2026 à 21:42

    Votre mauvaise foi est hallucinante. Qui est-ce qui l’a rompue, l’alliance ? Qui a jeté aux orties le programme de la NUPES ? Qui a refusé de voter la censure ? Mélenchon a bon dos.

    • Nelly le 9 juin 2026 à 21:09

      Heureusement que l’immense et impérial François Ruffin va déployer ses ailes de géant pour nous pondre une nouvelle BD avec des vers de mirliton euphorique dedans.

  5. gb26100 le 8 juin 2026 à 23:02

    JL Mélenchon, le meilleur de la gauche au premier tour et le pire candidat de second tour face au RN ( s’il est qualifié ).
    Le résultat probable sera la victoire du RN. Puisque les sondages servent à faire la promotion des candidats , il faudra aborder les sondages de second tour, sans oublier que le total de gauche plafonne à 32 %

    • lemasseur le 9 juin 2026 à 12:31

      D’où tenez-vous cette certitude absolue? Des sondages?

      Le vivier sur lequel compte LFI est la masse des abstentionnistes, vous avez une étude sérieuse sur le sujet?

      Sinon, je ne comprends pas: Au second tour vous voyez obligatoirement le RN vainqueur, alors dans ce cas où est le problème LFI puisque même un candidat de droite serait défait d’après vous par le RN?

      Bref votre mantra n’a strictement aucun sens, sinon celui de vouloir à toute force la victoire du RN. Ce qui serait plus clair exprimé sans circonvolution.

      • Carlos le 11 juin 2026 à 10:39

        Si on ne prend pas compte des sondages on peut prendre les commentaires de la droite qui sans doute est prête à s’allier avec le RN (ce qu’elle fait déja depuis un moment) et appeler ses sbires à voter contre mélenchon en cas de duel LFI/RN…..et là ça fait mal, les votants pour la plupart ayant une mémoire de poisson rouge se laisseront duper par les discours de haine anti mélenchon pour le fameux « barrage républicain » mais ici pour le RN et contre LFI, c’est déja commencé si vous écoutez bien la chanson dans l’air. Dans ce cas la droite ou l’extrême droite sera au pouvoir (ce sera pareil puisqu’il y aura les deux camps dans le gouvernement et après les législatives, ratées ou pas, on s’en fout, on fera comme macron, le gouvernement sera celui qu’on dit qui y est et pas celui des vainqueurs, ça c’est entrée dans le Vem république nouvelle).
        Donc, ce sera très difficile, mais je pense (et ça aussi c’est déja dans l’air) que les plus malins, les plus intelligents de la « gauche », viendront manger dans la main de LFI en échange de quelques miettes (on ne se refait pas), leur discours changera au fil du temps en voyant le radeau de la méduse qui risque de couler sans recours…quant aux autres, eux, ils couleront corps et âmes et comme Valls et n’existeront plus que sur Cnews ou BFM pour quelques dollars de plus à mettre dans leur gamelle de traitre !!!

    • gb26100 le 11 juin 2026 à 10:39

      Voir et analyser TOULOUSE !

  6. Lucien Matron le 9 juin 2026 à 07:09

    Par constance intellectuelle, il est nécessaire de s’appuyer d’abord sur des textes, ensuite le moment venu sur des actes. Le programme de rupture de JLM est clair : changement constitutionnel pour redonner du pouvoir démocratique aux populations, droits sociaux et humains renforcés, rééquilibrage fiscal, promotion et développement des services publics, transition écologique, coopération et paix entre les états….Ce programme s’appuie sur la mobilisation populaire. Dè ce point de vue, la démonstration de Saint Denis est remarquable : quel candidat est, actuellement, en situation de mobiliser plusieurs milliers de personnes ( on parle de plus de 20000) pour participer à un meeting politique ? Sans doute, aucun !
    Pour autant, devons nous faire confiance, aveuglément, à un candidat passé au cours de sa longue vie politique, des réseaux trotskystes de l’OCI au gouvernement de cohabitation avec Lionel Jospin comme ministre dè lEnseignement Professionnel ( qu’il n’a pas marqué de son empreinte) , tout en avouant sa fidélité à Mitterrand ? C’est assurément une prise de risque que certains électeurs de sont pas prêts â prendre. En s’isolant toujours plus à gauche, sans ouvrir la porte, â ce jour, à une quelconque alliance de gouvernement avec l’ensemble des forces du nouveau front populaire, JLM fait un pari extrêmement risqué : celui d’être qualifié pour le second tour et d’être largement battu , laissant ainsi le pouvoir à la droite et l’extrême droite réunies ! Ce serait une victoire personnelle au 1er tour, mais victoire à la Pyrrhus qui ne servirait aucunement l’intérêt général. Nous attendons donc, dans les semaines qui viennent, l’acte politique fort de JLM , celui d’un signal clair pour rassembler les forces du Front Populaire.

