L’union de la gauche toute cassée : beau travail !

unnamed

Le PS l’a décidé : il refusera tout accord national avec LFI aux municipales. Il rompt avec une pratique installée depuis près de 60 ans. Un choix stratégique qui intervient au moment où l’extrême droite domine largement le paysage politique.

Le bureau national du Parti socialiste vient de trancher : il n’y aura pas d’accord national avec La France insoumise entre les deux tours des municipales. Les compromis locaux restent possibles mais l’esprit général est à la rupture avec LFI, comme le prône continûment la droite du PS. Le parti à la rose acte ainsi la fin de six décennies où l’union de la gauche au second tour avait fini par devenir un principe pour toutes les élections.


TOUS LES JOURS, RETROUVEZ L’ESSENTIEL DE L’ACTU POLITIQUE DANS NOTRE NEWSLETTER

👉 C’EST ICI ET C’EST GRATUIT


Il est vrai que, si la « discipline républicaine » s’est installée dès la fin du 19ème siècle contre les ambitions monarchistes ou bonapartistes, sa mise en œuvre est loin d’avoir été uniforme. Ce n’est qu’avec la montée du péril fasciste, entre 1934 et 1935, que se met en place un modèle, qui va désormais faire figure de référence.

En 1936, les partis du Front populaire se présentent séparément au premier tour et se désistent au second en faveur du candidat de gauche le mieux placé. Cette méthode est massivement suivie, ce qui permet à la gauche d’obtenir une majorité en voix et en sièges. En s’unissant, la gauche est parvenue à la victoire que la division lui refusait. La mémoire de la gauche s’est ainsi fixée, consacrant le processus de convergence amorcé en 1934.

Certes, cette mémoire se brouille avec la guerre froide. Le temps est alors aux vitupérations des communistes contre le reste de la gauche accusée de s’engloutir dans le « parti américain » et aux accusations des socialistes contre les communistes qui « n’étaient pas à gauche, mais à l’Est ». Pendant plus de dix ans, le désistement de second tour n’a pas disparu, notamment sur le plan local, mais il n’est plus une norme partagée.

Il l’est redevenu au début des années 1960 quand le PCF fait de l’union de la gauche autour d’un programme commun la base de sa stratégie politique. Les élections municipales sont pour lui le terrain par excellence de sa mise en œuvre. Dès lors, la gauche revient au modèle de 1936 : ses organisations concourent séparément au premier tour (sauf aux municipales) et se désistent en faveur du mieux placé au second tour. La gauche pouvait se disputer et se cliver, elle pouvait se laisser aller à la théorie des « deux gauches ». Mais, loin d’être irréconciliable, elle se retrouvait au second tour.

Si le PS écarte officiellement une composante de la gauche, que reste-t-il comme espace pour les tenants d’une primaire ? Que reste-t-il de ce qui fut le choix propulsif du Nouveau Front populaire ?

Désormais, doit-on se résigner à l’irréconciliabilité ? Les insoumis concentrent leurs feux aux municipales sur des majorités de gauche sortantes et les socialistes ne veulent plus entendre parler d’accord avec La France insoumise. On pourra dire que la gauche en a vu d’autres et que les exclusions réciproques n’ont pas toujours accompagné les défaites. Mais nous sommes dans une autre époque. Depuis 2017, nous avons face à face une gauche dans ses plus basses eaux, une droite électoralement ultra-majoritaire et ultra-droitisée et, sur les bords du chemin, un peuple qui n’y croit plus guère.

Les données les plus récentes sur l’état de l’opinion montrent à quel point la situation est critique. Dans un sondage Ifop-Fiducial publié ce mercredi sur les intentions de vote à la prochaine présidentielle, le candidat du Rassemblement national Jordan Bardella arrive très largement en tête avec 36% des voix au premier tour, quand aucun candidat de gauche ne dépasse les 11% et que le total de la gauche reste sensiblement au-dessous du tiers des exprimés. On peut toujours dauber sur les sondages, leurs imperfections et leur non-prédictibilité. C’est vrai. Mais dans leur ensemble, ils nous replacent devant un ordre de réalité qu’il faut transformer du mieux possible et qu’on doit regarder en face.

