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#DÉBRIEF. La gauche peut-elle carburer à la colère ?

Dernier débrief politique de l’année 2023, par Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien.

27 commentaires

  1. Michel Davesnes le 2 janvier 2024 à 15:19

    Mais pourquoi tapez-vous plus facilement sur la gauche de la gauche plutôt que sur la droite de la gauche ? Vous n’avez vraiment rien à dire sur le parti prétendument socialiste qui va se ranger aux européennes derrière un deuxième Macron
    C’est derrière ce type, plutôt que sur la gauche en colère et qui a des raisons de l’être, que vous voulez rassembler ?
    Il va falloir un jour que vous vous dévoiliez et que vous dites franchement, à côté des saloperies que vous ne cessez de balancer sur Mélenchon, ce que vous pensez d’un type qui fut admirateur de Sarkozy en 2008, animateur de la revue néoconservatrice Le Meilleur des mondes, conseiller du président géorgien néolibéral et atlantiste Saakachvili Un type qui se foutait des manifs pour les retraites et qui se déclarait au printemps 2017 « fier » de l’élection de M. Macron.
    ?
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/12/RIMBERT/59364

  2. Berthelot Jacques le 2 janvier 2024 à 19:58

    Rien à redire sur la justesse du commentaire de Michel Davesnes.
    Il y en a marre de ce discours: LFI c’est mal, ils sont antisémites, pour le terrorisme , sortis du champ républicain etc…
    C’est avec une telle  » stratégie » que l’on programme les futures défaites de la gauche ….
    Cohn Bendit soutient une liste Verts -PS : raison de plus pour la fuir : les conseils d’un Macroniste enragé doivent finir à la poubelle ….

    • fleur moumouche le 4 janvier 2024 à 18:12

      Tout à fait d’accord avec M. Davesne ainsi qu’avec M. Berthelot.
      Cela fait un moment que je suis (autant en colère) que très mécontente de n’entendre sur « Regards » (que j’ai bien estimé autrefois) durant que des peroraisons sur LFI et la gauche qui a proposé un programme par « l’avenir en commun ».
      Faites la leçon encore et encore……. fermez les yeux sur la violence de vivre des rejets et des rejets de propositions de loi (quand ce n’est pas bailonnés par 49 3 ) allez à l’assemblée le vivre en direct.
      Vous ne nous donnez aucune envie de baisser notre colère.
      Dommage pour une nouvelle année……..

  3. HLB le 2 janvier 2024 à 23:21

    Ce qui me parait toujours étrange, avec Pablo et Catherine, au demeurant sympas, c’est une certaine naïveté de leur part ! Feinte ou réelle ? Par exemple, par rapport à Macron et son monde. Il leur faut plus de 6 ans de règne sans partage de ce Jupiter de pacotille pour qu’ils commencent à entrevoir un aperçu de la nature profonde de ce parasite. Pourtant, en tant que journalistes, donc censés informer « les gens », ils ont accès à des sources sur le pouvoir et ses coulisses, inaccessibles pour la citoyenne ou le citoyen de base.
    Et ils semblent découvrir ce que cette même base a cerné depuis un bon moment ! C’est à ce genre de constatations qu’on s’aperçoit que le monde des média, même indépendants, à force de côtoyer le monde politique, finit par se laisser anesthésier, et reste à la surface des problèmes.
    Par contre, la FI ne bénéficie pas de la même mansuétude, de leur part….

  4. lasbleiz le 3 janvier 2024 à 06:02

    Madame Tricot, vos propos sont choquants qui confondent immigrés et président dans la figure du bouc émissaire. La colère contre le président de la république n’est pas la construction d’un bouc émissaire mais la colère contre la politique de l’état dont le président incarne l’autorité dans le texte de la constitution, incarnation dont Macron use et abuse. La colère contre Macron est donc justifiable politiquement. Pendant ce temps des exilés meurent en méditerranée et sont harcelés jusque dans les tentes où il vivent. l’état bourgeois et la bourgeoisie activent la haine contre les exilés, avec votre complicité passive dans ce Debrief, puisque en renvoyant dos à dos ces deux colères, vous euphémisez le racisme et dépolitisez la colère contre Macron,