    • lemasseur le 9 juin 2026 à 12:24

      Ce sont les autres groupuscules de gauche qui refusent l’alliance avec LFI, pas l’inverse.
      Au reste ne se définissent-ils pas comme gauche « non mélenchoniste »?

      Pour mémoire c’est le PS qui a trahit l’alliance des gauches et c’est le PS qui est le plus virulent opposant à LFI. Ce qui est logique pour un parti de droite, ceci dit. C’est également grâce au PS que nous nous faisons vider de notre sang par ce budget immonde, PS qui est la roue de secours de Lecornu.
      Il n’y a rien à attendre du PS sinon sa disparition ou bien sa fusion acquisition avec le macronisme.

      Et puis il ne faut pas oublier que les partis peuvent faire ce qu’ils veulent, les électeurs et les électrices choisissent en dernière analyse.
      Et je pense que jamais le vote utile ne sera aussi fort qu’au premier tour qu’en 2027.

      • Cyril3312 le 14 juin 2026 à 16:55

        Bonjour,
        A titre personnel, je me suis déjà fait « couillonné » avec le vote utile au premier tour à JLM au détriment de mes valeurs de première intention, et ce vote a ensuite été utilisé aux législatives contre l’investiture de mes candidats de cœur en faisant valoir une « base électorale » volée par ce « vote utile ».
        Je ne suis pas prêt de recommencer cette erreur.
        La seule chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est un désistement de mes candidats de cœur à l’issue d’un accord entre partis ou d’une large primaire à gauche.

    • Piboudy le 10 juin 2026 à 14:22

      Vraiment j’ai envier de le crier bien haut et très fort : VOUS NOUS FAITES CH… AVEC VOTRE UNION.

      Dans le désordre :

      1) Ceux avec qui vous voulez l’union sont ceux qui ont trahi leurs électeurs quand ils étaient au pouvoir (présidence, gouvernement, assemblée, sénat) de 2012 à 2017 et trahi leurs électeurs dans cette législature en permettant aux gouvernements de Macron de continuer tranquillement à dézinguer les conquis sociaux et les services publics depuis juillet 2024.
      1.a) Ce sont ceux qui ont mis en place les lois sécuritaires qui renforcent toujours plus la répression.
      1.b) Ce sont ceux qui sont pour la loi Yadan (Hollande) et qui capables de défendre Burger King contre Master Poulet … au nom de la lutte contre la mal-bouffe !

      2) S’il y avait une union comme vous la souhaiter, quel serait le programme, comment choisir entre les mesures LFI et les mesures PS ?
      2.a) Cette union empêcherait de montrer les vraies différences politiques à l’intérieur de la gauche.
      2.b) Cette union mettrait la gauche sous le joug des sujets de débat choisis par la droite (Macron, LR, RN).

      3) On nous bassine avec la gauche qui plafonne à 30 %. Pour les dépasser, vous voulez qu’on s’aplatissent devant ceux parmi les socialistes et les Écolos qui ont rejoint Macron et qui reviendraient « à gauche » grâce à Hollande ou Jadot. NON MERCI pas d’union avec les traitres de première classe (dont Hollande, Cazeneuve, Jadot, Glucksmann et consorts).