Et pourtant, dans ce contexte, même le projet de primaire commune de la gauche et des écologistes apparaît incertain. La difficulté n’est pas organisationnelle, mais politique. Si le Parti socialiste affirme qu’il ne veut plus d’une partie de la gauche – en l’occurrence LFI –, d’autres forces continuent de penser que l’unité reste possible, souhaitable et même nécessaire. Le pari de la primaire est d’ouvrir la porte à l’unité de toute la gauche. Mélenchon, Glucksmann et Roussel la récusent. Si le PS écarte officiellement une composante de la gauche, que reste-t-il comme espace pour les tenants d’une primaire ? Que reste-t-il de ce qui fut le choix propulsif du Nouveau Front populaire ?

Comme lors de la rupture du programme commun, on va passer des semaines, des mois, à se renvoyer le mistigri de la rupture. Pourtant les faits sont têtus : les électeurs de gauche veulent l’union. Et ils ont raison. En effet, l’enjeu n’est plus seulement de savoir si la gauche peut dépasser la droite, mais de dire si l’on accepte de rompre radicalement avec notre histoire démocratique. 

Nous avons pris l’habitude de répéter avec Marx que l’histoire se joue deux fois, d’abord en drame, puis en farce. Nous avons la pantomime aujourd’hui et, pour demain, la promesse de l’apocalypse.

Partager cet article

Actus récentes

Abonnez-vous
à notre NEWSLETTER
quotidienne et gratuite

33 commentaires

  1. Michel Davesnes le 5 mars 2026 à 13:19

    À Regards, vous ne cessez de taper sur LFI. Vous ne tenez pas compte du glissement à droite généralisé. Aujourd’hui, du côté de la droite, on entend dire qu’il faut mieux voter FN que LFI car c’est LFI qui est sorti de l’arc républicain. Et du côté PS, non seulement on ne veut plus d’alliance avec LFI (une alliance qui a pourtant bien profité au parti prétendument socialiste aux législatives), mais le désistement républicain est remis en cause. Reprenez-vous, Regards, vous ne pouvez pas continuer à alimenter cette dérive.

    • Mélina le 5 mars 2026 à 20:03

      LFI est la seule force de gauche importante en France. PC, PS, EELV (sans parler du gag Place Publique) sont la fausse gauche. La clarification vient d’être opérée suite à la mort d’un nazi à Lyon : LFI est devenue le mouvement à abattre pour les fascistes et les fascisateurs (et la fausse gauche fait partie des fascisateurs, elle en est la composante (petite) bourgeoise à prétention culturelle). N’oublions pas que les nazis qualifiaient Manouchian et ses camarades d’ « armée du crime ». Lors des prochaines échéances chacun devra choisir son camp…

    • Carlos le 6 mars 2026 à 18:58

      Je suis tout à fait d’accord avec ce commentaire qui n’est là que pour faire monter Ruffin, le copain de toujours à Regards mais qui déçoit ENORMEMENT au vu de ses positions récentes (sur la mort du facho et de son discours aussi anti LFI (qui l’a pourtant mis en avant) et son copinage avec Glucksman le petit)

  2. Bdpif le 5 mars 2026 à 13:45

    « le PS l’a décidé : il refusera tout accord national avec LFI aux municipales. Il rompt avec une pratique installée depuis près de 60 ans »

    Bonjour Monsieur Martelli.Merci pour votre article !!!

    Le parti Socialiste n’a pas rompu avec la tradition d’union de la Gauche;. A Paris , Grégoire se présente avec le PCF (qui a voté à 78 %pour cette union ) et les Ecolos.
    La Gauche devra se battre contre le RN, et les opposantes Rachidati/Chikirou.
    De plus, LFI ne fait plus partie de la Gauche, mais classée Extreme Gauche, comme le RN classé extreme droite à droite. Elle est classée GCPPR* par les electeurs de Gauche. On ne peut pas fricoter avec cà.
    (RN veut dire Rassemblement National et GCPPR est le terme utilsé par les elcteurs de Gauche qui signifie Gôche Caviar Populiste Pro Russe)

    Il faut garder espoir pour la Gauche, qui devra se battre contre le RN, la Droite et la GCPPR.
    Cordialement !

    la GCPPR ne s ‘est jamais présenté aux municipales. Elle est là avec ses amis du FN et la droite pour détruire l’union de la Gauche.
    Donc le Front Républicain contre les extremes est toujours là.

    • Frank Einstein le 5 mars 2026 à 14:30

      Pitoyable « commentaire ».

