Vive les clowns !

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Parce que les clowns qui méritent mieux que de se faire traiter de Trump.

Une semaine après le partage par Donald Trump d’une vidéo raciste présentant l’ancien président des États-Unis et son épouse en singes, Barack Obama a dénoncé : « Il y a une sorte de spectacle de clowns qui se déroule sur les réseaux sociaux et à la télévision et, ce qui est vrai, c’est que ça ne semble provoquer aucune honte parmi les gens qui, auparavant, estimaient qu’il fallait faire preuve d’une certaine décence, d’un sens des convenances et de respect pour la fonction, n’est-ce pas ? Cela s’est perdu. »

Hélas, la critique manque sa cible. C’est dommage et grave. Donald Trump ne fait pas le clown. Les clowns ne sont pas ces adultes dominants et dominateurs du monde qui revendiquent et propagent l’inhumanité. Les clowns font partie de ceux qui les affaiblissent par le rire.

À vrai dire, Barack Obama n’est pas un cas isolé. La comparaison est fréquente. On met l’accent sur les apparences pour mieux faire avaler les serpents. Ainsi à Munich, ce week-end, le secrétaire d’État américain Marco Rubio n’a pas « fait le clown » comme J. D. Vance, mais il a dit la même chose ou presque. La salle l’a applaudi debout et Ursula von der Leyen a affirmé : « Le discours du secrétaire d’État m’a beaucoup rassuré. Nous le connaissons bien. C’est un ami proche, un allié précieux. L’écouter s’est révélé très rassurant. »

Hitler, Mussolini et leurs bandes, leurs radios, leurs journaux et leurs « philosophes » n’ont jamais fait les clowns. Le clown, c’est Charlie Chaplin, le barbier qui prend la place du Grand Dictateur et délivre le message de l’espoir.

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