  5. lasbleiz le 3 janvier 2024 à 08:56

    J’ai fait une erreur dans mon post précédent en disant que madame Tricot renvoyait dos à dos racisme et colère contre Macron, elle l’est rapproche ce qui n’en est pas moins obscène.
    Pour le reste tout pose problème dans la ligne du Debrief: je tiens d’abord à dire mon désaccord avec l’ambiguïté de la ligne Mélenchon qui prend de plus en plus la posture de la radicalité à mesure que son projet sombre dans l’eau tiède sociale démocrate européiste. Quasi seul partisan le 7 Octobre d’une position modéré en Israël, la posture de Mélenchon l’a rendu inaudible.
    Mais de manière symétrique, le Debrief est sur la ligne Ruffin en prônant le nous, le on, les français, bref: la négation des conflictualités qui traversent la société. Pablo ne parle plus que d’erreurs de la gauche et non de trahisons. leur discours est de plus en plus psychologisant (s’accrocher au mot colère, thème de leur Debrief, ressemble ici à la grogne dont les éditorialistes mainstream affublent les combats syndicaux). Je passe sur la dépolitisation de l’affaire Depardieu. Jeter un regard sur le Figaro suffit à démontrer le rapprochement de Macron et des LR sur ce sujet.
    Enfin, on ressent un vrai malaise devant leur mauvaise foi empêtrée dans leur contradiction: si les partis politiques ne sont plus de masses, que leur reste-t-il à part les élections? Dire que le problème n’est pas seulement électoral, mais que ça dépasse ce cadre, point de suspension, sans rien dire d’autre, c’est dire que le problème est uniquement électoral.
    Le rapprochement avec la gauche bourgeoise ressemble de plus en plus à une compromission de la part de Ruffin qui, lamentable, accepte de débattre selon les cadres choisis par la droite et l’extrême-droite, même pour s’y opposer, mais sans, à ma connaissance, un mot pour les morts en Méditerrannée. L’absence de la pomme de discorde de la tragédie palestinienne dans ce Débrief (on connait la proximité du Ps et de l’Ue avec Israël), une faute lourde dans un journal qui a été l’un des fers de lance de la lutte anti coloniale .

  6. Berthelot Jacques le 3 janvier 2024 à 10:42

    Dans les journaux de France Inter , en boucle ce matin : le duel annoncé RN -Renaissance.
    Et la gauche ? Explosée en cinq ou six listes , pour nos éditocrates, elle est inexistante . Ont-ils vraiment tort ?
    Alors que la Macronie a mis « la préférence nationale  » dans la loi , l’a votée sans sourciller , nous parler de duel est grotesque, alors qu’il faudrait parler de connivence, de complicité . Et faire front face à ce front uni contre la fraternité, la solidarité, contre l’instauration d’un Apartheid à la française.
    la petite musique BFM , CNEWS , véritable course au plus extrême droitier possible est totalement insupportable, on n’est plus dans le débat et on souhaiterait une opposition plus ferme de la part de sites de gauche.
    Mais face à cela que fait une certaine gauche ? A part nous dire que les méchants sont à LFI , et écouter les conseils d’un escroc nommé Cohn Bendit , fidèle soutien du régime Macronien , de toutes ses régressions sociales, de sa répression , nouveau brillant conseiller en stratégie pour la gauche dont il souhaite assurer un désastre aux élections Européennes , il peut être rassuré nous sommes bien partis !

    • Frédéric Normand le 3 janvier 2024 à 12:56

      Peut-être sommes nous partis vers un schéma à l’américaine, où la binarité gauche-droite, existante dans toute démocratie, s’est réduite à un bipartisme : à gauche le parti démocrate, à droite le parti républicain. En france, l’équivalent du parti démocrate serait Renaissance et du parti républicain le RN. Les autres formaions ne joueraient plus qu’un rôle supplétif, complément de majorité dans le meilleur des cas.

  7. jean-guy TRINTIGNAC le 3 janvier 2024 à 14:08

    Quelle dérive pathétique de ce duo qui s’autoproclamait indépendant il y a encore quelque mois, les chantres de la gauche de rupture et qui aujourd’hui voudrait nous encourager benoîtement à câliner une version doucereuse, resucée de la gauche flasque Roussel – Cazeneuve- Cohn Bendit, loin du bruit et de la fureur… Bref, encore des journaleux qui prônent la révolution, non, plutôt  » le changement », bien au chaud dans leur canapé de velours, sans qu’il y ait trop de casse quand même. D’ailleurs le titre insidieux du débrief « la gauche peut elle carburer à la colère ? , » interroge lourdement sur l’orientation de nos deux friables chroniqueurs. « Regards » avance plus que jamais dans le brouillard des désillusions.