      • FB04 le 5 mars 2026 à 19:20

        Pitoyable incroyable minable

    • Hervé le 5 mars 2026 à 23:41

      La BD – PIF Gadget a été racheté par Frédéric Lefebvre : né le 14 octobre 1963 à Neuilly-sur-Seine, Fréderic Lefebvre est un homme politique français. Proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à partir des années 1990, il exerce plusieurs mandats locaux et nationaux…

      Sacré BDpif ! Toujours un mot pour rire !

    • HLB le 7 mars 2026 à 00:29

      A t’on déjà vu Bdpif, au fil du temps, intervenir autrement que pour dézinguer la FI ? NON, jamais ! C’est son obsession, son os à ronger…. Jamais un mot ni contre les directions PS/PC/PP, ni même contre la Macronie ! Culte intangible du pseudo-front républicain, qui sauve le cul à des personnages politiques douteux, y compris issus de Renaissance voire de LR !
      Sors de ce corps, Raphael Glucksmann, on t’a reconnu !

    • Michel Davesnes le 8 mars 2026 à 21:41

      Bravo Bdpif de vous faire le relais de Retailleaux qui a décidé de classer LFI à l’extrême gauche. Qu’est-ce qu’un partisan de Retailleaux vient faire ici ?

  3. Lucien Matron le 5 mars 2026 à 17:28

    Tout est tristement triste, y compris dans les commentaires. La gauche est cassée et partira le plus souvent divisée lors des prochaines élections. Or, pour gagner et créer une vraie dynamique de changement politique, la gauche doit être rassemblée, unie, avec la volonté de gagner. Ce n’est pas le cas, hélas. A qui la faute ? A toutes les organisations de l’extrême gauche trotskyste ( LO, NPA, etc…) jusqu’à Place Publique, la dernière née, socio-libérale et Macron compatible, en passant par le PS qui a décidé de pacifier avec Lecornu et les macronistes sans participer au gouvernement , et par LFI qui pense avoir toujours raison sur tous les sujets sans jamais se poser de question. Une case spéciale pour le PCF, les progressistes exclus de LFI qui semblent bien fragiles malgré leur volonté de bien faire pour rassembler les forces populaires. Si nous devions noter sur 20, les organisations se réclamant de gauche, il est parfaitement évident qu’aucune d’entre elles n’atteindrait la moyenne. Appréciation générale : défaillants à l’oral, manque sérieusement de travail à l’écrit, comportement inacceptable. Nous attendons beaucoup mieux.

    • Luc Laforets le 11 mars 2026 à 07:59

      Merci. Vous semblez être la seule personne censée ici. C’est dire l’état de désolation morale et intellectuelle dans lequel nous baignons.

  4. Lasbleiz le 5 mars 2026 à 18:02

    Emmanuel Grégoire a refusé l’union avec LFI même au second tout. Il qualifie LFI d’extrème gauche, il a suivi, en tant que député, tous les votes d’accompagnement de Lecornu. Donnez moi une raison d’aller voter pour lui au second tour! J’ajouterais qu’ aux violences faites aux enfants dans le périscolaire, il n’a apporté qu’une réponse libérale et individualiste, bref, de droite (« Ouin ouin, moi aussi j’ai subi des abus.  » En attendant , il n’a rien fait pendant vingt ans). Comme Hidalgo la dernière fois, il va être élu sur la nullité de ses concurrents, Dati à droite, Chikirou à gauche. Mais ce sera sans moi, sauf alliance de Dati avec Knafo.

    • Hervé le 5 mars 2026 à 23:50

      Vous avez parfaitement répondu. Ces gens du P.S sont sans imagination au mieux et incompétent, carriériste ou clientéliste au pire.

      Je file la métaphore si vous me le permettez. Je viens d’apprendre que la candidate LFI pour la ville de Brest a l’idée géniale de vouloir électrifier le port afin que les paquebots ne crame plus leur carburant en ne s’arrêtant pas lors d’une escale. Car figurez-vous que pour ces navires si massifs, il est impossible de redémarrer à quai lorsque les gens sont débarqués pour visiter la ville avant de réembarquer. L’idée simple c’est que les navires puissent redémarrer par l’électricité, du coup sachant qu’ils peuvent le faire, les capitaines des vaisseaux pourraient accepter de couper les moteurs polluants Ô combien !…et arrêter le gâchis incommensurable d’énergie fossile. Et bien vous savez quoi ? Le maire PS élu à la ville depuis 1989 n’y a jamais pensé ! L’ écologie c’est pas son truc… et ainsi vogue le navire et la galère P.S…