      4) Il faut bien comprendre qu’il y a des gens qui ne voterons jamais pour LFI ou pour le PS. Si LFI fait alliance avec le PS, certains électeurs du PS iront faire autre chose que voter pour LFI et certains électeurs LFI iront faire autre chose que voter pour le PS. Le résultat serait pire que pour des candidats séparés.

      5) Je n’ai jamais encore entendu ou lu d’arguments pour expliquer comment une union de la gauche amènerait une dynamique victorieuse. Ah si, un seul : selon les sondages, JLM ne gagnera pas au second tour. Argument nul et non avenu, bien entendu. On sait ce que sont les sondages.

      6) Comme je le dis ailleurs : tous les partis politiques de gauche (pour ce qui nous concerne ici) ont un objectif commun : être contre Mélenchon et LFI.

      Maintenant, j’aimerais bien qu’on m’explique : pourquoi il faudrait l’union de la gauche, comment y arriver et à quoi ça nous mènerait réellement ?

      • Carlos le 11 juin 2026 à 10:41

        Bravo!! Un discours comme je les aime et qui conforte tout ce que je pense !!

  7. Florent le 9 juin 2026 à 08:29

    La véritable question est : le reste de la « gauche » veut-elle une France avec un programme de gauche ou une France libérale, raciste et anti-sociale, où elle aurait un strapontin comme « première » force d’opposition constructive à coup de compromis ?

  8. lemasseur le 9 juin 2026 à 12:17

    Pour ce qui est des alliances avec le reste de la gauche, faut-il rappeler que nous sommes à un an des échéances et qu’il y a tout le temps pour les conclure.

    Je pense pour ma part (oui il s’agit de divination) que EELV va exploser entre les tenants de l’alliance avec LFI et ceux et celles qui sont définitivement accrochés au PS et à l’écologie d’accompagnement. Il n’y a rien à attendre d’un PCF de plus en plus groupusculaire, quant au PS le naufrage est à peu près total.
    Ce seront je pense la somme des ralliements individuels qui feront pencher la balance et entraineront les appareils ou bien videront ces derniers de toute importance. Sandrine Rousseau par exemple pour eelv.

    En tout état de cause, la gauche ne sera plus la même après la présidentielle, la gauche du PS sera partie prenante d’une alliance tandis que sa droite se ralliera au centre droit glucksmanien en déshérence tandis que EELV devra passer par une phase de reconstruction du sol au plafond pour s’acheter une possibilité d’avenir.

    Et pour le moment si cette « gauche non mélenchoniste » (mauvais signe lorsque l’on se définit négativement) peut se payer le luxe de tourner autour du pot en faisant mine d’être porteur d’un projet de gauche alternatif et de faire la fine-bouche face à LFI, lorsque les sondages s’accumulant toujours dans le même sens, les démonstrations de force s’empilant, quelle marge de manoeuvre lui restera t-il lorsque il n’y aura de choix qu’entre LFI et le RN ou Edouard Philippe. Qui prendra le risque de faire gagner l’extrême droite du RN ou l’extrême centre de Philippe?

    • Piboudy le 10 juin 2026 à 14:27

      D’accord sauf pour la fin.

      Je suis persuadé que nombre d’électeurs libéraux ayant voter à gauche (pas LFI) au premier tour préfèreront voter Edouard Philippe, voire RN, plutôt que Mélenchon.
      Et je ne suis pas loin d’être persuadé que des électeurs LFI iront voter RN contre ce qui ne sera pas LFI.

      • lemasseur le 11 juin 2026 à 06:35

        En dehors de la frange Retailleau/ Wauquiez, je pense que la droite choisirait l’abstention dans le cas finale LFI/RN avec peut être une petite partie en mode barrage au RN (typiquement les tenants de la vieille garde). Par contre bien évidemment tout le monde voterait Philippe sans hésitation face à JLM.
        Pour ce qui concerne l’électorat LFI, il me semble difficile d’imaginer qu’il puisse par simple détestation de la macronie aller voter pour un RN plus qu’ultra-libéral en plus d »être raciste jusqu’à la moelle. Ça fait un peu cher le mouvement d’humeur.