  8. Utopie le 3 janvier 2024 à 16:58

    Faire quoi et comment le faire pour s’éloigner du n’importe quoi ??? Nous sommes nombreux à ne pas avoir la réponse MAIS, ce dont je suis à peu près certaine, c’est que nous sommes très peu à essayer d’y répondre ! Épuisée DÉJÀ par une nouvelle année qui va tellement ressembler à l’ancienne ! Qu’attendons-nous ???

  9. Lucien Matron le 4 janvier 2024 à 06:38

    La gauche plurielle est historiquement le lieu de rencontre des colères populaires et sociales. Elle est le débouché politique naturel de ces colères. Les colères sont légitimes, elles s’expriment dans les associations, dans les syndicats, dans les organisations politiques. Pour autant, dans ces seuls cadres les colères demeurent limitées à l’expression du refus et de l’indignité. A l’échelon politique, le seul qui puisse permettre le changement profond de la société par le vote de la loi, il y a nécessité de collecter les colères, de les accompagner, de les passer au filtre politique pour les traduire en programme et propositions de lois. Sauf à considérer que tout changement politique ne serait possible que par la violence et par le soulèvement de nature révolutionnaire, la gauche n’a pas d’autre choix que le rassemblement et l’union populaire pour réussir. Tout ce qui peut contrarier cette ligne politique contribue, de fait, à maintenir le pouvoir en place : celui détenu par les grandes fortunes, les forces réactionnaires et obscurantistes, leurs médias et leurs serviteurs.
    Pour ma part, je reste abonné « canal historique » de Regards, ( c’est à dire depuis sa naissance et précédemment sous Révolution »), un des très rares médias à recueillir l’expression des colères.

  10. Berthelot Jacques le 4 janvier 2024 à 06:56

    « Face à la lepénisation de la Macronie, la NUPES doit partir unie aux Européennes  »
    Il n’y a pas grand chose à ajouter à cette phrase de Thomas Portès.
    Les idiots enfermés dans leur imbécile « logique » d’appareils, qui à gauche se déclarent déja candidats pour 2027, ou suivent les fumeux conseils de l’expert Daniel Cohn Bendit, n’ont rien compris à ce que nous subissons aujourd’hui avec cette loi Immigration qui légitime la « Préférence nationale ». A l’urgence de l’unité pour échapper à de nouveaux désastres.
    A gauche il semble hélas que certains ont intégré la victoire des deux blocs RN Macronie, et se contentent d’on ne sait trop quoi, ou adorent regarder passer les trains.
    Qu’ont elles et ils à dire aux victimes de la politique de la Macronie et aux peut-être futures victimes de celle du R HAINE ?
    RIEN.

  11. Michel Davesnes le 5 janvier 2024 à 11:33

    Bon, on commence à être habitués à ce que Pablo et Catherine tapent de préférence sur Mélenchon et la gauche de gauche, mais on aimerait quand même savoir ce qu’ils pensent de la gauche de droite. Rien à dire sur Glucksmann, le candidat aux européennes du PS (même pas fichu de trouver un candidat dans ses ranges) ? Glucksmann, le continuateur de Delors, celui qui a généré l’Europe libérale, qui se fout de la question sociale. Glucksmann, le nouveau Macron, ancien conseiller du dictateur géorgien, encore plus à droite que Macron. Il va bien falloir, un jour ou l’autre, nous dire si c’est derrière cet homme là, de préférence à Mélenchon, que vous voulez faire l’union de la gauche.

  12. Michel Davesnes le 5 janvier 2024 à 13:32

    Pour terminer (ensuite je me barre de ce site qui pue de plus en plus), que pense Pablo de ce titre de BFM, où il a son rond de serviette en tant qu’alibi de gauche : « L' »émigration de palestiniens », le projet controversé de ministres israéliens pour Gaza » ? Ainsi donc, pour le média où officie Pablo, le nettoyage ethnique à Gaza est quelque chose de simplement discutable (c’est cela que veut dire le simplement « controversé », même pas entre guillemets. Bien évidemment, je n’attends pas de réponse de la part de Pablo ni une prise de distance vis à vis de cette saloperie immonde de son employeur.
    https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/israel/l-emigration-de-palestiniens-le-projet-controverse-de-ministres-israeliens-pour-gaza_AN-202401040288.html?at_brand=BFMTV&at_compte=BFMTV&at_plateforme=twitter&at_campaign=Fan_pages&at_medium=Community_Management