  5. François Breton le 5 mars 2026 à 18:15

    Pas de lien direct avec le sujet du jour
    Encore que

    Sur son Instagram, la France Insoumise a publié une superbe petite vidéo (à la première écoute)
    https://www.instagram.com/reels/DVMQxr0Doc-/

    On y voit et entend des jeunes personnes qui s’expriment tout à tour en trois séquences ( que je décris très mal donc écoutez-les, c’est du très bon)
    – Pour les racistes, je suis… ( + insulte ou commentaire raciste souvent entendu)
    – Je suis ciblé parce que… ( je ne me tais pas, je défends telle cause…)
    – Je suis… nom + candidat·es dans telle ville ou responsable de ceci
    Entre les séquences 2 et 3 sept disent à l’unisson : Nous sommes la Nouvelle France
    C’est bien écrit, c’est bien dit, c’est dynamique.
    On a envie de leur serrer la main et de les applaudir

    Un petit malaise tout de même
    « Nous sommes la Nouvelle France » : Ce n’est pas Nous FAISONS PARTIE de la Nouvelle France. Ou Nous sommes AVEC TANT D’AUTRES COULEURS la Nouvelle France.
    J’avale ma salive : bon moi, vieux blanc, je ne suis pas la Nouvelle France. Ça ne fait pas plaisir mais c’est vrai que je vais pas encombrer la France encore très longtemps.
    Mais mes enfants qui ne sont pas dans les catégories représentées dans cette vidéo, il ne sont pas de la Nouvelle France eux ? Ils ont quelques quartiers d’immigration (un peu ancienne et européenne, mais tout de même) Ça devrait compter un peu pour faire partie de cette Nouvelle France ! Non ?

    On va me dire : arrêtez de tirer sur LFI : c’est un NOUS NON-EXLUSIF
    Mais bon sang, il doit bien y avoir quelqu’un à LFI qui saurait éviter l’ambiguïté et empêcher qu’on entende: C’est NOUS, celles et ceux qui parlons et que l’on représente, qui sommes la Nouvelle France. Et pas vous, malgré vos quartiers d’immigration désuets.

    Pourquoi faciliter le travail de Zemour : regardez : les grands remplaçants vous le disent : ce sont eux ( et pas les FDS ) qui SONT la Nouvelle France

    Si on veut dire NOUS NON-EXCLUSIF on se donne les moyens de le dire clairement.

    Et il y a bien quelqu’un qui va remarquer qu’il n’y a pas de juif !!!!

    MAIS SI, IL Y EN A UN ! regardez bien, au début, en troisième position.
    Attention ça vite : juste le temps de dire :  » Pour les racistes, je suis un sale juif »
    J’avais pas remarqué à la première écoute (pas assez attentif)
    Ensuite, il n’a plus la parole. Contrairement aux autres, il n’a pas de temps de parole, pas de nom, pas de combat, pas de responsabilité.
    Et dans le tableau où ils disent en coeur : Nous sommes la Nouvelle France : IL N’Y EST PAS !
    Et on voit bien que dans ce tableau, une grille de 3 x 3 cases, seulement sept cases sont occupées ! Il y avait de la place pour lui donner l’occasion dire avec les autres : Nous sommes la Nouvelle France.

    Et visiblement, la vidéo n’est pas un projet vite fait sur un iPhone. C’est du bon travail, très scripté. Si on avait prévu, on aurait ce manque béant. Et il n’y avait pas d’urgence brulante pour le publier. S’il y avait eu la volonté qu’il soit là avec les autres, il n’y avait pas de réel obstable. Mais voilà, il n’y est pas.

    J’espère que LFI va vite retirer cette vidéo et la corriger, parce que là, ça fait mal.
    Et aussi faire l’examen de sa conscience et de son inconscient.

    • carlos_H le 5 mars 2026 à 23:33

      Plus je vous lis, et plus vous éclairez ma compréhension d’un phénomène qui pour autant vous dépasse… L’ironie ne sert manifestement bien que les accusateurs puisqu’il faut désormais refuser le droit à LFI de s’en servir! N’est elle pas merveilleusement utile lorsque vous commencez par dire que la vidéo est bien faite, bien écrite, qu’elle donne envie d’applaudir… Puis, progressivement, vous installez le soupçon… Une formule devient ambiguë… Une interprétation possible devient un problème… Une absence devient un signe!!! Et au bout du chemin : LFI qui « facilite le travail de Zemmour » et qui devrait « examiner sa conscience et son inconscient ».

