Le gouvernement, la prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense des flics et « l’extrĂŞme gauche Â»

Non content d’avoir votĂ© le permis de tuer pour les policiers et gendarmes, l’exĂ©cutif se dĂ©fend que sa loi soit un cadeau Ă  l’extrĂŞme droite. Ce 9 juillet, Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, a dĂ©noncĂ© « une instrumentalisation politique outrancière et scandaleuse de l’extrĂŞme gauche qui nous a habituĂ©s, depuis plusieurs annĂ©es maintenant, Ă  cibler les forces de l’ordre avec une forme de constance. Â».

L’extrĂŞme gauche ?

  • Claire HĂ©don, DĂ©fenseure des droits : « Une telle prĂ©somption est de nature Ă  porter atteinte aux garanties attachĂ©es au droit fondamental Ă  la vie, Ă  l’accès au juge, Ă  la manifestation de la vĂ©ritĂ© et Ă  l’effectivitĂ© des voies de recours ».
  • La Cour europĂ©enne des droits de l’homme (CEDH) qui affirme qu’il appartient bien Ă  l’État de prouver que le recours Ă  la force est nĂ©cessaire… et non aux victimes. Cette proposition de loi est contraire aux dĂ©cisions de la CEDH.
  • En 2024, la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe et le ComitĂ© des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale dĂ©nonçaient la France pour son « usage excessif de la force ».
  • En 2025, le ComitĂ© des Nations Unies contre la torture a relevĂ© l’usage excessif de la force par la police française.

Du point de vue de la Macronie, tout est d’extrĂŞme gauche… et leurs lois ne sont pas d’extrĂŞme droite.

Partager cet article

Abonnez-vous
Ă  notre NEWSLETTER
quotidienne et gratuite

Laissez un commentaire