đź”´ QUESTIONNAIRE DU JOUR

L’Éducation nationale se foire total sur les violences sexuelles

Édouard Geffray avait un plan : faire passer aux 11 millions d’Ă©lèves, de la grande section de maternelle Ă  la terminale, un questionnaire sur les violences sexuelles. C’est que le problème est massif : selon la Ciivise (Commission indĂ©pendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), au moins 160 000 enfants sont concernĂ©s par ces violences, soit deux Ă  trois enfants par classe. Mais l’enfer est pavĂ© de bonnes intentions.  « As-tu dĂ©jĂ  subi une agression sexuelle ? » VoilĂ  le genre de questions auxquelles il faut rĂ©pondre par oui ou par non. Sachant que la majoritĂ© des victimes mettent plus de dix ans pour poser des mots sur ce qu’elles ont vĂ©cu… Quant Ă  l’inceste, qui pèse pour 81% des violences sexuelles faites aux enfants, il est Ă©ludĂ©. Les mots « parents » et « famille » n’apparaissent pas. Le questionnaire ne rĂ©pond donc Ă  aucune question : ni qui, ni oĂą, ni quand, ni est-ce que ça perdure encore. Un enfant qui signalerait une violence sexuelle Ă  son encontre en cochant « oui » pourrait ainsi rentrer chez lui le soir pour retrouver son agresseur sans que le questionnaire n’ait servi Ă  rien.

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