đź”´ EXTRĂŠME DROITISATION DU JOUR
Quand la droite ne choisit plus, elle bascule
Quand Rachida Dati revendique des « points de convergence » avec Sarah Knafo et salue son retrait comme « une décision responsable en cohérence », une seule question s’impose : en cohérence avec quoi, sinon avec l’extrême droite ? Ce qui relevait hier du non-dit devient aujourd’hui une ligne politique revendiquée. Dans le même temps, Bruno Retailleau, à la tête des LR, se refuse à trancher à Nice entre Christian Estrosi – pourtant soutenu par son propre camp – et Éric Ciotti, adoubé par le RN : là encore, l’ambiguïté n’est pas une faiblesse, elle est une stratégie. Refuser de choisir, c’est déjà choisir. C’est précisément cela qui inquiète : non pas une dérive ponctuelle, mais une recomposition assumée du paysage politique où les digues sautent les unes après les autres.
Il faut toujours accuser ses adversaires de ses propres turpitudes.
Ainsi de l’antisĂ©mitisme Ă LFI, lorsque l’on se fascise soi-mĂŞme.