        De toute façon, il semblerait bien que la prévision de 2012 attribuée à JLM selon laquelle « à la fin » il n’y aura que le RN et nous (LFI) est en cours d’être réalisée.

      • Carlos le 11 juin 2026 à 10:46

        Alors là, jamais au grand jamais un bulletin RN ou FN ne souillera ma main, je ne les prends même pas au bureau de vote quand il y en a, un votant LFI ne votera PAS dans ce cas, ou alors nul ou blanc, et c’est ce que je ferai sans trembler….c’est cette manoeuvre qui a donner le pouvoir à macron pour son deuxième mandant, élu avec un minimum de votants mais avec ce qu’il faut en pourcentage…..le vote en france et dans le monde est un vote censitaire, ce n’est pas de la démocratie mais une tromperie totale !!!

  9. Piboudy le 10 juin 2026 à 13:29

    Il faut rappeler que TOUS les partis politiques SANS EXCEPTION ont un objectif commun : être contre Mélenchon et LFI.
    Ceux qui ne me croient pas peuvent aller voir sur YouTube : vous trouverez les preuves dans les vidéos des interventions de chacune et chacun sur les chaînes de télévision.

    • Lucien Matron le 10 juin 2026 à 16:33

      JLM ne remportera jamais l’élection seul, prétendre le contraire est au mieux une illusion, au pire une imposture. Il s’agit d’une élection présidentielle avec des électrices et des électeurs. JLM et LFI doivent donc rassembler et constituer une majorité avec des d’électeurs,

      • Michel Davesnes le 12 juin 2026 à 21:05

        « JLM ne remportera jamais l’élection seul, prétendre le contraire est au mieux une illusion, au pire une imposture ».
        Et vous croyez que les socialos remporteront l’élection sans les insoumis ?
        Faudrait pas renverser l’ordre des choses. Ce ne sont pas les insoumis qui se sont assis sur le programme qui les a fait élire.

      • Piboudy le 14 juin 2026 à 09:08

        Il me semble que tout cela ne veut rien dire.

        « JLM ne remportera jamais l’élection seul », « Il s’agit d’une élection présidentielle avec des électrices et des électeurs », « rassembler et constituer une majorité avec des d’électeurs ». Et le cheval blanc d’Henri IV était… blanc !

        Dire que JLM est « seul » veut dire que les autres partis de gauche n’ont pas officiellement dit le soutenir et fait campagne avec lui.

        S’il est au second tour face à la droite (Macroniste, LR, RN, etc.), chaque parti de gauche prendra ses responsabilités en donnant ses « consignes » de vote.

        – Je ne vois pas JLM se coucher devant le PS, le PCF, les Écolos et les autres ridicules en pleurnichant pour implorer leur soutien : ça sera à eux de choisir leur camp.
        – D’ailleurs, LFI a déjà la main tendue vers les autres partis et JLM a déjà annoncé qu’il y aurait des ministres communistes et écolos.

        Les électeurs aussi prendront leur responsabilités.

      • carlos_H le 14 juin 2026 à 09:28

        le candidats insoumis a déjà entamé sa campagne… donc il est trop tard pour ce que vous demandez, mais pas encore pour que certains responsables politiques se rallie au projet porté… ou bien de le saboter en faisant comme d’habitude, s’attaquer au messager pour pourrir le message! Quant aux électeurs de gauche, il serait temps pour eux de choisir un programme plutit qu’un homme ou une femme car le/a candidat.e providentiel.len’existe pas ! ! Pour ma part en tous cas, c’est fait !

        Vivement la rupture !