  13. jean-guy TRINTIGNAC le 5 janvier 2024 à 14:38

    Exhumer la gauche plurielle, celle qui portait en son sein les Valls, Véran, Borne, Cazeneuve, celle de la casse du code du travail, de la retraite à 43 annuités, de la déchéance de la nationalité. Celle qui a enfanté le sociopathe Macron. Quelle belle ambition pour faire barrage au RN mais surtout, à mots couverts, à une gauche anticapitaliste, pourtant seule alternative afin de rompre résolument avec plus de 40 ans de néo libéralisme avec la complicité de ceux qui appellent aujourd’hui à l’union populaire pour réussir… Réussir quoi ? A creuser encore un peu plus l’abîme des désespoirs dans lequel nous ont précipités les frivoles sociaux-démocrates soutenus sans retenue et opportunément par une gauche qui se revendiquait proche du peuple. Au diable toutes ces trahisons, ces petites combinaisons politiciennes, ces opportunismes locaux. Il y a des colères saines, des oppositions violentes que l’on doit assumer et regarder en face si l’on veut changer un ordre établi dont le seul défi est de broyer tout espoir de rupture. Espoir de rupture qui ne peut-être réduit au seul verdict des urnes. Ceux qui connaissent bien la parenthèse du Front Populaire le savent parfaitement. Chaque soulèvement a sa propre nature, sa liberté de cheminer. L’enfermer dans une logique préétablie, sous contrôle, engendre une nouvelle forme d’autoritarisme et de totalitarisme.

    • gb26100 le 5 janvier 2024 à 19:33

      Vous confondez les années Jospin 1997 /2002 et les années Hollande 2007/2012

  14. Berthelot Jacques le 5 janvier 2024 à 19:08

    les saloperies vues et entendues ne se comptent plus sur BFMTV.
    Normal comme CNEWS fait une meilleure audience , il faut gagner la course à l’extrême droitisation. Tous les moyens sont bons, par exemple en recrutant une cinglée qui écrit dans « l’incorrect ».
    cela révulse les gens de gauche , vraiment de gauche.

  15. Fred Alart le 7 janvier 2024 à 10:20

    Je ne comprends pas les divers procès faits ici à l’égard de Catherine et Pablo, et de Regards en général.
    Il est injuste de prétendre que Regards taperait plus sur la gauche que sur la droite.
    D’abord, écoutez bien les debriefs. Dans celui-ci par exemple, à 12′, c’est bien Macron et le macronisme qui sont désignés comme nourrissant, sur le fond, la colère.
    Mais surtout Regards est clairement un média de gauche qui s’adresse à un lectorat/auditoire de gauche. S’interroger à gauche sur les raisons de nos échecs, de nos faiblesses, sur les fondements de nos stratégies différentes, c’est bien le rôle d’un média de gauche.
    Se demander si la gauche peut « carburer à la colère » est une bonne question. Stratégiquement LFI répond oui (de façon plus plus ou moins explicite) à cette question. C’est respectable. Ça se défend tout à fait. D’autant que cela a occasionné des succès électoraux réels (Présidentielles de 2017 et 2022) mais relatifs (puisqu’on a perdu ces 2 élections). La NUPES en est née (très bien). Mais elle est actuellement en lambeaux (pas bien). La question (comme d’autres questions) est donc pertinente. Il est bon et utile de la poser. Et Catherine y répond de façon argumentée mais humble : « Moi je crois qu’ils se trompent ». Je partage son avis. Mais je ne pourfends pas ceux qui en défendrait un autre, pour peu qu’ils le fassent en respectant le mien. C’est ce type de débat, sans diatribe, exclusion ni ostracisme, sans injure, anathème ni effet de plume qui est indispensable à ceux qui ne renoncent pas à rassembler la gauche pour espérer renverser un rapport de force qui ne nous est pas favorable aujourd’hui.
    Je ne vois donc ni naïveté ni acharnement anti LFI dans l’expression de cette analyse.
    J’y entends une contribution à un débat indispensable.
    Ce débat mutuellement respectueux et constructif nous est imposé par une situation où le plus grand enjeu aujourd’hui ce n’est pas de nous débusquer mutuellement comme des dangers intérieurs mais de nous unir pour conjurer la vraie menace, celle de l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite.