      C’est assez révélateur, en fait parce que votre commentaire illustre exactement le mécanisme qui structure aujourd’hui une grande partie des polémiques autour de LFI : le soupçon précède l’analyse. On part de l’idée qu’il doit bien y avoir quelque chose qui cloche, puis on cherche le point où accrocher l’interprétation.

      Ici, c’est « Nous sommes la Nouvelle France ». Vous dites vous-même qu’on va vous répondre qu’il s’agit d’un « nous non-exclusif »… et vous le reconnaissez implicitement puisque vous êtes obligé d’imaginer ce que certains pourraient entendre. Autrement dit, le problème n’est pas ce qui est dit, mais ce que l’on suppose que quelqu’un pourrait éventuellement y projeter.
      Même chose avec la séquence sur le jeune juif : vous décrivez un montage vidéo militant et vous en déduisez une intention politique lourde. Non parce qu’elle est démontrée, mais parce qu’elle devient possible dans la grille d’interprétation que vous avez choisie.

      Vous rendez vous seulement compte que votre raisonnement devient circulaire?
      – vous supposez qu’il y a un problème,
      – vous traquez l’ambiguïté,
      – l’ambiguïté devient indice,
      – l’indice devient soupçon.
      Au fond, votre commentaire confirme malgré vous ce qui est souvent constaté: dès qu’il s’agit de LFI ou de Mélenchon, le soupçon devient la grille de lecture par défaut!!! Tout est potentiellement un signe. Tout peut devenir une polémique!

      La question intéressante n’est donc peut-être pas celle de la vidéo… dont au demeurant vous convenez dès votre entrée en matière qu’elle n’a que peu a voir avec le fil de l’article dans lequel vous intervenez! Comme s’il n’y avait même plus besoin de cet alibi pour dezinguer LFI. Le question est plutôt celle-ci : à partir de quel moment l’interprétation permanente des intentions finit-elle par remplacer l’analyse politique réelle ? Voire venir décider quel sujet mérite d’en remplacer un autre, puisque manifestement, le votre a plus d’importance que celui de Monsieur Martelli…

      • François Breton le 6 mars 2026 à 11:05

        Faisons simple :
        regardez la video
        cherchez l’intrus ( l’alibi) : indice : il est au début en position 3 , ne clignez pas des yeux, ça va vite
        qui dit « Nous sommes la Nouvelle France  » ? pas d’intrus

        C’est une vidéo très bien pensée, très scriptée : pas d’erreur : est montré ce qu’on veut montrer. Point barre.

        • carlos_H le 6 mars 2026 à 18:41

          Ben en fait, je vais faire ultra simple… je n’ai pas cligné des yeux et décidement non… ni en 3eme, ni en 5eme, ni en rien du tout! Heureusement que vous êtes là pour pointer les « origines supposées » des uns et des autres sinon je n’aurai pas remarqué qu’il n’y avait pas d’asiatiques dans cette video!? Racisme de bas étage d’un parti xénophobe sans aucun doute…



    • Hervé le 6 mars 2026 à 00:00

      Votre critique peut s’entendre.

      Visiblement oui, ce n’est jamais assez bien à la France Insoumise. Il faut faire ci, il faut faire ça ! … Le mieux est que vous fassiez la vôtre. Faites votre vidéo !

      A la France Insoumise, les gens sont bénévoles ne l’oubliez pas et lorsqu’ils se présentent, vous croyez quoi ? Ils empruntent à la banque pour pouvoir se présenter. La manne du mouvement doit un peu aider mais pas plus que ça. Alors, qu’en pensez-vous ? Œuvrez et présentez-nous votre vidéo, aussi imparfaite soit-elle, nous serons contents de la voir.

      « n’attendez pas les consignes ! ». Agissez ! Auto-organisez-vous ! Fédérez-vous ! Que mille étincelles s’allument et il fera jour dans la nuit macroniste » …

  6. carlos_H le 5 mars 2026 à 18:47

    J’entends l’inquiétude sur la division. Personne ne conteste sérieusement que l’histoire de la gauche comporte des moments où l’unité a permis des bascules politiques. Très bien, mais la question centrale reste entière : unité autour de quoi ?

