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« Borne imagine sa circonscription facilement gagnable : on va lui montrer que ce n’est pas le cas »

Élisabeth Borne vient d’être nommée Première ministre par Emmanuel Macron. Mais elle est aussi candidate aux législatives dans la 6ème circonscription du Calvados. Comme, pour la NUPES, Noé Gauchard, qui est l’invité de #LaMidinale.

UNE MIDINALE À VOIR…

 

ET À LIRE…

Sur la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne
« Je suis très surpris qu’on présente Elisabeth Borne comme une femme de gauche : si c’est elle la caution de gauche du gouvernement, c’est qu’il y a un problème. »
« Quand on voit son bilan des cinq dernières années, aux Transports, à l’Ecologie et au Travail, c’est un bilan clairement de droite. »
« On la présente comme société civile alors que c’est une polytechnicienne, haute fonctionnaire, 5 ans ministre. »
« On n’est pas toujours femme et féministe. »
« En terme d’inspiration, c’est bien que le poste soit allé à une femme mais ce n’est pas cela qui va me faire changer d’avis sur la personnalité d’Elisabeth Borne et surtout sur son action politique. »

Sur l’horizon écologique du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron
« Je n’attends rien du tout du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron en matière écologique, notamment parce qu’Elisabeth Borne a été ministre de l’écologie dans un gouvernement qui a été condamné deux fois pour inaction climatique. »
« Elisabeth Borne a refusé, en tant que ministre, de taxer le kérosène pour les avions, elle a fait des cadeaux fiscaux sur l’huile de palme. »
« On ne change pas de cap juste parce qu’un nouveau mandat commence. »

Sur Elisabeth Borne et le Calvados
« Elisabeth Borne s’est trouvée des racines dans le Calvados mais qui ne sont pas dans la circonscription. »
« Dans la 6e circonscription du Calvados, il y a un député sortant LREM dont on sait depuis un moment qu’il ne se représenterait pas et qui prépare le terrain à Elisabeth Borne depuis un moment parce qu’ils se connaissent. »
« Elisabeth Borne voit la circonscription comme une circonscription facile. On va essayer de lui montrer que ce n’est pas le cas. »

Sur le gap générationnel
« Je ne représente pas uniquement ma génération : je suis là pour représenter tous les habitants et toutes les habitantes de ma circonscription. »
« Il y a un renouvellement de la classe politique qui est à faire et il se fait aussi par l’accession de personnalités plus jeunes à l’Assemblée nationale mais aussi avec un parcours différent. »
« Toutes les générations ont leur thématique : évidemment, tout le monde au sein de ma génération ne ressent pas la même chose par rapport à la question climatique. »
« Une génération se construit par rapport aux choses qu’elle vit et aux phénomènes qu’elle affronte à chaque époque. »
« Tous les gens qui auront vécu cette énorme machine du réchauffement climatique à un pareil âge se construisent de la même manière avec des solidarités qui se créent au fur et à mesure. »
« Il y a une génération climat qui est amenée à s’amplifier. »
« Il y avait déjà des gens sensibilisés à la question écologique avant ma génération. »

Sur la dynamique à gauche
« Je suis là pour gagner, pour aller à l’Assemblée nationale et représenter réellement les gens qui habitent dans la circonscription. »
« Je veux représenter fidèlement les gens de la circonscription. »
« On est uni, il y a une dynamique qui s’est créée depuis la présidentielle, beaucoup de monde nous rejoint. »
« Il y a, sur la circonscription, un candidat Reconquête, un candidat RN, un candidat Debout la France : les voix sont aussi divisées en face. »

Sur l’agriculture
« Une de mes grandes thématiques, c’est l’agriculture et l’écologie parce que je suis dans une circonscription très agricole, que l’agriculture est essentielle aujourd’hui et que les agriculteurs sont en grande difficulté par rapport aux marchés internationaux et au changement climatique – en témoigne la sécheresse de ces dernières semaines. »
« Il faut accompagner les agriculteurs dans la transition. »
« Évidemment qu’il faut une transition du modèle agricole mais cela ne peut pas se faire sans l’accompagnement des agriculteurs et des agricultrices sur le terrain. »
« Il faut discuter et expliquer nos propositions parce qu’il y a des préconçus sur l’écologie et ce que l’écologie propose à l’agriculture – notamment le fait qu’on ne saurait pas ce qui se passe sur le terrain. »
« Je suis petit-fils d’agriculteurs et je sais ce que c’est. »
« On ne dit pas qu’il faut imposer des choses parce que c’est plus écologique ou qu’il faut arrêter les pesticides et puis vous vous débrouillez pour le faire. Ce qu’on propose, c’est de l’accompagnement, la reprise des exploitations agricoles pour certains agriculteurs, la reprise de terres pour les plus jeunes, de la formation… »

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Pablo Pillaud-Vivien

Responsable éditorial de regards.fr / Twitter : @ppillaudvivien