        • Lionel Mutzenberg le 21 juin 2026 à 11:37

          Nous sommes d’accord, Jean Luc Mélenchon n’est pas seul, et la fausse gauche, qui ne cherche que des places et des postes, n’est pas la France.
          Un bulletin de vote pour chacune et chacun, et une réponse : Laisser le système néolibéral tout détruire, comme nous le voyons chez nos amis américains, ou donner sa chance à une autre alternative qui a , un programme, une équipe, et un candidat, et qui ne changent pas d’avis selon le sens du vent.
          En toutes responsabilités, comme disent nos destructeurs de modèle social, qui leur garantie un niveau de vie que nous n’aurons jamais, en défilant dans nos médias qui nous informent de rien, sauf du temps qu’il va faire, des faits divers visant à entretenir le vote RN, en ciblant une partie de notre population qui serait responsable de tout.
          La fuite des capitaux, la fraude fiscale, et sociale, la spéculation sur les matières premières, les culbutes démesurées sur le prix de revient des marchandises et des services, la part toujours plus grande du capital sur le travail…ne sont pas de la responsabilité de l’écrasante majorité de nos compatriotes, mais de classes, et de castes, qui ne sans cachent même plus tant leur pouvoir de domination a force de loi, force de droit.
          LFI, son programme, son candidat, ont la prétention de redistribuer les richesses créées par le travail de tous; sans prétendre à des lendemains qui chantent, leur programme est bien moins de gauche que celui qui fit élire François Mitterrand en 1981, elle est là la peur de notre bourgeoisie : Démontrer qu’une autre alternative économique et sociale est possible, en partageant plus justement ces milliards qui ne vont pas là ou ils devrait, aller. Un juste retour au libéralisme qui donnait le droit à tous d’entreprendre, en laissant l’argent librement circuler, afin que chacun puisse vivre dignement. Enfin, si j’ai bien tout compris.



  10. Desbois Christian le 11 juin 2026 à 13:27

    « Le reste de la gauche, il n’en veut pas vraiment » ? Voilà une affirmation assénée comme une évidence mais qui ne résiste pas deux secondes à l’examen.
    D’abord, de quelle « gauche » parle-t-on exactement ? Et surtout, de quel « reste » ? Car enfin, quand un mouvement rassemble plusieurs millions d’électeurs, des milliers de militants, des élus, des syndicalistes, des associatifs, des écologistes, des communistes, des militants du NPA, du POI et une dynamique populaire sans équivalent à gauche depuis 10 ans, il faut avoir une conception bien étrange des mathématiques politiques pour le reléguer d’un côté et qualifier tout le reste de « la gauche ».
    Et puis, soyons sérieux : en cuisine comme en politique, on ne fait généralement pas les meilleurs plats avec les restes.
    Ce que certains commentateurs refusent obstinément de comprendre, c’est que la question n’est pas de savoir si Mélenchon veut ou ne veut pas de tel ou tel appareil politique. La vraie question est : les appareils politiques veulent-ils encore entendre ce que dit le peuple de gauche quand il réclame une rupture avec les politiques qui ont conduit à tant d’échecs ?
    Car ce qui est terminé, ce n’est pas l’unité populaire. Ce qui est terminé, c’est la tambouille politicienne. Les conciliabules d’arrière-cuisine. Les accords de sommet négociés entre quelques responsables qui additionnent leurs logos tout en divisant leurs électeurs.
    La gauche de rupture ne méprise personne. Elle refuse simplement de se laisser enfermer dans les vieilles recettes qui ont déjà conduit à tant de défaites. Elle tend la main à tous ceux qui veulent rompre avec le libéralisme, l’austérité et les accommodements permanents. Mais elle ne considère plus que quelques appareils affaiblis disposent d’un droit de veto sur les aspirations populaires.
    Quand Mélenchon dit « bienvenue à tous », certains entendent une déclaration de guerre. C’est révélateur. Peut-être parce qu’ils étaient plus habitués aux négociations de couloir qu’aux invitations adressées directement au peuple.
    La vérité est plus simple : personne n’est exclu. Mais personne n’a non plus vocation à imposer ses conditions à un mouvement qui a démontré, scrutin après scrutin, qu’il constituait désormais le cœur battant de la gauche de transformation sociale.
    Alors non, le problème n’est pas que Mélenchon ne voudrait pas du « reste de la gauche ». Le problème, c’est que certains refusent toujours d’admettre que la gauche ne se résume plus à ce reste-là.
    Bises d’un insoumis communiste 100% LFI