    Parce que l’article part d’un présupposé assez lourd : la gauche formerait encore un bloc politique naturel qu’il suffirait de recoller. Or précisément, tout le problème est peut-être là.
    Depuis quinze ans, deux lignes se sont progressivement constituées :
    une ligne d’intégration institutionnelle et européenne, héritière de la social-démocratie gestionnaire et une ligne de rupture, qui considère que les contraintes économiques, budgétaires et européennes telles que formatées actuellement (au service d’une idéologie libérale) rendent ce modèle caduc. Ce clivage marque un désaccord stratégique profond quant aux moyens d’agir sur le réel…

    Du coup, expliquer la crise actuelle uniquement par un manque de « discipline d’union » revient un peu à traiter un conflit stratégique comme une querelle de famille. Or pendant ce temps, le paysage politique a changé :
    – bloc libéral au pouvoir
    – bloc national en expansion
    – gauche fragmentée qui hésite entre adaptation et rupture.
    Dans ce contexte, l’unité peut être une force… s’il n’est pas un simple collage électoral sans projet commun!!!!

    Je vais donc vous poser la question qui fâche M. Martelli : l’union sert-elle à clarifier une stratégie, ou simplement à retarder un débat de fond sur ce que la gauche veut réellement transformer ?

    Parce que si l’union consiste juste à aligner des logos pour rassurer le commentaire médiatique, on voit bien que l’électorat populaire n’y croit plus beaucoup… Potentiellement, on pourra même dire que le logo du PS aurait même tendance à décrédibiliser toute promesse de rupture réelle avec les politiques menées jusqu’ici!

    La vraie question devient donc presque inverse :
    le problème de la gauche est-il la division… ou l’absence d’un projet commun suffisamment clair pour que l’union ait un sens ?

    • Hervé le 6 mars 2026 à 00:13

       » La vraie question devient donc presque inverse : le problème de la gauche est-il la division… ou l’absence d’un projet commun suffisamment clair pour que l’union ait un sens ?  »

      Merci !

      Qu’ai-je personnellement en commun avec Marisol Touraine qui a tué la retraite à 60 ans ? Qu’ai-je en commun avec François Hollande qui me traite de sans-dents tandis que j’avais voté pour lui et qui a fait entrer le loup macroniste dans la fausse bergerie socialiste ? Qu’ai-je à voir avec Manuel Vals qui m’ a matraqué lors des manifestations contre la loi Travail de Macron – El Komry ? Qu’ai-je à voir avec Jack Lang qui prenait régulièrement des jets luxueux en compagnie d’un pédo-criminel ? Qu’ai je à voir avec Bernard Cazeneuve l’assassin par association de malfaiteurs en uniformes, du jeune écologiste et agronome de 23 ans, Rémi Fraisse ? Qu’ai-je à voir avec Olivier Faure l’insulteur en chef qui me traitait d’antisémite il y a deux ans sous prétexte que j’étais contre le génocide israélien des Palestiniens comme l’ai d’ailleurs lui-même Monsieur Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël et opposant N° 1 de l’autocrate fasciste Benjamin Netanyahou ? … Olivier Faure qui n’a pas bronché pendant les massacres et après qui courait comme un lapin d’un balcon de mairie en balcon de mairie pour y mettre un drapeau palestinien tandis que Macron avait donné le feu vert en reconnaissant la Palestine après que tous les Palestiniens ou presque étaient morts à Gaza…

      J’ai vote PS au second tour pendant quarante ans et je crois que je n’ai plus rien à voir avec eux ni eux avec moi… Adios !

    • Michel Davesnes le 6 mars 2026 à 20:33

      Vous avez raison. L’union pour l’union n’a aucun sens, n’en déplaise à M. Martelli.

  7. barbara le 5 mars 2026 à 21:06

    Un commentaire sur
    https://wikidati.fr/
    oui ?

    • Florent le 6 mars 2026 à 08:11

      On ne tape pas sur sa prochaine alliée à la mairie de Paris ?

  8. lemasseur le 6 mars 2026 à 09:49

    Ce que vous appelez « division de la gauche » peut tout aussi bien (et mieux) se dire « clarification ».

    Car enfin, comment peut-on se réclamer « de gauche » tout en permettant par son abstention de faire passer le TCE (ou Lisbonne comme on veut) consacrant le libéralisme dans le marbre des traités européens et ce contre une majorité de son propre camp ou supposé tel?
    Comment peut-on se prétendre être de gauche lorsqu’une mandature socialiste accouche du CICE, des lois travail et de Macron?
    Ne serait-ce pas un peu compliqué de se sentir de gauche lorsque élu contre Macron on fait tout pour que sa politique puisse se perpétuer, et ce au surplus en acceptant de fait le rapt du scrutin par ce même Macron?
    N’y avait-il pas un loup à la base en voyant qu’une moitié des cadre macronistes provient du PS?
    A t-on déjà oublié Rémy Fraisse et la doctrine de maintien de l’ordre de Cazeneuve qui n’a rien à envier à Nunez?
    Bref.