  16. Berthelot Jacques le 7 janvier 2024 à 13:34

    La priorité est une alternative à gauche pour échapper à la Macronie et au RN.
    Le problème est que celles et ceux qui passent leur temps à dire « nous sommes trop différents pour nous unir » ou à annoncer déjà leur candidature pour 2027 rendent difficile et même sabotent l’union pour éviter le désastre.
    Il y en a marre de ces combinaisons grotesques d’appareils.
    Mais peut être au fond pour elles et eux regarder passer les trains RN -Macronie est un plaisir.
    Cette phrase est très juste »nous unir pour conjurer la vraie menace, celle de l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite ».
    Mais en présentant cinq ou six listes aux Européennes , la gauche sera atomisée, ridiculisée et cela n’annoncera rien de bon pour l’avenir.

  17. Michel Davesnes le 7 janvier 2024 à 15:09

    Fred Alart : «  »Il est injuste de prétendre que Regards taperait plus sur la gauche que sur la droite ».
    En ce qui me concerne, je prétends que Catherine et Pablo tapent davantage sur la gauche de gauche que sur la gauche de droite (autrement dit le PS). Je n’ai pas parlé de Macron. Et vous, vous n’avez rien à dire sur le fait que le candidat du PS aux Européennes sera un type de droite ?
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/12/RIMBERT/59364

    • Fred Alart le 8 janvier 2024 à 13:21

      Je lis aussi le Monde Diplomatique. Et je n’aime pas Glucksman dont je ne partage peu les approches.
      Mais d’abord qui êtes-vous pour dire qu’ils est de droite ?
      Et SURTOUT, SURTOUT, à quoi ça nous sert ?
      S’il est le tête de liste d’un parti (qui se dit) de gauche, je ne suis pas là pour décerner ou pas le label authentificateur. Il est donc de gauche.
      Car mon (notre ?) objectif est de battre la droite et l’extrême-droite, pour mener une politique de transformation radicale (dont le programme pourrait être L’avenir en commun ou une autre plate-forme commune de gauche et écologiste). Et pour ça, on a besoin de toute la gauche, y compris la molle, la droitière, la fausse, la « tout ce dont vous voulez l’affubler de plus ou moins infamant ».
      Et à nous, la gauche « de rupture » ou « de transformation sociale » ou « de ce que vous voulez » à en avoir le leadership (et pas l’hégémonie excluante).
      Mais si vous commencez par exclure le PS de droite, le PC vendu, les Insoumis traîtres à leur cause, les écolos promoteurs de l’Europe libérale… parce que vous croyez rassembler derrière vos anathèmes, nous avons déjà tout perdu.

  18. Michel Davesnes le 8 janvier 2024 à 16:23

    « Mais d’abord qui êtes-vous pour dire qu’ils est de droite ? »
    Ce n’est pas moi qui le dit, c’est tout son parcours qui le montre. Bonjour chez vous.

  19. Berthelot Jacques le 8 janvier 2024 à 17:02

    L’union se fait-elle en disant  » nous sommes trop différents pour nous unir  » comme le font le PC , le PS et les Verts ?
    En accusant LFI de tous les maux ?
    La gauche atomisée pour les Européennes , c’est faire le choix de futures défaites, le plaisir de se dire à l’avenir  » fait-on barrage » ?
    Je précise que je ne suis pas adhérent de LFI , mais je pense que saborder la NUPES c’est programmer de futures déroutes.
    C’est particulièrement dangereux d’écouter les conseils stratégiques fumeux donnés par Cohn Bendit à la gauche , ne jamais faire confiance à ce personnage fidèle soutien de toutes les régressions, répréssions Macroniennes.
    Sa stratégie consiste à tout faire pour éviter des victoires de la gauche, ne pas le comprendre est inquiétant.

    • Fawzi le 9 janvier 2024 à 05:56

      Affligeant de voir la gauche se vautrer lamentablement dans chacun des pièges que lui tend Macron, s’engluer ensuite dans des postures d’indignation stériles et moralisatrices, s’adonner au marchandage électoral quitte à renier ses idéaux et trahir ses électeurs.
      La NUPES s’est construite sur ces compromissions, ces capitulations avec pour seul programme une compilation indigeste de contre-mesures idéologiques. Autant dire aux antipodes du projet politique gagnant que les électeurs de gauche réclament en vain = un projet radical, visionnaire, fédérateur et porteur d’espoir. On en est loin.

