CERISE SUR LE GATEAU DU JOUR
C’est de plus en plus avéré : les gaz lacrymogènes sont délétères pour la santé
Le 17 octobre, à Paris, un manifestant est mort. L’autopsie conclut à une défaillance cardiorespiratoire aiguë. Sa famille dénonce l’usage massif de gaz lacrymogènes dont cet homme a été victime. Cette mort rappelle une évidence : les armes dites non létales peuvent en fait tuer et abîmer gravement la santé… Plus de 6000 femmes ont apporté leur témoignage au collectif “Lacrymo de sang” depuis le début du mois d’octobre. Il en ressort que l’inhalation de gaz lacrymogènes dérègle les cycles menstruels, provoque des douleurs inhabituelles, des saignements abondants voire des fausses couches. Une étude américaine datant de 2023 avait déjà documenté la dangerosité de ces gaz. Sur un panel de femmes exposées pendant une manifestation, 83% ont signalé au moins un trouble de leur cycle ou de leur santé reproductive ; 69% ont eu des crampes utérines douloureuses ; 55% ont saigné avant la date de leurs règles ; 10 femmes enceintes sur 19 ont fait une fausse couche. Face à la standardisation de l’emploi des lacrymos par les forces de l’ordre, couplé à la technique de la « nasse » qui empêche de fuir ces gaz, il faut arrêter les conneries. Les gentilles armes « non létales » sont très méchantes pour la santé. Les nuages de lacrymo s’engouffrent partout derrière les portes, dans les couloirs des métros et ils atteignent tout le monde. Persister, c’est mettre volontairement la population en danger. On ne peut plus dire qu’on ne savait pas.