    Donc, clarification salutaire qui permettra à la gauche de ne plus se sentir comptable des agissements de ce parti dont la seule constante depuis quarante ans est de trahir ses engagements et désespérer son électorat populaire.
    Comme disait ma grand mère « mieux vaut être seul que mal accompagné » et que le PS rejoigne son milieu naturel, la droite.

  9. Lucien Matron le 6 mars 2026 à 12:41

    Une des questions de fond est bien celle du projet commun. Le programme vraiment réfléchi et travaillé est «  l’avenir en commun » qui était celui de Jean Luc Mélenchon. Qui l’a vraiment lu ici ? C’’est ce programme qui a servi pour former la base du Nouveau Font Populaire, celui qui a permis de constituer le bloc parlementaire le plus important aux dernières législatives avec les Insoumis, les Écologistes, les Communistes, les Socialistes et quelques progressistes. Celui, dans lequel, Macron aurait dû choisir un premier ministre. Lucie Castet avait été proposée par ce bloc de gauche. Macron a refusé, car il savait pertinemment , que le gouvernement issu du bloc de gauche changerait de cap politique…
    Donc l’Union est possible. A ne pas confondre avec l’unité qui supposerait un seul parti. Au sein de cette Union, il y a des divergences, elles peuvent être contournées pour avancer. Par exemple, sur la base du programme de la NUPES, issu de l’Avenir en Commun, il serait intéressant que chaque organisation se positionne sur ce qui fait du sens commun, et sur ce qui fait différence ou divergence. Que les socialistes, les communistes et les écologistes disent clairement ce qui ne convient pas dans le programme et que tous ensemble, ils en discutent Le vote citoyen peut permettre de trancher. Soit chacun se replie sur ses «  fondamentaux » idéologiques et la défaite est assurée, soit chacun fait preuve d’une volonté de gagner pour changer de cap, et des possibilités existent. Chiche !

    • Luc Laforets le 11 mars 2026 à 08:07

      Ah non, finalement, j’en arrive à regretter la première partie de mon précédent commentaire, vous n’êtes finalement pas vraiment dans la réalité non plus…

      Ce qui, finalement, ne fait qu’en renforcer la conclusion.

  10. Lemarchal le 6 mars 2026 à 22:55

     » Union de la gauche « . Cette expression sonne faux puisqu’elle sous-entend que le PS et EELV seraient de gauche.

  11. Siddi Aldo le 7 mars 2026 à 09:37

    Vous oubliez Monsieur Martelli que Mélenchon a théorisé depuis un an et demi que LFI irait seul aux municipales pour dépasser tous les autres à gauche et leurs ravir même des villes (il a fait notamment une lamentable tentative dans la région parisienne …..) .
    De même vous minimisez la stratégie constante depuis notamment 2022 de sa vision de l’union : l’union oui à condition d’être hégémonique !
    Alors c’est facile, à la « dernière minute » de jeter la pierre sur les autres.
    Le fonctionnement de la LFI , sur lequel vous devriez revenir, ne permet pas de vrais unions et discussions locales ( orga verticale gouvernée par tweets sans horizontalité totalement dépendante du « fascio » centrale.

    • Lemasseur le 9 mars 2026 à 17:59

      LFI n’est devenu « hégémonique » qu’ à l’issue de l’effondrement du PS:
      Hollande tellement rincé et détesté par la gauche dans l’impossibilité de se représenter sauf à recevoir une correction carabinée autant qu’humiliante et Hidalgo à 1,7%…

      Ce que vous ne digérez pas au PS, c’est que votre déconfiture est de votre entière responsabilité, à force de mensonge, à force de trahison, à force de CICE et de violence policière, la réalité de la nature profonde de ce parti est apparue aux yeux de tous et toutes. A savoir un parti bourgeois pour les bourgeois et contre les « sans dent ».

      Du coup, comme tous les piteux pris à leur propre piège, les socialistes chouinent après ce vilain parti qui a les préférence de l’électorat de gauche, rejetant sur lui la responsabilité de son échec. C’est pitoyable mais ce ne serait pas si grave si en plus, ce parti félon non seulement ne servait de roue de secours à une droite dure et autoritaire en guerre contre les pauvres (au hasard 50 euros maintenant pour ouvrir une procédure aux prudhommes, merci le PS), et surtout tout en reprenant le verbatim fasciste, l’installant dans le champ du dicible.