  20. jimbo le 8 janvier 2024 à 17:44

    Vous voulez de la colère ? Allez.
    La gauche va se vautrer et ne plus jamais se relever, incapable qu’elle est de comprendre que ses sujets de prédilection pour s’accorder au Peuple sont l’économie, le travail, la sécurité de l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail, les loyers, les retraites etc.
    Que les militants de cette gauche-là continuent de placer les questions sociétales au sommet de leurs revendications comme l’immigrationnisme, luttes anticarcérales, mariage gay, transgenrisme, pseudoféminisme (twerk, crop-top et bas-résilles, « travail » du sexe, hijabeuses), défense de l’islam à chaque attentat, Lumpenprolérianisme, défense de l’enseignement privé (mais seulement quand l’établissement est islamique hein) etc : qu’ils continuent ! Qu’ils continuent de creuser, qu’ils nous poussent dans le trou, qu’ils aplatissent bien le talus à coup de pelle, mais quand plus personne ne votera à gauche en dehors de quelques minorités manipulées, qu’ils ne viennent pas ensuite chouiner sur la faute de CNEWS ou de je ne sais qui : les gens qui militent avec le plus d’acharnement pour le RN sont tous à la NUPES ! Ce sont eux qui font monter Le Pen : les Boyard, Rousseau, Guiraud, Faucillon, etc. secondés par tous les LFI-anonymes qui répandent leur bêtise et leur haine sur les réseaux et dans les manifs. Ils veulent vaincre le RN ? Alors « Qu’ils s’en aillent tous », ce sera plus efficace.
    Un mouvement de gauche qui veut un avenir ne devrait pas se contenter de se démarquer de ces gauchards en perdition, mais devrait les combattre et les dénoncer sans relâche jusqu’à les abattre.
    LFI est tellement nulle qu’elle a réussi à réhabiliter les socialauds. Maintenant Glucksmann, le richissime bourgeois de science-po, est considéré comme un espoir pour l’avenir de la gauche et Hollande est en passe de redevenir présidentiable ! La voilà ton œuvre, Jean-Luc, admire. Je suis prêt à parier que même l’immonde Valls est plus populaire que toi.
    Pour beaucoup de personnes dont je fais partie, la confiance est rompue définitivement, c’est devenu une affaire personnelle, maintenant c’est comme pour le PS : face à LFI, je suis prêt à voter pour n’importe qui. Pour les détruire. Parce que je suis en guerre contre Mélenchon qui m’insulte depuis 10 ans pour me remercier de lui avoir apporté des voix à toutes les élections depuis 2009. Parce que la seule fois de ma vie ou je me suis fait cracher dessus c’était un « militant » FI allergique aux autocollants PCF. Parce que la seule fois où j’ai eu vraiment peur pour ma sécurité c’était dans un guet-appens tendu à la CGT par des black-blocks (la lie de l’humanité) en pleine manif contre la réforme des retraites, où ces ordures de chemises noires nous ont nassés contre les flics trop contents d’en profiter. Pour info il y avait parmi nous des militants âgés, certains avec plus de 50 ans de militantisme derrière eux parfois depuis l’âge de 14 ans : CGT, CNL, PCF, FCPE, Secours Pop, MDM, UEC, etc., insultés, menacés, frappés par des petites frappes biberonnées à la mélenchonnerie.
    Parce que c’est ça la colère, c’est ce que vous m’avez mis dans le ventre et qui ne quittera mes entrailles que lorsque votre gauche à vomir sera morte et enterrée.
    La voilà, la colère. Vous carburez ?

    • Michel Davesnes le 9 janvier 2024 à 17:18

      « gauchards en perdition ». Comment pouvez-vous prétendre défendre la gauche en reprenant le vocabulaire (et les idées) de l’extrême droite ?

      • Michel Davesnes le 9 janvier 2024 à 17:24

        En plus, vous racontez des conneries plus grosses que vous en reprenant tous les poncifs des médias d’extrême droite de Bolloré. Par exemple, Mélenchon a toujours condamné les blacks blocs (et les blacks blocs le lui rendent bien, qui considèrent que Mélenchon est un bourgeois), répétant systématiquement que la force des manifestations, c’était le nombre.

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