  11. Desbois le 12 juin 2026 à 08:31

    « Le reste de la gauche, il n’en veut pas vraiment » ? Voilà une affirmation assénée comme une évidence mais qui ne résiste pas deux secondes à l’examen.
    D’abord, de quelle « gauche » parle-t-on exactement ? Et surtout, de quel « reste » ? Car enfin, quand un mouvement rassemble plusieurs millions d’électeurs, des milliers de militants, des élus, des syndicalistes, des associatifs, des écologistes, des communistes, des militants du NPA, du POI et une dynamique populaire sans équivalent à gauche depuis 10 ans, il faut avoir une conception bien étrange des mathématiques politiques pour le reléguer d’un côté et qualifier tout le reste de « la gauche ».
    Et puis, soyons sérieux : en cuisine comme en politique, on ne fait généralement pas les meilleurs plats avec les restes.
    Ce que certains commentateurs refusent obstinément de comprendre, c’est que la question n’est pas de savoir si Mélenchon veut ou ne veut pas de tel ou tel appareil politique. La vraie question est : les appareils politiques veulent-ils encore entendre ce que dit le peuple de gauche quand il réclame une rupture avec les politiques qui ont conduit à tant d’échecs ?
    Car ce qui est terminé, ce n’est pas l’unité populaire. Ce qui est terminé, c’est la tambouille politicienne. Les conciliabules d’arrière-cuisine. Les accords de sommet négociés entre quelques responsables qui additionnent leurs logos tout en divisant leurs électeurs.
    La gauche de rupture ne méprise personne. Elle refuse simplement de se laisser enfermer dans les vieilles recettes qui ont déjà conduit à tant de défaites. Elle tend la main à tous ceux qui veulent rompre avec le libéralisme, l’austérité et les accommodements permanents. Mais elle ne considère plus que quelques appareils affaiblis disposent d’un droit de veto sur les aspirations populaires.
    Quand Mélenchon dit « bienvenue à tous », certains entendent une déclaration de guerre. C’est révélateur. Peut-être parce qu’ils étaient plus habitués aux négociations de couloir qu’aux invitations adressées directement au peuple.
    La vérité est plus simple : personne n’est exclu. Mais personne n’a non plus vocation à imposer ses conditions à un mouvement qui a démontré, scrutin après scrutin, qu’il constituait désormais le cœur battant de la gauche de transformation sociale.
    Alors non, le problème n’est pas que Mélenchon ne voudrait pas du « reste de la gauche ». Le problème, c’est que certains refusent toujours d’admettre que la gauche ne se résume plus à ce reste-là.
    Bises d’un insoumis communiste 100% LFI

  12. Lionel Mutzenberg le 17 juin 2026 à 16:06

    Je suis de gauche depuis 1972, de cette gauche qui attend toujours le,  » Changer la vie,  » de François Mitterrand, et de son PS, qu’il a créé en faisant oublier la sociale démocratie qui se cachait derrière la rose.
    Toujours présent pour le candidat de gauche le mieux placé au second tour, malgré mes doutes au fil des années.
    Demain je voterais, pour un programme, un candidat, une équipe de femmes et d’hommes, qui n’ont pas changé d’idées dans leurs actions depuis 2012.
    Jean Luc Mélenchon a été désigné par LFI, je voterais Jean Luc Mélenchon, son programme, et son équipe, qui, pour moi, sont la gauche de gauche que j’attends depuis 1983.
    Le programme de LFI est bien moins radical, bien moins de gauche, que celui qui fit élire François Mitterrand en 1981, elle est là la peur de notre bourgeoisie, de cette élite sans autre parti que leurs propres intérêts.
    La fausse gauche ne veut que faire perdre notre espérance d’une alternative qu’ils sont incapables d’anticiper, et ces révolutionnaires de la vraie extrème gauche, qui maintiennent leurs candidatures par esprit de boutiques, de chapelles, me font sourire amèrement. Lire nos maitres de la révolution, c’est très bien, encore faudrait il les comprendre, plus d’un siècle est passé, et hier, ne ressemble en rien à aujourd’hui, sauf peut être l’échec d’un monde meilleur pour les classes les moins favorisées, et la guerre, comme toujours, le seul moyen, pour la bourgeoisie, de garder ses privilèges, et son pouvoir.

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