      Le plus cocasse étant quand même cette boule de vice de Hollande qui s’imagine un destin en 2027, et un PS qui a oublié ce qu’il devait aux électeurs et trices de LFI pour ses sièges de députés. Chez moi par exemple, circonscription historiquement de centre-droit, c’est grâce à ces voix que le député a décroché la queue du Mickey, eh bien aux prochaines législatives je me ferai un plaisir de voter contre lui, et faites-moi confiance, ce ne sera pas un cas isolé.

      • Siddi Aldo le 11 mars 2026 à 08:55

        Je ne suis nullement au PS , je suis plutôt un purgé de LFI ….pour cause de transversalité ….. l’histoire est plus complexe …..souvenez vous en 2017 Mélenchon a voulu aller seul au législative; résultat : 17 députés (malgré les 19% !!)
        Echec lamentable que la propagande LFI aidée par les media de droite qui ont besoin de l’idiot utile ont fait passer pour une immense victoire !!
        En 22 , malgré les 22% , Mélenchon; en roublard; avec l’union a réussi le groupe le plus important à l’Assemblée Nationale, prouvant que c’est lui qui avait besoin des « autres » plus que les autres de lui !! Paradoxe de l’histoire , l’art de Mélenchon transformer les défaites en victoire !
        Nous verrons dimanche si la LFI est deuxième à gauche partout … quid de la suite !!
        N’oubliez que pour le prochaine présidentielle , il a un plafond de verre…IL devra entre continuer à jouer le gourou …ou bien à contribuer à un nouveau rassemblement historique à Gauche.
        Enfin, encore interrogez vous sur le fonctionnement de LFI et tirez en des conclusions !!!

        • carlos_H le 13 mars 2026 à 07:05

          Aaahhh cette animosité envers LFI semble donc très personnelle… Vous expliquez vous-même avoir été « purgé » du mouvement… difficile, dans ces conditions, de faire comme si ce vécu n’orientait pas votre lecture!

          On peut malgré tout s’interroger sur ce revirement car après tout, le programme de LFI n’a pas radicalement changé depuis sa création. .. Si votre rupture est aussi nette aujourd’hui, elle tient donc moins à une évolution politique qu’au ressentiment personnel: « les pauvres? Et mon amour propre alors? » semblez vous avouer ainsi….
          Et puisque vous paraissez attacher tant d’importance à la vertu des candidats, on pourrait presque imaginer que si les critères avaient été aussi exigeants que vous le suggérez, vous auriez peut-être vous-même échoué aux sélections!

          Pour le reste, les faits sont plus simples que le récit que vous en faites : dans de nombreuses villes, des militants LFI participent à des listes d’union ou à des coalitions locales, parfois même derrière d’autres forces. Dans d’autres, ils testent une implantation autonome, ce que font, assez banalement, tous les partis.

          Autrement dit, votre démonstration ressemble moins à une analyse des faits qu’à une lecture politique biaisée…



    • carlos_H le 9 mars 2026 à 22:52

      Vous forcez un peu le trait… La ligne municipale adoptée par LFI ne dit pas « le solo partout »! Le texte d’orientation pour 2026 prévoit explicitement la recherche d’accords locaux avec les forces du NFP, avec la possibilité de listes communes dès le premier tour selon les situations locales (orientation stratégique municipales LFI- 12/2024).

      Ensuite, début mars 2026, le Parisien recensait un peu plus de 60 villes où PS et LFI partent ensemble dès le premier tour. On peut discuter des rapports de force, mais soutenir que LFI empêcherait toute alliance locale c’est plutôt cocasse…

      Les documents internes municipaux de LFI vont dans le même sens : ils précisent que les listes peuvent inclure des militants d’autres partis dans le cadre d’accords validés, et que des accords électoraux avec les forces du NFP sont recherchés (Mémento des candidats municipales LFI – 2025).

      Quant à Villeneuve-Saint-Georges, la liste menée par Louis Boyard est arrivée en tête du premier tour avec environ 25 % des voix, avant que des discussions avec d’autres forces de gauche soient évoquées (Le Monde – 01/2025).

      Bref, dire que la stratégie de LFI rendrait par nature toute union impossible relève davantage du procès d’intention que des faits!

  12. Broca-75005 le 7 mars 2026 à 18:05

Ajouter une réponse Annuler la réponse