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L’État reconnaĂ®t sa responsabilitĂ© dans le scandale du chlordĂ©cone aux Antilles, pas la justice
Ce lundi, la cour d’appel de Paris a confirmĂ© le non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordĂ©cone. Il s’agit du deuxième non-lieu prononcĂ© dans cette affaire qui traĂ®ne depuis 20 ans. Ce pesticide qui empoisonne la nature pour 600 ans, la France l’utilise depuis 1972. ClassĂ© potentiellement cancĂ©rogène par l’OMS en 1979, il a Ă©tĂ© interdit dans l’hexagone en 1990, mais les Antilles ont eu une dĂ©rogation pour l’utiliser encore jusqu’en 1993. Selon l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire, plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminĂ©e, avec des risques pour les grossesses et les nourrissons. Les avocats des parties civiles vont saisir la cour de cassation « pour qu’elle tranche les questions de droit que la cour d’appel n’a pas eu la volontĂ© d’examiner jusqu’au bout ». La loi du 12 juin 2026 reconnaĂ®t la responsabilitĂ© de l’État dans ce scandale. La France « a l’Ă©lĂ©gance de reconnaĂ®tre et rĂ©parer […] quand la majoritĂ© des victimes, ultramarines ou majoritairement non blanches, sont dĂ©cĂ©dĂ©es », ironise l’avocat Georges-Emmanuel Germany. La dĂ©colonisation est loin d’être terminĂ©e.